samedi 11 juin 2016

mardi 26 avril 2016

Le Mouvement Tradition Québec fête Dollard des Ormeaux!


Fête de Dollard


Lundi 23 mai 2016


10h30: Messe à la chapelle du Sacré-Cœur

12h: Buffet

13h15: Projection du documentaire l'Affaire Dollard, suivie d'une intervention par Monsieur Jean-Claude Dupuis.

Au 10425 Boulevard Guillaume-Couture, Lévis QC G6V R96


lundi 25 janvier 2016

JQCR 2015 - CD et DVD en vente aux Editions Nova Francia




Les Éditions Nova Francia ont œuvré à la production des coffrets DVD et CD pour l'édition 2015 de notre congrès intitulé "Les Journées Québécoises du Christ Roi".

Les coffrets de 6 DVD ou de 6 CD sont maintenant en vente sur la boutique en ligne de l'éditeur au prix de 30$.

Profitez en pour parcourir leur catalogue!

leseditionsnovafrancia.ca

Journées Québécoises du Christ-Roi 2015 (6 CD / 30$)

Journées Québécoises du Christ-Roi 2015 (6 DVD / 30$)






samedi 19 décembre 2015

Jean-Claude Dupuis - Qu'est-ce qu'un Canadien-français

QU’EST-CE QU’UN CANADIEN-FRANÇAIS?

                On se souvient de ce passage très comique du film Elvis Gratton, où le héros tentait d’expliquer son identité nationale à un touriste français[1] : « Moi, je suis un Canadien québécois, un Français canadien-français, un Américain du Nord français, un Francophone québécois canadien, un Québécois d’expression canadienne-française française, on est des Canadiens américains francophones d’Amérique du Nord, des Franco-québécois… » Et sa distinguée épouse de rajouter : « On est des Franco-canadiens du Québec, des Québécois canadiens, c’est ça. » Le Français, ébahi, a répondu : « Oui, bien sûr[2]. »

                Cette caricature reflète une réalité. Notre peuple a du mal à dire son nom. Je ne connais pas d’autre peuple qui ait, comme nous, changé de nom cinq fois en quatre siècles. Il y a d’autres peuples qui ont du mal à se définir, mais ce sont des peuples colonisés. Or je pense que le Québec d’aujourd’hui reste, au fond, aussi colonisé que le Canada français d’autrefois.


mercredi 16 décembre 2015

Notre crèche sous le sapin public à Saguenay


Nos militants catholiques ont voulu redorer l’honneur de Chicoutimi, alors que la région est particulièrement la cible des « franc-tireurs » anticatholiques. C’est en attaquant la ville de Saguenay devant les tribunaux qu’ils ont réussi à faire interdire les prières dans les assemblées municipales de tout le Canada.

Il est évident qu’après une telle défaite, aucune instance politique n’aura le courage de souligner que Noël est bel et bien une fête catholique commémorant la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Bethléem.

Sous un pauvre sapin décoré d’ours blancs, l’image la plus parfaite de la Tradition assaillie a été déposée. Chicoutimi a maintenant sa crèche.

C'est pourquoi, nous avons suppléé au devoir des politiciens enchaînés par le faux principe de la laïcité, ainsi qu'au devoir du (des) diocèse(s) fort occupé(s) à tout défendre, hormis le catholicisme. Ceux qui pensent pouvoir faire disparaître tous nos symboles catholiques ont une lourde tâche devant eux : la province de Québec elle même est un symbole catholique.

Gardons la Tradition,
vive le Christ-Roi !

jeudi 3 décembre 2015

Vidéo - Conférence: Qu'est-ce qu'un Canadien-français


Monsieur Jean-Claude Dupuis, historien, invité du Mouvement Tradition Québec, nous entretient sur "Qu'est-ce qu'un Canadien-français" et répond aux questions (21 novembre 2015).

dimanche 20 septembre 2015

jeudi 10 septembre 2015

Action à Notre-Dame-de-Fatima (Jonquière)


 
 

 
 


 


Prière à Notre-Dame de Fatima

Notre-Dame de Fatima. Mère de Jésus et de l'Église. Nous avons besoin de vous. Accordez-nous la lumière qui rayonne de votre bonté. le réconfort qui émane de votre Coeur immaculé, la charité et la paix dont vous êtes la Reine.

Parce que vous savez bien ce dont nous avons besoin, nous vous confions: nos nécessités pour que vous les secouriez, nos douleurs pour que vous les apaisiez, nos maux pour que vous les guérissiez, nos corps pour que vous les rendiez purs. nos coeurs pour que vos les remplissiez d'amour et de contrition, et nos âmes pour que, grâce à vous, elles soient sauvées. Souvenez-vous, ô notre bonne Mère, que Jésus vous accorde tout ce que vous lui demandez.

Obtenez le soulagement aux âmes du purgatoire, la guérison aux malades, la pureté aux jeunes, la foi et la concorde aux familles, la paix à tous les hommes. Ramenez ceux qui sont perdus sur le droit sentier, donnez-nous beaucoup de vocations et de saints prêtres, protégez le Saint-Père, les évêques et la sain­te Église de Dieu. Marie, écoutez-nous et ayez pitié de nous. Tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil. montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô tendre. ô douce Vierge Marie.

Ainsi soit-il.

mercredi 9 septembre 2015

Les JQCR 2015 en images

Les 5 et 6 septembres 2015 avait lieu le premier congrès du Mouvement Tradition Québec; Les journées Québécoises du Christ-Roi.
 
Une centaine de personnes répondaient à notre invitation pour ces deux journées de conférences et de rencontres.
 
La qualité de nos orateurs et le soutiens de nos volontaires sont à souligner, l'intégral du congrès sera disponible en format DVD sous peu, des extraits vidéos et d'autres images seront publiés dans les prochaines semaines.
 
Pour l'instant voici quelques images croquées sur le vif.
 
 
*** 

La salle du congrès au Clarion Québec
 
L'abbé Berteaux et sa conférence sur le Concile Vatican II
 
Georges Buscemi et sa conférence sur l'éclatement de la famille
 
Etienne Dumas du Mouvement Tradition Québec
 
À gauche Gilles Noël du Parti Unité Nationale,
et Kenny Piché du Mouvement Tradition Québec
 
 
Kiosque de la Librairie Nelligan de Québec

 
Mme Marie Bourque et sa conférence sur la contre-éducation

Monsieur Jean-Claude Dupuis qui animait la table ronde en
plus de donner 2 excellentes conférences
 

Le sermon de l'abbé Couture lors de la Messe solennelle




 
 

mercredi 3 juin 2015

Canadien français, l’incontournable réveil


 
 
 
La passion des lettres est un atout que nous encourageons chez chacun de nos militants. Des textes comme celui que Jean-Charles Bernier nous a fait parvenir suite à la conférence de Jean-Claude Dupuis sont tout à fait pertinents. C'est là le meilleure salaire qu'un organisateur catholique puisse recevoir.
 
 
Rares sont les hommes de pensées, aujourd’hui, qui ont le niveau et l’audace de remettre en question « l’héritage » de la Révolution Tranquille. Cette gigantesque entreprise de déconstruction mérite, il me semble, pourtant bien qu’on s’y attarde ! Le professeur Dupuis l’a fait le 15 mai dernier avec brio, par le biais d’une conférence savoureuse, à laquelle j’eus le loisir d’assister avec quelques amis. Je dois avouer que j’étais dors et déjà charmé par le sujet qui devait animer les discussions et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’entrepris de faire le chemin nécessaire afin d’assister à l’évènement.

Lorsque j’arrivai sur place, après un bon moment en voiture, je ressentis le besoin de me dégourdir un peu. Je pris donc le temps de rêvasser à mes aïeux tout en grillant une clope sur le pavé du boulevard comme l’aurait fait jadis un lecteur de l’Action française. Après quelques bavardages, tout près de l’entrée, je franchis enfin le seuil de la vieille porte en bois de cet édifice du Vieux-Québec. Je me croyais revenu aux belles années du clérico-nationalisme en apercevant le drapeau du Carillon Sacré-Cœur, confectionné à la main par la fiancée normande de l’un des organisateurs, et qui trônait bien évidemment en évidence sur la table attitrée à l’orateur. Sans oublier la multitude de Canadiana et d’œuvres de « défense nationale » d’un autre âge qui était offerte aux bourses des spectateurs. Je me rappelle, avec plaisir, que ces signes avant-coureurs m’avaient certifié d’emblée que j’allais passer une agréable soirée.

Libérez le canadien-français qui sommeille en vous, tel était l’idéal au fond, après avoir bien fustigé le Parti Québécois et Radio-Canada, auquel nous conviait l’historien Jean-Claude Dupuis. Vaste programme! De prime abord, l’idée peut paraître saugrenue, voire même rétrograde aux esprits « modernes », mais elle n’est pourtant pas dénuée de sens. Pertinente, elle mérite qu’on s’y attarde. Un « recours aux sources », pourquoi pas, j’emprunte ici le titre de l’essai traitant de notre rapport au passé de l’historien Éric Bédard. En somme le professeur Dupuis nous propose de restaurer la citadelle intérieure de l’homme québécois « yankeefié » jusqu’à la moelle par la modernité. Le Québécois doit se ravigoter au passé qu’il a oublié ou qu’on lui a caché. Car, ajouterais Rumilly : « Un peuple ne peut vraiment s’épanouir que dans le sens de ses traditions ». À bon entendeur !

Sur le marché des idées de la belle province, elle est pour tout dire la plus attrayante. Cette idée me plaît; retrouver « l’esprit français », face à l’uniformisation mondialisée, la religion de nos pères, face au consumérisme démesuré, la famille et l’esprit collectif, face à l’individualisme triomphant. Préférer la patrie spirituelle, « enracinée », à la patrie « philosophique » et ses funestes erreurs. « Les droits de l’homme » que la gazette du Marseillais Mesplet tentait d’implanter ici dès la fin du 18e siècle, sans succès, ont finalement pu prendre le devant de la scène avec « l’infiltration gauchiste » des années 1950 et l’avachissement de l’Église canadienne (mention spéciale au Cardinal Léger). Le duel des « deux patries » (la philosophique se substitue graduellement dans le temps à la chrétienne) théorisé par Jean de Viguerie est tout aussi probant chez nous, à quelques nuances près que, dans la « douce France ». L’intellectuel de gauche (oui, de gauche!) Joseph Yvon Thériault affirmait dans sa « Critique de l’américanité » que la Tradition était un passé mort, un épouvantail dont l’on usait sciemment au besoin dans la province de Québec. Jusqu’au 15 mai dernier, amèrement, j’étais porté à être en accord avec ce monsieur et à céder parfois à un certain spleen Baudelairien qui cadrait plutôt mal à vrai dire avec mon âme de catho à réaction.

Jusqu’au 15 mai dernier. Ce soir-là, la salle était bondée, sans exagération. Il y avait réellement affluence ; des jeunes et même plusieurs jeunes femmes. À ma grande stupéfaction la « Grande Noirceur » est peut-être plus séduisante, même chez la gent féminine, que je le croyais.  Des jeunes gens, grand bien nous fassent, ressentent ainsi donc le besoin comme l’écrivait le chanoine Groulx quelque part de « s’en aller par-dessus la tête de leurs pères, renouer avec les ancêtres notre continuité historique ».  Une chose est sure, après cette soirée, lorsque je fus de retour sur mes terres, tard dans la nuit ; à ce moment-là l’espérance m’était littéralement décuplée et je peux affirmer sur-le-champ, sans ambages, tel Bernanos, que la tradition chrétienne n’est peut-être qu’endormie en Canada et que comme nous elle ne sait pas mourir… Plaise au Seigneur Dieu de la réveiller.

 
Jean-Charles Bernier

jeudi 26 février 2015

Abbé Pierre Roy - Sermon du 25/02/15 à Chicoutimi

Source: FSSPX.CA

 
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
 
Chers amis,
 
Merci d’être venus, d’avoir bravé le froid hivernal pour venir assister à cette messe.
 
Qu’est-ce que cette messe?

Je voudrais tout d’abord dire quelques mots pour expliquer ce qu’est cette messe. On a écrit beaucoup de choses ces derniers jours à ce sujet, et je crois qu’il est important de bien marquer que cette messe célébrée aujourd’hui n’est pas une provocation : nous avons tous des choses bien plus intéressantes que ça à faire… Ce n’est pas non plus une croisade : la messe de Saint Pie V s’est célébrée ici au Saguenay de façon paisible pendant tous les siècles passés… Ce n’est pas non plus un retour en arrière. Je la définirais plutôt comme une continuité. Le pape Benoît XVI lui-même a bien montré cela en déclarant en 2007 dans le Motu Proprio Summorum Pontificum que la messe traditionnelle n’avait jamais été abrogée.

Mgr Rivest a tenu à dire quelques mots à notre sujet. Tous ici présents aujourd’hui, nous saluons Mgr Rivest de façon tout-à-fait paisible. Nous ne sommes pas venus pour lui faire la guerre. Nous sommes venus à la demande des fidèles. Des fidèles du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont manifestés. Ils se sont sentis « comme des brebis sans pasteur. » Matt. 9, 36 Comme le Christ qui, voyant une foule à l’abandon, s’est senti « ému de compassion », nous avons voulu répondre à cette demande des fidèles.  À la demande des fidèles qui en ont assez de la liturgie qu’on leur propose dans leurs églises, où il n’y a bien souvent plus rien de sacré, plus rien de silencieux, plus rien de priant… À la demande des fidèles qui se rendent compte qu’on ne leur enseigne plus les vérités de la Foi Catholique dans leurs églises, c’est-à-dire qu’on nie quelquefois des vérités de la Foi Catholique ou qu’on les occulte sans vergogne. Ces fidèles se rendent bien compte que c’est le salut de leur âme qui est en jeu. Ils ont à faire un choix, comme tous les Catholiques aujourd’hui, entre 1960 ans de Tradition ou 50 ans de nouveauté. Ils ont donc fait appel à nous et nous avons répondu à leur demande.

Hors de l’Eglise point de salut

Mais même si nous ne sommes pas venus avec un esprit belliqueux, nous sommes néanmoins obligés de répondre à certaines des accusations qui nous ont été faites, parce qu’à travers nous, c’est à l’Église elle-même qu’on s’en est pris. Mgr Rivest nous a reproché de continuer de croire des vérités du passé : « Hors de l’Église, point de salut ». Oui, Mgr, nous continuons de croire à ces vérités, puisque ces vérités sont éternelles comme Dieu lui-même. Nous les croyons parce qu’elles nous ont été révélées par Dieu, elles nous ont été enseignées par son Eglise, et qu’elles sont contenues dans la Sainte Ecriture. « Il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Actes 4,12

Mgr, avec tout notre respect, oui, nous croyons qu’en dehors de l’Église, il n’y a pas de salut. C’est la Foi catholique et vous ne pouvez pas la changer. Personne ne peut changer cette vérité! C’est l’Évangile : « Allez par tout le monde et prêchez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Marc 16, 15-16
L’Église a par ailleurs condamné ceux qui croyaient le contraire par le magistère du pape Pie IX dans son Syllabus en condamnant la proposition suivante: «  Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion. » Proposition condamnée no 16.

C’est d’ailleurs cette vérité qui a poussé l’Eglise pendant tous les siècles à partir en mission. Voilà la raison des missions en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord. Voilà pourquoi les missionnaires ont parcouru ces régions du Saguenay, logeant dans des cabanes improvisées, au milieu d’un froid polaire pour amener la grâce du Christ à quelques amérindiens dispersés, à quelques Canadiens-français qui s’établissaient dans la région.

Croire le contraire de cette vérité de Foi Catholique, c’est mettre son âme en danger. Prêcher le contraire de cette vérité, c’est mettre l’âme des fidèles dans un grave danger de perdition. St Paul lui-même mettait  en garde les Galates : « Si moi-même, ou un ange du ciel, vous enseignait autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème! » Galates 1,8 Nous ne pouvons pas changer la Foi. La Foi est éternelle comme Dieu qui en est l’auteur.

On a dit beaucoup de mal de Monseigneur Lefebvre, notre fondateur. Et pourtant, ce qu’a fait Monseigneur, ce qui lui a été reproché, c’est tout simplement le fait de garder ce qu’il avait reçu et de le transmettre à son tour. C’est pourquoi il a voulu qu’on mette sur sa tombe les paroles de Saint Paul : « Tradidi quod et accepi ». « J’ai transmis ce que j’ai reçu ». C’est le devoir d’un évêque catholique, rien de plus.

Rajeunir l’Eglise?

Il semble qu’il y ait une certaine nervosité dans l’Eglise aujourd’hui à vouloir paraître jeune. Mgr Rivest nous a reproché d’être un obstacle au rajeunissement de l’Eglise. Qu’est-ce que ce rajeunissement de l’Eglise? Depuis Vatican II, on a essayé d’adapter l’Eglise au monde. Alors qu’on croyait ainsi « rajeunir » l’Eglise dans un nouveau printemps, les résultats ont été, il faut le dire, catastrophiques.

Notre-Seigneur nous avait prévenu : « Méfiez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous sous des peaux de brebis, au-dedans, ils sont des loups dévorants. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.» Matt 7, 15

Or quels sont les fruits de l’aggiornamento de Vatican II? Nous les voyons tous les jours : fermeture des séminaires; fermeture des couvents; perte généralisée de la Foi. Alors que 80% des prêtres du Québec seront, selon une étude récente, d’ici à quelques années à l’âge de la retraite, combien de séminaristes y a-t-il pour les remplacer? Une vingtaine? Une trentaine? Une religieuse me disait récemment être rentrée au couvent en 1960. Cette année-là, 45 religieuses sont entrées au couvent avec elle, et c’était la moyenne. En 1961, 3 religieuses sont entrées. Depuis 1962, plus une seule vocation dans leur couvent, plus une seule vocation! Et ne parlons pas de la perte généralisée de la Foi au Québec! Quel malheur! Notre génération, celle des jeunes qui ont dans la vingtaine, dans la trentaine, n’a plus aucune notion de la Foi catholique. Ayant l’occasion de côtoyer de nombreux jeunes, je me rends compte de leur soif de connaître la Foi : « Ah, voilà quelqu’un qui est en mesure de m’expliquer la Foi catholique! » Car la Foi n’est plus enseignée. Certains côtoient les églises pendant des années et sont ignorants de la doctrine chrétienne. On leur parle de justice sociale, de construire un monde meilleur, etc. Mais de la Foi, pratiquement pas!

Au contraire, chers fidèles, les fruits de ceux qui gardent la Messe de Toujours sont : les familles nombreuses, les vocations, les nouveaux couvents qui ouvrent, les séminaires qui sont pleins. La Fraternité Saint-Pie X a désormais plus de 600 prêtres, plus de 250 séminaristes, et cela malgré la persécution quotidienne des autorités conciliaires. Voilà les fruits de l’Église de toujours!

Nous posons une questions

Alors, bien chers fidèles, nous posons une question : Jusqu’où ira-t-on?

Les prêtres ont enlevé la soutane. On se promène dans la rue, les gens nous abordent : Comment, ça existe encore des prêtres? Nous leur répondons : Bien-sûr! Il y a encore beaucoup de prêtres. Le malheur, c’est qu’ils ne portent pas leur habit. Le témoignage qu’ils devraient donner, ils ne le donnent pas.  Au contraire, les gens qui nous voient en soutane viennent à nous et nous confient immédiatement leurs problèmes. Ils se disent : « Voilà quelqu’un qui peut m’aider, voilà un ministre de Dieu! »

On a changé la messe. Pensez, chers fidèles, que la messe que vous voyez aujourd’hui devant vous est une messe qui remonte aux apôtres. Elle s’est transmise avec bien peu d’altération de main en main jusqu’à nos jours. Nous savons par exemple que depuis le temps de Saint Grégoire le Grand jusqu’à 1960, pas un mot, pas un seul mot du Canon de la Messe n’a été changé! Et tout-à-coup, on change la Messe! Quel scandale parmi le peuple chrétien!

On a changé les sacrements. On a changé le catéchisme. On a changé les prières. Et maintenant on discute la possibilité de changer la morale de l’Église, de donner la communion à ceux qui vivent en état de péché public, d’ouvrir les portes de l’Église à ceux qui vivent ouvertement dans les péchés d’homosexualité! Mais où en sont les fidèles catholiques si même les cardinaux de la Sainte Église ne savent plus que le mariage est indissoluble et que l’homosexualité est un péché?

Jusqu’où ira-t-on? C’est notre question.

Je me souviens

Chers fidèles, nous sommes Québécois. Notre devise : Je me souviens exprime bien ce que nous devons faire : rester fidèles à nos traditions, à la Tradition.

Nous n’acceptons pas qu’on se moque de nos traditions. Nous n’acceptons pas qu’on se moque du passé de l’Église, qu’on le méprise. Au contraire, nous sommes fiers du passé de l’Église catholique, fiers de son œuvre d’évangélisation, fiers de son œuvre de civilisation, fiers du rôle de l’Église ici au Canada-français, qui a été le rempart de notre peuple. Si le clergé n’avait pas été présent ici au Québec, nous aurions été assimilés depuis longtemps. Notre clergé a aimé notre peuple! Il l’a défendu! Nous en sommes fiers. Nous n’acceptons pas qu’on se moque de l’Église!

Conclusion

Chers fidèles, nous reviendrons! Nous reviendrons avec un esprit de paix, mais avec la paix du Christ-Roi, et non pas avec la paix du monde qui est une paix de faux compromis.
Récemment, le Cardinal Raymond Burke, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il ferait si les autorités de l’Église continuaient dans le chemin qu’elles semblent avoir emprunté en octobre dernier avec le Synode pour la famille, le cardinal a répondu : « Je résisterai, je ne peux rien faire d’autre ». Nous saluons son courage! Nous faisons comme lui, rien de plus. Nous résistons depuis 40 ans, et avec la grâce de Dieu nous continuerons.

Car nous voulons que le Christ règne. Nous le voulons dans notre cœur, dans nos familles et dans notre nation. « Christus heri et hodie. Ipse et in saecula. » Le Christ hier, aujourd’hui et dans tous les siècles!

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.

mardi 10 février 2015

Missionnaires de la Tradition

C’est le 15 février, dimanche prochain, qu’aura enfin lieu le retour de la Tradition catholique au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Puisqu’on nous ferme les portes des églises de la région, nous nous retrouvons comme les premiers missionnaires, avec les moyens du bord.
Les premiers prêtres catholiques de la région n’avaient pas d’églises pour célébrer la Messe. Ils prêchaient dans des cabanes à peine chauffées ou dans les huttes amérindiennes. L’histoire se répète : la Tradition catholique commence sa mission au Saguenay dans les maisons des fidèles et dans les salles de location.  


La Messe du 15 février aura lieu dans cet esprit missionnaire, la célébration se tiendra dans la salle Beaujolais de l’hôtel la Saguenéenne à 10 h du matin. Nous avons également la joie d’annoncer qu’un chœur sera présent pour le chant grégorien.


Les protestations contre notre mouvement ne viennent pas des représentants des autres croyances, elles ne viennent pas non plus de mouvements athées qui combattent toutes les formes de spiritualité. Ces protestations viennent, et c’est là un grand mystère, du cœur même de notre diocèse de Chicoutimi.


Notre évêque, Monseigneur Rivest, s’est empressé de mettre en garde les fidèles contre l’entreprise du mouvement Tradition-Saguenay en collaboration avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Il prend le soin, à la fin de son communiqué du 28 janvier, de faire la distinction entre la FSSPX et la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre qu’il dit être en meilleure communion avec l’Église. Funeste comparaison, puisqu’il a lui-même bloqué les diverses tentatives de la Fraternité Saint-Pierre pour célébrer la messe traditionnelle dans la région.


Dans les faits, Mgr Rivest ne peut pas empêcher la tenue d’une Messe traditionnelle au nom de la religion catholique. La Messe traditionnelle, la Messe de toujours a été protégée jusqu’à la fin des temps par la clairvoyance du Pape Saint Pie V dans sa bulle canonique Quo Primum:


« Au nom de Notre Autorité Apostolique, Nous concédons et accordons que ce même Missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela, à perpétuité. Et, d’une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons qu’aucun prêtre ne pourra être tenu de célébrer la Messe autrement que nous l’avons fixé, et que jamais et en aucun temps, qui que ce soit ne pourra le contraindre et le forcer à laisser ce Missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide, dans toute sa force… »


Nous ignorons les motifs réels de notre évêque contre la tenue d’une Messe traditionnelle, son opposition est un grand mystère, mais que les fidèles de la Tradition catholique se rassurent, la messe aura bien lieu.


La Messe en latin avec chant grégorien aura lieu, comme prévu, le dimanche 15 février à 10 :00 am  à l’hôtel la Saguenéenne, dans la salle Beaujolais.


Pour les demandes médiatiques ou pour toute autre information, adressez-vous à nous par courriel.




A. Charette
Tradition-Saguenay