dimanche 28 mai 2017

La main mutilée de saint Jean Damascène

Saint Jean Damascène, Père et Docteur de l'Eglise
676-780.
Léon III l'Isaurien s'était mis en tête que les mahométans refusaient de se convertir parce que les chrétiens vénéraient les images. Il abolit donc en 730 le culte des images et en fit détruire un grand nombre. C'est alors que saint Jean Damascène, gouverneur de Damas, publia un petit livre, dans lequel il défendait le culte des images. Il l'envoya aux autorités religieuses et civiles, et Léon III l'ayant appris résolut de s'en venger. Il eut recours à une ruse pour atteindre son but : il se procura un manuscrit de saint Jean, fit imiter son écriture et adressa une lettre au calife comme si elle venait de Jean Damascène lui-même.

Dans cette missive l'empereur était invité à surprendre la ville, dépourvue de défenseurs, et à s'en emparer. Le calife ayant comparé l'écriture de la lettre et y ayant reconnu la main de saint Jean lui fit aussitôt couper la main, quoiqu'il protestât de son innocence. La main coupée fut exposée publiquement et il ne put la chercher que vers le soir pour l'enterrer. Il se rendit à sa chapelle, la déposa devant une image de la Vierge et, baigné de larmes, implora le secours de Marie : « Mère de Dieu et ma mère, dit-il, c'est en défendant votre image que j'ai perdu ma main droite, guérissez-la par votre puissante intercession. Elle me servira a écrire des hymnes en l'honneur de votre Fils. » Puis il s'endormit tout épuisé, mais à son réveil sa main était guérie ; il ne restait qu'une cicatrice rouge qui ne disparut jamais. Le calife ayant entendu parler du miracle se rendit aussitôt près de saint Jean pour s'assurer du fait ; il reconnut son injustice, embrassa le gouverneur et le pria de lui demander une grâce quelconque. Saint Jean demanda sa démission, se retira dans la solitude, où il écrivit de nombreux livres à la gloire de Dieu, et mourut à l'âge de 104 ans. ( + 780).


-Abbé François Spirago, Recueil d'exemples appliqués au catéchisme populaire. P. Lethielleux éditeur. Paris, 1911. Pp. 196-197.

samedi 27 mai 2017

FSSPX à Lévis : une procure sous le signe du Malin

« Car s'ils ne faisaient point de mal, ils ne haïraient pas ainsi la lumière » Clément XII, bulle In eminenti apostolatus specula sur la franc-maçonnerie.
Le grand Clément XII avait bien raison en posant ce constat. Les mauvais haïssent la lumière, aussi leur faut-il user de menaces et de diverses tactiques afin d'empêcher que le jour se fasse sur leurs œuvres. Le présent article tient à mettre un peu de lumière sur les tactiques de mercenaire œuvrant dans nos dits milieux.

Juillet 2016
Retirer les livres ? « De quel droit, de quelle
autorité » -Abbé Olivier Berteaux.

Monsieur Etienne Dumas, président du Mouvement Tradition Québec adressait une plainte de caractère privé à l'abbé Daniel Couture, supérieur du district du Canada, sur des livres en vente à la procure de son prieuré de Lévis. L'essentiel était d'éviter le scandale. La procure en question est sous la charge de l'abbé Romain Pons, vicaire de l'abbé Berteaux. On y vend différents ouvrages de Zanotti-Sorkine, de l'abbé Grosjean (padre blog), des moines du Barroux... tout en interdisant les ouvrages de Mgr Lefebvre. Sont frappés d'interdiction : Le coup de maître de Satan, La messe de Luther,  Le problème de la liberté religieuse, Homélies été chaud 1976. Le prêtre en charge de la procure prétexte qu'il ne vendra pas ces ouvrages car ils « sont complètement dépassés [...] nous ne sommes plus là aujourd'hui ». Semble-t-il qu'à Lévis il n'y a pas de crise de l'Eglise, ou qu'elle soit mystérieusement achevée... Enfin, le comble, la maison d'édition des ouvrages interdits était Nova Francia, c'est-à-dire la maison d'édition du district du Canada.

L'abbé Couture relativise alors et ignore l'appel qui lui est adressé. D'autres fidèles, ainsi qu'un prêtre, iront aussi se plaindre à l'abbé Daniel Couture. Il ignore ceux-ci et refuse de prendre ses responsabilités de supérieur.

Octobre 2016

L'étrange besoin d'acheter chez les ralliés..

Le Mouvement Tradition Québec tient son annuel congrès des
Journées québécoises du Christ-Roi à Longueuil (QC). Plusieurs kiosques sont présents pour l'événement, dont le prieuré de Lévis qui vend ses livres. Un militant de Tradition Québec retire les livres en question. Suite au retrait des livres modernistes, l'abbé Olivier Berteaux écume de rage : « De quel droit ? de quelle autorité faites-vous cela ? » Comprenons : Il faut obéir aux hommes et non à Dieu.


Nota bene : Les Journées québécoises du Christ-Roi étaient organisées par le Mouvement Tradition Québec, dont le dit mouvement avait un réel droit de regard sur ce qui se vendait dans son congrès.






Février 2017

Afin de faire taire les voix discordantes, qui semblent troubler son esprit, l'abbé Daniel Couture enregistre le nom Mouvement Tradition Québec, s'appropriant « légalement » (aux yeux d'un état maçonnique) le nom. Il est plus facile d'écraser que de faire respecter l'enseignement catholique dans les institutions.

Zanotti-Sorkine en citations :

« Je ne connais pas l'homosexualité, comme je ne connais pas l'hétérosexualité. Je ne connais que des êtres vivants qui essaient d'aimer. » (source https://www.youtube.com/watch?v=N2ZhbyD1bIE&t=1512s)

« Et d'ailleurs, ce garçon, cette fille, ne se résume pas à cette particularité [homosexualité]. Moi je pense qu'il faudrait, aujourd'hui, dans l'Eglise, beaucoup de pudeur, beaucoup de discrétion et permettre aux êtres de vivre, comme ils l'entendent, mais attention, dans l'amour. » (source https://www.youtube.com/watch?v=N2ZhbyD1bIE&t=1512s)

« C'est ainsi que le pape François, inspiré par le ciel - comme il l'a révélé lui-même - s'est retrouvé dans l'obligation de placer toute l'Eglise en état de miséricorde. » (source Zanotti-Sorkine, Bonté divine ! Editions Artège, 2016. P. 12.)

« [..] parce que le pape secoue le cocotier de nos fixités, de nos idées mondainement logiques, de nos trains-trains, de nos égoïsmes, et qu'il entend faire goûter au monde la saveur d'un Evangile pur. »  (source Zanotti-Sorkine, Bonté divine ! Editions Artège, 2016. P. 12.)

« Eh bien, en ce moment, le Saint-Père canarde d'en haut, et il attend que nous, les baptisés, nous achevions le travail là où la Providence nous a placés. Et puis, soyons heureux que notre pape François ne lésine pas avec l'Evangile et qu'il n'admette pas que le cœur chrétien le survole et l'accommode à sa sauce. [...] Cependant, l'Esprit Saint nous dit aujourd'hui « Après Paul VI qui a montré l'intelligence et la finesse de Dieu, après Jean-Paul Ier qui a montré le sourire et la familiarité de Dieu, après Jean-Paul II qui a montré l'universalité et la force de Dieu, après Benoit XVI qui a montré l'humilité et la classe de Dieu, maintenant nous vous donnons François, qui vous montre le cœur miséricordieux de Dieu, pour ne pas dire : l'essentiel de Dieu ! » (source Zanotti-Sorkine, Bonté divine ! Editions Artège, 2016. P. 13.)

L'abbé Hervé Grosjean en citation :



« Au fond, Charlie Hebdo, je préfère que tu t'en prennes aux curés, et même à mon Dieu, plutôt qu'à un gosse de 3 ans mort noyé »


« On peut pas être homophobe quand on est catho, parce que l'homosexualité elle n'a pas été choisie. » (source http://www.lci.fr/societe/sexe-homos-capote-labbe-grosjean-interdire-en-souriant-1548265.html)

Conclusion

Avec l'Apôtre, nous disons qu'il faut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Prions le Maître de la moisson qu'Il nous envoie des prêtres selon Son cœur !
« Jésus lui répondit: Si quelqu'un M'aime, il gardera Ma parole, et Mon Père l'aimera, et Nous viendrons à lui, et Nous ferons chez lui Notre demeure. Celui qui ne M'aime point ne garde pas Mes paroles; et la parole que vous avez entendue n'est pas de Moi, mais de celui qui M'a envoyé, du Père. » Evangile selon saint Jean 14, 23.

mardi 23 mai 2017

Fausse crise dans TQ: Lumière sur une manipulation savamment orchestrée

 « Je ne connais pas l'homosexualité, comme je ne connais
pas l'hétérosexualité.  Je ne connais que des êtres vivants
qui essaient d'aimer. » -Michel-Marie Zanotti-Sorkine.
Différents livres de cet auteur étaient en vente à la 
procure de l'abbé Berteaux.
Fondé en 2015 par quelques militants, le Mouvement Tradition Québec se plaçait volontairement sous l’aumônerie de l’abbé Pierre Roy, un jeune prêtre canadien-français apprécié pour son patriotisme bien ordonné et pour son intransigeance exemplaire.

L’abbé Roy se retirait de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X suite à un sermon choc, au printemps 2016, qui allait déplaire à la hiérarchie et expliquait sa décision dans une lettre datée du 3 juin 2016 :

« Cette nouvelle ligne de conduite de notre Fraternité est imposée aux prêtres, à de nombreux prêtres qui ne l’ont jamais désirée. Réduction au silence, mutations, promotions, procès, menaces, promesses, exclusion, tout devient légitime quand il s’agit de défendre la « position de la Fraternité » qui est en fait – comme toujours dans les révolutions – la position d’une minorité qui a pris le pouvoir et qui manipule avec habileté une majorité passive. »

Un pèlerinage sous le signe de Vatican II

Malgré le départ de l’abbé Pierre Roy de la Fsspx, le Mouvement Tradition Québec  désireux de poursuivre ses activités collaborait toujours avec la Fraternité. L
’abbé Couture reprit l’aumônerie du mouvement, supérieur du District du Canada, bien que l’abbé Roy n’ait jamais été démis officiellement de ses fonctions.

En automne 2016, le président fondateur du Mouvement, Etienne Dumas, adressait des plaintes au supérieur de district à propos du libéralisme galopant au sein du prieuré de Lévis de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. La suite des événements allait donner raison à l’aumônier exilé, l'abbé Pierre Roy.


« Il demeure cependant évident que plus la situation ira se dégradant, plus il deviendra nécessaire de s’occuper des âmes qui se sentent trahies et trompées au Québec. » Abbé Pierre Roy, 3 juin 2016.


Chronologie de la manœuvre


Novembre 2016 :

Plusieurs passages des constitutions d’origines du Mouvement Tradition Québec gênent alors la nouvelle aumônerie (qui a déjà son nouveau candidat potentiel au sein de la direction de Tradition Québec) :

« Le Mouvement Tradition Québec possède une identité de buts avec ladite Fraternité. C'est donc comme collaborateur qu’il se place avec cette dernière, conservant toutefois son autonomie, désirant être par sa nature le glaive temporel de l'Église catholique et romaine au Québec. » Constitutions du Mouvement Tradition Québec

L'abbé Olivier Berteaux
Une rencontre est donc organisée à Lévis, les constitutions sont modifiées sous la supervision de l’abbé Daniel Couture et de l’abbé Olivier Berteaux, pour tenter d’assurer un contrôle direct de la Fraternité sur le Mouvement Tradition Québec. Avant cette réunion, l'abbé Couture avait promis à monsieur Dumas que l'abbé Berteaux ne serait présent qu'une partie de la réunion, et qu'il ne se mêlerait pas des constitutions du mouvement (ce qui ne fut pas le cas).

Les deux membres fondateurs, qui composent somme toute la moitié du comité, refusent de signer la constitution truquée.


Décembre 2016 :

Deux membres de Tradition Québec, appuyés par les prêtres du prieuré de Lévis, font tout pour miner la crédibilité et détruire la réputation du président du Mouvement. La médisance, la calomnie et les injures foisonnent de toutes parts contre monsieur Etienne Dumas qui maintient autant que possible les activités et les orientations de Tradition Québec.


Janvier 2017 :


Le président/fondateur E. Dumas
Une ultime rencontre a lieu chez monsieur Dumas. Après 5 heures de négociations infructueuses, les membres fondateurs se refusent à nier aveuglément la subversion des deux membres libéraux au sein du Mouvement Tradition Québec, marionnettes des prêtres de Lévis et également le libéralisme du prieuré de Lévis. Les positions de chacun sont claires et irréconciliables. On reproche entre autre aux fondateurs du mouvement d’être une « bombe à retardement » puisqu’ils s’opposent à un accord avec Rome. À bout d’arguments et profitant de l’épuisement général, l’abbé Couture obtient la démission d’Étienne Dumas et nomme sur le champ son pion. La nouvelle direction désignée par l’abbé Couture tente alors d’imposer sa « constitution modifiée sur mesure ».

Contrairement à ce que vont prétendre les membres de nouvelle direction (désignés par la Fraternité) par la suite, il n’y a pas eu de vote unanime pour la nomination d’un nouveau dirigeant. Monsieur Dumas a cédé momentanément sous la pression de l’abbé Couture.

Revenant à lui-même à la suite de cette rencontre, Etienne Dumas se rend compte qu’il a été le jouet des manigances de l’abbé Couture. Afin de ne pas laisser le mouvement prendre un tournant libéral et accordiste, la seule situation envisageable à ce moment fut la dissolution du Mouvement. Toutes les plateformes du Mouvement sont instantanément  fermées au public. L'abbé Couture menace alors Etienne Dumas, demandant une soumission d'ici 24h. Il exige aussi la remise des différents comptes web du Mouvement Tradition Québec à Joseph Morin, le valet de l'abbé Couture.


7 Février :

Alors que toutes les activités du Mouvement sont suspendues, une nouvelle information est découverte sur internet. La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X vient tout juste d’enregistrer « Mouvement Tradition Québec »  comme autre nom utilisé au Registraire des entreprises du Québec pour s’approprier légalement l’organisme.


Les membres fondateurs du Mouvement Tradition Québec, refusant que la fermeture du Mouvement serve à une récupération et soit une façon d’imposer le tournant qu’ils avaient refusé, remettent donc les plateformes web du Mouvement en ligne.

Continuant dans son obstination à récupérer le mouvement contre le gré de tous ses fondateurs, la Fraternité entreprend dès lors d’ouvrir un site web du même nom, parallèle à la plateforme officielle du Mouvement, avec l’aide de celui qu’elle a désigné comme président docile.


19 février :

Les noms de domaines traditionquebec.ca et traditionquebec.com sont enregistrés par la Fraternité, pour faire embûche au site officiel du Mouvement toujours dirigé par les membres fondateurs. Une copie du site est en construction et les usurpateurs font pression sur les collaborateurs du Mouvement pour récupérer le matériel accumulé par Tradition Québec.


Mars 2017 :

L’abbé Daniel Couture et Joseph Morin, le candidat de la Fraternité pour diriger le mouvement usurpé, se rendent, le 2 mars,  à une soirée du « Groupe de Réflexion sur les Enjeux du Québec », revendiquent publiquement le Mouvement Tradition Québec et présentent leur « nouveau Mouvement Tradition Québec ».

Les membres fondateurs apprennent que l'abbé Daniel Couture, supérieur du district du Canada de la FSSPX, ainsi que Joseph Morin - le candidat de l'abbé Couture à la tête du Mouvement Tradition Québec -, ont préparé une lettre de mise en demeure, à l'endroit des fondateurs du Mouvement Tradition Québec ? L'objet du « délit » ? L'utilisation du nom Mouvement Tradition Québec, récemment enregistré, en catimini, par la FSSPX.

Un protocole d'épuration

L'abbé Daniel Couture
Les manœuvres secrètes, la calomnie, la médisance, les menaces, l’usurpation…  Quelles manœuvres grotesques l’abbé Daniel Couture est-il encore prêt à approuver pour parvenir à ses fins?

La garantie d’une mainmise sur un Mouvement actif et fertile vaut-elle la peine que l’on puise dans l’aumône des fidèles pour enregistrer des entreprises, ouvrir des sites internet et faire la guerre à des militants qui refusent d’abandonner les principes chrétiens? L’abbé n’a-t-il rien d’autre à faire que de s’en prendre à quelques pères de famille qui veulent faire quelque chose pour le retour de la Foi dans leur pays? À quoi bon organiser des congrès sonores sur le règne du Christ-Roi lorsqu’on agit ensuite de cette façon totalitaire? La Fraternité est-elle la seule qui ait le droit de travailler au retour du règne du Christ? Le fait que tous les membres fondateurs du groupe refusent le tournant qu’il veut imposer et l’imposture d’un deuxième mouvement portant le même nom ne lui suffit-il pas pour ouvrir les yeux, fonder un mouvement d’un nom différent, et laisser la paix et la liberté des enfants de Dieu à ces jeunes militants? N’a-t-il pas des problèmes plus urgent à régler dans sa boutique pour vouloir enlever la paille dans les yeux du voisin? Autant de questions qui restent sans réponse.
Joseph Morin

Suite (et fin ?)

Suite à l'intervention d'un prêtre et d'un combattant catholique des débuts de la crise de l'Eglise, le nom Mouvement Tradition Québec revient à ses fondateurs. En effet, plus d'une calomnie fut utilisée par le camp libéral afin d'empêcher cela. Finalement, le droit l'a emporté. L'abbé Daniel Couture fut obligé de désenregistrer le nom machiavéliquement volé.

Combien aura coûté cette histoire ? Nul ne le sait. Néanmoins, la provenance est claire : les dons des fidèles. Pendant ce temps, c'est l'école Sainte-Famille, qui est en difficulté financière (sans oublier les scolarités d'enfants qui ont récemment monté). Ne parlons pas des dimanches où il y a 3 différentes quêtes ! « C'est avec des cennes qu'on fait des piastres ». N'ont-ils pas d'autres priorités ?

lundi 22 mai 2017

Grand-messe de la saint Jean-Baptiste au Saguenay


Tradition Québec vous invite à sa Grand-Messe de la Saint-Jean-Baptiste, le samedi 24 Juin à Saguenay.
 
(Pour voir le programme complet incluant la veillée du 23 juin, suivez ce lien.)

9H00     - Confessions
10H00   - Messe catholique traditionnelle (Abbé Pierre Roy, USML)
12H00   - Barbecue sur place

-Kiosques
-Discours patriotiques
-Et plus encore...

Samedi le 24 Juin,
649 rue Gosselin, Chicoutimi, G7J 4K2

Nous Joindre:

Mouvement Tradition Québec
1-581-221-2344



mardi 16 mai 2017

Piège romain

Tradition Québec met à la disposition des gens un article de monsieur Albert Laurent, à propos de la « Lettre des doyens » et de la dernière attaque de Rome contre la famille. Espérons qu'il « réveille » les indécis qui « attendent de voir ce qui va arriver ». Bonne lecture.


Albert Laurent, consultant et père de famille nombreuse, collabore régulièrement à Fideliter, la revue de la Fraternité St Pie X en France. Il nous communique l’article suivant.


Les signataires de la Lettre des doyens.

Le dimanche 7 mai dernier, sept prêtres doyens du district de France de la Fraternité St Pie X ont pris publiquement position contre le dernier texte du Vatican relatif aux mariages célébrés dans la Tradition catholique. Leur déclaration lue en chaire a fait grand bruit, surtout dans ses conséquences immédiates. Les prêtres en question ont effectivement été suspendus de leur charge de doyen et l’abbé Patrick de la Roque, considéré comme l’instigateur de cette action, a été démis de ses fonctions de « curé » de St Nicolas du Chardonnet. Comme chacun sait, cette affaire intervient dans un contexte de rapprochement entre Rome et la Fraternité. Comment faut-il l’analyser ?

De qui s’agit-il ?

Au sein de la société religieuse fondée par Mgr Lefebvre, l’apostolat des prêtres est organisé à partir d’un prieuré. Un doyen est un prieur d’expérience, référent au sein d’une région elle-même partie d’un ensemble plus vaste appelé district (ou pays). Le district de France comprend ainsi dix doyennés. La déclaration a donc été souscrite par sept doyens sur dix. En outre, l’ensemble des communautés religieuses traditionnelles, branches masculines, présentes en France (bénédictins de Bellaigue, capucins de Morgon et Fraternité de la Transfiguration) ont signé le document. La déclaration est donc revêtue d’une autorité morale indéniable. Il serait imprudent de la balayer d’un revers de main, en réduisant l’initiative à « quelques prêtres du District de France » (« A propos d’une lettre de quelques prêtres aux fidèles du District de France », 11 mai 2017, publié sur le site d’actualités officiel de la Maison générale de la FSSPX). Par ailleurs, ces prêtres sont réputés en France pour leur sérieux, leur zèle pastoral, leur solidité doctrinale et spirituelle. Ils sont unanimement reconnus, respectés et aimés des fidèles.

Ces prêtres ont-ils agi sans en référer à leur hiérarchie ? C’est le reproche formulé dans l’article précité : « quelques prêtres ont imprudemment lu en chaire et diffusé une Lettre adressée aux fidèles, sans en aviser le Supérieur de District, mettant en cause la direction de la Fraternité Saint-Pie X » Cette affirmation est manifestement fausse. Depuis des semaines, ces prêtres ont alerté leurs supérieurs sur les problèmes posés par le texte romain sur les mariages et, de façon plus générale, sur les dangers d’un ralliement de la Fraternité à Rome sous la forme canonique d’une prélature personnelle. Mais face à l’inertie devant laquelle ils se trouvaient, les prêtres doyens ont pris leur responsabilité. L’abbé de la Rocque devait rencontrer le supérieur du District de France le mercredi 3 mai pour lui faire part du texte de la déclaration. Il a été reçu finalement le vendredi 5 mai, donc avant la publication réalisée le dimanche suivant, comme l’abbé Bouchacourt vient d’ailleurs de le reconnaître au journal Présent daté hier.[lien vers l’article sur Tradinews]. D’autre part, une lecture attentive et loyale du texte des doyens ne permet pas d’identifier de mots ou d’expressions qui remettraient en cause de l’autorité générale de la Fraternité.

De quoi s’agit-il ?

Venons maintenant au fond du sujet soulevé par la lettre. Derrière une bienveillance apparente, le texte

romain du 27 mars 2017 présente en fait une forme concrète de ralliement dans un domaine précis, celui du mariage
. Jusqu’à présent, devant l’impossibilité de recourir aux curés de paroisse officielle pour cause de modernisme, les fidèles de la Tradition étaient mariés sous la forme extraordinaire, parfaitement prévue dans le droit canon de l’Eglise. Le texte romain remet l’évêque diocésain au cœur du dispositif. Celui-ci pourra donner totalement délégation aux prêtres de la Fraternité pour recevoir les consentements des époux, « en cas d’impossibilité ou lorsqu’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties ». Mais le type d’impossibilité n’est pas précisé et, surtout, il s’agit d’une simple faculté accordée à l’évêque. Il pourra donc très bien ne pas exercer cette faculté et imposer aux époux le prêtre diocésain de son choix. On voit bien les situations difficiles qui pourront se présenter. Que se passera-t-il si l’évêque ne donne pas sa délégation ? Le mariage sera-t-il considéré comme valide si les fidèles de la Fraternité passent outre ?

De façon plus générale, accepter de soumettre nos mariages à la juridiction ordinaire, c’est accepter de se soumettre aux tribunaux ecclésiastiques qui jugent ces questions. Or ces tribunaux ont une conception erronée du mariage, issue de Vatican II, qui assure la primauté de la fin seconde (bien-être personnel des époux) sur la fin première (génération et éducation des enfants). De fait, ces tribunaux déclarent nuls des mariages certainement valides, chose encore aggravée par la récente procédure simplifiée du pape François.

Autre faiblesse du texte : le texte romain ne tranche pas la validité des mariages traditionalistes célébrés avant ces nouvelles dispositions. C’est une grande injustice qui aurait pu être réparée et qui demeure.

En conclusion, le texte de la commission Ecclesia Dei, bien qu’ayant reçu dans ses grandes lignes l’aval de la Maison générale de la Fraternité Saint Pie X (« pour que ces dispositions romaines en faveur des mariages dans la Tradition puissent être reçues sans doute ni ambiguïté par tous les prêtres… ») présente une logique propre qui est de celle du ralliement aux autorités conciliaires et en cela, ne peut être accepté. Car derrière cette question juridique du mariage se trouve une question de fond : peut-on se placer délibérément sous une autorité moderniste sans mettre en danger son âme ?

Par leur action courageuse, ces prêtres, nos prêtres, ont dénoncé le piège romain. Se faisant, ils ont sauvegardé l’essence du combat de la Tradition. Honneur et soutien à eux.

Albert Laurent