dimanche 23 juillet 2017

Retour sur le pèlerinage du 22 juillet 2017 à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré

Les pèlerins et leur aumônier, monsieur l'abbé Pierre Roy, lors de leur arrivée au sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, près de Québec.




« Vive sainte Anne elle est notre patronne
Puissante au ciel elle exauce nos vœux
Pour ses enfants elle est toujours si bonne
Invoquons-la, nous la verrons aux cieux. »



La relique de sainte Anne.
C'est en 1658 que des Bretons en mer, sauvés par leurs prières à sainte Anne lancèrent le projet de construire un sanctuaire en son honneur.

En 1658, Étienne de Lessard, un des premiers colons, concède certaines terres en vue de la construction de la première chapelle de bois dédiée à sainte Anne, particulièrement vénérée en Nouvelle-France. Lors de la construction, la guérison d'un ouvrier a lieu, celle de Louis Guimont, attestée par l'abbé Thomas Morel. C'est le premier de nombreux miracles.

En 1877, le cardinal Taschereau ordonne aux Rédemptoristes de Baltimore, et ensuite de Belgique, de prendre en main le sanctuaire dont la popularité ne cesse de croître depuis l'arrivée du chemin de fer en 1881. Cette église sera officiellement consacrée en 1878 et recevra du pape Léon XIII le titre de basilique mineure en 1886, le deuxième temple catholique au nord du Mexique à porter ce titre (la cathédrale de Québec l'ayant reçu dès 1874). Détruite par un incendie en 1922, la construction de l'actuelle basilique commença en 1923, pour s'achever en 1962.

vendredi 21 juillet 2017

Pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré



Samedi 22 juillet 2017


6h00 Messe chez Sylvio Paquet, Saint-Charles-de-Bellechasse.
7h00 Départ de chez les Paquet
8h15 Rendez-vous à l’église Saint-Louis-de-Courville (2315 Avenue Royale, Beauport) et bénédiction des pèlerins
8h25 Départ de l’Église Saint-Louis
9h40 Pause à l’église de l’Ange-Gardien
9h55 Départ de l’Église de l’Ange-Gardien
10h45 Arrivée chez les Frères Maristes
11h05 Départ de chez les Frères Maristes
12h10 Arrivée à l’église de Château-Richer
12h25 Repas près de l’église de Château-Richer
13h35 Départ de l’église de Château-Richer
14h55 Pause à l’Érablière du Vieux-Cap
15h15 Départ de l’Érablière du Vieux-Cap
16h30 Arrivée à Ste-Anne
16h45 Vénération des reliques
17h30 Repas tiré du sac

Pour de plus amples informations, veuillez contacter monsieur Etienne Dumas au 581-984-7599.

mardi 11 juillet 2017

Les particularités du culte extérieur dans l'Eglise catholique

Mgr Louis-Nazaire Bégin,
cardinal de Québec (1898-1925)
Pourquoi, disent les protestants, tout cet encens, ces lampes, ces cierges qui brûlent en plein jour, et qui se retrouvent si souvent auprès des images et des reliques ? Pourquoi l'eau bénite à l'entrée des églises catholiques ? N'est-ce pas là de la superstition, un reste d'idolâtrie échappé aux ruines du paganisme ?

Il semble que le protestantisme ne devrait jamais se permettre pareille objection, attendu qu'il est question de ces particularités du culte en beaucoup d'endroits de la Sainte Ecriture pour laquelle il affecte une profonde vénération. Mais ce n'est pas la première fois que l'erreur se contredit elle-même; l'inconséquence lui est presque naturelle.

Ouvrons la Bible un instant. Dieu ordonne à Moïse de fabrique de l'encens, un parfum particulier destiné à brûler devant le tabernacle; il lui en indique la composition précise, jusque dans les moindres détails, et il défend d'en préparer de semblable pour les usages ordinaires.

D'après la loi mosaïque, les objets offerts en sacrifice étaient parsemés de résines odorantes. De même dans le temps de Jérusalem, on offrait caque jour, matin et soir, le sacrifice de l'encens.

L'Apocalypse nous montre un ange se tenant avec un encensoir d'or devant l'autel qui est près du trône de Dieu; une grande quantité de parfums lui est donnée et la fumée de l'encens, composée des prières des saints, s'élève devant le Très-Haut. Jésus vient d'apparaître au milieu des hommes; les mages, accourus de l'Orient pour lui offrir le tribut de leurs adorations, lui présentent de l'encens. - L'évangile fait l'éloge de la femme pécheresse qui, étant venue trouver Notre-Seigneur dans la maison du pharisien, lui baise les pieds et les oint de parfums précieux.

L'usage de brûler de l'encens a toujours été conservé dans l'Eglise chrétienne. D'abord en vigueur dans les régions de l'Orient, il s'est propagé en Occident; les Constitutions Apostoliques, les écrits de saint Ambroise et de saint Ephrem, les liturgies de saint Jacques, de saint Marc, de saint Basile et de saint Jean Chrysostome nous parlent d'encensements qui avaient lieu pendant le saint sacrifice.Cette coutume religieuse qui renferme un témoignage de respect, n'est donc pas nouvelle; elle est aussi ancienne que l'Eglise et elle a même son fondement dans les Livres Saints.

Les anciens écrivains ecclésiastiques, tels que Tertullien, Lactance et Arnobe, qui semblent parfois répudier l'usage de l'encens, ne le condamnent pas d'une manière absolue, mais seulement lorsqu'il est offert aux idoles par les païens et que ces païens espèrent être purifiés de leurs souillures par cette seule oblation extérieure.

Dans l'Eglise catholique, on encense le Saint-Sacrement pour exprimer l'adoration due au Sauveur caché sous les espèces eucharistiques; on encense les reliques et le livre des Evangiles afin de manifester le respect dû aux saints et à la parole de Dieu. Les autres encensements que l'on fait sur les objets bénits, sur le pain et le vin destinés au saint sacrifice sont une image symbolique de la grâce qui sanctifie ces objets et les soustraits à un usage profane. L'encensement du célébrant et des fidèles présents à la sainte messe signifie que leurs prières et leurs bonnes œuvres doivent s'élever vers le ciel comme un encens d'agréable odeur, suivant ces paroles du Psalmiste : " Que ma prière s'élève comme l'encens en votre présence. "

Y a-t-il dans ce magnifique symbolisme le moindre vestige d’idolâtrie ? Personne n'osera le soutenir.



-Abbé Louis-Nazaire Bégin, Le culte catholique. Québec, 1875. Pp. 106-109

mardi 4 juillet 2017

Saint Joseph et le Canada

Dès ces premiers temps où les dignes fils de saint François d'Assise (les Pères Récollets) arboraient sur le vieux rocher de Stadaconé la croix glorieuse de notre divin Sauveur, on avait d'après un vœu public, choisi saint Joseph pour premier patron du pays et pour protecteur de cette Eglise naissante. Cette solennité, qui avait rassemblé tous les habitants français et plusieurs Indiens chrétiens, s'était faite à Québec, le 19 mars 1624. On rapporte que ce choix patronal fut arrêté par l'instigation de Samuel de Champlain aux Pères jésuites.

Avant même de venir au Canada, Marie de l'Incarnation vit saint Joseph, en même temps que " le grand pays " qui lui était montré : " Il était le gardien de ce lieu. "

Catherine de Saint-Augustin confie elle-même " avoir, en différentes circonstances de sa vie, vu saint Joseph et entendu de sa bouche l'affirmation que Dieu l'avait constitué père, gardien et défenseur du pays de Canada ". En 1834, Grégoire XVI approuva définitivement le vœu de 1624 et saint Joseph devint officiellement le premier Patron du Canada. Saint Joseph fut donc honoré comme patron et protecteur de l'Eglise du Canada, avant d'être déclaré patron et protecteur de l'Eglise universelle par le pape Pie IX, le 8 décembre 1870.

En 1624, trois cents ans après le vœu public de nos ancêtres, le délégué apostolique bénissait la pierre angulaire du sanctuaire érigé par le frère André du Mont-Royal, qui deviendra la plus grande basilique au monde dédiée à saint Joseph.


-Etienne Dumas

mardi 20 juin 2017

Testament de Pierre Boucher, fondateur de Boucherville

Il fut un temps (et non pas éloigné encore) dit M. Jacques Viger, dans une lettre au R. M. Maguire, que cet écrit était lu en entier, annuellement, en famille et à genoux.


« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Pierre Boucher, sieur de Grosbois,
Gouverneur des Trois-Rivières,
Seigneur de Boucherville,
1622-1717.
Je donne mon âme à Dieu, mon corps à la terre. Je veux mourir dans la foi et la religion Catholique, Apostolique et Romaine. Je laisse le peu de bien que j'ai à mes pauvres enfants, auxquels je recommande :1° je prier Dieu pour le repos de mon âme; 2° d'avoir soin de payer ce qui se trouvera être dû lorsque je mourrai; 3° d'aimer et honorer leur bonne mère, de ne la chagriner en rien, la supporter et défendre contre tous ceux qui voudraient lui faire de la peine. Enfin, rendez-lui les devoirs de bons enfants et assurez-vous que Dieu vous récompensera. 4° Je vous recommande la paix, l'union et la concorde entre vous, et que l'intérêt ne soit jamais capable de mettre la moindre division entre vous. Ne vous amusez pas à écouter les rapports qui vous seront faits de vos frères et sœurs. Aimez-vous les uns et les autres, le tout dans la vue de Dieu, vous souvenant qu'il faudra tous faire ce que je fais, c'est-à-dire mourir et paraître devant Dieu pour y rendre compte de vos actions; ne faites donc rien dont vous ayez sujet de vous repentir.

Je ne vous laisse pas grand bien, mais le peu que je vous laisse est très bien acquis. J'ai fait ce que j'ai pu pour vous en laisser davantage, je n'ai rien négligé pour cela, n'ayant fait aucune folle dépense, vous le savez tous; mais Dieu, qui est le maître, ne m'en a pas voulu donner davantage. Je vous laisse bien des personnes de rang, de distinction et d’honnêtes gens pour amis; je ne vous laisse aucun ennemi de ma part, que je sache. J'ai fait ce que j'ai pu pour vivre sans reproche, tâchez de faire de même. Obligez autant que vous pourrez tout le monde et ne désobligez personne, pourvu que Dieu n'y soit point offensé. Ayez toujours, mes chers enfants, la crainte du Seigneur devant les yeux et l'aimez de tout votre cœur.

C'est à vous, ma chère femme, que je parle à présent:

Continuez d'aimer vos enfants, mais aimez-les également, comme j'ai fait, pour entretenir la paix et la concorde entre eux. Ce n'est pas que ceux qui nous témoignent le plus d'amour et qui ont le plus de respect, sans intérêt, ne méritent que nous les aimions davantage, mais il ne faut pas que cela paraisse aux yeux des autres; parce que ceux qui font moins leur devoir envers nous sont les moins vertueux et par conséquent plus capables de troubler la paix.

Demandez en particulier à Dieu qu'Il récompense ceux qui vous portent le plus de respect, et faites ce que vous pourrez en secret pour le reconnaître. Priez et faites prier pour ma pauvre âme. Vous savez combien je vous ai aimée et tous vos parents pour l'amour de vous. En écrivant ceci je m'examine sur le temps que nous avons vécu ensemble, mais mais conscience ne me reproche rien, si ce n'est de vous avoir trop aimée; mais en cela je n'y vois pas de mal, grâce au Seigneur.


-Pierre Boucher de Boucherville

dimanche 11 juin 2017

Tradition Québec - PROGRAMME DE LA SAINT JEAN-BAPTISTE

 
 
Vendredi le 23 juin dès 19H00 (Saint-Honoré-De-Chicoutimi)

- Fin de la Grande neuvaine patriotique à Saint Jean-Baptiste
- Discours patriotiques
- Feu de la Saint-Jean
- Musique et chants traditionnels canadiens-français
- Camping gratuit (places limités)

(Pour réserver un emplacement de camping ou pour confirmer votre présence pour la soirée du 23 juin, contactez nous par courriel ou par téléphone au 581-221-2344)

Samedi le 24 juin dès 9h00 (649 rue Gosselin, Chicoutimi, G7J 4K2)

  9H00   - Confessions
10H00   - Messe catholique traditionnelle (Abbé Pierre Roy, USML)
12H00   - Barbecue sur place
 
-Kiosques
-Discours patriotiques
-Et plus encore...
 


Nous Joindre:
Mouvement Tradition Québec
1-581-221-2344



 


Grande neuvaine patriotique à saint Jean-Baptiste

Cliquez sur l'image pour l'élargir.

Tradition Québec vous convie à vous joindre à cette grande neuvaine à saint Jean-Baptiste, patron des canadiens-français. 

Quoi faire ? 

Récitez dévotement chaque jour, du 15 au 23 juin, cette prière adressée au saint patron de notre peuple. 

Pourquoi ? 

Le peuple canadien-français gît dans la misère, dans la décadence et le péché. Notre patrie fut jadis grande parmi les nations catholiques. Maintenant, elle est à l'avant-garde de ce qu'on appelle la Révolution, c'est-à-dire le renversement de l'ordre naturel établi par Dieu. Nous disons non à ce déclin et nous supplions le Ciel de sauver le Canada français.

Compatriotes Québécois, rappelez-vous des labeurs, des souffrances, ainsi que des gloires de nos ancêtres. Reprenez votre vrai nom de Canadien-français, chassez tout ce qui est contre-nature, pervers, blasphématoire, gauchiste, anti-civilisationnel de votre vie. Renouez avec votre identité et votre culture. Soyez des Canadiens-français, de dignes descendants des Français qui ont colonisés cette terre afin d'y apporter la Lumière de la Foi dans le Nouveau Monde. 

jeudi 8 juin 2017

Même nos ennemis doivent être considérés comme notre prochain

Tous les catholique ont le devoir de connaître leur foi. Pour aimer Dieu, il faut le connaître. Pour se faire, Tradition Québec met à votre disposition des extraits du Catéchisme en anecdotes canadiennes. Dieu et Patrie ! -Tradition Québec


Louis Riel monta sur l’échafaud en 1885. Le Père Alexis André, O.M.I., qui l’assistait, raconte : « Arrivés en face de l'échafaud, nous nous mîmes à genoux continuant à réciter le chapelet... Le chapelet fini, l'assistant-shérif s'adressant à Riel, lui demanda s'il avait quelque chose à dire avant que le « warrant » qui ordonnait de l’exécuter eût son effet. Il se tourne de mon côté me demandant s'il devait parler. « Faites à Dieu, avec le sacrifice de votre vie, celui de ne pas parler et continuez à demeurer dans la paix et le recueillement pour aller rencontrer le Seigneur. » M.approchant alors de lui pendant qu'il était encore à genoux, je lui demandai s'il faisait de bonne volonté à Dieu le sacrifice de sa vie. « De tout mon cœur, mon Père », répondit-il. - Quittez-vous la vie avec regret ? - Non. Je remercie le Seigneur de m'avoir donné les dispositions de bien mourir. Je suis sur le seuil de l'éternité et je ne voudrais pas retourner en arrière. - Pardonnez-vous pour l'amour du Seigneur à tous vos ennemis, à ceux qui ont désiré votre mort et qui y ont travaillé ? Je leur pardonne de tout mon cœur comme je demande que Dieu me pardonne. - N'avez-vous rien sur le cœur contre quelqu'un et votre conscience est-elle en paix ? - Je meurs en paix avec Dieu et dans les hommes et je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans mes malheurs et aussi les officiers et les gardes qui m'ont traité avec respect et compassion. » ... Il marcha à la potence d'un pas ferme et sans manifester la moindre émotion ni excitation... Il m'appela une dernière fois auprès de lui pour me demander ma bénédiction... En invoquant les saints noms de Jésus, de Marie et de Joseph, il fut lancé dans son éternité... » Jules Le Chevalier, O.M.I., Batoche.


-Abbé Georges Thuot, Le catéchisme en anecdotes canadiennes. Editions Fides. Montréal, 1946. Pp. 54-55.

mardi 6 juin 2017

Visite de l’abbé Roy au Québec – Juin 2017

Voici le programme de la visite de l’abbé Pierre Roy au Québec pour le mois de Juin 2017:

919

Samedi 24 juin : Saint Jean-Baptiste, fête nationale
Messe à Chicoutimi à 10h00

Dimanche 25 juin : 3ème dimanche après la Pentecôte
Messe à Saint-Charles-de-Bellechasse à 9h30 et à Montréal à 17h00

Mardi 27 juin : De la férie
Messe à Saint-Charles-de-Bellechasse à 7h30

Source : Canada fidèle
Pour plus de détails, veuillez utiliser l'onglet Nous contacter, situé en haut à droite du site Tradition Québec.

jeudi 1 juin 2017

Conseils de mgr de Laval aux missionnaires

Mgr François de Montmorency-Laval,
premier évêque de Québec.
Qu'ils se persuadent bien, qu'étant envoyés pour travailler à la conversion des infidèles, ils ont l'emploi le plus important qui soit dans l'Eglise, ce qui les doit obliger, pour se rendre de dignes instruments de Dieu, à se perfectionner dans toutes les vertus d'un missionnaire apostolique...

Qu'ils tâchent d'éviter deux extrémités qui sont à craindre en ceux qui s'appliquent à la conversion des âmes : de trop espérer, ou de trop désespérer. Ceux qui espèrent trop sont souvent les premiers à désespérer de tout, à la vue des grandes difficultés qui se trouvent dans l'entreprise de la conversion des infidèles, qui est plutôt l'ouvrage de Dieu que de l'industrie des hommes. Qu'ils se souviennent que la semence de la parole de Dieu croît dans la patience...

Voici les talents qui font les bons missionnaires :


  1. Être rempli de l'esprit de Dieu. Cet esprit doit animer nos paroles et nos cœurs.
  2. Avoir une grande prudence pour le choix et l'ordre des choses qu'il faut faire, soit pour éclairer l'entendement, soit pour fléchir la volonté. Tout ce qui ne porte point là est paroles perdues.
  3. Avoir une grande application pour ne pas perdre les moments du salut des âmes, et suppléer à la négligence qui souvent se glisse dans les catéchumènes.
  4. N'avoir rien dans notre vie et dans nos mœurs qui paraisse démentir ce que nous disons, ou qui mette de l'indisposition dans les esprits et dans les cœurs de ceux qu'on veut gagner à Dieu.
  5. Savoir se faire aimer par sa douceur, sa patience et sa charité, et se gagner les esprits et les cœurs pour les gagner à Dieu. Souvent une parole d'aigreur, une impatience, un visage rebutant détruisent en un moment ce qu'on avait fait dans un long temps.
  6. L'Esprit de Dieu demande un cœur paisible, recueilli, et non pas un cœur inquiet et dissipé. Il faut un visage joyeux et modeste; il faut éviter les railleries et les rires déréglés, et généralement tout ce qui est contraire à une sainte et joyeuse modestie...

dimanche 28 mai 2017

La main mutilée de saint Jean Damascène

Saint Jean Damascène, Père et Docteur de l'Eglise
676-780.
Léon III l'Isaurien s'était mis en tête que les mahométans refusaient de se convertir parce que les chrétiens vénéraient les images. Il abolit donc en 730 le culte des images et en fit détruire un grand nombre. C'est alors que saint Jean Damascène, gouverneur de Damas, publia un petit livre, dans lequel il défendait le culte des images. Il l'envoya aux autorités religieuses et civiles, et Léon III l'ayant appris résolut de s'en venger. Il eut recours à une ruse pour atteindre son but : il se procura un manuscrit de saint Jean, fit imiter son écriture et adressa une lettre au calife comme si elle venait de Jean Damascène lui-même.

Dans cette missive l'empereur était invité à surprendre la ville, dépourvue de défenseurs, et à s'en emparer. Le calife ayant comparé l'écriture de la lettre et y ayant reconnu la main de saint Jean lui fit aussitôt couper la main, quoiqu'il protestât de son innocence. La main coupée fut exposée publiquement et il ne put la chercher que vers le soir pour l'enterrer. Il se rendit à sa chapelle, la déposa devant une image de la Vierge et, baigné de larmes, implora le secours de Marie : « Mère de Dieu et ma mère, dit-il, c'est en défendant votre image que j'ai perdu ma main droite, guérissez-la par votre puissante intercession. Elle me servira a écrire des hymnes en l'honneur de votre Fils. » Puis il s'endormit tout épuisé, mais à son réveil sa main était guérie ; il ne restait qu'une cicatrice rouge qui ne disparut jamais. Le calife ayant entendu parler du miracle se rendit aussitôt près de saint Jean pour s'assurer du fait ; il reconnut son injustice, embrassa le gouverneur et le pria de lui demander une grâce quelconque. Saint Jean demanda sa démission, se retira dans la solitude, où il écrivit de nombreux livres à la gloire de Dieu, et mourut à l'âge de 104 ans. ( + 780).


-Abbé François Spirago, Recueil d'exemples appliqués au catéchisme populaire. P. Lethielleux éditeur. Paris, 1911. Pp. 196-197.

samedi 27 mai 2017

FSSPX à Lévis : une procure sous le signe du Malin

« Car s'ils ne faisaient point de mal, ils ne haïraient pas ainsi la lumière » Clément XII, bulle In eminenti apostolatus specula sur la franc-maçonnerie.
Le grand Clément XII avait bien raison en posant ce constat. Les mauvais haïssent la lumière, aussi leur faut-il user de menaces et de diverses tactiques afin d'empêcher que le jour se fasse sur leurs œuvres. Le présent article tient à mettre un peu de lumière sur les tactiques de mercenaire œuvrant dans nos dits milieux.

Juillet 2016
Retirer les livres ? « De quel droit, de quelle
autorité » -Abbé Olivier Berteaux.

Monsieur Etienne Dumas, président du Mouvement Tradition Québec adressait une plainte de caractère privé à l'abbé Daniel Couture, supérieur du district du Canada, sur des livres en vente à la procure de son prieuré de Lévis. L'essentiel était d'éviter le scandale. La procure en question est sous la charge de l'abbé Romain Pons, vicaire de l'abbé Berteaux. On y vend différents ouvrages de Zanotti-Sorkine, de l'abbé Grosjean (padre blog), des moines du Barroux... tout en interdisant les ouvrages de Mgr Lefebvre. Sont frappés d'interdiction : Le coup de maître de Satan, La messe de Luther,  Le problème de la liberté religieuse, Homélies été chaud 1976. Le prêtre en charge de la procure prétexte qu'il ne vendra pas ces ouvrages car ils « sont complètement dépassés [...] nous ne sommes plus là aujourd'hui ». Semble-t-il qu'à Lévis il n'y a pas de crise de l'Eglise, ou qu'elle soit mystérieusement achevée... Enfin, le comble, la maison d'édition des ouvrages interdits était Nova Francia, c'est-à-dire la maison d'édition du district du Canada.

L'abbé Couture relativise alors et ignore l'appel qui lui est adressé. D'autres fidèles, ainsi qu'un prêtre, iront aussi se plaindre à l'abbé Daniel Couture. Il ignore ceux-ci et refuse de prendre ses responsabilités de supérieur.

Octobre 2016

L'étrange besoin d'acheter chez les ralliés..

Le Mouvement Tradition Québec tient son annuel congrès des
Journées québécoises du Christ-Roi à Longueuil (QC). Plusieurs kiosques sont présents pour l'événement, dont le prieuré de Lévis qui vend ses livres. Un militant de Tradition Québec retire les livres en question. Suite au retrait des livres modernistes, l'abbé Olivier Berteaux écume de rage : « De quel droit ? de quelle autorité faites-vous cela ? » Comprenons : Il faut obéir aux hommes et non à Dieu.


Nota bene : Les Journées québécoises du Christ-Roi étaient organisées par le Mouvement Tradition Québec, dont le dit mouvement avait un réel droit de regard sur ce qui se vendait dans son congrès.






Février 2017

Afin de faire taire les voix discordantes, qui semblent troubler son esprit, l'abbé Daniel Couture enregistre le nom Mouvement Tradition Québec, s'appropriant « légalement » (aux yeux d'un état maçonnique) le nom. Il est plus facile d'écraser que de faire respecter l'enseignement catholique dans les institutions.

Zanotti-Sorkine en citations :

« Je ne connais pas l'homosexualité, comme je ne connais pas l'hétérosexualité. Je ne connais que des êtres vivants qui essaient d'aimer. » (source https://www.youtube.com/watch?v=N2ZhbyD1bIE&t=1512s)

« Et d'ailleurs, ce garçon, cette fille, ne se résume pas à cette particularité [homosexualité]. Moi je pense qu'il faudrait, aujourd'hui, dans l'Eglise, beaucoup de pudeur, beaucoup de discrétion et permettre aux êtres de vivre, comme ils l'entendent, mais attention, dans l'amour. » (source https://www.youtube.com/watch?v=N2ZhbyD1bIE&t=1512s)

« C'est ainsi que le pape François, inspiré par le ciel - comme il l'a révélé lui-même - s'est retrouvé dans l'obligation de placer toute l'Eglise en état de miséricorde. » (source Zanotti-Sorkine, Bonté divine ! Editions Artège, 2016. P. 12.)

« [..] parce que le pape secoue le cocotier de nos fixités, de nos idées mondainement logiques, de nos trains-trains, de nos égoïsmes, et qu'il entend faire goûter au monde la saveur d'un Evangile pur. »  (source Zanotti-Sorkine, Bonté divine ! Editions Artège, 2016. P. 12.)

« Eh bien, en ce moment, le Saint-Père canarde d'en haut, et il attend que nous, les baptisés, nous achevions le travail là où la Providence nous a placés. Et puis, soyons heureux que notre pape François ne lésine pas avec l'Evangile et qu'il n'admette pas que le cœur chrétien le survole et l'accommode à sa sauce. [...] Cependant, l'Esprit Saint nous dit aujourd'hui « Après Paul VI qui a montré l'intelligence et la finesse de Dieu, après Jean-Paul Ier qui a montré le sourire et la familiarité de Dieu, après Jean-Paul II qui a montré l'universalité et la force de Dieu, après Benoit XVI qui a montré l'humilité et la classe de Dieu, maintenant nous vous donnons François, qui vous montre le cœur miséricordieux de Dieu, pour ne pas dire : l'essentiel de Dieu ! » (source Zanotti-Sorkine, Bonté divine ! Editions Artège, 2016. P. 13.)

L'abbé Hervé Grosjean en citation :



« Au fond, Charlie Hebdo, je préfère que tu t'en prennes aux curés, et même à mon Dieu, plutôt qu'à un gosse de 3 ans mort noyé »


« On peut pas être homophobe quand on est catho, parce que l'homosexualité elle n'a pas été choisie. » (source http://www.lci.fr/societe/sexe-homos-capote-labbe-grosjean-interdire-en-souriant-1548265.html)

Conclusion

Avec l'Apôtre, nous disons qu'il faut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Prions le Maître de la moisson qu'Il nous envoie des prêtres selon Son cœur !
« Jésus lui répondit: Si quelqu'un M'aime, il gardera Ma parole, et Mon Père l'aimera, et Nous viendrons à lui, et Nous ferons chez lui Notre demeure. Celui qui ne M'aime point ne garde pas Mes paroles; et la parole que vous avez entendue n'est pas de Moi, mais de celui qui M'a envoyé, du Père. » Evangile selon saint Jean 14, 23.

mardi 23 mai 2017

Fausse crise dans TQ: Lumière sur une manipulation savamment orchestrée

 « Je ne connais pas l'homosexualité, comme je ne connais
pas l'hétérosexualité.  Je ne connais que des êtres vivants
qui essaient d'aimer. » -Michel-Marie Zanotti-Sorkine.
Différents livres de cet auteur étaient en vente à la 
procure de l'abbé Berteaux.
Fondé en 2015 par quelques militants, le Mouvement Tradition Québec se plaçait volontairement sous l’aumônerie de l’abbé Pierre Roy, un jeune prêtre canadien-français apprécié pour son patriotisme bien ordonné et pour son intransigeance exemplaire.

L’abbé Roy se retirait de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X suite à un sermon choc, au printemps 2016, qui allait déplaire à la hiérarchie et expliquait sa décision dans une lettre datée du 3 juin 2016 :

« Cette nouvelle ligne de conduite de notre Fraternité est imposée aux prêtres, à de nombreux prêtres qui ne l’ont jamais désirée. Réduction au silence, mutations, promotions, procès, menaces, promesses, exclusion, tout devient légitime quand il s’agit de défendre la « position de la Fraternité » qui est en fait – comme toujours dans les révolutions – la position d’une minorité qui a pris le pouvoir et qui manipule avec habileté une majorité passive. »

Un pèlerinage sous le signe de Vatican II

Malgré le départ de l’abbé Pierre Roy de la Fsspx, le Mouvement Tradition Québec  désireux de poursuivre ses activités collaborait toujours avec la Fraternité. L
’abbé Couture reprit l’aumônerie du mouvement, supérieur du District du Canada, bien que l’abbé Roy n’ait jamais été démis officiellement de ses fonctions.

En automne 2016, le président fondateur du Mouvement, Etienne Dumas, adressait des plaintes au supérieur de district à propos du libéralisme galopant au sein du prieuré de Lévis de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. La suite des événements allait donner raison à l’aumônier exilé, l'abbé Pierre Roy.


« Il demeure cependant évident que plus la situation ira se dégradant, plus il deviendra nécessaire de s’occuper des âmes qui se sentent trahies et trompées au Québec. » Abbé Pierre Roy, 3 juin 2016.


Chronologie de la manœuvre


Novembre 2016 :

Plusieurs passages des constitutions d’origines du Mouvement Tradition Québec gênent alors la nouvelle aumônerie (qui a déjà son nouveau candidat potentiel au sein de la direction de Tradition Québec) :

« Le Mouvement Tradition Québec possède une identité de buts avec ladite Fraternité. C'est donc comme collaborateur qu’il se place avec cette dernière, conservant toutefois son autonomie, désirant être par sa nature le glaive temporel de l'Église catholique et romaine au Québec. » Constitutions du Mouvement Tradition Québec

L'abbé Olivier Berteaux
Une rencontre est donc organisée à Lévis, les constitutions sont modifiées sous la supervision de l’abbé Daniel Couture et de l’abbé Olivier Berteaux, pour tenter d’assurer un contrôle direct de la Fraternité sur le Mouvement Tradition Québec. Avant cette réunion, l'abbé Couture avait promis à monsieur Dumas que l'abbé Berteaux ne serait présent qu'une partie de la réunion, et qu'il ne se mêlerait pas des constitutions du mouvement (ce qui ne fut pas le cas).

Les deux membres fondateurs, qui composent somme toute la moitié du comité, refusent de signer la constitution truquée.


Décembre 2016 :

Deux membres de Tradition Québec, appuyés par les prêtres du prieuré de Lévis, font tout pour miner la crédibilité et détruire la réputation du président du Mouvement. La médisance, la calomnie et les injures foisonnent de toutes parts contre monsieur Etienne Dumas qui maintient autant que possible les activités et les orientations de Tradition Québec.


Janvier 2017 :


Le président/fondateur E. Dumas
Une ultime rencontre a lieu chez monsieur Dumas. Après 5 heures de négociations infructueuses, les membres fondateurs se refusent à nier aveuglément la subversion des deux membres libéraux au sein du Mouvement Tradition Québec, marionnettes des prêtres de Lévis et également le libéralisme du prieuré de Lévis. Les positions de chacun sont claires et irréconciliables. On reproche entre autre aux fondateurs du mouvement d’être une « bombe à retardement » puisqu’ils s’opposent à un accord avec Rome. À bout d’arguments et profitant de l’épuisement général, l’abbé Couture obtient la démission d’Étienne Dumas et nomme sur le champ son pion. La nouvelle direction désignée par l’abbé Couture tente alors d’imposer sa « constitution modifiée sur mesure ».

Contrairement à ce que vont prétendre les membres de nouvelle direction (désignés par la Fraternité) par la suite, il n’y a pas eu de vote unanime pour la nomination d’un nouveau dirigeant. Monsieur Dumas a cédé momentanément sous la pression de l’abbé Couture.

Revenant à lui-même à la suite de cette rencontre, Etienne Dumas se rend compte qu’il a été le jouet des manigances de l’abbé Couture. Afin de ne pas laisser le mouvement prendre un tournant libéral et accordiste, la seule situation envisageable à ce moment fut la dissolution du Mouvement. Toutes les plateformes du Mouvement sont instantanément  fermées au public. L'abbé Couture menace alors Etienne Dumas, demandant une soumission d'ici 24h. Il exige aussi la remise des différents comptes web du Mouvement Tradition Québec à Joseph Morin, le valet de l'abbé Couture.


7 Février :

Alors que toutes les activités du Mouvement sont suspendues, une nouvelle information est découverte sur internet. La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X vient tout juste d’enregistrer « Mouvement Tradition Québec »  comme autre nom utilisé au Registraire des entreprises du Québec pour s’approprier légalement l’organisme.


Les membres fondateurs du Mouvement Tradition Québec, refusant que la fermeture du Mouvement serve à une récupération et soit une façon d’imposer le tournant qu’ils avaient refusé, remettent donc les plateformes web du Mouvement en ligne.

Continuant dans son obstination à récupérer le mouvement contre le gré de tous ses fondateurs, la Fraternité entreprend dès lors d’ouvrir un site web du même nom, parallèle à la plateforme officielle du Mouvement, avec l’aide de celui qu’elle a désigné comme président docile.


19 février :

Les noms de domaines traditionquebec.ca et traditionquebec.com sont enregistrés par la Fraternité, pour faire embûche au site officiel du Mouvement toujours dirigé par les membres fondateurs. Une copie du site est en construction et les usurpateurs font pression sur les collaborateurs du Mouvement pour récupérer le matériel accumulé par Tradition Québec.


Mars 2017 :

L’abbé Daniel Couture et Joseph Morin, le candidat de la Fraternité pour diriger le mouvement usurpé, se rendent, le 2 mars,  à une soirée du « Groupe de Réflexion sur les Enjeux du Québec », revendiquent publiquement le Mouvement Tradition Québec et présentent leur « nouveau Mouvement Tradition Québec ».

Les membres fondateurs apprennent que l'abbé Daniel Couture, supérieur du district du Canada de la FSSPX, ainsi que Joseph Morin - le candidat de l'abbé Couture à la tête du Mouvement Tradition Québec -, ont préparé une lettre de mise en demeure, à l'endroit des fondateurs du Mouvement Tradition Québec ? L'objet du « délit » ? L'utilisation du nom Mouvement Tradition Québec, récemment enregistré, en catimini, par la FSSPX.

Un protocole d'épuration

L'abbé Daniel Couture
Les manœuvres secrètes, la calomnie, la médisance, les menaces, l’usurpation…  Quelles manœuvres grotesques l’abbé Daniel Couture est-il encore prêt à approuver pour parvenir à ses fins?

La garantie d’une mainmise sur un Mouvement actif et fertile vaut-elle la peine que l’on puise dans l’aumône des fidèles pour enregistrer des entreprises, ouvrir des sites internet et faire la guerre à des militants qui refusent d’abandonner les principes chrétiens? L’abbé n’a-t-il rien d’autre à faire que de s’en prendre à quelques pères de famille qui veulent faire quelque chose pour le retour de la Foi dans leur pays? À quoi bon organiser des congrès sonores sur le règne du Christ-Roi lorsqu’on agit ensuite de cette façon totalitaire? La Fraternité est-elle la seule qui ait le droit de travailler au retour du règne du Christ? Le fait que tous les membres fondateurs du groupe refusent le tournant qu’il veut imposer et l’imposture d’un deuxième mouvement portant le même nom ne lui suffit-il pas pour ouvrir les yeux, fonder un mouvement d’un nom différent, et laisser la paix et la liberté des enfants de Dieu à ces jeunes militants? N’a-t-il pas des problèmes plus urgent à régler dans sa boutique pour vouloir enlever la paille dans les yeux du voisin? Autant de questions qui restent sans réponse.
Joseph Morin

Suite (et fin ?)

Suite à l'intervention d'un prêtre et d'un combattant catholique des débuts de la crise de l'Eglise, le nom Mouvement Tradition Québec revient à ses fondateurs. En effet, plus d'une calomnie fut utilisée par le camp libéral afin d'empêcher cela. Finalement, le droit l'a emporté. L'abbé Daniel Couture fut obligé de désenregistrer le nom machiavéliquement volé.

Combien aura coûté cette histoire ? Nul ne le sait. Néanmoins, la provenance est claire : les dons des fidèles. Pendant ce temps, c'est l'école Sainte-Famille, qui est en difficulté financière (sans oublier les scolarités d'enfants qui ont récemment monté). Ne parlons pas des dimanches où il y a 3 différentes quêtes ! « C'est avec des cennes qu'on fait des piastres ». N'ont-ils pas d'autres priorités ?

lundi 22 mai 2017

Grand-messe de la saint Jean-Baptiste au Saguenay


Tradition Québec vous invite à sa Grand-Messe de la Saint-Jean-Baptiste, le samedi 24 Juin à Saguenay.
 
(Pour voir le programme complet incluant la veillée du 23 juin, suivez ce lien.)

9H00     - Confessions
10H00   - Messe catholique traditionnelle (Abbé Pierre Roy, USML)
12H00   - Barbecue sur place

-Kiosques
-Discours patriotiques
-Et plus encore...

Samedi le 24 Juin,
649 rue Gosselin, Chicoutimi, G7J 4K2

Nous Joindre:

Mouvement Tradition Québec
1-581-221-2344



mardi 16 mai 2017

Piège romain

Tradition Québec met à la disposition des gens un article de monsieur Albert Laurent, à propos de la « Lettre des doyens » et de la dernière attaque de Rome contre la famille. Espérons qu'il « réveille » les indécis qui « attendent de voir ce qui va arriver ». Bonne lecture.


Albert Laurent, consultant et père de famille nombreuse, collabore régulièrement à Fideliter, la revue de la Fraternité St Pie X en France. Il nous communique l’article suivant.


Les signataires de la Lettre des doyens.

Le dimanche 7 mai dernier, sept prêtres doyens du district de France de la Fraternité St Pie X ont pris publiquement position contre le dernier texte du Vatican relatif aux mariages célébrés dans la Tradition catholique. Leur déclaration lue en chaire a fait grand bruit, surtout dans ses conséquences immédiates. Les prêtres en question ont effectivement été suspendus de leur charge de doyen et l’abbé Patrick de la Roque, considéré comme l’instigateur de cette action, a été démis de ses fonctions de « curé » de St Nicolas du Chardonnet. Comme chacun sait, cette affaire intervient dans un contexte de rapprochement entre Rome et la Fraternité. Comment faut-il l’analyser ?

De qui s’agit-il ?

Au sein de la société religieuse fondée par Mgr Lefebvre, l’apostolat des prêtres est organisé à partir d’un prieuré. Un doyen est un prieur d’expérience, référent au sein d’une région elle-même partie d’un ensemble plus vaste appelé district (ou pays). Le district de France comprend ainsi dix doyennés. La déclaration a donc été souscrite par sept doyens sur dix. En outre, l’ensemble des communautés religieuses traditionnelles, branches masculines, présentes en France (bénédictins de Bellaigue, capucins de Morgon et Fraternité de la Transfiguration) ont signé le document. La déclaration est donc revêtue d’une autorité morale indéniable. Il serait imprudent de la balayer d’un revers de main, en réduisant l’initiative à « quelques prêtres du District de France » (« A propos d’une lettre de quelques prêtres aux fidèles du District de France », 11 mai 2017, publié sur le site d’actualités officiel de la Maison générale de la FSSPX). Par ailleurs, ces prêtres sont réputés en France pour leur sérieux, leur zèle pastoral, leur solidité doctrinale et spirituelle. Ils sont unanimement reconnus, respectés et aimés des fidèles.

Ces prêtres ont-ils agi sans en référer à leur hiérarchie ? C’est le reproche formulé dans l’article précité : « quelques prêtres ont imprudemment lu en chaire et diffusé une Lettre adressée aux fidèles, sans en aviser le Supérieur de District, mettant en cause la direction de la Fraternité Saint-Pie X » Cette affirmation est manifestement fausse. Depuis des semaines, ces prêtres ont alerté leurs supérieurs sur les problèmes posés par le texte romain sur les mariages et, de façon plus générale, sur les dangers d’un ralliement de la Fraternité à Rome sous la forme canonique d’une prélature personnelle. Mais face à l’inertie devant laquelle ils se trouvaient, les prêtres doyens ont pris leur responsabilité. L’abbé de la Rocque devait rencontrer le supérieur du District de France le mercredi 3 mai pour lui faire part du texte de la déclaration. Il a été reçu finalement le vendredi 5 mai, donc avant la publication réalisée le dimanche suivant, comme l’abbé Bouchacourt vient d’ailleurs de le reconnaître au journal Présent daté hier.[lien vers l’article sur Tradinews]. D’autre part, une lecture attentive et loyale du texte des doyens ne permet pas d’identifier de mots ou d’expressions qui remettraient en cause de l’autorité générale de la Fraternité.

De quoi s’agit-il ?

Venons maintenant au fond du sujet soulevé par la lettre. Derrière une bienveillance apparente, le texte

romain du 27 mars 2017 présente en fait une forme concrète de ralliement dans un domaine précis, celui du mariage
. Jusqu’à présent, devant l’impossibilité de recourir aux curés de paroisse officielle pour cause de modernisme, les fidèles de la Tradition étaient mariés sous la forme extraordinaire, parfaitement prévue dans le droit canon de l’Eglise. Le texte romain remet l’évêque diocésain au cœur du dispositif. Celui-ci pourra donner totalement délégation aux prêtres de la Fraternité pour recevoir les consentements des époux, « en cas d’impossibilité ou lorsqu’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties ». Mais le type d’impossibilité n’est pas précisé et, surtout, il s’agit d’une simple faculté accordée à l’évêque. Il pourra donc très bien ne pas exercer cette faculté et imposer aux époux le prêtre diocésain de son choix. On voit bien les situations difficiles qui pourront se présenter. Que se passera-t-il si l’évêque ne donne pas sa délégation ? Le mariage sera-t-il considéré comme valide si les fidèles de la Fraternité passent outre ?

De façon plus générale, accepter de soumettre nos mariages à la juridiction ordinaire, c’est accepter de se soumettre aux tribunaux ecclésiastiques qui jugent ces questions. Or ces tribunaux ont une conception erronée du mariage, issue de Vatican II, qui assure la primauté de la fin seconde (bien-être personnel des époux) sur la fin première (génération et éducation des enfants). De fait, ces tribunaux déclarent nuls des mariages certainement valides, chose encore aggravée par la récente procédure simplifiée du pape François.

Autre faiblesse du texte : le texte romain ne tranche pas la validité des mariages traditionalistes célébrés avant ces nouvelles dispositions. C’est une grande injustice qui aurait pu être réparée et qui demeure.

En conclusion, le texte de la commission Ecclesia Dei, bien qu’ayant reçu dans ses grandes lignes l’aval de la Maison générale de la Fraternité Saint Pie X (« pour que ces dispositions romaines en faveur des mariages dans la Tradition puissent être reçues sans doute ni ambiguïté par tous les prêtres… ») présente une logique propre qui est de celle du ralliement aux autorités conciliaires et en cela, ne peut être accepté. Car derrière cette question juridique du mariage se trouve une question de fond : peut-on se placer délibérément sous une autorité moderniste sans mettre en danger son âme ?

Par leur action courageuse, ces prêtres, nos prêtres, ont dénoncé le piège romain. Se faisant, ils ont sauvegardé l’essence du combat de la Tradition. Honneur et soutien à eux.

Albert Laurent

samedi 29 avril 2017

Nos origines littéraires : L'abbé Ferland

L'abbé Ferland.
L'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland (1805-1865). F.-X. Garneau n'était pas encore disparu, son oeuvre
littéraire comptait dix ans à peine, que déjà un autre historien lui disputait la faveur du public : l'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland.

Né à Montréal en 1805, l'abbé Ferland fit de fortes études au collège de Nicolet. Tour à tout professeur à Nicolet, vicaire, curé, et enfin attaché à l'Archevêché de Québec, en 1850, et professeur à l'Université Laval en 1855, l'abbé Ferland était doué des talents les plus variés. Il consacra ses dernières années à l'étude de l'histoire du Canada, et donna à l'Université Laval, de 1856 à 1862, des leçons qui furent très recherchées. Ce sont ces cours de l'Université qu'il commença à publier, en 1861. Il n'en put faire paraître qu'un volume ; le deuxième fut édité par les soins de ses amis. La maladie et la mort l'empêchèrent de continuer son oeuvre. L'abbé Ferland mourut à Québec en 1865.

Le Cours d'Histoire du Canada ne comprend que les années de la domination française. Il est regrettable que l'auteur n'ait pu pousser plus loin son travail. L'abbé Ferland possédait les meilleures qualités de l'historien. Il se recommande surtout par la plus scrupuleuse méthode scientifique. Il alla jusqu'aux archives de Londres et de Paris consulter les documents de première main. Son séjour en Europe, pendant les années 1856 et 1857, n'avait d'autre but que de lui permettre de puiser aux sources les matériaux de son Histoire. Il n'a pas suffisamment indiqué, dans ses ouvrages, ses références aux documents authentiques, mais il n'a écrit qu'en s'appuyant sur ces documents. Aussi a-t-il pu rectifier un grand nombre de dates mal établies avant lui, et jeter sur des faits qu'on n'avait pas toujours bien appréciés une lumière nouvelle. Il comprit mieux que Garneau le caractère religieux de nos origines historiques, et rendit, à ce point de vue, meilleure justice à ceux qui en furent les principaux ouvriers.

Ferland a étudié avec soin les détails de la vie et des mœurs de la Nouvelle-France. Il a insisté sur le caractère et les coutumes des Indiens ; et il a fait pénétrer le lecteur, autant que cela était alors possible, dans les habitudes curieuses de ces peuples barbares. Mais c'est surtout l'établissement de la colonie, et les premiers développements de notre histoire qu'il a soigneusement racontés.

L'abbé Ferland n'a pas la verve brillante de Garneau ; il s'applique moins que lui à développer des considérations générales, mais il serre de plus près le détail précis. La langue qu'il écrit est claire, limpide, alerte, bien française, ornée surtout de la plus franche simplicité.

Il faut ajouter au crédit de l'abbé Ferland des opuscules et des articles qui sont du plus grand intérêt : Journal d'un voyage sur les côtes de la Gaspésie, Louis-Olivier Gamache, Le Labrador, Notice biographique sur Mgr Joseph-Octave Plessis. Ces études ont paru dans le Foyer Canadien, de 1861 à 1863.


-Mgr Camille Roy, Manuel d'histoire de la littérature canadienne de langue française. Librairie Beauchemin limitée. Montréal, 1955. Pp 37-38


Livres de l'abbé Ferland en téléchargement ici.

mercredi 12 avril 2017

La mort de Jésus-Christ

Ecce homo, par Philippe de Champaigne
En cette semaine sainte, le Mouvement Tradition Québec vous propose la lecture d'un extrait sur la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est sous la plume d'un de nos plus grands compatriotes, le juge Adolphe-Basile Routhier (auteur du Ô Canada), que nous contemplerons ce mystère qu'est la mort d'un Dieu sur la croix pour le rachat de l'humanité. Bonne fin de carême à tous.


Il y a eu des hérétiques qui ont nié l'humanité de Jésus-Christ, comme il y en a eu qui ont nié sa divinité. Mais la meilleure preuve qu'il pouvait donner de son humanité, il l'a donnée en subissant le sort commun à tous les mortels.

Comme tous les fils d'Adam, il est mort ; et pour que personne n'en ignore, il a rendu le dernier soupir sur
une croix, aux portes d'une grande ville, en plein jour, au milieu d'une foule de spectateurs.

Il est mort après avoir subi toutes les ignominies, après avoir été flagellé et présenté au peuple sous ce titre qui supprimait jusqu'à son nom : Ecce Homo, voilà l'Homme!

Oui, c'était bien l'homme, type de faiblesse et d'impuissance que la mort tenait déjà sous sa main.

Et cependant, si Pilate avait raison de dire en présentant Jésus au peuple : Ecce Homo nous avons le droit de nous écrier même à cette heure où nous le voyons mourir : Deus! Ecce Deus!

Mais comment la divinité peut-elle nous apparaître dans ce fait essentiellement humain, la mort? Quels traits divins y signalerons-nous?

I. - Le premier qui frappe l'observateur dans les circonstances qui ont entouré la mort du Christ, c'est qu'il l'a prophétisée, annoncée à ses disciples, avec tous les détails qui devaient l'accompagner.

L'avenir pour l'homme c'est l'inconnu ; et nul ne peut dire combien de temps il doit vivre encore, à quelle date et de quelle manière il mourra.

Mais Jésus connaît sa destinée, parce qu'il est Dieu, et il veut en découvrir le douloureux secret à ses disciples. Il sait que sa mort sera pour eux l'effondrement de leurs espérances, et à différentes reprises il essaie de les préparer et de leur faire comprendre la nécessité de son sacrifice.

Plusieurs mois avant sa Passion, en Galilée, il leur dit « qu'il ira à Jérusalem, qu'il souffrira beaucoup de choses, qu'il sera rejeté par les Anciens, les Scribes et les Princes des prêtres, qu'il sera mis à mort et qu'il ressuscitera le troisième jour. »

Les disciples sont consternés, et Pierre, parlant au nom de tous, dit à son Maître : « Non, il ne faut pas qu'il en soit ainsi ; non, cela n'arrivera pas. »

Mais Jésus reprend Pierre durement, et il réaffirme qu'il faut qu'un Dieu souffre et meure pour sauver l'humanité. Bien plus, il faudra que les disciples souffrent et meurent pour le Maître.

Jésus voit déjà la croix dressée devant lui, et il leur dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive! »

Mais quelques jours après, Jésus était transfiguré sur le mont Thabor ; et les apôtres, témoins de sa puissance et de sa gloire, se reprenaient à espérer un Messie vainqueur, rétablissant le royaume d’Israël. C'est pourquoi Jésus descendu du Thabor leur dit, en cheminant vers Capharnaüm : « Mettez bien ces paroles dans votre cœur : Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour après sa mort, il ressuscitera. »

La Transfiguration, par Rubens.
Plusieurs mois se passent, et Jésus, accompagné des apôtres, gravit le chemin montagneux qui conduit de Jéricho à Jérusalem. Béthanie est devant lui et lui offre l'hospitalité. Dans deux jours, il fera son entrée triomphale à Jérusalem, et l'avenir sourira de nouveau à ses disciples, qui verront dans ce triomphe un prélude de son règne.

Mais Jésus leur dit encore ces tristes paroles : « Nous montons à Jérusalem ; tout ce que les Prophètes ont écrit sur le Fils de l'homme va s'accomplir. Il sera livré aux Princes des prêtres, aux Scribes et aux Anciens, et ils le condamneront à mort. Ensuite, ils le livreront aux païens pour être insulté, flagellé et couvert de crachats ; et après qu'ils l'auront flagellé, ils le crucifieront ; et le troisième jour il ressuscitera. »

Encore quelques jours, et cette lugubre prédiction s'accomplira à la lettre. Non seulement Jésus prédit qu'il va mourir, alors qu'il est dans toute la vigueur de l'âge et de la santé. Mais il décrit le genre de mort qu'il va subir et tous les détails de sa douloureuse Passion.

N'est-il pas évident qu'un Dieu seul pouvait prédire des événements avec cette précision ?

II. - Mais  non seulement Jésus a prophétisé sa mort ; il s'est livré librement à ses bourreaux et il a choisi lui-même le genre de mort le plus ignominieux.

La nature humaine ne va pas volontairement au-devant de la mort, et, quand elle s'y dévoue, elle cherche naturellement une mort glorieuse et, autant que possible, la moins douloureuse.

Jésus agit différemment. Il pouvait fuir la mort, il marche à sa rencontre. Quand les soldats vont l'arrêter, il les renverse par terre en prononçant cette seule parole : « C'est Moi ! » S'il voulait les appeler, des légions d'anges viendraient le défendre et le sauver.

Mais il a fait généreusement le sacrifice de sa vie. « Nul ne m'ôte la vie, dit-il, je la quitte de moi-même, j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre. » Et voilà comment on voit humblement soumis à toutes les humiliations et à toutes les tortures celui qui, depuis trois ans, commandait aux éléments, renversait toutes les lois de la nature physique, et ressuscitait les morts.

Seule une vertu divine peut abdiquer à ce point l'exercice de sa souveraineté. Mais pendant que la souveraine puissance de Jésus s'éclipsait ainsi dans sa personne, elle éclatait au dehors. Le soleil s'éclipsait en même temps que son Créateur. Le voile du temple se déchirait, la terre tremblait, les rochers se fendaient, plusieurs tombeaux s'ouvraient et les morts ressuscitaient, et le Centurion, témoin de cette mort extraordinaire, s'écriait : « Cet homme était vraiment le Fils de Dieu ! »

III. - La prédiction de sa mort et la libre détermination avec laquelle il va au-devant, dépassent la nature humaine ; mais sa nature divine se révèle peut-être encore plus éloquemment dans les circonstances de cette mort. Jésus ne pouvait être sauver qu'en se faisant victime, et il fallait que cette victime fût d'un mérite infini. Les sacrifices sanglants que les peuples avaient multipliés pendant quarante siècles avaient pu avoir quelque mérite expiatoire pour les individus, mais ils auraient été insuffisants pour la rédemption du genre humain. Le sacrifice d'un Dieu pouvait seul racheter l'humanité ; il fallait pour cela que ce Dieu eût dans ses veines le sang d'un homme, afin de pouvoir le verser en sacrifice.

Nous croyons avoir déjà montré que Jésus était dans les conditions voulues, étant à la fois Dieu et homme, pour offrir à Dieu le sacrifice nécessaire. Voyons maintenant s'il a vraiment fait son sacrifice d'une manière digne d'un Dieu.

L'heure des ténèbres est venue. Satan triomphe, et Judas va consommer sa trahison. L'auguste Victime est prête à sacrifier tout ce qu'elle est et tout ce qui lui appartient. Le plus grand des biens de l'homme est sa liberté : Jésus sacrifie la sienne. Il se livre aux satellites de Judas. Le voici dans la cour du grand-prêtre les mains liées, ces mains qui ont façonné la terre, et qui ont lancé dans l'espace le soleil, la lune et tous les astres. Ces mains qui s'étendaient naguère pour bénir et pour guérir. Après sa liberté, le bien que l'homme chérit davantage, c'est son honneur et sa gloire. Or, elle était bien éclatante, la gloire de Jésus. On l'appelait le Prophète, le Messie, le Fils de David appelé à rétablir le royaume d'Israël. Mais voici qu'il est arrêté, enchaîné, traduit devant les tribunaux. Voici qu'on le dénonce comme un blasphémateur, un impie, un révolté contre la Loi de Moïse. Il est ennemi de César et il soulève le peuple. Il veut renverser le temple, symbole vénéré de la religion des Juifs. Bien plus, il veut se substituer à Jéhovah, en en se déclarant Dieu lui-même.

On le trouvait bien éloquent naguère, et l'on disait que personne n'avait jamais parlé comme lui. Et maintenant, il a comparu devant les Prêtres et n'a pas su leur répondre. Devant Hérode, il n'a pas dit un seul mot. On l'accuse, et il ne se défend pas.

La Crucifixion de Notre-Seigneur, par Tintoretto
C'est fini, son honneur et sa gloire se sont évanouis.

Conservera-t-il au moins sa réputation d'honnête homme ? Non, elle aussi doit être sacrifiée. Il est mis en parallèle avec Barrabas, voleur, assassin, débauché, et la foule, le suffrage universel, lui préfère Barrabas. Il est plein de santé, et c'est un des grands biens de ce monde. Il est jeune encore, il a devant lui un demi-siècle de vie heureuse, s'il le veut. Il consent à mourir sans plus tarder.

Il lui reste son corps, ce corps si pur et si beau, formé par l'opération du Saint-Esprit dans le sein d'une vierge, et que les anges seuls sont dignes de toucher. Il le livre aux fouets, aux soufflets, à tous les outrages des valets et des bourreaux.

Il avait des vêtements, on l'en a dépouillé. Quelques gouttes de sang coulent encore dans ses veines, il les répand. Et avant de rendre le dernier soupir, il donne sa mère au genre humain qui le fait mourir.

Tout cela n'est-il pas surhumain ? Y a-t-il dans toute l'histoire un homme qui soit mort ainsi ? Non, la nature divine de Jésus se révèle dans sa mort comme dans sa vie ; et Jean-Jacques Rousseau avait raison de dire : « Si la mort de Socrate est d'un Sage, la mort de Jésus-Christ est d'un Dieu. »


-Sir Adolphe-Basile Routhier, De l'homme à Dieu - Essai d'apologétique pour les hommes du monde. Librairie J. P. Garneau. Québec, 1913. Pp. 223-229.