mercredi 29 avril 2015

Le pacte de Dollard




Une verrière de l’église Notre-Dame de Montréal rappelle le pacte de Dollard et de ses compagnons « de ne point demander quartier ».

Nos racines, numéro 8, page 156-157, les éditions T.L.M. 1979

mercredi 15 avril 2015

Une toile de sainte Anne




 
Au début du XVIIIe siècle, le navire de guerre sur lequel se trouve monsieur Gabriel Roger échappe miraculeusement aux glaces. Pour remercier sainte Anne, qu’il croit être responsable de son salut, le marchand commande une toile qu’il donne en 1717 à l’église de Saint-Anne-de-Beaupré, et fait chanter une messe d’action de grâces.
 
Nos racines, numéro 2, p.34 et 35, les éditions T.L.M. 1979


mardi 7 avril 2015

Le programme catholique de 1871

La base électorale des Canadiens français.


« Notre pays, soumis au régime constitutionnel, aura dans peu de temps à choisir ses représentants. Ce simple fait soulève nécessairement une question que notre devoir de journaliste catholique nous oblige de résoudre, et cette question doit se poser comme suit :
Quelle doit être l'action des électeurs catholiques dans la lutte qui se prépare, et quelle doit être leur ligne de conduite dans le choix des candidats qui solliciteront leurs suffrages ?
Nous croyons pouvoir répondre à cette question d'une manière satisfaisante en donnant quelque développement aux idées exprimées par Sa Grandeur Mgr l'Evêque des Trois-Rivières dans sa dernière Lettre Pastorale. Voici les lignes que nous y trouvons :
« Les hommes que vous envoyez vous représenter dans la législature sont chargés de protéger et de défendre vos intérêts religieux, selon l'esprit de l'Église, autant que de promouvoir et sauvegarder vos intérêts temporels. Car les lois civiles sont nécessairement en rapport sur un grand nombre de points avec la religion. C'est ce que les pères du Concile disent clairement dans leur décret.
Vous devez donc vous assurer prudemment que le candidat à qui vous donnez vos suffrages est dûment qualifié sous ce double rapport et qu'il offre, moralement parlant, toutes les garanties convenables pour la protection de ces graves intérêts.
Nous devons sans doute rendre grâce à Dieu de la pleine et entière liberté que la constitution de notre pays accorde en droit au culte catholique de se régir et de se gouverner conformément aux règles de l'Église.
C'est par un choix judicieux de vos législateurs que vous pourrez vous assurer la conservation et la jouissance de cette liberté la plus précieuse de toutes, et qui doit donner à vous premiers pasteurs l'immense avantage de pouvoir gouverner l'Église du Canada selon les prescriptions et directions immédiates du Saint-Siège et de l'Église romaine, la mère et la maîtresse de toutes les églises. »
Ces conseils dictés par la sagesse, seront compris, nous l'espérons, par tous les électeurs catholiques de la Province de Québec. Il est impossible de le nier, la politique se relie étroitement à la religion, et la séparation de l'Église et de l'État est une doctrine absurde et impie. Cela est particulièrement vrai du régime constitutionnel qui, attribuant au parlement tout pouvoir de législation, met aux mains de ceux qui le composent une arme à double tranchant qui pourrait être terrible.
C'est pourquoi il est nécessaire que ceux qui exercent ce pouvoir législatif soient en parfait accord avec les enseignements de l'Église. C'est pourquoi il est du devoir des électeurs catholiques de choisir pour leurs représentants des hommes dont les principes soient parfaitement sains et sûrs.
L'adhésion pleine et entière aux doctrines catholiques romaines en religion, en politique et en économie sociale, doit être la première et la principale qualification que les électeurs catholiques devront exiger du candidat catholique. C'est le criterium le plus sûr qui devra leur servir à juger des hommes et des choses. On comprend qu'il ne peut être ici question des protestants auxquels nous laissons la même liberté que nous réclamons pour nous-mêmes.
Ces prémisses posées, il est facile d'en déduire des conséquences qui serviront de guide aux électeurs. Mais pour établir des règles pratiques dont l'application soit facile, il faut tenir compte des circonstances particulières où notre pays est placé, des partis politiques qui s'y sont formés et de leurs antécédents.
Nous appartenons en principe au parti conservateur, c'est-à-dire, à celui qui s'est constitué le défenseur de l'autorité sociale. C'est assez dire que par le parti conservateur nous n'entendons pas toute réunion d'hommes n'ayant d'autre lien que celui de l'intérêt et de l'ambition personnelle, mais un groupe d'hommes professant sincèrement les mêmes principes de religion et de nationalité, conservant dans leur intégrité les traditions du vieux parti conservateur qui se résument dans un attachement inviolable aux doctrines catholiques et dans un dévouement absolu aux intérêts nationaux du Bas-Canada.
Dans la situation politique de notre pays, le parti conservateur étant le seul qui offre des garanties sérieuses aux intérêts religieux, nous regardons comme un devoir d'appuyer loyalement les hommes placés à sa tête.
Mais ce loyal appui doit être subordonné aux intérêts religieux que nous ne devons jamais perdre de vue. Si donc il existe dans nos lois des lacunes, des ambiguïtés ou des dispositions qui mettent en péril les intérêts des catholiques, nous devons exiger de nos candidats un engagement formel de travailler à faire disparaître ces défauts de notre législation.
Ainsi, la presse religieuse se plaint avec raison que nos lois sur le mariage, sur l'éducation, sur l'érection des paroisses et sur les registres de l'état civil sont défectueuses, en ce qu'elles blessent les droits de l'Eglise, gênent sa liberté, entravent son administration ou peuvent prêter à des interprétations hostiles. Cet état de choses impose aux députés catholiques le devoir de les changer et modifier selon que Nos Seigneurs les Evêques de la Province pourraient le demander afin de les mettre en harmonie avec les doctrines de l'Eglise catholique romaine. Or, pour que les députés s'acquittent plus diligemment de ce devoir, les électeurs doivent en faire une condition de leur appui. C'est le devoir des électeurs de n'accorder leurs suffrages qu'à ceux qui veulent se conformer entièrement aux enseignements de l'Eglise relativement à ces matières
Concluons donc en adoptant les règles générales suivantes dans certains cas données.
1. Si la lutte se fait entre deux conservateurs, il va sans dire que nous appuierons celui qui acceptera
le programme que nous venons de tracer.
2. Si, au contraire, elle se trouve engagée entre un conservateur d'une nuance quelconque, et un adepte de l'école libérale, nos sympathies actives seront pour le premier.
3. Si les seuls candidats qui s'offrent à nos suffrages dans un comté sont tous libéraux ou oppositionnistes, nous devons choisir celui qui souscrira à nos conditions.
4. Enfin, dans le cas où la contestation serait engagée entre un conservateur rejetant notre programme et un oppositionniste quand même l'acceptant, la position serait plus délicate. Voter pour le premier serait nous mettre en contradiction avec la doctrine que nous venons d'exposer. Voter pour le second serait mettre en péril ce parti conservateur que nous voudrions voir puissant. Quel parti prendre entre ces deux dangers ? Nous conseillerions alors l'abstention des électeurs catholiques.
On comprend néanmoins que ces règles posées laissent encore aux électeurs une certaine liberté d'action qui dépendra des circonstances particulières de chaque comté et des antécédents de chaque candidat. Au reste, nous avons tenu à mettre surtout en évidence les convictions et les qualifications religieuses que les électeurs doivent exiger de ceux qui sollicitent leurs suffrages. Il est utile d'ajouter que pour faire prévaloir leurs convictions religieuses, il faut chez les députés l'intelligence et l'instruction. Après s'être assurés des principes religieux des candidats, il faudra donc en second lieu s'efforcer de faire parvenir en chambre la plus grande somme possible d'intelligence et d'instruction
Nous réprouverions donc toute action ministérielle qui tendrait à éliminer de l'arène parlementaire des hommes capables de rendre service à la cause catholique et nationale, sous le prétexte qu'ils gêneraient quelques ambitions. Composer la représentation de ministres dociles et impuissants serait certainement un grand mal qu'il faut éviter.
En deux mots, nous voulons sauvegarder à la fois l'honneur de la Patrie et la liberté de l'Eglise, et tout notre programme peut se résumer dans ce mot: « Religion et Patrie » .

Le Journal des Trois Rivières, le 20 avril 1871.


À la lumière de ces informations, est-ce que nous pouvons aujourd'hui, en l'an 2015, accorder des votes à un quelconque parti soit provincial ou fédéral? Non. A l'époque, la grande majorité de la population était catholique. Il était toujours possible de s'y impliquer. De nos jours c'est tout le contraire. Il n'y a qu'une infime minorité de catholiques et il n'est plus possible de s'y impliquer. Tout le système politique et social a été verrouillé et cadenassé. Les médias sont les chiens de garde du système. Prudence à celui qui voudrait faire de la politique catholique! Il serait ignoré, humilié ou calomnié par des pseudos « tête à Papineau » médiatiques, à la botte de la judéo-maçonnerie. Notre combat, notre croisade comme disait Mgr Lefebvre, est tout autre. Il est à reconstruire la cité catholique par ses fondements : familles pieuses, dévouement généreux dans le travail, propagation de la doctrine catholique et l'amour de la patrie. Bref, pour nous Canadiens-français, il est à conserver et promouvoir ces si belles valeurs traditionnelles qui font de nous des Catholiques, des Français, et qui nous ont permis de résister aux tempêtes tout au cours de notre histoire. Afin qu'on puisse dire en 2016 que nous sommes d'un peuple qui ne sait pas mourir. Courage! Tous au travail, le Canada-français renaîtra!

samedi 4 avril 2015

La croix de Gaspé


 
 
Le 24 juillet 1534, Jacques Cartier plante une croix à Gaspé et prend possession du territoire au nom du roi de France.
Pendant plusieurs années on s’est demandé quel était l’emplacement exact de la croix. Le curé C.-E. Roy, de Gaspé, affirme «que c’est sur la pointe du bassin, dans le sens accepté par le langage populaire, et sur aucune autre – pas même celle de l’hôpital – que Cartier planta sa croix; sur la pointe elle-même et non dans le flanc ou sur le sommet de la montagne qui la domine».
Nos racines, p.57, les éditions T.L.M. 1979