mercredi 18 avril 2018

D&P - L’Église « catholique » de Québec trompe ses fidèles…




Dans une publication sur Facebook datée du 14 avril 2018, l’Église Catholique de Québec annonce son soutien et sa confiance envers l’organisme Développement & Paix. Cet organisme, qui organise le « carême de partage » dans les diocèses canadiens pour se financer et bien exploiter la charité des fidèles trompés, a eu des orientations douteuses (théologie de la libération, modernisme, progressisme, etc..) dès sa fondation.

Après une saga concernant le soutien de l’organisme envers des organisations faisant la promotion de l’avortement dans les années 2000, une mise sous tutelle fantoche des évêques canadiens, en 2011,  avait supposément mis de l’ordre chez D&P.

Quelques paragraphes plus bas, des fidèles s’indignent (concernant les activités de D&P avant la tutelle)

L’Église « catholique » de Québec rétorque :

«  Développement et Paix cesse son partenariat lorsqu'un organisme démontre des incohérences avec l'enseignement de l'Église. »

Tout n’est que tromperie!

Dans une enquête publiée par nous le 26 avril 2016, notre conclusion était que malgré la tutelle;

« Des organismes canadiens, faisant la promotion de l’avortement au Canada et au Québec, sont actuellement financés par Développement et Paix année après année, sous le nez des évêques. »


Cette enquête était basée sur le rapport annuel de revenus de l’organisme fait à l’Agence de Revenu du Canada pour l’année 2015. Tous les diocèses « catholiques » de la province ont été informés des résultats de cette enquête ainsi que la Conférence des Évêques catholiques du Canada. Maintenant que le rapport annuel pour l’année 2016 est disponible, nous pouvons constater la stabilité des financements que nous avons déjà dénoncés.

Pour l’année 2016;

1- Le Centre Justice et Foi, le bras laïc des jésuites canadiens, recevait un don de 20 000$, dont 6000$ étaient utilisés à des fins politiques.


La directrice de l’organisme, Elisabeth Garant, est bien connue pour avoir contesté les positions antiavortement du cardinal Ouellet dans une lettre ouverte aux médias en 2010.

« Autrement dit, l'expérience et la parole des femmes concernées par une décision aussi cruciale que celle de poursuivre ou non une grossesse non désirée doivent être entendues, respectées et prises en compte dans l'élaboration du discernement moral. Malheureusement, dans l'Église catholique, c'est encore une hiérarchie constituée uniquement de clercs masculins et célibataires, excluant systématiquement les femmes, qui définit le discours officiel – particulièrement sur les questions d'éthique sexuelle. » (source)

2-  L’Église Unie du Canada reçoit année après année, pour sa part, quelques dizaines de milliers de dollars de Développement & Paix.

Pour 2016, elle recevait 50 000$, dont 25 000$ servaient à des fins politiques.
Outre le fait que nous pouvons sérieusement nous questionner sur la pertinence d’un si gros financement à un organisme protestant de la part d’un organisme catholique, il ne faut pas oublier l’agenda pro-avortement de l’Église Unie.
En 2010, l’Église Unie du Canada se joignait au mouvement d’opposition aux politiques pro-vie du Parti Conservateur.

La position officielle de l’Église Unie est exprimée dans une lettre au premier ministre de l’époque, Stephen Harper, intitulée: Access to Abortion for Women in Developing Nations.(source)
En voici un extrait significatif:

« We are glad to learn that your emphasis on maternal health will likely cover sexual and reproductive health-care services, including family planning. Hundreds of thousands of women lose their lives every year due to causes related to childbirth and pregnancy.Therefore, we encourage you to include access to safe and legal abortions as part of that care . »

La lettre, complètement disparue sur leur  site officiel, a été retrouvée avec l’aide de l’outil de recherche Archive.org(source)

3- L’Organisme Steelworkers Humanity fund, un organe philanthropique du syndicat des METALLOS basé à Toronto, est présent depuis au moins 2011 dans les rapports fiscaux de D&PIl recevait la somme de 2000$ en 2016.

La présidente du local torontois du syndicat United Steel Workers est Carolyn Egan (source), elle est également vice-présidente du Steelworkers Humanity Fund. (source)

Carolyn Egan
  est la directrice et porte-parole d’un autre organisme nommé Ontario Coalition of Abortion Clinics (coalition ontarienne des cliniques d’avortement) (source) (autre source)et porte-parole de Abortion Rights Coalition of Canada (coalition pour le droit à l’avortement au Canada). (source)
Elle est également présidente du chapitre canadien de l’Internationale Socialiste. (source)
Outre l’activisme de la vice-présidente mentionné plus haut, on peut également constater que le susdit syndicat fait la promotion de la théorie du genre. (source)

***
Que faut-il de plus à la Conférence des Évêques Catholiques du Canada et à l’Église Catholique de Québec pour finalement ébranler leur confiance envers D&P?

Année après année, la grande arnaque de ces gens qui se disent catholiques, mais ne le sont plus continue et on rassure les fidèles avec cet odieux mensonge :

«  Développement et Paix cesse son partenariat lorsqu'un organisme démontre des incohérences avec l'enseignement de l'Église. »


samedi 23 avril 2016

Développement & Paix - La subversion continue

Carolyn Egan, de Steelworkers Humanity Fund. Cet organisme syndical canadien est financé par D&P.

En 2011, suite à un scandale de collaboration financière à des organismes communautaires mexicains pro-avortement, la  Conférence des Évêques Catholiques du Canada (CECC) mettait l’organisme Développement & Paix sous tutelle. Ils prétendent aujourd’hui avoir réglé le problème des financements douteux chez cet organisme d’aide internationale - qu’ils parrainent toujours. (source)

De la poudre aux yeux…

Des organismes canadiens, faisant la promotion de l’avortement au Canada et au Québec, sont actuellement financés par Développement et Paix année après année, sous le nez des évêques.

Encore en 2015, selon le rapport annuel de l’organisme à l’Agence de Revenu du Canada, ces organismes ont reçu leur don annuel. (source)



1-      L’Organisme Steelworkers Humanity fund, un organe philanthropique du syndicat des METALLOS basé à Toronto, est présent depuis au moins 2011 dans les rapports fiscaux de D&P. Il recevait la somme de 5000$ en 2015.

La présidente du local torontois du syndicat United Steel Workers est Carolyn Egan (source), elle est également vice présidente du Steelworkers Humanity Fund. (source)

Carolyn Egan  est la directrice et porte-parole d’un autre organisme nommé Ontario Coalition of Abortion Clinics (coalition ontarienne des cliniques d’avortement) (source) (autre source) et porte-parole de Abortion Rights Coalition of Canada (coalition pour le droit à l’avortement au Canada). (source)

Elle est également présidente du chapitre canadien de l’Internationale Socialiste. (source)

Outre l’activisme de la vice-présidente mentionné plus haut, on peut également constater que le susdit syndicat fait la promotion de la théorie du genre. (source)  


2-      Un autre organisme qui reçoit un financement de D&P de manière assidue se nomme Entraide Missionnaire.

L’organisme - qui recevait un don de 36 000$ en 2015 -, présentait en septembre de la même année un congrès intitulé Droits des femmes : des luttes toujours actuelles. Voici quelques extraits qui nous permettent de comprendre rapidement l’orientation du congrès et la promotion de l’avortement qu’on a pu y faire :

« La première conférencière, Michèle Asselin, trace magnifiquement le parcours du mouvement féministe pour les droits des femmes au long des cinq dernières décennies. Elle mentionne les leviers qui ont contribué à l’émancipation des femmes au Québec : l’accès à la contraception, à l’éducation, à l’emploi donnant aux femmes la liberté, les clés du savoir et l’autonomie économique. » (source)

« Il faut une révolution au niveau des Églises », a lancé Julienne Lusenge ; c’était aussi l’idée sous-jacente à l’exposé de Marie-Andrée Roy. [...] Marie-Andrée Roy a souligné le fait qu’on retrouve certains traits communs chez les fondamentalistes concernant la question des femmes. On y exalte leurs qualités spécifiques, y évoquant la complémentarité des sexes plutôt que leur égalité. Le corps des femmes y est sous haute surveillance avec des règles érigées pour elles, que ce soit pour l’usage de la contraception ou pour l’accès à l’avortement... » (source)

3-      Le Centre Justice et Foi, le bras laïc des jésuites canadiens, recevait lui aussi un don de 20 000$ en 2015.

La directrice de l’organisme, Elisabeth Garant, est bien connue pour avoir contesté les positions antiavortement du cardinal Ouellet dans une lettre ouverte aux médias en 2010.

« Autrement dit, l'expérience et la parole des femmes concernées par une décision aussi cruciale que celle de poursuivre ou non une grossesse non désirée doivent être entendues, respectées et prises en compte dans l'élaboration du discernement moral. Malheureusement, dans l'Église catholique, c'est encore une hiérarchie constituée uniquement de clercs masculins et célibataires, excluant systématiquement les femmes, qui définit le discours officiel – particulièrement sur les questions d'éthique sexuelle. » (source)

4-      L’Église Unie du Canada reçoit année après année, pour sa part, quelques dizaines de milliers de dollars de Développement & Paix.

Pour 2015, elle recevait 50 000$, dont 20 000$ servaient à des fins politiques.

Outre le fait que nous pouvons sérieusement nous questionner sur la pertinence d’un si gros financement à un organisme protestant de la part d’un organisme catholique, il ne faut pas oublier l’agenda pro-avortement de l’Église Unie.

En 2010, l’Église Unie du Canada se joignait au mouvement d’opposition aux politiques pro-vie du Parti Conservateur.

La position officielle de l’Église Unie est exprimée dans une lettre au premier ministre de l’époque, Stephen Harper, intitulée: Access to Abortion for Women in Developing Nations. (source)

En voici un extrait significatif:

« We are glad to learn that your emphasis on maternal health will likely cover sexual and reproductive health-care services, including family planning. Hundreds of thousands of women lose their lives every year due to causes related to childbirth and pregnancy. Therefore, we encourage you to include access to safe and legal abortions as part of that care . »

La lettre, complètement disparue sur leur  site officiel, a été retrouvée avec l’aide de l’outil de recherche Archive.org. (source)

Au moins, la Conférence des Évêques Catholiques du Canada n’a pas à se sentir délaissée par l’organisme complètement désorienté qu’elle parraine. Elle figure finalement en tête des dons annuels avec une offrande de 159 985$ pour l’année fiscale 2015. (source)

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Si la CECC remarquait la paille dans l’œil des militants sociaux catholiques du Mexique en 2011, ils n’ont visiblement jamais remarqué la poutre qui leur crève les paupières ici même au Canada, encore en 2016.

Nous l’affirmons sans aucun doute:

Contribuer financièrement aux activités de l’organisme Développement & Paix -  que ce soit par un don personnel ou via une quête diocésaine -  comporte un risque grave de financer involontairement la propagande de certains mouvements antichrétiens.

mardi 19 avril 2016

Évêques canadiens : 115 000 dollars à l’Église Unie chaque année



Monseigneur Lépine nous le rappelait dans une entrevue qu’il a donnée le Vendredi Saint au Journal de Montréal (26/03/2016):

«Nous n’avons pas un fonds de placement immense dont les intérêts nous permettent de vivre, peu importe ce qui arrive. On s’appuie sur la générosité de nos fidèles et c’est ça, notre fragilité. Il s’agit que les gens donnent moins à la quête une année et il y a un problème.»


Ce qu’il néglige de mentionner, c’est que les diocèses du Québec et des autres provinces financent avec cet argent, chaque année, des organismes communautaires qui sont loin d’être catholiques.

Rien de surprenant si l’on sait que l’exemple le plus grave nous est donné par la Conférence des Évêques Catholiques du Canada (CECC), organe directeur de tous les évêques canadiens (où siègent d’ailleurs Mgr Lépine et Mgr Lacroix).

En effet, selon la dernière déclaration (2014) de la CECC  faite à l’Agence de Revenu du Canada, sur les 782 640 $ donnés à 19 organismes :

Les diocèses du Nord canadien (Baie-James, Whitehorse, Baie d’Hudson…) reçoivent chacun 55 000$ du « trésor » catholique.

L’Archidiocèse de St-John reçoit 48 000$.

L’Archidiocèse de Québec reçoit 10 000$.

Alors que la majorité des dons aux organismes varient entre 965$ et 80 000$, quelques éléments suspects apparaissent de façon récurrente :

L’Église Unie du Canada, obédience protestante libérale connue pour ses nombreuses hérésies (promotion de l’avortement et de la contraception, ministère des femmes et des sodomites), reçoit annuellement son cachet de 115 000$. En 2014, cela constituait 14% des dons faits par la CECC.

De 2010 à 2014, dans toutes les déclarations annuelles fournies à l’Agence de Revenu du Canada apparait  - parmi les dons aux diocèses en difficulté et aux divers organismes – le fameux montant de 115 000$ à l’Église Unie.

La Conférence des Évêques Catholiques du Canada n’a jamais caché sa nouvelle orientation œcuméniste postconciliaire, mais depuis quand cet œcuménisme participe au financement des sectes protestantes avec l’argent des catholiques?

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SOURCES:

Le profil de l’organisme des évêques canadiens, CONCACAN INC.

Dernière déclaration de CONCACAN INC à l’Agence de Revenu du Canada

L’Église Unie et sa morale reproductive douteuse – document éffacé retrouvé en « cache »


Un bon exemple d’activité LGBT chapeautée par l’Église Unie 
http://saffirmerensemble.ause.ca/conference-annuelle-2016/

Liste des évêques canadiens qui dirigent le CECC
http://donate2charities.ca/en/CONCACAN.INC.._.0_118871698RR0001

L’entrevue du Vendredi Saint Monseigneur Lepine, tolérance de l’islam, état des finances des diocèses…
http://www.journaldemontreal.com/2016/03/25/leglise-de-montreal-a-la-defense-des-musulmans

dimanche 31 janvier 2016

Les diocèses canadiens et la crise en Syrie



Extrait de la chronique Le Tocsin tiré du dernier numéro de la revue Le Carillon.

Le Carillon - No.7 - Haut les cœurs!

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Depuis quelques décennies, la majorité des groupes d’action catholique au sein des diocèses canadiens sont imprégnés de la culture socialiste d’un organisme prétendument catholique, mais ouvertement marxiste, nommé Développement et Paix.

Les diocèses canadiens, en collaboration avec Développement et Paix, brassaient de la grosse piastre dernièrement dans leur campagne de parrainage des réfugiés. Dans le diocèse de Toronto, ce sont près de 3,1 millions de dollars qui ont été recueillis. Aux dernières nouvelles, au moins 15 millions auraient été amassés dans tout le Canada pour l’aide humanitaire aux réfugiés syriens.

Le nouveau président de Développement et Paix, Jean-Denis Lampron, dressait un bilan sommaire des campagnes de l’organisme, le 6 décembre dernier, dans une entrevue au journal L’Express de Drummondville : « Selon les chiffres qu’il avance, 600 millions de dollars en aide humanitaire ont été donnés jusqu’à maintenant par l’organisme. Avec cette somme, 15 000 projets ont pu être réalisés dans le monde. »

Si Développement et Paix était un organisme véritablement voué à la propagation de la Doctrine catholique, les 312 églises vendues, fermées ou transformées à ce jour, selon les plus récentes données de l’enquête du Conseil du patrimoine religieux du Québec, auraient peut-être eu une chance de survie.

Pour ne pas que notre principe de charité chrétienne soit assimilé par le principe de la philanthropie humaniste des francs-maçons, rappelons-nous quelques concepts de base :


« Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de sa famille, il a renié sa foi, et il est pire qu’un infidèle. »
(Saint Paul, 1 Timothée, 5, 8)


« Comme tu ne peux être utile à tous, tu dois surtout t’occuper de ceux qui, selon les temps et les lieux ou toutes autres opportunités, te sont plus étroitement unis comme par un certain sort; par sort en effet, il faut entendre quiconque t’est lié temporellement et qui adhère à toi, ce qui fait que tu choisis de l’avantager. »
(Saint Augustin, Doctrine chrétienne, L. I, ch. 28)


« Il faut que l’affection de l’homme soit ordonnée par la charité que d’abord et principalement il aime Dieu, ensuite soi-même, enfin le prochain, et parmi les prochains, davantage ceux qui sont les plus proches et plus à même de nous aider. »
(Saint Thomas d’Aquin, Compendium theologiae)


« La loi naturelle nous ordonne d’aimer d’un amour de prédilection et de dévouement le pays où nous sommes nés et où nous avons été élevés. »
(Léon XIII, Sapientiae Christianae, 10 janvier 1890)
-Kenny Piché
Le Tocsin - Actualités religieuses du Québec et d’ailleurs
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lundi 11 janvier 2016

Dix années d’acharnement contre la croix de Sainte-Adèle


« Stat Crux dum volvitur orbis - La croix demeure tandis que le monde tourne »

-Devise de l’ordre des Chartreux


Brève histoire du litige

La croix de Sainte-Adèle fut érigée en 1927 à l’occasion du 75ème anniversaire de la fondation de la paroisse. Installée sur la plus haute montagne du village, le Sommet bleu, sur un terrain donné à l’époque par la famille Lamoureux.

Après avoir attiré l’attention des regards pieux pendant 80 ans, le site de la croix de Sainte-Adèle allait devenir le théâtre d’une étrange lutte territoriale entre la municipalité  et la famille Lupien. Les hostilités commençaient dès la construction du château de cette dernière à partir de 2004.

Monsieur Marc Lupien et madame Lise Proulx, après avoir fait ériger leur immense demeure  si près de la croix que cela en est ridicule, se sont acharnés avec des moyens financiers quasi illimités à obtenir le contrôle des petits terrains appartenant encore à la ville – particulièrement celui où se dresse le monument. La croix faite d'acier, sur laquelle sont installées plusieurs antennes, mesure 60 pieds de haut.

Dans les pages du dernier jugement en date, rendu par la Cour supérieure en août 2014 et qui donne raison à la ville quant aux méthodes utilisées pour l’entretient de la Croix, nous trouvons aux paragraphes 25 et 26 un résumé assez significatif :

« [25]        Lise Proulx et Société en commandite s’opposent pour leur part à l’installation par la Ville sur la Croix d’un système de télémétrie pour contrôler l’approvisionnement en eau sur son territoire et à la poursuite de l’illumination de la Croix.

[26]        Les parties se verront, dans ce contexte, engagées dans une saga judiciaire d’une envergure incroyable. Le présent recours n’est que l’un des nombreux recours introduits devant les tribunaux tant de juridiction civile que pénale : en l’instance, la requête introductive fait environ 80 paragraphes, la défense et demande reconventionnelle plus de 325, la réponse et défense reconventionnelle plus de 240, le procès a duré 18 jours et plus de 325 pièces et 232 pages de plans de plaidoirie ont été produites. »
 
Vue par satellite (Google maps) du sommet bleu.

Pour l’instant, le tribunal donne raison à la ville de Sainte-Adèle, qui garde le contrôle de ses terrains et qui pourra continuer d’assumer l’éclairage de la croix. L’affaire n’est toutefois pas terminée puisque les Lupien se feront entendre en appel.

Pour l'instant, la Cour supérieure « [222]     ORDONNE aux défenderesses de ne rien faire pour empêcher la demanderesse et ses représentants d’avoir en tout temps accès à la Croix; »


Un élément ignoré du grand public

Le comportement de la famille Lupien demeure intrigant et leurs motivations sont pour l’instant insaisissables. Ils ont eux-mêmes dépensé plusieurs millions en frais juridiques dans cette affaire, sans compter les frais de main d’œuvres déboursés pour toutes leurs tentatives de réaménagement paysager. De l’installation d’un portail de sécurité électronique aux plaintes sur la couleur des ampoules utilisées sur la croix, en passant par le remblai du sentier utilisé par la ville – pratiquement tout a été essayé pour nuire à l’entretien (par la ville) de notre symbole chrétien depuis 10 ans.

Un élément surprenant a toutefois été ignoré autant par les médias que par les tribunaux.

Le Registre des entreprises du Québec révèle la création en 2006, par la famille Lupien, d’un organisme à but non lucratif voué à la : « PROTECTION ET MAINTIEN (des) TERRAINS SUR LESQUELS SONT LA CROIX (et à la) PROTECTION DU PATRIMOINE DE LA CROIX DE STE-ADELE, QC »

L’organisme nommé « REGROUPEMENT CATHOLIQUE POUR LA PROTECTION DU PATRIMOINE RELIGIEUX, HISTORIQUE, CULTUREL ET ENVIRONNEMENTAL DU SOMMET ET DE LA CROIX DE SAINTE-ADÈLE » n’a jamais accompli ses fonctions de manière légitime depuis 2006 - quoi que toujours actif selon le registre – puisque la ville s’est efforcée d’entretenir ses installations malgré les entraves des propriétaires du château.

La création de cet organisme est malheureusement passée inaperçue, mais elle indique clairement que les Lupien ont l’ambition d’assumer eux même l’entretien de la croix et des terrains qui appartiennent toujours à la ville depuis le début de l’affaire. De quoi nous laisser perplexes quand on sait que le même groupe de personnes, sous le nom d’autres compagnies, exige avec beaucoup d’acharnement l’extinction de la croix.


Le curé démocrate de la paroisse

Le curé de la paroisse, l’abbé André Daoust, n’a jamais parlé du « regroupement catholique » des Lupien dans les médias. Il ne semble pas connaitre cette « initiative » de la famille en 2006. Il raconte dans les pages du journal local Accès du 17 septembre 2014 qu’il a espoir d’un règlement à l’amiable sans prendre parti ni pour l’un ni pour l’autre des belligérants.

Il rappelle ensuite aux lecteurs qu’il a tenté de mettre sur pied un « Comité de la croix » et que le diocèse s’est vite chargé de le ramener à l’ordre en avortant le projet. En effet, l’erreur moderniste de « liberté religieuse » que les évêques canadiens professent depuis Vatican II les garde bien de défendre de près ou de loin tout ce qui s’approche d’un culte public et traditionnel à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

L'abbé Daoust devant les limites du terrain des Lupien
Le 15 décembre 2015, le curé récidive dans les pages du Journal de Montréal. Cette fois, le ton a changé : la ville a gagné sa cause, mais puisque Marc Lupien redouble d’ardeur en déposant une dizaine de nouvelles requêtes,  il est temps de baisser les bras. Loin d’exiger l’entretien de la croix par des autorités compétentes à tout prix, il s’inquiète plutôt du portefeuille des citoyens.

«Plus ça dure, plus ça coûte cher aux citoyens, dénonce le curé Daoust. Marc Lupien est rendu à sa quatrième offre (7 000 000$) pour régler, mais la Ville s’acharne à ne pas négocier. Il faut jeter les armes de la rancœur. Après tout, c’est juste une croix!»

Cet argument est celui d’un laïciste – pour nous autres catholiques, mieux vaut avoir une croix au dessus de la tête que de l’argent dans les poches. C’est le symbole de toute une population, de son culte au Bon Dieu, et il ne doit pas être détérioré après 90 ans d’entretien pour l’accommodement de deux ou trois personnes aux ambitions nébuleuses. Ces offres de Marc Lupien ressemblent à des demandes de rançons pour la croix qu'il tient en otage.

S’ils réussissent à plonger cette immense croix illuminée dans l’anonymat de la noirceur, c’est nous catholiques qui en premier allons la rallumer! Que votre règne arrive, dit-on chaque fois dans le Pater. N’est-ce pas la une des meilleures façons de montrer au monde qu’ici c’est Dieu qui règne, que d’entretenir cette immense croix qui brille à Saint-Adèle?

L’abbé Daoust, au lieu de dire que « c’est juste une croix », aurait plutôt intérêt à rappeler aux catholiques la vraie valeur de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ et l’importance de veiller à ce qu’elle soit bien entretenue malgré le litige et peu importe le règlement de l’affaire.

Si un prêtre ne peut régler un litige juridique, qu’il s’efforce au moins d’entretenir l’amour et le respect de la croix chez ses fidèles.

 
Face à l’offensive à venir

Les dépenses de la ville de Sainte-Adèle, liées aux problèmes juridiques et à l’entretien du site de la croix compliquées par la présence du château des Lupien, sont un argument de plus en plus pesant dans la bouche des laïcistes. Il est dommage que même le curé du village en soit réduit à des arguments économiques.
Il semble clair que le clan du château sur le sommet bleu, de son côté, ne s’en fait pas trop avec les millions d’investissement, la cause leur tient à cœur.

Si des mouvements militants pour la « laïcité de l’état » ne se sont pas encore manifestés ouvertement, il faut admettre que le climat de tension à Sainte-Adèle leur est de plus en plus favorable: une ville dépense de plus en plus d’argent public pour « juste une croix » sur une montagne.

Les catholiques ne doivent pas attendre après les initiatives officielles de la paroisse où du diocèse, elles ne viendront jamais. Ils doivent faire sentir dès maintenant qu’ils sont des soldats du Christ, des militants, par le Baptême et la Confirmation, et exiger qu’on n’insulte pas la croix par une si ridicule chicane de « voisins ».

Le REGROUPEMENT CATHOLIQUE POUR LA PROTECTION DU PATRIMOINE RELIGIEUX, HISTORIQUE, CULTUREL ET ENVIRONNEMENTAL DU SOMMET ET DE LA CROIX DE SAINTE-ADÈLE, discrètement fondé par la famille Lupien dans les premières années de l’affaire, n’a jamais rien fait pour prouver qu’il était vraiment catholique. Le comportement des administrateurs de l’entreprise nous permet d’en douter.

Peu importe l’issue de cette lutte juridique, les catholiques des Laurentides doivent persister dans leur dévotion à la Sainte Croix et lutter pour la préservation du prestigieux monument.

Qu’elle brille, qu’elle brille plus encore, la croix du sommet bleu, et que les catholiques se dressent pour la défendre chaque fois qu’elle est menacée.


*** SOURCES ***


Qui est l’abbé Daoust:
Histoire de la croix de Sainte-Adèle:
Le « Regroupement catholique » de Lupien dans le Registre des entreprises du Québec:

dimanche 10 janvier 2016

Le Tocsin - Évêques canadiens, morale et immigration


Extrait de la chronique Le Tocsin - Le Carillon - No.6 - Novembre 2015

Dans une lettre envoyée aux principaux chefs des partis politiques du Canada, le 30 septembre dernier suite à leur
Assemblée plénière, les évêques du Canada prétendent maintenant faire la morale aux politiciens en matière d’immigration.

On y apprend, entre autre, qu’un montant de 14 millions à déjà été accumulé pour l’aide aux migrants syriens et qu’il sera mis entre les mains de Développement & Paix, un organisme bien connu pour son financement de programmes d’avortement et de contraception dans les pays pauvres.

Pourquoi les évêques canadiens s’entêtent-ils à financer Développement & Paix, qui dilapidait déjà 10 000 000 $ dans la corruption des mœurs au tiers-monde suite à sa dernière campagne « carême de partage » ?
 
Cette fois, ce sont encore des dizaines de millions de dollars provenant de l’aumône canadienne et du gouvernement qui disparaitront, pendant que nos pauvres à nous sont privés de charité chrétienne et que nos paroisses font faillite les unes après les autre.
 
C’est bien vrai qu’il n’y a plus de thomistes dans nos séminaires canadiens.

« Il faut que l’affection de l’homme soit ordonnée par la charité. Que d’abord et principalement il aime Dieu, ensuite soi-même, enfin le prochain, et parmi les prochains, davantage ceux qui sont les plus proches et plus à même de nous aider. »
-Saint Thomas d’Aquin, Compendium theologiae

 
 
 
Kenny Piché
Le Carillon

 

 
 

mercredi 9 décembre 2015

Le maçonnisme dans tous les domaines


« Par l’organisme qu’elle s’est donnée, la franc-maçonnerie a trouvé le moyen de se procurer, dans toutes les classes de la société, d’innombrables complices qui, alors même qu’ils la déteste, travaillent avec elle et pour elle. Et cela, par la propagande des idées qu’elle a intérêt à répandre »

Mgr Henri Delassus,
La Conjuration antichrétienne


***
 
L'esprit maçonnique

 
On appel maçonnisme l’esprit que la secte répand au travers le monde par la suggestion de ses idées.

L’espagnol Don Sarda y Salvany dresse un portrait assez complet des idées que la maçonnerie propose pour tous les domaines de la société dans son ouvrage Le Mal social, ses causes, ses remèdes.
 

***

 



 
1- La religion.
 
Nous avons entendu la maçonnerie dire dans ses loges que le but auquel doivent tendre tous ses efforts est d'anéantir la religion, et même toute idée religieuse. En public, elle se contente, généralement parlant, de mettre dans les esprits cette persuasion, que la religion est affaire purement individuelle dont chacun décide dans son for intérieur : l'homme est libre de servir et d'adorer Dieu de la manière qui lui paraît la meilleure. Par là elle accrédite, elle propage l'indifférentisme religieux qui devient bientôt l'absence de toute religion ; elle proclame la liberté de conscience, la liberté des cultes et le droit de les discréditer. Beaucoup de conservateurs se laissent séduire au point d'appeler ce maçonnisme un progrès.

2- L'Etat.

L'erreur relative à l'Etat qu'adopte le maçonnisme est celle-ci : l'Etat est souverain, d'une souveraineté absolue. C'est en lui-même, et non en Dieu, qu'il trouve la source de son autorité. Il n'a à reconnaître d'autre sujétion que celle que lui imposent ses propres lois. Il est l'auteur du droit, non seulement dans son domaine, mais dans celui de la famille, de la propriété, de l'enseignement. Il fait les lois, et ces lois qui disposent ainsi de toutes choses ne peuvent émaner d'une autre autorité que de 1a sienne. Ce que la majorité des suffrages déclare bon est bon, ce qu'elle déclare vrai est vrai. Devant ses arrêts, il n'y a qu'à courber la tête, alors même que les droits de la conscience chrétienne sont outragés. Cela est maintenant admis par la multitude. Pour elle, dès que le mot « loi » est prononcé, tout est dit.

3- La famille.

Le maçonnisme approuve l'institution du mariage civil et tout ce qui en résulte, c'est-à-dire qu'il accepte que l'Etat s'attribue le droit de sanctionner l'union de l'homme et de la femme, d'en déterminer et d'en prescrire les conditions, de dissoudre le lien conjugal comme il l'a formé, il admet que l'Etat se substitue à Dieu qui a institué le mariage à l'origine des choses, à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui l'a élevé à la dignité de sacrement, à l'Eglise, le fondé de pouvoirs de Dieu et du Christ, pour le réglementer, le reconnaître et le bénir.

4- La puissance paternelle.

 Le maçonnisme considère l'exercice de l'autorité paternelle comme n'appartenant aux parents qu'en vertu d'une concession supposée de la loi civile qui peut le restreindre ou l'étendre à son gré. Il reconnaît comme légitimes les droits que l'Etat s'arroge sur l'éducation des enfants et la répartition des héritages.

5- L'éducation.

En fait d'éducation et dans la direction qu'il lui donne, le maçonnisme part du principe de la perfection originelle. L'enfant, selon lui, est naturellement porté au bien et n'a qu'à suivre ses inspirations pour être bon et vertueux. Cela est contredit, comme l'observe M. Le Play, par la plus grossière des nourrices, comme par la plus perspicace des mères. Elles constatent à chaque instant que la propension au mal est prédominante chez le jeune enfant. N'importe, le maçonnisme ne s'appuie pas moins sur ce faux dogme pour faire consister toute l'éducation dans l'instruction, pour interdire la correction, pour écarter renseignement religieux, pour développer le sentiment de l'orgueil, et stimuler l'ambition.

Dans l'enseignement, le maçonnisme n'admet pas que la science soit subordonnée au dogme, la vérité présumée et hypothétique à la vérité fixe et absolue. Il n'admet pas que celle-ci serve de pierre de touche pour vérifier celle-là.
 
Le maçonnisme trouve bon que l'enseignement soit obligatoire et neutre, c'est-à-dire que l'Etat fasse passer toutes les âmes sous le laminoir de son enseignement pour les maçonniser toutes; et s'il proteste contre le monopole absolu de l'enseignement, s'il veut que soit conservée une certaine liberté permettant d'échapper à l'enseignement de l'Etat, il trouve juste que celui qui veut en user, non seulement se le procure à ses frais, mais soit tenu de contribuer à l'enseignement neutre; il trouve bon que l'Etat ait le monopole des examens, qu'il ait le contrôle des livres de l'enseignement libre, qu'il ait son Index et que par là il s'ingère très avant dans l'enseignement prétendu libre.

Que l'Eglise enseigne ses dogmes à celui qui est baptisé et exige de lui l'adhésion de la Foi, le maçonnisme appelle cela oppression despotique, servitude de la pensée, mais si l'Etat impose l'athéisme, c'est à ses yeux, chose libérale.

6- La propriété.

Le maçonnisme reconnaît à l'Etat le pouvoir de déclarer nul le droit vie propriété, lorsqu'il a pour objet les biens ecclésiastiques, la plus sacrée de toutes les propriétés. Il lui reconnaît le droit de faire des lois pour la transmission et la jouissance de la propriété privée, et par là il achemine les esprits et les institutions vers le socialisme d'Etat.

7- La bienfaisance.

Le maçonnisme détourne l'attention et le coeur de l'homme des besoins principaux du pauvre, de ceux de son âme. Il ne voit en lui que le corps, et parmi les oeuvres de miséricorde, il n'admet que celles qui ont le corps pour objet. Il veut que le pain donné pour apaiser la faim, le vêtement destiné à couvrir la nudité, la visite faite à l'indigent nu à l'infirme, le remède offert au malade, n'aient d'autre fin que le soulagement corporel; il ne veut pas qu'au-dessus de cette fin immédiate, il y en ait une autre : édifier l'âme, la perfectionner, l'aider à obtenir les biens qui lui sont propres, la vérité, la grâce de Dieu, le bonheur éternel. Et c'est pourquoi, s'il trouve mauvaise la laïcisation des hôpitaux, des hospices, des orphelinats, c'est uniquement parce qu'il constate expérimentalement que les soins des laïques ne valent pas ceux des religieux.

Il ne regrette point l'absence des secours spirituels, il ne les reconnaît point comme bienfaisants. Le maçonnisme tarit la vraie source de la bienfaisance en dédaignant le vrai, le principal motif qui doit la déterminer : l'amour de Dieu. Il veut que l'on aime l'homme pour l'homme; il appelle cela de la philanthropie, il l'oppose à la charité divine.

Pour obtenir le concours à ses oeuvres de philanthropie, le maçonnisme, ignorant ou dédaignant les motifs d'ordre supérieur, a recours à divers moyens, tous aussi misérables les uns que les autres. Il s'efforce de stimuler la sensibilité naturelle, mais l'égoïsme lui répond en faits, sinon en paroles, qu'il est moins désagréable de voir souffrir son prochain que de s'imposer à soi-même des sacrifices. Il ouvre des souscriptions publiques, et il se sert du respect humain pour y faire contribuer par la crainte du ridicule et de la censure. Il organise des fêtes de bienfaisance, marchés publics de sensualité, où l'on prend occasion du malheur des autres pour se procurer du plaisir.

8- L'art.

L’art n'est pas plus que le reste hors des atteintes du maçonnisme. L'art qu'il patronne, qu'il exalte est celui qui exprime et qui surexcite les concupiscences qui animalisent l'homme, au détriment de celui qui exprime les sentiments qui ennoblissent l'âme humaine, qui relèvent sa dignité. Le maçonnisme est, à l'heure actuelle, tout à fait dominant dans l'art. La poésie et le chant, la peinture et la sculpture s'attachent de nos jours à flatter les sens, à amener les hommes à chercher leurs joies dans ce qui les avilit et les souille, au lieu de les élever aux joies de l'intelligence et de l'àme.

Immense est l'influence du maçonnisme artistique et littéraire. Il atteint toutes les classes de la société, même les plus infimes, par le feuilleton, l'affiche, les statues officielles, et les amusements publics qui ne sont plus autre chose qu'une grande entreprise de corruption générale.


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vendredi 27 novembre 2015

Aux diocèses infiltrés - Doctrine sociale ou socialisme?

Pie XI
 
Le 15 mai 1931, Pie XI soulignait les 40 ans de la Doctrine sociale de l'Eglise mise de l'avant par Léon XIII (Rerum Novarum).

Dans Quadragesimo Anno, Pie XI rappelait encore une fois à l'Eglise toute entière la nécessité du militantisme chrétien dans la société, mais la prévenait également d'un dangereux glissement vers le socialisme.

Voici quelques extraits de Quadragesimo Anno  qui devraient intéressés les évêques du Québec, alors que leurs diocèses sont infiltrés de fond en comble par des progressistes qui ouvrent la porte aux socialistes.

Cliquez ici pour l'intégrale de l'encyclique.
 
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Libérons nos corps, f*** le patriarcat...


"Ne pourrait-on peut-être pas apporter ainsi aux principes de la vérité chrétienne quelque adoucissement, quelque tempérament, afin d'aller au-devant du socialisme et de pouvoir se rencontrer avec lui sur une voie moyenne ? Il y en a qui nourrissent le fol espoir de pouvoir ainsi attirer à nous les socialistes."
               
"Qu'ils s'attachent avant tout, si vraiment ils veulent annoncer l'Évangile, à faire valoir aux socialistes que leurs réclamations dans ce qu'elles ont de juste trouvent un appui bien plus fort dans les principes de la foi chrétienne, et une force de réalisation bien plus efficace dans la charité chrétienne."
                               
 ".. Le socialisme, s'il demeure vraiment socialisme, même après avoir concédé à la vérité et à la justice ce que Nous venons de dire, ne peut pas se concilier avec les principes de l'Église catholique, car sa conception de la société est on ne peut plus contraire à la vérité chrétienne."
               
 "...Le socialisme, au contraire, ignorant complètement cette sublime fin de l'homme et de la société, ou n'en tenant aucun compte, suppose que la communauté humaine n'a été constituée qu'en vue du seul bien-être."
               
"Que si le socialisme, comme toutes les erreurs, contient une part de vérité (ce que d'ailleurs les souverains pontifes n'ont jamais nié), il n'en reste pas moins qu'il repose sur une théorie de la société qui lui est propre et qui est inconciliable avec le christianisme authentique. Socialisme religieux, socialisme chrétien, sont des contradictions : personne ne peut être en même temps bon catholique et vrai socialiste...."
                           
"...C'est Notre devoir pastoral de les avertir du péril redoutable qui les menace : qu'ils se souviennent tous que ce socialisme éducateur a pour père le libéralisme et pour héritier le bolchevisme. "
               
 
Pie XI, extraits de Quadragesimo Anno