lundi 28 septembre 2015

Le blasphème - Catéchisme de Spirago




Le blasphème et le sacrilège sont des péchés vraiment diaboliques et de la plus haute gravité.

 
Le blasphème est le péché propre des démons et des réprouvés. (S. Th. Aq.).

Comme Dieu parle par la bouche des bons, ainsi Satan par celle des blasphémateurs. (S. Bernardin).

Celui-ci est pire qu'un chien: le chien ne mord pas la main de son maître, même quand il en est châtié, à cause de la nourriture qu’il en reçoit; le blasphémateur bave sur Dieu qui l'a comblé de tant de bienfaits, car les épreuves sont aussi un bienfait (S. Bem.).

Quand on demanda à S. Polycarpe de renier le Christ, il répondit: " Voilà 86 ans que je le sers, sans qu’il m’ait jamais fait le moindre mal; comment pourrais-je blasphémer mon Dieu et mon Sauveur!"

Tous les autres péchés paraissent légers en comparaison de celui-ci (S. Jér,) ;

Dans la plupart des autres péchés on n’attaque que l’image de Dieu, le blasphème atteint Dieu directement. Le blasphémateur profère ses outrages contre le saint d’Israël (TV. Rois XIX, 22) ;

Il est plus grave que le vol et le meurtre, pire que le crime de lèse-majesté, car il outrage le Roi des Rois. Injurier un bon prince est un crime, mais quel crime d’injurier la bonté suprême. (S, Aug.);

La plupart des autres péchés ont leur origine dans l’ignorance ou la faiblesse humaine, le blasphème vient de la malice du cœur (S. Bem.);

Les autres péchés procurent un avantage : l’orgueil se satisfait par l’estime des hommes, l’avarice par l’argent, l’intempérance par le goût des aliments; le blasphémateur n’a aucun profit, aucun plaisir. (S, Bern).

Chez les Juifs ce crime était puni de mort. Le blasphème est toujours un péché mortel à moins qu’on ne l’ait proféré sans réflexion ou dans une excitation qui nous a enlevé la pleine possession de nous mêmes. (S. Th. Aq.).

Comment, s’écrie S. Ephrem, tu n’as pas peur de voir tomber le feu du ciel pour te dévorer, toi qui ouvres la bouche contre le Tout-Puissant!


Saint Louis, roi de France, faisait percer d’un fer rouge la langue des blasphémateurs


Dieu punit terriblement le blasphème en enfer, et souvent déjà en cette vie; il est puni aussi dans le code de beaucoup de nations civilisées.

 
On ne raille pas Dieu impunément. (Gal. VI, 7).

Balthasar eut à peine profané les vases sacrés que sa sentence fut écrite sur la muraille par une main vengeresse (la même nuit les ennemis prirent la ville, le tuèrent dans son lit et détruisirent son empire. (Dan., V).

Le roi d’Assyrie,  Sennachérib, avait aussi blasphémé Dieu en partant en campagne contre les Israélites : l’ange exterminateur en lui tuant 200,000 soldats le força à battre en retraite et lui-même mourut de la main de ses fils. (IV. Rois XIX).

Michel III, l’empereur de Constantinople, fit un jour d’Assomption parodier les sacrements au cirque; cette même nuit un tremblement de terre éclata et il fut tué par ses enfants au milieu d’un festin.

Hérode Agrippa qui s’était laissé appeler Dieu, fut aussitôt atteint de violentes douleurs d’entrailles et il mourut dévoré vivant par les vers. (Act. Ap. XII, 21).

Un Israélite avait blasphémé dans le désert : Moïse le fit aussitôt arrêter et interrogea le Seigneur sur le sort à lui infliger. Que le peuple tout entier, répondit Dieu, le lapide. (Lév. XXIV, 14).

L’insensé qui lance une pierre contre le ciel ne peut pas atteindre les astres, mais s’expose au danger de le voir retomber sur lui, ainsi le blasphémateur n’atteint pas l’objet céleste qu’il attaque, mais attire sur lui la vengeance divine. Le blasphémateur aiguise lui-même le glaive qui doit le frapper. (S. J. Chrys ).

Celui qui injurie son frère mérite, au dire de  Jésus, le feu éternel (S. Matth. V, 22), à plus forte raison celui qui outrage son Dieu.

La loi de Moïse punissait de mort celui qui maudissait son père ou sa mère (Exode XXI, 17), et cela à une époque où les hommes connaissaient Dieu très imparfaitement. Quelles sera la peine de ceux qui offensent non pas leurs parents mais leur Dieu, maintenant que la connaissance de Dieu doit être et est plus parfaite. (S. J. Chrys.)

Selon les moeurs des différentes époques, la loi civile punissait sévèrement le blasphème. S. Louis, roi de France, faisait percer d’un fer rouge la langue des blasphémateurs; la peine fut appliquée la première fois à un riche bourgeois de Paris et elle fut d’un salutaire exemple.

Si le délit d’outrage au chef de l’Etat mérite une peine, à fortiori le délit d’outrage au souverain Seigneur. (S. J. Chrys.).

 On demanda un jour à S. Jérôme pourquoi il reprenait avec tant  de zèle un blasphémateur : "Les chiens, répartit-il, aboient pour défendre leur maître, et moi je serais muet quand le nom de mon Dieu est profané? On me tuera, mais on ne me fera pas taire."

jeudi 17 septembre 2015

Le Québec catholique - 03 - Les saints patrons de la Capitale Nationale


Le Québec est catholique, c'est clair! Au fil de cette recherche, nous continuons d'identifier les Saints Patrons de nos régions.

Ce ne sont pas les saints patrons qui manquent à nos bons habitants canadiens-français.

Nous dressons pour vous la liste des saints patrons de la province, classés par régions administratives - cette semaine: La Capitale Nationale.


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Municipalités locales de la Capitale Nationale 03 

 
 



Baie-Saint-Paul : Le village qui se développa au fond de la baie prit d'abord le nom de Saint-Pierre et Saint-Paul de la baie Saint-Paul en 1845, avant que cette dénomination soit simplifiée en Baie-Saint-Paul en 1964.
Saint Paul : Saint Paul, apôtre martyr, mort vers l’an 67. Il y a un grand nombre de saints Paul sont inscrits au martyrologe.

Baie-Sainte-Catherine : Bien que son nom puisse faire référence à Catherine de Sienne, docteur de l'Église, il tire son origine du naufrage du navire La Catherine survenu en 1686.
Sainte Catherine : Vierge, martyre, IVe siècle et vierge clarisse, mort vers l’an 1463, veuve et morte vers l’an 1510, fille de la Charité, 1806-1876, dominicaine et morte vers l’an 1589, religieuse 1347-1380, fille de Sainte Brigitte et morte vers l’an 1381. Il y a un grand nombre de Catherine, martyres à Nagasaki, à Compiègne.

Saint-Aimé-des-Lacs : L'hagionyme Saint-Aimé est dédié au bénédictin Aimé, évêque au VIIe siècle de Sions, en Suisse, et non de Sens, en France, mort en 690 et fêté le 13 septembre.
Saint Aimé :Saint Aimé, Évêque de Sens et mort à l’an 690 et bienheureux pèlerin, mort en l’an 1266.

Lac-Saint-Joseph : Son nom provient de celui du lac qu'elle borde à l'est, au nord et à l'ouest.
Saint Joseph : Époux de la très Sainte et Vierge Marie. Il ya eu des saints Joseph; fondateurs, chanoine, franciscain, prêtre, jésuite, évêque. Au total, 43 Saints Joseph sont au martyrologe

Petite-Rivière-Saint-François : Elle est nommée en l'honneur de François d'Assise, ayant reçu son nom dès 1603 par Samuel de Champlain.
Saint François : Saint François, fondateur des ordres franciscains, vers1226. Il y a eu des saints François qui sont ; Apôtre, franciscain, barnabite, évêques. Au total, 68 saints et bienheureux François au martyrologe.

Saint-Alban : Le territoire de cette paroisse a été détaché de la paroisse de Saint-Joseph-de-Deschambault; il comprend le canton d'Alton. Pour description, voir M. et P. de Deschamps, pages 481 et 1021. La municipalité de la paroisse de Saint-Alban a été érigée le 1er juillet 1855. La municipalité du village de Saint-Alban a été érigée le 17 janvier 1918.
Saint Alban : Saint Alban, martyr à Verulani, au III siècle.

Saint Augustin d'Hippone
 
Saint-Augustin-de-Desmaures : Le Saint-Augustin dont il est question est Augustin d'Hippone. Ce
patron aurait été choisi pour honorer Charles Augustin de Saffray, sieur de Mésy, gouverneur de la Nouvelle-France de 1663 à 1665, ou peut-être Paul Augustin Juchereau, fils de Jean Juchereau de la Ferté.
Saint Augustin : Saint Augustin, Évêque d’Hippone et docteur de l’Église. Il y a 16 saints Augustin qui sont religieux et martyrs.

Saint-Basile : La ville est nommée en l'honneur de Basile de Césarée, docteur de l'Église.
Saint Basile : Saint Basile Le Grand, évêque de Césarée de Cappadoce, docteur de l’Église, de 329 à 379. Il y a 15 saints Basile, dont 8 évêques, les autres sont religieux et martyrs.

Saint-Casimir : La municipalité de Saint-Casimir rapelle la mémoire de M. Joseph-Casimir Dury, notaire à Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui fit don d'une jolie somme d'argent pour la construction de la nouvelle église. Le greffe du notaire Duret est conservé aux Archives de Trois-Rivières.
Saint Casimir : Saint Casimir, Prince de la Pologne en 1484.

Saint-Ferréol-les-Neiges : Son nom provient d'un Supérieur du Séminaire de Québec, Jean Lyon de Saint-Ferréol. Le village, en effet, est situé sur les terres de la Seigneurie de Beaupré appartenant à l'époque au Séminaire. Les premiers colons y arrivèrent vers 1730, mais l'isolement et la pauvre qualité des terres retardèrent le développement du territoire.
Saint Ferréol : Saint Férrol, Évêque de Grenoble, martyrs à l’an 670 et évêque de Limoges à l’an 591.

Saint-François-de-l'Île-d'Orléans : Le village est situé dans la partie sud de l'Île-d'Orléans. M.P.G. Roy nous dit que la paroisse a dû être dédiée à saint François de Sales en l'honneur de François Berthelot, conseiller de Paris, seigneur de l'Île-d'Orléans, lors de l'érection canonique de cette paroisse. Le fief d'Argentenay, compris dans la paroisse de Saint-François a été accordé à Louis d'Ailleboust, seigneur de Coulonge, le 23 juillet 1652. Il le nomma Argentenay en souvenir de son village natal, en France.
Saint François : Saint François, fondateur des ordres franciscains, vers 1226. Il a plusieurs saint François qui sont ; Apôtre, franciscain, barnabite, évêques. Au total, 78 saints et bienheureux François au martyrologe.

Saint-Gabriel-de-Valcartier : La paroisse a été mise sous le patronage de saint Gabriel parce que son territoire est compris dans la seigneurie de ce nom. Le nom de Val-Cartier vient de ce que la paroisse est située dans une vallée formée par la rivière Jacques-Cartier, qui traverse toute la paroisse.
Saint Gabriel : Saint Gabriel Archange, qui appartient aux plus hautes hiérarchies des esprits célestes, son nom signifie force de Dieu. Sinon, un Saint-Gabriel qui est religieux passionniste, un autre jésuite, martyr et un bienheureux Évêques des missions étrangères et martyr de 1750 à 1815.

Saint-Gilbert : La paroisse, érigée par Son Éminence le Cardinal Bégin, a été mise sous le patronage de saint Gilbert en l'honneur de l'un des premiers citoyens, Gilbert Frénette, qui, avec un autre bienfaiteur de la paroisse, Louis Julien, a donné le terrain pour l'église est les autres dépendances curiales.
Saint Gilbert : Abbé de Luxeuil et martyr mort à l’an 888, évêque de Caithness mort en 1245, évêque de Meaux mort à l’an 1010,

Saint-Hilarion : Comme les hivers saint-hilarioniens étaient hâtifs et rigoureux, on estime que le choix du nom de Saint Hilarion, moine très austère du début de la chrétienté, s'est imposé.
Saint Hilarion : Saint Hilarion le grand, né vers 291 au sud de Gaza et mort en 901 à Chypre, est ascète chrétien réputé comme thaumaturge qui est considéré comme le fondateur de la vie monastique en Palestine et exemplaire des moines voyageurs. Il y a 15 saints Hilarion, abbés ou martyrs.
     
Saint Irénée de Lyon

Saint-Irénée : La municipalité est nommée en l'honneur d'Irénée de Lyon. 
Saint Irénée : Saint Irénée, Évêque de Lyon au II siècle.

Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans : D’abord une mission desservie par le curé de Sainte-Famille en 1680, Saint-Jean est érigée en paroisse en 1714. La municipalité est créée en 1855 sous le nom de Saint-Jean-Baptiste et prend son nom actuel en 2003. Un village de pilote maritime, riche en histoire et en architecture.
Saint Jean : Saint Jean, apôtre et évangéliste du 1er siècle. Il y a plusieurs Saints Jean, des martyrs, évêques, prêtres, procureur du Christ, fondateurs, jésuites, franciscains, abbés, docteurs de l’Église, religieux conventuel, confesseur, frère mineur, ermites, bénédictin, dominicain, chanoine régulier, curé d’Arts et archevêque.

Saint-Joachim : Elle est nommée en l'honneur de saint Joachim, époux de sainte Anne et père de Marie de Nazareth. Cette communauté est l'un des plus anciens lieux de colonisation au Canada.
Saint Joachim : Saint Joachin, Père de la Très Sainte Marie. Saint Joachim Furuyama, bienheureux et martyr, mort en 1622.

Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans : D'abord Saint-Paul jusqu'en 1698, puis Saint-Laurent par la suite, cette municipalité a toujours eu une vocation maritime. En effet, elle possède un parc maritime, un quai et un club nautique pouvant accueillir près de 150 embarcations. Le saint patron de la municipalité est Laurent de Rome.
Saint Laurent : Saint Laurent, diacre, martyr, mort vers l’an 258. Il y a 23 saints et bienheureux Laurent qui sont évêques, religieux ou martyrs.

Saint-Léonard-de-Portneuf : Le nom de la station est «Saint-Léonard». Son Éminence le Cardinal Bégin, ayant assisté à Rome en 1867 à la canonisation de saint Léonard de Port-Maurice, voulut commémorer ce souvenir en mettant une des paroisses de son diocèse sous son patronage.
Saint Léonard : Saint Léonard De Port-Maurice, franciscain, missionnaire de 1676 à 1715. Il y 7 Saints Léonard qui sont ermites ou martyrs.


Saint Louis

Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente : Son nom provient de saint Louis Gonzague, reconnu comme patron de la jeunesse, et du cap Tourmente qui est situé tout près.
Saint Louis : Saint Louis IX, roi de France, mort vers 1270. Saints Louis ; dominicain, jésuite, fondateurs. Il y a 36 Saints Louis bienheureux au martyrologe. 

Saint-Marc-des-Carrières : La paroisse fut mise sous le patronage de saint Marc par Son Éminence le Cardinal Bégin en souvenir de la basilique de saint Marc, à Rome, que l'Archevêque de Québec aimait à visiter pendant ses différents séjours dans la ville sainte.
Saint-Marc : Sait Marc, évangéliste du 1er siècle. Il y a 34 Saints et bienheureux Marc sont religieux et martyrs.
    
Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans
: La municipalité de la paroisse de Saint-Pierre, Île-d'Orléans, a été érigée le 1er juillet 1845.
Saint Pierre : Saint Pierre, apôtre et martyr, mort à l’an 64. Les saints Pierre; franciscain, prête, jésuites, docteurs de l’Église, mariste, martyrs, évêques de Ravenne, cardinal, évêque d’Ostie, prédicateur de la 1ère croisade, fondateur des prêtres du Saint-Sacrement, curé de Mattaincourt, dominicain, chevalier de l’ordre de Saint-Jean, évêque de Metz , fondateur de l’ordre de Merci, évêque de Jaën, doge de Venise, ermite, lazariste. Il y a plus de 170 Saints et bienheureux Pierre qui sont au calendrier de l’Église.

Saint-Raymond : Le curé actuel, M. l'abbé J.F. Filion, nous écrit: «La paroisse a probablement été mise sous le patronage de saint Raymond parce que le décret nommant le premier curé était daté du 31 août, fête de saint Raymond-Nonnat.
Saint Raymond : Saint Raymond de Nonnat, de l’ordre de la Merci, cardinal, mort vers 1240.

Saint-Siméon : Son nom fait référence à Siméon de Jérusalem.
Saint Siméon : Saint Siméon fils de Clopas, Shiméon ou Simon, mort crucifié au début des années 100 fut le deuxième ou troisième chef de l'Église de Jérusalem après la chute de Jérusalem.

Saint-Thuribe : Saint Thurbide, qui était évêque du Pérou, est le premier saint canonisé en Amérique. C'est pour honorer sa mémoire que Son Éminence le Cardinal Bégin mit cette paroisse sous son patronage.
Saint Thuribe : Saint Turibe ou Thuribe, a vécu de 1538 à 1606, archevêque de Lima, est un saint de l'Église catholique, célébré le 23 mars.

Saint-Tite-des-Caps : La paroisse fut mise sous le patronage de saint Tite parce que c'est en l'année de l'érection canonique de la paroisse qu'il fut inscrit au calendrier romain, sous le pontificat de Pape Pix IX. Le village, étant situé au pied des caps, en arrière du cap Tourmente, on a donné à la paroisse le nom de «Saint-Tite-des-Caps».
Saint Tite : Saint Tite est un apôtre du Christ qui fut collaborateur et compagnon de voyage de Paul de Tarse, et plus tard épiscope de la Crète. En Occident, il est associé à l'apôtre Timothée pour avoir été l'un des premiers épiscopes de l'Église naissante.
     
Saint Ubalde



Saint-Ubalde : La paroisse a été mise sous le patronage de saint Ubalde en l'honneur de l'un des premiers colons, Ubalde Gingras. La municipalité est nommée en l'honneur d'Ubaldo Baldassini, évêque de Gubbio au XIIe siècle et canonisé.
Saint Ubalde : Saint Ubaldo Baldassini, né en 1084 à Gubbio et mort le 16 mai 1160 dans la même ville, vénéré en tant que saint Ubald par l’Église catholique. Saint Ubalde fut évêque de Gubbio, en Ombrie.

Saint-Urbain : La paroisse a été mise sous le patronage de saint Urbain en l'honneur de M. l'abbé Urbain Boiret, ancien supérieur du séminaire de Québec.
Saint Urbain : Saint Urbain, 1er Pape, mort vers l’an 230. Il y a un grand nombre de saints et bienheureux Urbain sont papes, évêques ou martyrs.

Sainte-Anne-de-Beaupré : La tradition veut que ce soit des marins bretons qui aient les premiers songé à s'établir à Sainte-Anne-de-Beaupré. Au cours d'une tempête, ils avaient promis d'établir un sanctuaire à sainte Anne, à l'endroit où iles pourraient atterrir. Ils purent, enfin, mettre pied à terre à Beaupré. En reconnaissance, ils ne tardèrent pas à y élever une petite chapelle à leur protectrice. En mars 1658, M. Vignel, envoyé par M. de Queylus, sulpicien et grand vicaire de l'évêque de Rouen, vint bénir la pierre angulaire de la première église. Le premier miracle, bien constaté, eut lieu en cette même année 1658. Bientôt les pèlerinages commencèrent vers le sanctuaire de sainte Anne. En 1662, une deuxième église fut construite au pied du côteau et elle servit aux pèlerinages durant quelques années. Elle fut remplacée par une église en pierre en 1676. Une troisième église, qui existe encore, et qu'on nomme la vieille église, fut alors construite avec les matériaux de l'église de 1676. Enfin, une quatrième église, beaucoup plus grande, fut construite au sud du chemin royal; c'est celle qui a été incendiée en 1922. On reconstruit, en ce moment, un vaste temple qui sera d'une grande beauté.
Sainte Anne : Mère de la très Sainte Vierge Marie, au 1er siècle. Plusieurs saintes Anne sont religieuses et martyres.
     
Sainte Brigitte d'Irlande


Sainte-Brigitte-de-Laval : La paroisse a été mise sous le patronage de sainte Brigitte parce que les premiers colons étaient des Irlandais pour la plupart. On sait que sainte Brigitte ou Brigide, thaumaturge irlandaise, était l'amie de saint Patrice. Le nom de Laval a été ajouté au nom canonique de la paroisse en souvenir de Mgr François de Laval de Montmorency, premier évêque de Québec
Sainte Brigitte : Sainte Brigide d'Irlande ou Brigide de Kildare, est née en 451 à Faughart près de Dundalk, dans le comté de Louth, en Irlande. Elle est morte vers 5252 à Kil Dara, étymologiquement interprété comme la « cellule du chêne ».
   

Sainte Catherine de Sienne
Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier : Lors de l'érection canonique, elle fut mise sous le patronage de sainte Catherine, en l'honneur de Marie-Catherine Peuvret, épouse de Ignace-Juchereau Duchesnay, alors propriétaire de la seigneurie de Fossambault.
Sainte Catherine : Sainte Catherine de Sienne, vierge et clarisse, morte en 1463. Il y a un nombre de Catherine, martyres à Nagasaki, à Compiègne.

Sainte-Christine-d'Auvergne : La paroisse fut mise sous le patronage de sainte Christine en l'honneur de la Révérande Soeur Sainte Christine, née Clara Deschênes, supérieure générale des Soeurs de la Charité de Québec depuis plusieurs années. En choisissant ce nom, Son Éminence le Cardinal Bégin a voulu honorer cette communauté, pour laquelle il a une grande estime.
Sainte Christine : Saint Christine, vierge et morte vers 1224. Il y a 7 saintes Christine, vierges ou martyres.

Sainte-Famille : La Commission de toponymie du Québec écrit à ce sujet : « Seule paroisse implantée sur l'île d'Orléans, à quelques kilomètres à l'est de Québec, de 1661 à 1679, connue à l'époque sous le nom de Paroisse de l'Île, La Sainte-Famille sera érigée canoniquement en 1684 et deviendra municipalité de paroisse sous l'appellation de La Sainte-Famille, Isle d'Orléans, en 1845, puis La Sainte-Famille, dix ans plus tard. »
Sainte Famille : Elle est nommée en l'honneur de la Famille de Nazareth.


Sainte Pétronille
Sainte-Pétronille : Une municipalité de village y fut créée en 1874, sous le nom de Beaulieu en l'honneur de Jacques Gourdeau de Beaulieu. Il faudra attendre en 1980 pour qu'elle adopte officiellement son nom actuel de village de Sainte-Pétronille. Le nom de Pétronille, martyre romaine du Ier siècle, a été retenu parce que la légende en avait fait la fille réelle ou spirituelle de saint Pierre, sous le patronage duquel la paroisse mère avait été placée.
Sainte Pétronille : Sainte Pétronille ou Petronelle, morte à Rome à la fin du Ier siècle est un personnage vénéré comme vierge et martyre par l'Église catholique. Elle a été enterrée dans la catacombe de Domitilla, située via Adreatina, aux côtés des saints Nérée et Achillée.
    Sources:
Dictionnaire des Saints, L De Cary, Librairie générale française, 1963
Originis :
www.originis.ca
Wikipedia : www.wikipedia.org




lundi 14 septembre 2015

Le blasphème - Ce folklore hideux

 

Le Doctrinaire - No 15 - p.25 – Septembre 1973

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CE FOLKLORE HIDEUX

Il est toujours hideux ce folklore qui se transmet de père en fils: le sacre et le blasphème. Nos jeunes qui se piquent d’ê­tre à la page, d'être « modernes », ont l'illusion de croire que condamner sacre et blasphème c'est dépassé...

Alors, plus que jamais, nous entendons sacrer et blasphémer. Dans les écoles polyvalentes, dans les cegeps, les sacres écorchent les lèvres des étudiants.
 
Excuse optimiste: «C'est une manière de s’exprimer propre aux Canadiens-Français. D'ailleurs, la plupart sacrent sans mauvaise intention...»
 
Raisonnement stupide!
 
J’entends les défaitistes: « Essayer de corriger les sacreurs, c'est inutile. Si vous le reprenez, ce sera pire. » 

Trop orgueilleux pour admettre leur tort.

«Laissons-les faire; c'est une mode qui passera.»
 
 Naïveté, fausse pédagogie !

Un soir, j'étais sur la rue principale de notre Province. Je m'arrêtai pour observer les nombreux jeunes gens qui passaient et repassaient. Leurs conversations étaient encrassées de sacres et de blasphèmes: le Christ, la Vierge, la Sainte Hostie, le Calice, le Ciboire, le Tabernacle passaient sur les lèvres de ces étourdis dans une vague de mépris sacrilège.

Comme le jeune écolier est suiveux, mouton, sans trop s'en rendre compte, il va se sentir anormal s'il ne sacre pas comme les autres...Si ses parents lui défendent de sacrer, parce que cela peut attirer des malheurs sur leur foyer, le jeune s'en tirera en déformant les mots: Mautadit, hostic, tabernouche, etc. Ainsi, il gardera l'habitude du juron, qui le conduira bientôt au vrai blasphème.

Lorsque notre pays était encore très chrétien, nos législatures avaient inscrit dans le code une loi qui défend le blasphème, sous des peines sévères; mais cette loi semble tombée en désuétude, parce que personne n'en réclame l'observance. Nos associations devraient prendre cette initiative de salut public.
 
Une personne sensée, qui a un peu d'esprit chrétien, comprend très bien que le blasphème est une faute grave; que nous devons combattre cette triste manie sous trois aspects: psychologique, linguistique, diabolique.

Psychologique: L'enfant a un fort instinct d'imitation. Pour suivre la mode, il n'y a pas de moqueries qui l'arrêteront. Il entend les ainés sacrer avec audace; pour eux c'est un signe de force et de virilité... Cet enfant ne peut se mettre dans la tête que ces ainés ont tort en s'affirmant par des sacres, qu'ils sont stupides, que c'est une folie.

Linguistique: Sacrer et blasphémer, en plus d'offenser Dieu, c'est une profanation de notre belle langue française. Manque de dignité, de savoir-vivre, baragouin qu'on devrait laisser aux voyous. Un homme bien élevé évite de blesser son prochain dans sa foi ou dans ses convictions religieuses. Un bon Français respecte Dieu, les Saints et les choses saintes.

Diabolique: Les Evangiles nous montrent que Satan est l'ennemi du Christ, qu’il cherche à ruiner le respect de Dieu, l'esprit religieux, chez les chrétiens, pour les entrainer vers l'enfer.

Un ami m'a confié qu'il n'avait jamais été un sacreur; cependant, quand il lui arrivait quelque chose de très choquant, des sacres et même des blasphèmes lui étaient suggérés intérieurement... Par qui?

Évidemment par le Mauvais Esprit, par le démon, qui rôde autour de nous pour nous faire pécher, dit l'apôtre saint Pierre. Satan profite de l'irréflexion pour accomplir son œuvre d'insul­teur du Seigneur et de son Divin Fils.

Que tous ceux qui ont à cœur l'honneur du saint Nom du Christ Jésus, reprennent la lutte contre le sacre et le blasphème. Ayons à cœur de collaborer à cette œuvre d'assainissement, encore plus urgente que la pollution physique de l'air et de l'eau.

 
A bas la pollution du langage par les sacres et les blasphèmes

Armand GRENIER, Shawinigan.


jeudi 10 septembre 2015

Action à Notre-Dame-de-Fatima (Jonquière)


 
 

 
 


 


Prière à Notre-Dame de Fatima

Notre-Dame de Fatima. Mère de Jésus et de l'Église. Nous avons besoin de vous. Accordez-nous la lumière qui rayonne de votre bonté. le réconfort qui émane de votre Coeur immaculé, la charité et la paix dont vous êtes la Reine.

Parce que vous savez bien ce dont nous avons besoin, nous vous confions: nos nécessités pour que vous les secouriez, nos douleurs pour que vous les apaisiez, nos maux pour que vous les guérissiez, nos corps pour que vous les rendiez purs. nos coeurs pour que vos les remplissiez d'amour et de contrition, et nos âmes pour que, grâce à vous, elles soient sauvées. Souvenez-vous, ô notre bonne Mère, que Jésus vous accorde tout ce que vous lui demandez.

Obtenez le soulagement aux âmes du purgatoire, la guérison aux malades, la pureté aux jeunes, la foi et la concorde aux familles, la paix à tous les hommes. Ramenez ceux qui sont perdus sur le droit sentier, donnez-nous beaucoup de vocations et de saints prêtres, protégez le Saint-Père, les évêques et la sain­te Église de Dieu. Marie, écoutez-nous et ayez pitié de nous. Tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil. montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô tendre. ô douce Vierge Marie.

Ainsi soit-il.

lundi 7 septembre 2015

Catéchisme catholique et ignorance médiatique



Dans le grand battage médiatique des dernières semaines, beaucoup de journalistes semblent avoir été impressionnés par notre utilisation du terme "soldats du Christ".

Voulant probablement stimuler l'imagination du lectorat, plusieurs médias ont exposé ce fait, semblant croire et insinuer que nous sommes des dangereux intégristes qui s'autoproclament "soldats du Christ" dans un délire similaire au "Jihad" islamiste.

Loin d'avoir inventé cette définition de la confirmation, nous partageons ici quelques extraits des meilleurs catéchismes concernant ce sacrement et l'appellation "Soldat du Christ".


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-Le baptême et la confirmation sont presque dans les mêmes rapports que le sacerdoce et l’épiscopat: au baptême, on devient soldat de Jésus-Christ, à la confirmation, on reçoit les armes pour le combat.

(Saint Melchiade)


-De même que le soldat doit avoir les yeux sur le général, ainsi le confirmé, comme soldat du Christ, doit imiter le saint dont il porte le nom, et qui doit être son modèle en même temps que son intercesseur au ciel.

(Catéchisme populaire - François Spirago)


-La Confirmation est un sacrement qui nous donne le Saint-Esprit, imprime dans notre âme le caractère de soldats du Christ et nous rend «parfaits chrétiens».

(Grand catéchisme de Saint Pie X)


 

-Parce qu'il y en a qui combattent contre le démon , et qui le font avec succès, les soldats de Jésus-Christ s'appellent agonistiques, c'est-à-dire combattants.

(Catéchisme de Saint Pierre Canisius)


-II serait facile de découvrir les mêmes effets dans le caractère de la Confirmation et dans celui de l’Ordre. Le premier nous arme et nous munit, comme des soldats de Jésus-Christ, pour confesser et défendre publiquement son nom, et pour combattre contre les ennemis qui sont au dedans de nous, et  contre les esprits mauvais qui sont dans l’air ; ensuite il nous sépare des nouveaux baptisés qui ne sont que des enfants nouvellement nés.

(Catéchisme du Concile de Trente)
 

-Comment la confirmation fait-elle de nous des soldats du Christ? En nous donnant la force et le courage nécessaire pour confesser la foi de Jésus-Christ et pour la défendre contre tout ceux qui l'attaquent.

(Catéchisme de Malines)