Conférence de son excellence Mgr Donald Sanborn « Comment réagir face à Vatican II ? », le samedi 26 mai 2019 à Drummondville (Québec).
dimanche 4 août 2019
lundi 15 juillet 2019
Un pape caché depuis 50 ans?
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| Paul VI/Montini portant l'éphod du grand prêtre d’Israël. |
Nous partageons cet article de 2015 de M. l'abbé Belmont, à propos d'une théorie plutôt farfelue, teintée d'apparitionisme. Bonne lecture! -Tradition Québec
De façon récurrente, le retour de Paul VI est annoncé, qui va restaurer l’ordre dans l’Église catholique, remettre en honneur la liturgie, dénoncer l’hérésie et chasser les hérétiques, etc. Cela est possible, et même certain, parce que Paul VI n’est pas mort : un ignominieux complot l’a remplacé par un sosie tenant son rôle pendant quelques années, lequel sosie est mort et a été inhumé en août 1978 en lieu et place de Jean-Baptiste Montini. Telle est la solution et l’explication de la crise mystérieuse qui s’est abattue sur l’Église catholique depuis quelques décennies.
De façon récurrente, le retour de Paul VI est annoncé, qui va restaurer l’ordre dans l’Église catholique, remettre en honneur la liturgie, dénoncer l’hérésie et chasser les hérétiques, etc. Cela est possible, et même certain, parce que Paul VI n’est pas mort : un ignominieux complot l’a remplacé par un sosie tenant son rôle pendant quelques années, lequel sosie est mort et a été inhumé en août 1978 en lieu et place de Jean-Baptiste Montini. Telle est la solution et l’explication de la crise mystérieuse qui s’est abattue sur l’Église catholique depuis quelques décennies.
Depuis quarante ans nous avons les oreilles rebattues par cette annonce merveilleuse qui ne s’accomplit jamais (mais ce n’est que partie remise, pour des raisons de haute mystique), par cette clef secrète de l’histoire contemporaine fondée sur des preuves péremptoires qui prouveront plus tard : Vous verrez bien… ! La première fois, cela amuse… mais au bout de la vingtième voire trentième fois, il faut bien avouer qu’on se trouve en présence d’une étrange maladie.
Il convient de se pencher un instant sur elle, parce que le plus souvent elle s’empare de gens de bonne volonté et de réelle piété : elle n’en est pas moins néfaste, surtout si l’on se fonde sur elle pour assurer la persévérance dans la vie chrétienne voire l’intégrité de la foi catholique.
Trois qualificatifs me semblent bien situer notre affaire : invraisemblable, inutile, malsain.
Invraisemblable
Jean-Baptiste Montini est né le 26 septembre 1897. Il aurait donc 118 ans [NDLR : 121 ans en date d'aujourd'hui] et serait le plus âgé des hommes vivant sur notre terre. Cela n’est pas strictement impossible, mais hautement invraisemblable, surtout si l’on imagine qu’il va rétablir la foi, la liturgie et l’ordre dans l’Église, chantier herculéen…
Je puis apporter aussi un témoignage direct de première valeur. Le 11 septembre 1976, Mgr Marcel Lefebvre a été reçu en audience par Paul VI à Castelgandolfo. À son retour, dans une conférence donnée aux séminaristes, il fut on ne peut plus clair : J’ai très bien connu Mgr Montini auquel j’avais directement affaire lorsque j’étais délégué pontifical pour l’Afrique francophone ; j’ai très bien connu Paul VI à Rome, lorsque j’étais supérieur général des Spiritains (la plus nombreuse des congrégations missionnaires) ; je peux vous affirmer que c’est bien lui que j’ai rencontré ces derniers jours, et non pas un sosie.
Inutile
Le « Paul VI survivant » est celui qui a conduit tout cela, qui s’est soustrait à l’autorité pontificale : son supposé retour ne serait donc la solution de rien du tout, ne serait aucunement la restauration de l’autorité pontificale, ne serait pas même la présence d’un sujet publiquement assis sur le siège romain.
— Mais si, mais si, parce qu’il s’est converti et que tout le monde le reconnaîtra : sauf vous évidemment, pétri de rationalisme que vous êtes.
— Ah bon ! vous l’avez donc rencontré ? Il vous a dit regretter la révolution qu’il a semée à pleines mains ? Vous êtes assuré qu’on le reconnaîtra universellement comme Pape quarante ans après ? Voyez combien tout cela est de l’ordre de l’imagination !
Malsain
L’Église catholique est le Corps mystique de Jésus-Christ ; elle est une société surnaturelle. L’Église militante – celle à laquelle nous appartenons sur la terre – est surnaturelle dans son essence, tout comme les différents éléments qui entrent dans sa constitution : ses pouvoirs (magistère, sanctification et gouvernement), son autorité, ses sacrements.
Dans la situation présente de la sainte Église, devant la difficulté de professer simultanément toutes les vérités la foi catholique et de la doctrine de l’Église en les confrontant aux faits avérés, la tentation peut être grande de « botter en touche », et de trouver un refuge inconscient dans la fuite, remplaçant l’adhésion théologale à l’Église dans son état réel (visible et provisoirement permanent) par un univers imaginaire qui ne réclame rien d’autre que de l’imagination. Mais pour la mise en œuvre et le rayonnement de la foi, il y a là une réduction qu’on ne peut s’empêcher de trouver malsaine et grosse de bien des périls.
— Mais… ce n’est pas contraire à la foi catholique !
— Non, certes : croire à la survie et au retour prochain de Paul VI ne s’oppose à aucune vérité de la foi et ne nie aucun fait dogmatique (il en serait tout autrement si un vrai Pape régnait à Rome) : ceux qui adhèrent à une telle croyance ne sont pas pour cela indignes des sacrements ; il y aurait une grande injustice à les leur refuser.
Mais tout ce qui n’est pas opposé à la foi n’en est pas vrai pour autant : affirmer que deux et deux font trois par exemple.
Il y a en outre un véritable danger pour la foi de se mouvoir dans un univers irrationnel et de justifier une attitude ecclésiale présente par une conjecture qui porte sur l’avenir. Il y a même double danger :
– La foi est donnée à notre intelligence, et ne peut prétendre se passer des lois de la raison : elle se priverait de l’irremplaçable instrument qui contribue à la conserver et permet de l’exercer sainement (c’est une des caractéristiques du modernisme) ;
– la foi est fondée sur la Révélation publique et sur la prédication des Apôtre, closes ensemble à la mort de saint Jean l’Évangéliste. Même si une partie de l’objet de la foi concerne l’avenir (les fins dernières, la pérennité de l’Église), elle se réfère fondamentalement au passé.
— Mais… ce n’est pas contraire à la foi catholique !
Mais tout ce qui n’est pas opposé à la foi n’en est pas vrai pour autant : affirmer que deux et deux font trois par exemple.
Il y a en outre un véritable danger pour la foi de se mouvoir dans un univers irrationnel et de justifier une attitude ecclésiale présente par une conjecture qui porte sur l’avenir. Il y a même double danger :
– La foi est donnée à notre intelligence, et ne peut prétendre se passer des lois de la raison : elle se priverait de l’irremplaçable instrument qui contribue à la conserver et permet de l’exercer sainement (c’est une des caractéristiques du modernisme) ;
– la foi est fondée sur la Révélation publique et sur la prédication des Apôtre, closes ensemble à la mort de saint Jean l’Évangéliste. Même si une partie de l’objet de la foi concerne l’avenir (les fins dernières, la pérennité de l’Église), elle se réfère fondamentalement au passé.
C’est la conscience pressante de ce double danger qui pousse à avertir ceux qui seraient tentés de se laisser séduire…
-Abbé Hervé Belmont. Source Quicumque.
mercredi 26 juin 2019
La philosophie religieuse des modernistes : l'immanence vitale
R. — « Le côté positif est constitué par ce qu'on appelle l'immanence vitale. »
D. — Comment les modernistes passent-ils donc de l'agnosticisme à l' immanentisme?
R. — Ils passent de l'un à l'autre en la manière que voici : Naturelle ou surnaturelle, la religion, comme tout autre fait, demande une explication. Or, la théologie naturelle une fois répudiée, tout accès à la révélation fermé par le rejet des motifs de crédibilité, qui plus est, toute l’élévation extérieure entièrement abolie, il est clair que, cette explication, on ne doit pas la chercher hors de l'homme. C'est donc dans l'homme même qu'elle se trouve, et comme la religion est une forme de vie, dans la vie même de l'homme. Voilà l'immanence religieuse. »
D. — Je comprends que les modernistes, partisans de l'agnosticisme, ne puissent chercher que dans l'homme et dans la vie même de l'homme l'explication de la religion. Et maintenant, pour expliquer cette immanence vitale, qu'assignent -ils comme premier stimulant et première manifestation de tout phénomène vital, en particulier de la religion?
R. — Tout phénomène vital — et, on l'a dit, telle est la religion — a, pour premier stimulant, une nécessité, un besoin ; pour première manifestation, ce mouvement du cœur appelé sentiment.
D. — D'après ces principes, où est le principe de la foi et partant de la religion?
R. — « Il s'ensuit, puisque l'objet de la religion est Dieu, que la foi, principe et fondement de toute religion, réside dans un certain sentiment intime, engendré lui-même par le besoin du divin. »
D. — Ce besoin du divin est-il du moins, selon les modernistes, du domaine de la conscience?
R. — « Ce besoin, ne se trahissant que dans de certaines rencontres déterminées et favorables, n'appartient pas de soi au domaine de la conscience. »
D. — Où gît donc, d'après eux, ce besoin du divin?
R. — « Dans le principe, il gît au-dessous, et selon un vocable emprunté de la philosophie moderne, dans la subconscience, où il faut ajouter que sa racine reste cachée, entière- ment inaccessible à l'esprit.
-Père Jean-Baptiste Lemius, Catéchisme sur le modernisme. 1907. P. 9-10.
lundi 17 juin 2019
Sur la messe una cum
Sermon de l'abbé Damien Dutertre, expliquant les problèmes que posent la messe « una cum » (en union) avec Bergoglio.50 ans depuis l’apparition du Novus Ordo Missae, et 50 de résistance et de fidélité à la Messe Tridentine. Ce n’est pas le moment de faire de compromis. Zoom sur le problème de la messe célébrée « una cum » Bergoglio.
mardi 7 mai 2019
La philosophie religieuse des modernistes : l'agnosticisme
§ I. — Agnosticisme.
R. — « Les modernistes posent comme base de leur philosophie religieuse la doctrine appelée communément agnosticisme. »
D. — Résumez la doctrine de l'agnosticisme?
R. — « La raison humaine, enfermée rigoureusement dans le cercle des phénomènes, c'est-à-dire des choses qui apparaissent, et telles précisément qu'elles apparaissent, n'a ni la faculté ni le droit d'en franchir les limites ; elle n'est donc pas capable de s'élever jusqu'à Dieu, non, pas même pour en connaître, par le moyen des créatures, l'existence : telle est cette doctrine. »
D. — De cette doctrine, que concluent les modernistes?
R. — « Ils infèrent deux choses : que Dieu n'est point objet direct de science ; que Dieu n'est point un personnage historique. »
D. — « Qu'advient-il, après cela, de la théologie naturelle, des motifs de crédibilité, de la révélation extérieure ? »
R. — « Il est aisé de le comprendre. Ils les suppriment purement et simplement et les renvoient à l'intellectualisme, système, disent-ils, qui fait sourire de pitié, et dès longtemps périmé. »
D. — Se laissent-ils arrêter au moins par les condamnations de l'Eglise?
R. — « Rien ne les arrête, pas même les condamnations dont l'Eglise a frappé ces erreurs monstrueuses. »
D. — Donnez sur ce point, à l'encontre du modernisme , la doctrine du Concile du Vatican?
R. — « Car le Concile du Vatican a décrété ce qui suit : Si quelqu'un dit que la lumière naturelle de l'humaine raison est incapable de faire connaître avec certitude, par le moyen des choses créées, le seul et vrai Dieu, notre Créateur et Maître, qu'il soit anathème (1). Et encore : Si quelqu'un dit qu'il ne se peut faire, ou qu'il n'est pas expédient que l'homme soit instruit par révélation divine du culte à rendre à Dieu, qu'il soit anathème (2). Et enfin : Si quelqu'un dit que la révélation divine ne peut être rendue croyable par des signes extérieurs, et que ce n'est donc que par l'expérience individuelle ou par l'inspiration privée que les hommes sont mus à la foi, qu'il soit anathème (3). »
D. — « Maintenant, de l'agnosticisme qui n'est après tout qu'ignorance, comment les modernistes passent-ils à l'athéisme scientifique et historique, dont la négation fait au contraire tout le caractère ; de ce qu'ils ignorent si Dieu est intervenu dans l'histoire du genre humain, par quel artifice de raisonnement en viennent-ils à expliquer cette même histoire absolument en dehors de Dieu, qui est tenu pour n'y avoir point eu effectivement de part ? »
R. — « Le comprenne qui pourra. Une chose, pour eux, parfaitement entendue et arrêtée, c'est que la science doit être athée, pareillement l'histoire ; nulle place, dans le champ de l'une comme de l'autre, sinon pour les phénomènes : Dieu et le divin en sont bannis. »
D. — « Quelles conséquences découlent de cette doctrine absurde, au regard de la personne sacrée du Sauveur, des mystères de sa vie et de sa mort, de sa résurrection et de son ascension glorieuse ? »
R. — « C'est ce que nous verrons bientôt. »
-Père Jean-Baptiste Lemius, Catéchisme sur le modernisme. 1907. P. 7-9.
(1) De revel., can. I.
(2) Ibid., can. II.
(3) De Fide, can. III.
lundi 29 avril 2019
Les ordres réformés par Paul VI sont-ils valides?
I. PRINCIPES GÉNÉRAUX
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| Sacre dans le rite de Paul VI. |
Lorsqu'un changement substantiel de signification est introduit dans la forme sacramentelle par la corruption ou par l’omission de paroles essentielles,
(2) Les formes sacramentelles approuvées dans les Rites orientaux de l’Eglise catholique diffèrent parfois dans leur formulation des formes du rite latin, mais elles restent les mêmes quant à leur substance, et sont donc valides.
(3) Pie XII a déclaré que la forme des Saints Ordres (c. à d. du diaconat, de la prêtrise et de l’épiscopat) doit signifier de manière univoque (= de manière non ambiguë) les effets sacramentels — le pouvoir d’ordre et la grâce du Saint-Esprit.
(4) Pour la collation de l’épiscopat Pie XII a désigné pour forme sacramentelle une phrase dans le rite traditionnel de la consécration épiscopale, qui exprime de manière univoque (a) le pouvoir d’ordre qu’un évêque reçoit et (b) la grâce du Saint-Esprit.
II. APPLICATION AU RITE
(2) La forme assez brève de la consécration épiscopale de Paul VI n’est pas identique aux formes assez longues des rites orientaux ; elle ne mentionne pas comme c’est le cas dans celles-ci, les pouvoirs propres à l’évêque seul (p. ex. celui d’ordonner). Les prières des rites orientaux auxquelles la Préface de Paul VI qui enchâsse sa forme consécratoire, ressemble le plus, sont des prières non-sacramentelles pour l’intronisation des patriarches Maronite ou Syrien qui sont déjà évêques au moment de leur nomination. En somme, il n’est pas permis d’argumenter (comme le F. Pierre-Marie le fait) que la forme de Paul VI «est en usage dans deux rites orientaux certainement valides» et qu’elle serait par conséquent valide.
(3) Divers textes anciens (Hippolyte, les Constitutions apostoliques, et le Testament de Notre-Seigneur) partagent quelques éléments avec la Préface consécratoire de Paul VI qui enchâsse la forme nouvelle ; le F. Pierre-Marie les invoque pour preuve de son affirmation de la validité de la nouvelle consécration épiscopale. Mais tous ces textes ont été «reconstitués», sont d’origine douteuse, ne peuvent constituer un usage liturgique réel avéré, ou soulèvent d’autres problèmes. Il n’existe aucune preuve qu’ils aient constitué des formes sacramentelles «acceptées et utilisées par l’Eglise en tant que telle» — critère établi par la Constitution Apostolique de Pie XII sur les Saint Ordres. Ces textes ne fournissent donc aucune preuve fiable à l’appui de la démonstration de la validité de la forme de Paul VI.
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| Dans le rite traditionnel. |
(5) Dom Bernard Botte, le moderniste qui était l’auteur principal du nouveau rite, soutenait qu’au IIIe siècle chrétien, Spiritus principalis connotait l’épiscopat, parce les évêques possèdent «l’Esprit d’autorité» en tant qu’ils gouvernent l’Eglise. Spiritus principalis voulait dire «don de l’Esprit qui convient à un chef».
(6) Cette explication était fausse et trompeuse. Les références aux dictionnaires, à un commentaire de l’Ecriture Sainte, aux Pères de l’Eglise, au traité de dogmatique et aux cérémonies d’investiture non-sacramentelles des rites orientaux, révèlent que, parmi une douzaine de significations différentes et souvent contradictoires, Spiritus principalis ne signifie nullement de manière spécifique, ni l’épiscopat en général, ni la plénitude des Saints Ordres que l’évêque seul possède.
(7) D’ailleurs, avant même que la controverse à ce sujet ne se soit déclenchée, Dom Botte lui-même avoua qu’il ne voyait pas comment l’omission de l’expression Spiritus principalis pourrait affecter la validité du rite de la consécration.
(8) La forme nouvelle échoue à satisfaire aux deux critères établis par Pie XII pour les Saints Ordres (a) Du fait que l’expression Spiritus principalis peut signifier beaucoup de choses ou personnes différentes, elle ne signifie pas de manière univoque l’effet sacramentel.
(b) Il manque à la forme nouvelle une expression, quelle qu’elle soit, qui connoterait, même de manière équivoque, le pouvoir d’ordre que l’évêque seul possède — la «plénitude du sacerdoce du Christ dans la fonction et l’ordre de l’évêque» ou «la plénitude ou l’entièreté du ministère sacerdotal.»
(9) Pour ces raisons la forme nouvelle constitue un changement substantiel dans la signification de la forme sacramentelle pour la collation de l’épiscopat.
(10) Or, un changement substantiel de la signification de la forme sacramentelle, conformément aux principes de la théologie morale des sacrements, rend un sacrement invalide.
III. SACREMENT INVALIDE
IV. OBJECTIONS
(2) « La forme a été approuvée par le pape. » Réfutation : D’après le concile de Trente et Pie XII l’Eglise n’a nullement le pouvoir de changer la substance d’un sacrement. Or l’omission du pouvoir d’ordre dans la forme nouvelle en change la substance. Aussi, même si Paul VI avait été un vrai pape, il n’aurait eu nullement le pouvoir d’introduire un tel changement. Et si c’était le cas, la simple tentative de le faire quand même, suffirait à démontrer qu’il n’était pas un vrai pape.
LA RAISON POUR laquelle le rite de Paul VI de la consécration épiscopale est invalide peut être résumée en une seule phrase : Les modernistes ont changé les paroles essentielles en supprimant la notion de la plénitude du sacerdoce.
-Abbé Anthony Cekada, Le Rite de la consécration épiscopale de 1968:Un bref résumé du Problème.
NDLR : À insérer ici les communautés dites traditionnelle (FSSP, ICRSP, etc.). Par qui leurs gens sont-ils ordonnés?
jeudi 14 février 2019
Conférence sur la réforme de la semaine sainte traditionnelle
Conférence de monsieur l'abbé Dutertre « Pourquoi suivre les cérémonies de la Semaine Sainte traditionnelle, et non les réformes de Pie XII? », le samedi 2 février 2019.
mardi 12 février 2019
Comparaison des rites de consécration épiscopal
Le rite de Paul VI est en rupture totale avec le rite traditionnel :
- La forme du sacrement désignée infailliblement par Pie XII a été remplacée par les « paroles essentielles » de Paul VI.
- Aucune ressemblance entre la forme traditionnelle et les « paroles essentielles » de Paul VI.
- Les « paroles essentielles » de Paul VI sont une copie quasi conforme des paroles du rite anglican.
- Paul VI a promulgué un rite connu, un rite « absolument vain et entièrement nul », comme l’a déclaré solennellement et infailliblement Léon XIII (cf. Lettre Apostolique du pape Léon XIII sur les ordinations anglicanes).
- Paul VI est un hérésiarque anti-liturgique qui a éliminé le Sacerdoce et l’Épiscopat catholique au sein de la secte conciliaire !
Source
mercredi 18 avril 2018
D&P - L’Église « catholique » de Québec trompe ses fidèles…
Dans une publication sur Facebook datée du 14 avril 2018, l’Église Catholique de Québec
annonce son soutien et sa confiance envers l’organisme Développement & Paix. Cet organisme, qui organise le « carême de partage » dans les
diocèses canadiens pour se financer et bien exploiter la charité des fidèles
trompés, a eu des orientations douteuses (théologie de la libération,
modernisme, progressisme, etc..) dès sa fondation.
Après une saga concernant le soutien de l’organisme envers des organisations faisant la promotion de l’avortement dans les années 2000, une mise sous tutelle fantoche des évêques canadiens, en 2011, avait supposément mis de l’ordre chez D&P.
Après une saga concernant le soutien de l’organisme envers des organisations faisant la promotion de l’avortement dans les années 2000, une mise sous tutelle fantoche des évêques canadiens, en 2011, avait supposément mis de l’ordre chez D&P.
Quelques paragraphes plus bas, des fidèles s’indignent
(concernant les activités de D&P avant la tutelle)
L’Église « catholique » de Québec rétorque :
« Développement et Paix cesse son partenariat lorsqu'un organisme démontre des incohérences avec l'enseignement de l'Église. »
L’Église « catholique » de Québec rétorque :
« Développement et Paix cesse son partenariat lorsqu'un organisme démontre des incohérences avec l'enseignement de l'Église. »
Tout n’est que tromperie!Dans une enquête publiée par nous le 26 avril 2016, notre conclusion était que malgré la tutelle;
« Des organismes canadiens, faisant la promotion de l’avortement au Canada et au Québec, sont actuellement financés par Développement et Paix année après année, sous le nez des évêques. »
Cette enquête était basée
sur le rapport annuel de revenus de l’organisme fait à l’Agence de Revenu du
Canada pour l’année 2015. Tous les diocèses « catholiques » de la
province ont été informés des résultats de cette enquête ainsi que la
Conférence des Évêques catholiques du Canada. Maintenant que le rapport annuel
pour l’année 2016 est disponible, nous pouvons constater la
stabilité des financements que nous avons déjà dénoncés.
Pour l’année 2016;
1- Le Centre Justice et Foi, le bras laïc des jésuites canadiens, recevait un don de 20 000$, dont 6000$ étaient utilisés à des fins politiques.
Pour l’année 2016;
1- Le Centre Justice et Foi, le bras laïc des jésuites canadiens, recevait un don de 20 000$, dont 6000$ étaient utilisés à des fins politiques.
La directrice
de l’organisme, Elisabeth Garant, est bien connue pour avoir contesté
les positions antiavortement du cardinal Ouellet dans une lettre
ouverte aux médias en 2010.
« Autrement
dit, l'expérience et la parole des femmes concernées par une décision aussi
cruciale que celle de poursuivre ou non une grossesse non désirée
doivent être entendues, respectées et prises en compte dans l'élaboration du
discernement moral. Malheureusement, dans l'Église catholique,
c'est encore une hiérarchie constituée uniquement de clercs masculins et
célibataires, excluant systématiquement les femmes, qui définit le discours
officiel – particulièrement sur les questions d'éthique sexuelle. » (source)
2- L’Église Unie du Canada reçoit année après année, pour sa part, quelques dizaines de milliers de dollars de Développement & Paix.
Pour 2016,
elle recevait 50 000$, dont 25 000$ servaient à des fins
politiques.
Outre le fait
que nous pouvons sérieusement nous questionner sur la pertinence d’un si gros
financement à un organisme protestant de la part d’un organisme catholique, il
ne faut pas oublier l’agenda pro-avortement de l’Église Unie.
En 2010, l’Église
Unie du Canada se joignait au mouvement d’opposition aux
politiques pro-vie du Parti Conservateur.
La position
officielle de l’Église Unie est exprimée dans une lettre au
premier ministre de l’époque, Stephen Harper, intitulée: Access to
Abortion for Women in Developing Nations.(source)
En voici un
extrait significatif:
« We are glad to learn that your emphasis on maternal health will likely cover sexual and reproductive health-care services, including family planning. Hundreds of thousands of women lose their lives every year due to causes related to childbirth and pregnancy.Therefore, we encourage you to include access to safe and legal abortions as part of that care . »
« We are glad to learn that your emphasis on maternal health will likely cover sexual and reproductive health-care services, including family planning. Hundreds of thousands of women lose their lives every year due to causes related to childbirth and pregnancy.Therefore, we encourage you to include access to safe and legal abortions as part of that care . »
La lettre,
complètement disparue sur leur site officiel, a été retrouvée avec
l’aide de l’outil de recherche Archive.org. (source)
3- L’Organisme Steelworkers Humanity fund, un organe philanthropique du syndicat des METALLOS basé à Toronto, est présent depuis au moins 2011 dans les rapports fiscaux de D&P. Il recevait la somme de 2000$ en 2016.
3- L’Organisme Steelworkers Humanity fund, un organe philanthropique du syndicat des METALLOS basé à Toronto, est présent depuis au moins 2011 dans les rapports fiscaux de D&P. Il recevait la somme de 2000$ en 2016.
La présidente
du local torontois du syndicat United Steel Workers est Carolyn
Egan (source), elle est
également vice-présidente du Steelworkers Humanity Fund. (source)
Carolyn Egan est la directrice et porte-parole d’un autre organisme nommé Ontario Coalition of Abortion Clinics (coalition ontarienne des cliniques d’avortement) (source) (autre source)et porte-parole de Abortion Rights Coalition of Canada (coalition pour le droit à l’avortement au Canada). (source)
Elle est
également présidente du chapitre canadien de l’Internationale
Socialiste. (source)
Outre
l’activisme de la vice-présidente mentionné plus haut, on peut également
constater que le susdit syndicat fait la promotion de la théorie du
genre. (source)
***
Que faut-il de plus à la Conférence des Évêques Catholiques du Canada et à l’Église
Catholique de Québec pour finalement ébranler leur confiance envers D&P?Année après année, la grande arnaque de ces gens qui se disent catholiques, mais ne le sont plus continue et on rassure les fidèles avec cet odieux mensonge :
« Développement et Paix cesse son partenariat lorsqu'un organisme démontre des incohérences avec l'enseignement de l'Église. »
mercredi 16 août 2017
Le diocèse de Montréal passe en mode homosexuel
L'Eglise Saint-Pierre-apôtre, diocèse de Montréal, vous invite à " L'ar(c)t en ciel ".
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| Intérieur de l'église... |
L'Eglise Saint-Pierre-Apôtre n'est pas à son premier événement du genre. Chaque année, lors de la "semaine de la fierté", l'église, anciennement tenue par les Oblats de Marie-Immaculée, se pare de ses plus hideux ornements (photo ci-dessus). La chapelle du Sacré-Cœur, dont la miséricorde du Sacré Cœur de Jésus est travesti (dorénavant la chapelle de l'espoir), est devenue un temple d'ex-votos à saveur homosexuel (photo plus bas).
« Ce qui rend la chapelle de l’Espoir encore plus accueillante, c’est lorsque l’on constate que même si elle est à l’intérieur d’une église catholique, elle embrasse toutes les religions : s’y recueillent donc des gens de toutes confessions religieuses. »
Site web de l'église Saint-Pierre-Apôtre (lien)
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| " Mon beau Martin, merci pour ton amour. Bon voyage. " -Charles |
Rappelons les paroles de saint Paul à propos du péché de l'homosexualité :
« Ne vous y trompez point : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu. »
1re épître de saint Paul au Corinthiens, chapitre VI, versets 9 à 11.
On compte l'acte de ce péché parmi les péchés qui crient vengeance vers le Ciel (refus de l'ordre de la création).
Le devoir de la Charité
Le premier devoir de la charité, la vraie, est la Vérité. Nous devons la Vérité aux gens : la Vérité qui vous rendra libres (Jn., VIII, 32). Conforter les pécheurs dans leurs "convictions", en les dorlotant, est une abomination. En effet, c'est coopérer à la damnation des gens que de les établir dans le mensonge, d'autant plus qu'en accomplissant cela, on consomme son propre châtiment.
La Vérité de change pas. L'homme n'a pas changé depuis la chute, il doit toujours, siècles après siècles, se sauver. Le péché originel n'a pas été aboli. Il n'y a pas plusieurs voies pour se sauver, mais bien qu'Une seule. Il y a un Ciel et il y a un enfer. Il y a la Vérité et il y a le mensonge.
« Or la doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelque sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. »
Saint Pie X, Notre charge apostolique
Conclusion
Encore une fois, fidèle à son habitude, l'Eglise moderniste de Vatican II s'inscrit parmi ceux qui collaborent à la déchéance de notre patrie. L'hérésie tend à combattre l'Enseignement de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce faisant, en combattant l'ordre surnaturel, elle combat l'ordre naturel des choses. On ne peut séparer ces deux ordres.
Ne vous y trompez pas : le modernisme est contre-nature, donc anti-national. Pour la Religion et le salut de la Patrie, nullam partem (aucun accord) avec ces gens !
mardi 16 mai 2017
Piège romain
Tradition Québec met à la disposition des gens un article de monsieur Albert Laurent, à propos de la « Lettre des doyens » et de la dernière attaque de Rome contre la famille. Espérons qu'il « réveille » les indécis qui « attendent de voir ce qui va arriver ». Bonne lecture.
| Les signataires de la Lettre des doyens. |
De qui s’agit-il ?
Au sein de la société religieuse fondée par Mgr Lefebvre, l’apostolat des prêtres est organisé à partir d’un prieuré. Un doyen est un prieur d’expérience, référent au sein d’une région elle-même partie d’un ensemble plus vaste appelé district (ou pays). Le district de France comprend ainsi dix doyennés. La déclaration a donc été souscrite par sept doyens sur dix. En outre, l’ensemble des communautés religieuses traditionnelles, branches masculines, présentes en France (bénédictins de Bellaigue, capucins de Morgon et Fraternité de la Transfiguration) ont signé le document. La déclaration est donc revêtue d’une autorité morale indéniable. Il serait imprudent de la balayer d’un revers de main, en réduisant l’initiative à « quelques prêtres du District de France » (« A propos d’une lettre de quelques prêtres aux fidèles du District de France », 11 mai 2017, publié sur le site d’actualités officiel de la Maison générale de la FSSPX). Par ailleurs, ces prêtres sont réputés en France pour leur sérieux, leur zèle pastoral, leur solidité doctrinale et spirituelle. Ils sont unanimement reconnus, respectés et aimés des fidèles.
Ces prêtres ont-ils agi sans en référer à leur hiérarchie ? C’est le reproche formulé dans l’article précité : « quelques prêtres ont imprudemment lu en chaire et diffusé une Lettre adressée aux fidèles, sans en aviser le Supérieur de District, mettant en cause la direction de la Fraternité Saint-Pie X » Cette affirmation est manifestement fausse. Depuis des semaines, ces prêtres ont alerté leurs supérieurs sur les problèmes posés par le texte romain sur les mariages et, de façon plus générale, sur les dangers d’un ralliement de la Fraternité à Rome sous la forme canonique d’une prélature personnelle. Mais face à l’inertie devant laquelle ils se trouvaient, les prêtres doyens ont pris leur responsabilité. L’abbé de la Rocque devait rencontrer le supérieur du District de France le mercredi 3 mai pour lui faire part du texte de la déclaration. Il a été reçu finalement le vendredi 5 mai, donc avant la publication réalisée le dimanche suivant, comme l’abbé Bouchacourt vient d’ailleurs de le reconnaître au journal Présent daté hier.[lien vers l’article sur Tradinews]. D’autre part, une lecture attentive et loyale du texte des doyens ne permet pas d’identifier de mots ou d’expressions qui remettraient en cause de l’autorité générale de la Fraternité.
De quoi s’agit-il ?
Venons maintenant au fond du sujet soulevé par la lettre. Derrière une bienveillance apparente, le texte
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De façon plus générale, accepter de soumettre nos mariages à la juridiction ordinaire, c’est accepter de se soumettre aux tribunaux ecclésiastiques qui jugent ces questions. Or ces tribunaux ont une conception erronée du mariage, issue de Vatican II, qui assure la primauté de la fin seconde (bien-être personnel des époux) sur la fin première (génération et éducation des enfants). De fait, ces tribunaux déclarent nuls des mariages certainement valides, chose encore aggravée par la récente procédure simplifiée du pape François.
Autre faiblesse du texte : le texte romain ne tranche pas la validité des mariages traditionalistes célébrés avant ces nouvelles dispositions. C’est une grande injustice qui aurait pu être réparée et qui demeure.
En conclusion, le texte de la commission Ecclesia Dei, bien qu’ayant reçu dans ses grandes lignes l’aval de la Maison générale de la Fraternité Saint Pie X (« pour que ces dispositions romaines en faveur des mariages dans la Tradition puissent être reçues sans doute ni ambiguïté par tous les prêtres… ») présente une logique propre qui est de celle du ralliement aux autorités conciliaires et en cela, ne peut être accepté. Car derrière cette question juridique du mariage se trouve une question de fond : peut-on se placer délibérément sous une autorité moderniste sans mettre en danger son âme ?
Par leur action courageuse, ces prêtres, nos prêtres, ont dénoncé le piège romain. Se faisant, ils ont sauvegardé l’essence du combat de la Tradition. Honneur et soutien à eux.
Albert Laurent
Source : Média-Presse-Info
mardi 15 novembre 2016
Les points forts de notre décadence
Le Mouvement Tradition Québec met à la disposition du public un document de 1970 rédigé par le chanoine Georges Panneton, prêtre de Trois-Rivières. Le chanoine Panneton fut de ce mouvement, trop peu connu aujourd'hui, de canadiens-français qui résistèrent tant à la Révolution tranquille qu'au Concile Vatican II. Un document d'une trop réelle actualité.
1- LA FAMILLE, cellule-mère de la société, est attaquée par les nouvelles Lois que vient de voter
notre Gouvernement fédéral: divorce, avortement, contraceptifs (pilule stérilisante), homosexualité... Conséquence: on constate une diminution des naissances catastrophique. Les familles sont disloquées par l'adultère; dans les écoles supérieures, l'amour libre multiplie les filles-mères. Ruine du mariage chrétien et de l'autorité des parents... A ce train-là, en l'an 2000, il n'y aura presque plus de Canadiens-Français. Notre espoir: les foyers où l'on observe encore les Commandements de Dieu.
2- LA MORALITE. Sur la rue, étalage de modes impudiques (mini-jupes, collants, shorts); sur les plages, mono-kini, nudité provocantes. Théâtre et cinéma-télévision pourris (revue HAIR). Festival-pop à Manseau: drogue et alcoolisme qui ruinent la jeunesse. Pornographie étalée dans les kiosques à journaux. Romans immoraux primés et best-sellers... Saint Paul pourrait adresser à notre peuple, comme aux Romains décadents, ce reproche terrible: "Ils ont fait un dieu de leur ventre" (Phil. 3, 19). La télévision répand souvent la corruption dans tous nos foyers. Le démon impur étend son règne chez nous, surtout dans la jeunesse chez qui l'impureté tue la Foi.
3- L'EDUCATION. Le Ministère de l'Education provincial nous impose la neutralité religieuse à l'Université et dans tout le système scolaire, selon le programme maçonnique. Ce régime entraîne la ruine de nos séminaires et de nos maisons d'éducation catholique, érigés depuis 200 ans au prix de tant d'efforts. Peu à peu, religieux et religieuses sont chassés des écoles; les Congrégations enseignantes sont démembrées; dans 20 ans, nos Frères et Soeurs seront disparus et notre jeunesse engouffrée dans les polyvalentes monstrueuses (2000 ou 3000 élèves) ne recevra aucune formation chrétienne. Nos Universités et nos Cégeps sont empoisonnés par des professeurs impies, athées, maçons, marxistes, freudistes, dont plusieurs ont été importés d'Europe par des organismes maçonniques, pour déniaiser (?) les catholiques du Canada.
4- LA CATECHESE. On a abandonné les Catéchismes de saint Pie X et du Concile de Trente, pour s'inspirer du Catéchisme hérétique de Hollande. Résultat: on ébranle la Foi aux dogmes de la Présence réelle dans la sainte Eucharistie, de la Résurrection du Christ, de sa Naissance virginale, de l'Immaculée Conception, du Péché originel, de l'existence des Anges et des Démons, de l'Enfer et du Purgatoire, de la Confession, des Sacramentaux, etc. Nos manuels de Catéchèse, basés sur de fausses philosophies, enseignent le matérialisme, le sexualisme, le culte de l'homme; ils ignorent les Pères de l'Eglise, les Docteurs et les Saints, les Encycliques des Papes, pour ne citer que les mauvais auteurs: Sartre, Freud, Camus, Beauvoir, Kant, Marx, Mao, Marcuse. Bourrage de crâne, âmes vidées du surnaturel.
5- LA RELIGION. Infiltration protestante, sous prétexte d’œcuménisme: libre examen, morale subjective. On prétend même à réhabiliter les hérétiques apostats Luther et Calvin... En plusieurs de nos églises, la Messe catholique est remplacée par la Cène de Luther. On abolit la génuflexion, signe d'adoration: à la Consécration, peuple debout, signe d'orgueil. Les musulmans et les bouddhistes s'agenouillent, se prosternent, pour adorer Dieu..., comme on l'a toujours fait pour adorer le vrai Dieu dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
On a perdu le sens du sacré: les gamins jouent avec les vases sacrés; des filles en mini-jupes servent à l'autel; la sainte Communion est distribuée dans la main, comme un vulgaire biscuit, que l'on reçoit au son d'une musique jazz. La jeunesse va à l'église comme au cirque ou au club, pour s'amuser, non pour prier, se recueillir, se convertir, adorer Dieu humblement. Des clercs se moquent des Sacramentaux: eau bénite, médailles, chapelets, cierges bénits, etc. Les messes du samedi soir vont tuer le Dimanche "Jour du Seigneur" qui deviendra jour de travail comme sur semaine. Les églises se vident, car nombre de fidèles l'abandonnent, déroutés par trop de changements improvisés. Des liturgistes iconoclastes ont vidé nos églises des crucifix, des statues, des images qui inspiraient la piété et la foi au peuple chrétien. Le Tabernacle est relégué dans un coin, comme un parent pauvre (manque de Foi en la Présence réelle). Temples froids, religion sans coeur, à la manière de Luther. Abandon du magnifique répertoire des chants sacrés et de la musique religieuse, du latin et du chant grégorien, ces chefs-d'oeuvre des génies et des siècles passés; on leur a substitué des chansonnettes souvent insignifiantes... Abandon des dévotions traditionnelles: Vêpres, Saluts du S. Sacrement, Heures Saintes, 40-Heures, 1er Vendredi du mois, Procession de la Fête-Dieu, Mois de Marie, Mois du Rosaire, Mois des Morts, Prière en famille, Angelus, Benedicité aux repas, Prières personnelles matin et soir. Beaucoup d'enfants baptisés ne savent aucune prière, ni même le signe de la croix... Abandon des confessions: beaucoup vont communier sans jamais se confesser, car des prêtres leur ont dit qu'il n'y a plus de péchés mortels. Saint Paul disait que ceux-là mangent et boivent leur propre condamnation (I Cor. 11, 29)... Abolition des retraites paroissiales; les Maisons de Retraites fermées sont presque toutes fermées. Plus de pénitence, malgré les appels de Notre-Dame de Lourdes et de Fatima: abandon de l'abstinence du vendredi, du jeûne de Carême (sauf 2 jours), des Quatre-Temps, des Vigiles. La pénitence est laissée à la bonne volonté de chacun, mais elle est emportée par la vague du plaisir et de la mondanité.
6- LES VOCATIONS sacerdotales et religieuses sont presque taries: les noviciats et les grands séminaires sont à peu près vides. Les scandales des défroqués se multiplient. Malgré les directives de S. S. Paul VI, des faux-docteurs font campagne contre le célibat des prêtres. Plusieurs religieuses deviennent mondaines: sans voile, frisées, en mini-jupe, sans aucun signe religieux, elles retournent bientôt dans le monde pour se marier, reniant leur vocation... Chez les clercs, mépris de la soutane: ils se plaisent à porter l'habit laïc, souvent sans dignité: on dirait qu'ils ont honte de leur sacerdoce. Contaminés par de faux-prophètes, ils n'ont que de moqueries pour le Thomisme, recommandé par les Papes et les Conciles; plusieurs sont à la remorque des contestataires révoltés contre le Pape et les Evêques. S. S. Paul VI parle d'auto-destruction de l'Eglise... Prions Dieu d'envoyer à son Eglise des Docteurs et des Saints, pour opérer la réforme du clergé et des communautés religieuses, comme après la Révolution française...
7- SOCIALISME et COMMUNISME. Le marxisme est enseigné dans nos Universités. Dans la classe dirigeante, plusieurs se déclarent socialistes, sans voir que c'est la voie vers le communisme athée. Le Gouvernement fédéral d'Ottawa vient d'établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste; il a déjà permis à des jeunes d'aller à Cuba prendre des leçons de guérilla. Résultat: l'explosion révolutionnaire des F.L.Q. dans notre Province: bombes, banditisme, vols, enlèvements, terrorisme, anarchie, nécessitant la loi des mesures de guerre et l'intervention de l'armée... Châtiment des gouvernants, de leur apostasie, sous prétexte de liberté, pluralisme, neutralité, laïcisme... A l'Exposition universelle de Montréal, en 1967, la Russie a fêté le Jubilé de la Révolution soviétique (1917), mais on y a ignoré le Jubilé des Apparitions de Notre-Dame de Fatima dans la ville fondée sous le nom de Ville-Marie. A la clôture de l'Expo, pas un des dignitaires (tous chrétiens) n'a fait, dans les discours officiels, un acte de foi ou de reconnaissance envers Dieu: Apostasie officielle qui appelle encore un châtiment. Que Dieu nous en préserve par la protection de nos Saints Patrons et Fondateur !
Tableau trop noir? Non. Réalisme des faits qui, dans leur évidence brutale et leur sèche énumération, devraient ouvrir les yeux et réveiller nos chrétiens égoïstes ou endormis.
Au milieu des orages qui ébranlent l'Eglise et la Patrie, rappelons-nous une scène de l'Evangile: la tempête sur le lac, les apôtres effrayés, la barque menacée de naufrage. Ils crient vers Jésus endormi: "Seigneur, sauvez-nous: nous périssons!" D'un mot, le divin Maître calme les flots... Prions avec confiance, nous serons sauvés et victorieux. Car Jésus a dit: "J'ai vaincu le monde. Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles." (Jean, 16, 33. Matt., 28, 20).
-Georges Panneton, prêtre.
Depuis une dizaine d'années, nous constatons que les démons sont acharnés à démolir la forteresse du catholicisme, bâtie en Nouvelle-France par nos saints Fondateurs. Voici les points forts de notre décadence, qui effraie les esprits clairvoyants: la famille, la moralité, l'éducation, la catéchèse, le religion, les vocations, le socialisme communiste.
1- LA FAMILLE, cellule-mère de la société, est attaquée par les nouvelles Lois que vient de voter
notre Gouvernement fédéral: divorce, avortement, contraceptifs (pilule stérilisante), homosexualité... Conséquence: on constate une diminution des naissances catastrophique. Les familles sont disloquées par l'adultère; dans les écoles supérieures, l'amour libre multiplie les filles-mères. Ruine du mariage chrétien et de l'autorité des parents... A ce train-là, en l'an 2000, il n'y aura presque plus de Canadiens-Français. Notre espoir: les foyers où l'on observe encore les Commandements de Dieu.
2- LA MORALITE. Sur la rue, étalage de modes impudiques (mini-jupes, collants, shorts); sur les plages, mono-kini, nudité provocantes. Théâtre et cinéma-télévision pourris (revue HAIR). Festival-pop à Manseau: drogue et alcoolisme qui ruinent la jeunesse. Pornographie étalée dans les kiosques à journaux. Romans immoraux primés et best-sellers... Saint Paul pourrait adresser à notre peuple, comme aux Romains décadents, ce reproche terrible: "Ils ont fait un dieu de leur ventre" (Phil. 3, 19). La télévision répand souvent la corruption dans tous nos foyers. Le démon impur étend son règne chez nous, surtout dans la jeunesse chez qui l'impureté tue la Foi.
3- L'EDUCATION. Le Ministère de l'Education provincial nous impose la neutralité religieuse à l'Université et dans tout le système scolaire, selon le programme maçonnique. Ce régime entraîne la ruine de nos séminaires et de nos maisons d'éducation catholique, érigés depuis 200 ans au prix de tant d'efforts. Peu à peu, religieux et religieuses sont chassés des écoles; les Congrégations enseignantes sont démembrées; dans 20 ans, nos Frères et Soeurs seront disparus et notre jeunesse engouffrée dans les polyvalentes monstrueuses (2000 ou 3000 élèves) ne recevra aucune formation chrétienne. Nos Universités et nos Cégeps sont empoisonnés par des professeurs impies, athées, maçons, marxistes, freudistes, dont plusieurs ont été importés d'Europe par des organismes maçonniques, pour déniaiser (?) les catholiques du Canada.
4- LA CATECHESE. On a abandonné les Catéchismes de saint Pie X et du Concile de Trente, pour s'inspirer du Catéchisme hérétique de Hollande. Résultat: on ébranle la Foi aux dogmes de la Présence réelle dans la sainte Eucharistie, de la Résurrection du Christ, de sa Naissance virginale, de l'Immaculée Conception, du Péché originel, de l'existence des Anges et des Démons, de l'Enfer et du Purgatoire, de la Confession, des Sacramentaux, etc. Nos manuels de Catéchèse, basés sur de fausses philosophies, enseignent le matérialisme, le sexualisme, le culte de l'homme; ils ignorent les Pères de l'Eglise, les Docteurs et les Saints, les Encycliques des Papes, pour ne citer que les mauvais auteurs: Sartre, Freud, Camus, Beauvoir, Kant, Marx, Mao, Marcuse. Bourrage de crâne, âmes vidées du surnaturel.
5- LA RELIGION. Infiltration protestante, sous prétexte d’œcuménisme: libre examen, morale subjective. On prétend même à réhabiliter les hérétiques apostats Luther et Calvin... En plusieurs de nos églises, la Messe catholique est remplacée par la Cène de Luther. On abolit la génuflexion, signe d'adoration: à la Consécration, peuple debout, signe d'orgueil. Les musulmans et les bouddhistes s'agenouillent, se prosternent, pour adorer Dieu..., comme on l'a toujours fait pour adorer le vrai Dieu dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
On a perdu le sens du sacré: les gamins jouent avec les vases sacrés; des filles en mini-jupes servent à l'autel; la sainte Communion est distribuée dans la main, comme un vulgaire biscuit, que l'on reçoit au son d'une musique jazz. La jeunesse va à l'église comme au cirque ou au club, pour s'amuser, non pour prier, se recueillir, se convertir, adorer Dieu humblement. Des clercs se moquent des Sacramentaux: eau bénite, médailles, chapelets, cierges bénits, etc. Les messes du samedi soir vont tuer le Dimanche "Jour du Seigneur" qui deviendra jour de travail comme sur semaine. Les églises se vident, car nombre de fidèles l'abandonnent, déroutés par trop de changements improvisés. Des liturgistes iconoclastes ont vidé nos églises des crucifix, des statues, des images qui inspiraient la piété et la foi au peuple chrétien. Le Tabernacle est relégué dans un coin, comme un parent pauvre (manque de Foi en la Présence réelle). Temples froids, religion sans coeur, à la manière de Luther. Abandon du magnifique répertoire des chants sacrés et de la musique religieuse, du latin et du chant grégorien, ces chefs-d'oeuvre des génies et des siècles passés; on leur a substitué des chansonnettes souvent insignifiantes... Abandon des dévotions traditionnelles: Vêpres, Saluts du S. Sacrement, Heures Saintes, 40-Heures, 1er Vendredi du mois, Procession de la Fête-Dieu, Mois de Marie, Mois du Rosaire, Mois des Morts, Prière en famille, Angelus, Benedicité aux repas, Prières personnelles matin et soir. Beaucoup d'enfants baptisés ne savent aucune prière, ni même le signe de la croix... Abandon des confessions: beaucoup vont communier sans jamais se confesser, car des prêtres leur ont dit qu'il n'y a plus de péchés mortels. Saint Paul disait que ceux-là mangent et boivent leur propre condamnation (I Cor. 11, 29)... Abolition des retraites paroissiales; les Maisons de Retraites fermées sont presque toutes fermées. Plus de pénitence, malgré les appels de Notre-Dame de Lourdes et de Fatima: abandon de l'abstinence du vendredi, du jeûne de Carême (sauf 2 jours), des Quatre-Temps, des Vigiles. La pénitence est laissée à la bonne volonté de chacun, mais elle est emportée par la vague du plaisir et de la mondanité.
6- LES VOCATIONS sacerdotales et religieuses sont presque taries: les noviciats et les grands séminaires sont à peu près vides. Les scandales des défroqués se multiplient. Malgré les directives de S. S. Paul VI, des faux-docteurs font campagne contre le célibat des prêtres. Plusieurs religieuses deviennent mondaines: sans voile, frisées, en mini-jupe, sans aucun signe religieux, elles retournent bientôt dans le monde pour se marier, reniant leur vocation... Chez les clercs, mépris de la soutane: ils se plaisent à porter l'habit laïc, souvent sans dignité: on dirait qu'ils ont honte de leur sacerdoce. Contaminés par de faux-prophètes, ils n'ont que de moqueries pour le Thomisme, recommandé par les Papes et les Conciles; plusieurs sont à la remorque des contestataires révoltés contre le Pape et les Evêques. S. S. Paul VI parle d'auto-destruction de l'Eglise... Prions Dieu d'envoyer à son Eglise des Docteurs et des Saints, pour opérer la réforme du clergé et des communautés religieuses, comme après la Révolution française...
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| « Pénitence, pénitence, pénitence » Notre-Dame de Lourdes |
Tableau trop noir? Non. Réalisme des faits qui, dans leur évidence brutale et leur sèche énumération, devraient ouvrir les yeux et réveiller nos chrétiens égoïstes ou endormis.
Au milieu des orages qui ébranlent l'Eglise et la Patrie, rappelons-nous une scène de l'Evangile: la tempête sur le lac, les apôtres effrayés, la barque menacée de naufrage. Ils crient vers Jésus endormi: "Seigneur, sauvez-nous: nous périssons!" D'un mot, le divin Maître calme les flots... Prions avec confiance, nous serons sauvés et victorieux. Car Jésus a dit: "J'ai vaincu le monde. Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles." (Jean, 16, 33. Matt., 28, 20).
-Georges Panneton, prêtre.
lundi 14 novembre 2016
Da Vinci code contre la foi catholique
« L’ignorance est notre pire ennemi », S. Pie X, pape (1903-1914)
Une arme sournoise
Un style
L’histoire est présentée comme une banale fiction. Mais, en prétendant l’étayer sur des faits, des personnes et des lieux réels, l’auteur lui donne, peu à peu, le caractère d’un documentaire. Au final, nous sommes en présence d’un méchant pamphlet anti-chrétien. Son habileté naît d’une subtile confusion entre fiction et réalité.
« Dans mon livre, je révèle un secret qui est murmuré depuis des siècles. Je ne l’ai pas inventé. C’est la première fois que ce secret est dévoilé dans un thriller à succès. J’espère sincèrement que Da Vinci codeservira à ouvrir aux lecteurs de nouvelles pistes de réflexion.» (Site internet de l’auteur: www.danbrown.com).
Cette ambiguïté instrumentale entend placer de très graves accusations, « nouvelles pistes de réflexion », au-delà du vrai et du faux, du bien et du mal. Une haine décomplexée du Christ et de l’Église se couvre ainsi des habits de l’immunité.
Un contexte

Cette fable perfide profite du contexte d’inculture historique, d’ignorance religieuse et de méconnaissance de l’Évangile. Vatican II a été l’occasion d’une rupture avec l’histoire et la tradition de l’Église. Des clercs et des fidèles en nombre, privés de racines, sont maintenant livrés au désarroi.
Alors, falsifier lieux et acteurs de l’Histoire, argumenter sans preuves, utiliser la mode pseudo-scientifique,s’accaparer de puériles légendes ésotérico-gnostiques est un jeu malhonnête, mais facile au royaume de l’ignorance. Il prépare de rapides et incalculables ravages spirituels, scientifiques et culturels.
Un but
Le Da Vinci code s’inspire de récentes et fantaisistes élucubrations gnostiques, ésotériques, féministes, new-age et kabbalistiques. Une malice consommée les arrange avec de vieilles fables antichrétiennes, des légendes apocryphes et des délires païens.
Il accuse la foi catholique d’avoir manipulé l’Histoire, après avoir détruit les documents concernant « un Christ véritable ».
En fait, son but ultime est la perte des chrétiens par la ruine de la religion catholique.
Contrefaçons historiques à l’assaut de la foi catholique
« Une grande partie de ce que l’Église nous a enseigné, affirme Dan Brown (Da Vinci code, Lattès, p. 294) – et nous enseigne encore – sur Jésus est tout simplement faux. ». Il entonne là un refrain ânonné depuis longtemps par les sectes, dont plus récemment les Témoins de Jéhovah, et par l’Islam. Il fallait décrédibiliser l’Église pour promouvoir une nouvelle version des faits. Les sources et le but de ce « roman historique » s’attaquent ainsi fondamentalement à la théologie du Verbe incarné, le Christ. Sa trame s’articule donc essentiellement autour d’une thèse sur Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il n’aurait été qu’un simple homme mortel (p. 291), certainement un grand prophète, mais en aucun cas Dieu. Il aurait marié Marie-Madeleine, son principal disciple, dont le sein, « le saint Graal », aurait porté Sarah, fruit de ce mariage. Et les rois de France descendraient de cette union.
Avant-propos, propos trompeurs
« Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées » (p. 9). Dès l’avant- propos, le lecteur est abusé.
La « Cène de Vinci », vue avec les yeux de la méthode Coué selon Dan Brown, remplace saint Jean par sainte Marie-Madeleine. Or la tradition picturale représente toujours saint Jean ainsi, à la droite du Christ. S’il n’y a pas de calice, sur la toile devant le Christ, ce n’est pas parce que Marie-Madeleine est le saint Graal. Mais Vinci peint l’heure, avant l’institution de l’eucharistie, où le Christ dévoile la trahison de Juda.
Le Prieuré de Sion, « – une société secrète européenne fondée en 1099 – est une organisation réellement existante. En 1975, la Bibliothèque Nationale de Paris a découvert des parchemins connus sous le nom de Dossiers Secrets, identifiant plusieurs membres du prieuré de Sion, dont Sir Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo et Léonard de Vinci» (p. 9). Pourtant, il n’a jamais été qu’une association créée en 1956 par « Sa Majesté druidique », Pierre Plantard, escroc antisémite. Pour forger la légende, il commanda, en 1967, la confection de faux documents qu’il fit déposer à la Bibliothèque Nationale.
L’église S. Sulpice à Paris n’a aucun lien avec le « Prieuré de Sion », rien d’ésotérique, ni de païen. Fiction ou réalité, Dan Brown joue sur la crédulité. L’obélisque et la bande de laiton qui traverse l’église ne sont pas des traces secrètes, mais appartiennent à un instrument scientifique du 18ème siècle. Les lettres « P » et « S », au coeur d’un vitrail, ne sont pas les initiales d’un « Prieuré de Sion », mais celles des saints patrons de cette église : Pierre et Sulpice.
Le méridien de Paris, dont se sert Dan Brown dans ses théories, ne traverse pas le Louvre là où le Da Vinci code l’indique. Il ne passe pas non plus par l’église Saint Sulpice.
Les limites de l’érudition de M. Brown sont frappantes, spécialement lorsqu’elles ridiculisent le cœur de sa pseudo-démonstration du mariage de Jésus et de Marie-Madeleine. M. Durson, universitaire américain, relate que « dans le Da Vinci code, Teabing affirme que tout érudit de l’araméen nous dirait que compagne signifie épouse. En réalité, le document cité a été écrit en copte, pas en araméen, et le mot employé pour compagne est un emprunt du grec qui signifie probablement soeur spirituelle. Pour épouse, on aurait employé le mot grec gynè".
La vérité contre les mensonges
Le mariage entre le Christ et la Madeleine, imaginé par ce roman à prétention documentaire, est essentiellement issu d’une tendance moderne à érotiser toutes les relations humaines. La mentalité contemporaine ne supporte pas la chasteté chrétienne que seule la grâce de Dieu rend vraiment possible. Et elle ne cesse de lutter contre le célibat religieux. Les baisers (p. 276) sur la bouche, évoqués dans l’évangile apocryphe de Philippe étaient pratiqués dans les communautés gnostiques. Cette pratique n’aurait rien de sexuel. En effet, on retrouve ce geste avec Jacques dans la 2nde apocalypse de Jacques. Elle symboliserait la communication de l’esprit à l’initié. Mais le baiser était aussi un usage spirituel de l’antiquité chrétienne. Rien n’établit une quelconque relation intime entre le Christ et la Madeleine. La seule épouse connue du Christ est son Église, comme Yahvé pouvait être l’époux d’Israël avant la venue du Messie.
La femme, selon le Da Vinci code, serait méprisée et discriminée dans l’Église depuis le début. Dan Brown laisse entendre que le Christ aurait désigné la Madeleine comme tête de l’Église. Les apôtres auraient ensuite fomenté une conspiration machiste pour usurper la place de Marie-Madeleine.
Cette manœuvre justifierait une attitude supposée discriminatoire de l’Église contre la femme.
Or Marie, conçue sans péché et mère de Dieu, Marie-Madeleine, pécheresse repentante et bien d’autres
saintes femmes, sont au coeur de la foi catholique. Il est vrai que les protestants ont exclu le mystère féminin dans leur religion.
L’Église fut la première société dans l’histoire de l’humanité à reconnaître, à enseigner et à rétablir l’égale dignité des sexes. La civilisation chrétienne a ensuite libéré la femme des mœurs païennes antiques.
Le Nouveau Testament n’est pour Brown qu’une contrefaçon de l’empereur Constantin. « La Bible, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été collationnée par un païen, l’empereur Constantin le Grand » (p. 289), pour soutenir, à partir du 4ème siècle, la divinité de Jésus-Christ. Ainsi aurait-il « commandé et financé la rédaction d’un Nouveau Testament qui excluait tous les évangiles évoquant les aspects humains de Jésus » (p. 293).
Or les 27 livres qui le composent sont tous scientifiquement datés du 1er siècle (50-100). Dieu sait si la critique de leur authenticité fut âpre. Aucune autre religion n’est capable de présenter ses sources de manière aussi précise et certaine.
Le Canon de Muratori, daté de 170, donne une liste de ces textes. Elle a très probablement été arrêtée dès 130. En outre, chaque document et fragment du Nouveau Testament antérieur au 4ème s. détruit le château de cartes du Da Vinci code. Le Nouveau Testament fut divinement inspiré aux écrivains sacrés. Il relate les prédications du Christ et de ses apôtres. Il raconte la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ et des premiers chrétiens. Il annonce surtout, avec la tradition de l’Église, le message évangélique. Son enseignement permet aux chrétiens de s’unir à Dieu en devenant meilleurs.
C’est une claire exposition de la véracité des natures humaine et divine du Christ. Ses « aspects humains», dont le Da Vinci code dit qu’ils sont occultés, apparaissent manifestement dans les évangiles. Ils rapportent son enfance et sa vie, son obéissance et sa colère, sa faim et sa soif, sa joie et sa tristesse, son amour et ses souffrances, sa passion et sa mort.
Ces « aspects » sont, en revanche, systématiquement gommés des écrits apocryphes gnostiques, dont se sert le Da Vinci code contre la foi catholique.
La lourdeur de ces apocryphes légendaires et leurs contradictions internes les rendent peu fiables. Ils s’emparent souvent de bribes du Nouveau Testament, preuve supplémentaire de leur rédaction tardive.
L’évangile de Philippe, cité plus haut, date de la moitié du 3ème siècle. Comme nombre de ces textes, il est issu de la gnose. Saint Irénée, saint Hyppolite et Tertullien, aux 2ème et 3ème siècles argumentèrent efficacement contre ces légendes.
La gnose est une nébuleuse, ses croyances sont très éclectiques. On peut la comparer au new age contemporain. Elle rejette généralement la nature humaine du Christ et prétend pouvoir initier à une connaissance secrète du vrai Dieu.
La divinité du Christ rejetée
Selon Brown, l’empereur Constantin aurait en 325, lors d’« un vote très serré », obtenu du Concile de Nicée la définition de la divinité du Christ (p. 291). Constantin n’a pas instrumentalisé ce concile, mais lui a permis de se tenir. Son soutien conforta l’autorité de l’Église et fit cesser la controverse arienne. Arius soutenait que Jésus-Christ était un dieu inférieur au Père.
Pour répondre aux hérésies, le concile formula plus précisément l’objet de la foi dans un Credo. Seuls 2 évêques sur environ 250 s’y opposèrent. Est-ce le résultat « d’un vote très serré »? Jésus-Christ, fils de Dieu est bien « engendré, non pas créé, de même nature que le Père » (Credo de Nicée).
L’Église, fondée par le Christ, professe depuis toujours la foi en un Dieu trinitaire : Père, Fils et Saint-Esprit, un seul Dieu en trois personnes.
Seuls les chrétiens croient en Dieu fait homme pour racheter les péchés du monde. Le Christ a été crucifié pour avoir révélé sa divinité, les apôtres ont été martyrisés pour en avoir témoigné. De nombreux chrétiens ont fait de même.
Les évangiles (Io 8, 58; Mc 14, 61-62; Io 20,31; etc.) rapportent cette révélation de la bouche même du Christ et par les miracles. S. Paul (1 Cor. 8, 16 ; Col 1, 15-16) l’enseigne au milieu du 1er siècle.
En 112, Pline le jeune, gouverneur romain de Bithynie, écrit que les chrétiens interrogés « affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s’était bornée à avoir l’habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne pour honorer le Christ comme Dieu… » (L. 10, l. 96).
Bien avant le concile de Nicée, Ignace d’Antioche +117, Justin +165, Irénée +200, Clément d’Alexandrie +215, Tertullien +225, et bien d’autres Pères confessent très explicitement dans leurs écrits la divinité du Christ .
L’Église ne dissimule rien au sujet du Christ, bien au contraire. Elle s’attache à suivre le commandement du Seigneur : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Mat. 28, 19-20). Toute son histoire prouve sa fidélité à répandre la connaissance de l’Évangile, pour faire rayonner l’amour du Christ sur la terre et rendre les hommes heureux et meilleurs.
Que penser de ces « premiers textes chrétiens » (p. 276), que l’Église aurait détruits ou dissimulés en faveur de la divinité de Jésus-Christ ?
Les manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947, ne donnent aucun renseignement sur la vie des chrétiens et leur religion. La bibliothèque gnostique de Nag Hammadi, découverte en 1945, est datée du 4ème siècle. Aucun secret n’y a été découvert. Les apocryphes en question dans le Da Vinci code (Évangile de Philippe et de Marie) sont tardifs et sans rapport réel avec un quelconque apôtre.
Négationnisme au service de la haine
Cette fable gnostique contemporaine n’a rien d’une innocente fiction. C’est une redoutable occasion de donner libre cours à la haine du Christ et de ses disciples. L’Église est soupçonnée d’être un groupement d’intérêts occultes, parasitaire, dissimulateur, conspirateur et donc dangereux. Nul besoin de niaises moqueries, de critiques fondées, d’arguments tangibles, on abandonne les chrétiens au murmure.
À la longue, cette suspicion emporte le jugement et encourage l’élimination de ce qui apparaît comme une sourde menace. Les pamphlets assassins de l’empire néronien n’ont-ils pas appelé trois siècles de persécutions sanglantes ?
Dans ce fatras gnostique, la religion chrétienne est tristement dépréciée en un ramassis de minables petits secrets.
-Abbé Marc Vernoy, fsspx
Une arme sournoise
Un style
L’histoire est présentée comme une banale fiction. Mais, en prétendant l’étayer sur des faits, des personnes et des lieux réels, l’auteur lui donne, peu à peu, le caractère d’un documentaire. Au final, nous sommes en présence d’un méchant pamphlet anti-chrétien. Son habileté naît d’une subtile confusion entre fiction et réalité.
« Dans mon livre, je révèle un secret qui est murmuré depuis des siècles. Je ne l’ai pas inventé. C’est la première fois que ce secret est dévoilé dans un thriller à succès. J’espère sincèrement que Da Vinci codeservira à ouvrir aux lecteurs de nouvelles pistes de réflexion.» (Site internet de l’auteur: www.danbrown.com).
Cette ambiguïté instrumentale entend placer de très graves accusations, « nouvelles pistes de réflexion », au-delà du vrai et du faux, du bien et du mal. Une haine décomplexée du Christ et de l’Église se couvre ainsi des habits de l’immunité.
Un contexte

Cette fable perfide profite du contexte d’inculture historique, d’ignorance religieuse et de méconnaissance de l’Évangile. Vatican II a été l’occasion d’une rupture avec l’histoire et la tradition de l’Église. Des clercs et des fidèles en nombre, privés de racines, sont maintenant livrés au désarroi.
Alors, falsifier lieux et acteurs de l’Histoire, argumenter sans preuves, utiliser la mode pseudo-scientifique,s’accaparer de puériles légendes ésotérico-gnostiques est un jeu malhonnête, mais facile au royaume de l’ignorance. Il prépare de rapides et incalculables ravages spirituels, scientifiques et culturels.
Un but
Le Da Vinci code s’inspire de récentes et fantaisistes élucubrations gnostiques, ésotériques, féministes, new-age et kabbalistiques. Une malice consommée les arrange avec de vieilles fables antichrétiennes, des légendes apocryphes et des délires païens.
Il accuse la foi catholique d’avoir manipulé l’Histoire, après avoir détruit les documents concernant « un Christ véritable ».
En fait, son but ultime est la perte des chrétiens par la ruine de la religion catholique.
Contrefaçons historiques à l’assaut de la foi catholique
« Une grande partie de ce que l’Église nous a enseigné, affirme Dan Brown (Da Vinci code, Lattès, p. 294) – et nous enseigne encore – sur Jésus est tout simplement faux. ». Il entonne là un refrain ânonné depuis longtemps par les sectes, dont plus récemment les Témoins de Jéhovah, et par l’Islam. Il fallait décrédibiliser l’Église pour promouvoir une nouvelle version des faits. Les sources et le but de ce « roman historique » s’attaquent ainsi fondamentalement à la théologie du Verbe incarné, le Christ. Sa trame s’articule donc essentiellement autour d’une thèse sur Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il n’aurait été qu’un simple homme mortel (p. 291), certainement un grand prophète, mais en aucun cas Dieu. Il aurait marié Marie-Madeleine, son principal disciple, dont le sein, « le saint Graal », aurait porté Sarah, fruit de ce mariage. Et les rois de France descendraient de cette union.
Avant-propos, propos trompeurs
« Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées » (p. 9). Dès l’avant- propos, le lecteur est abusé.
La « Cène de Vinci », vue avec les yeux de la méthode Coué selon Dan Brown, remplace saint Jean par sainte Marie-Madeleine. Or la tradition picturale représente toujours saint Jean ainsi, à la droite du Christ. S’il n’y a pas de calice, sur la toile devant le Christ, ce n’est pas parce que Marie-Madeleine est le saint Graal. Mais Vinci peint l’heure, avant l’institution de l’eucharistie, où le Christ dévoile la trahison de Juda.
Le Prieuré de Sion, « – une société secrète européenne fondée en 1099 – est une organisation réellement existante. En 1975, la Bibliothèque Nationale de Paris a découvert des parchemins connus sous le nom de Dossiers Secrets, identifiant plusieurs membres du prieuré de Sion, dont Sir Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo et Léonard de Vinci» (p. 9). Pourtant, il n’a jamais été qu’une association créée en 1956 par « Sa Majesté druidique », Pierre Plantard, escroc antisémite. Pour forger la légende, il commanda, en 1967, la confection de faux documents qu’il fit déposer à la Bibliothèque Nationale.
L’église S. Sulpice à Paris n’a aucun lien avec le « Prieuré de Sion », rien d’ésotérique, ni de païen. Fiction ou réalité, Dan Brown joue sur la crédulité. L’obélisque et la bande de laiton qui traverse l’église ne sont pas des traces secrètes, mais appartiennent à un instrument scientifique du 18ème siècle. Les lettres « P » et « S », au coeur d’un vitrail, ne sont pas les initiales d’un « Prieuré de Sion », mais celles des saints patrons de cette église : Pierre et Sulpice.
Le méridien de Paris, dont se sert Dan Brown dans ses théories, ne traverse pas le Louvre là où le Da Vinci code l’indique. Il ne passe pas non plus par l’église Saint Sulpice.
Les limites de l’érudition de M. Brown sont frappantes, spécialement lorsqu’elles ridiculisent le cœur de sa pseudo-démonstration du mariage de Jésus et de Marie-Madeleine. M. Durson, universitaire américain, relate que « dans le Da Vinci code, Teabing affirme que tout érudit de l’araméen nous dirait que compagne signifie épouse. En réalité, le document cité a été écrit en copte, pas en araméen, et le mot employé pour compagne est un emprunt du grec qui signifie probablement soeur spirituelle. Pour épouse, on aurait employé le mot grec gynè".
La vérité contre les mensonges
Le mariage entre le Christ et la Madeleine, imaginé par ce roman à prétention documentaire, est essentiellement issu d’une tendance moderne à érotiser toutes les relations humaines. La mentalité contemporaine ne supporte pas la chasteté chrétienne que seule la grâce de Dieu rend vraiment possible. Et elle ne cesse de lutter contre le célibat religieux. Les baisers (p. 276) sur la bouche, évoqués dans l’évangile apocryphe de Philippe étaient pratiqués dans les communautés gnostiques. Cette pratique n’aurait rien de sexuel. En effet, on retrouve ce geste avec Jacques dans la 2nde apocalypse de Jacques. Elle symboliserait la communication de l’esprit à l’initié. Mais le baiser était aussi un usage spirituel de l’antiquité chrétienne. Rien n’établit une quelconque relation intime entre le Christ et la Madeleine. La seule épouse connue du Christ est son Église, comme Yahvé pouvait être l’époux d’Israël avant la venue du Messie.
La femme, selon le Da Vinci code, serait méprisée et discriminée dans l’Église depuis le début. Dan Brown laisse entendre que le Christ aurait désigné la Madeleine comme tête de l’Église. Les apôtres auraient ensuite fomenté une conspiration machiste pour usurper la place de Marie-Madeleine.
Cette manœuvre justifierait une attitude supposée discriminatoire de l’Église contre la femme.
Or Marie, conçue sans péché et mère de Dieu, Marie-Madeleine, pécheresse repentante et bien d’autres
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| « In hoc signo Vinces » Par ce signe tu vaincras |
L’Église fut la première société dans l’histoire de l’humanité à reconnaître, à enseigner et à rétablir l’égale dignité des sexes. La civilisation chrétienne a ensuite libéré la femme des mœurs païennes antiques.
Le Nouveau Testament n’est pour Brown qu’une contrefaçon de l’empereur Constantin. « La Bible, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été collationnée par un païen, l’empereur Constantin le Grand » (p. 289), pour soutenir, à partir du 4ème siècle, la divinité de Jésus-Christ. Ainsi aurait-il « commandé et financé la rédaction d’un Nouveau Testament qui excluait tous les évangiles évoquant les aspects humains de Jésus » (p. 293).
Or les 27 livres qui le composent sont tous scientifiquement datés du 1er siècle (50-100). Dieu sait si la critique de leur authenticité fut âpre. Aucune autre religion n’est capable de présenter ses sources de manière aussi précise et certaine.
Le Canon de Muratori, daté de 170, donne une liste de ces textes. Elle a très probablement été arrêtée dès 130. En outre, chaque document et fragment du Nouveau Testament antérieur au 4ème s. détruit le château de cartes du Da Vinci code. Le Nouveau Testament fut divinement inspiré aux écrivains sacrés. Il relate les prédications du Christ et de ses apôtres. Il raconte la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ et des premiers chrétiens. Il annonce surtout, avec la tradition de l’Église, le message évangélique. Son enseignement permet aux chrétiens de s’unir à Dieu en devenant meilleurs.
C’est une claire exposition de la véracité des natures humaine et divine du Christ. Ses « aspects humains», dont le Da Vinci code dit qu’ils sont occultés, apparaissent manifestement dans les évangiles. Ils rapportent son enfance et sa vie, son obéissance et sa colère, sa faim et sa soif, sa joie et sa tristesse, son amour et ses souffrances, sa passion et sa mort.
Ces « aspects » sont, en revanche, systématiquement gommés des écrits apocryphes gnostiques, dont se sert le Da Vinci code contre la foi catholique.
La lourdeur de ces apocryphes légendaires et leurs contradictions internes les rendent peu fiables. Ils s’emparent souvent de bribes du Nouveau Testament, preuve supplémentaire de leur rédaction tardive.
L’évangile de Philippe, cité plus haut, date de la moitié du 3ème siècle. Comme nombre de ces textes, il est issu de la gnose. Saint Irénée, saint Hyppolite et Tertullien, aux 2ème et 3ème siècles argumentèrent efficacement contre ces légendes.
La gnose est une nébuleuse, ses croyances sont très éclectiques. On peut la comparer au new age contemporain. Elle rejette généralement la nature humaine du Christ et prétend pouvoir initier à une connaissance secrète du vrai Dieu.
La divinité du Christ rejetée
Selon Brown, l’empereur Constantin aurait en 325, lors d’« un vote très serré », obtenu du Concile de Nicée la définition de la divinité du Christ (p. 291). Constantin n’a pas instrumentalisé ce concile, mais lui a permis de se tenir. Son soutien conforta l’autorité de l’Église et fit cesser la controverse arienne. Arius soutenait que Jésus-Christ était un dieu inférieur au Père.
Pour répondre aux hérésies, le concile formula plus précisément l’objet de la foi dans un Credo. Seuls 2 évêques sur environ 250 s’y opposèrent. Est-ce le résultat « d’un vote très serré »? Jésus-Christ, fils de Dieu est bien « engendré, non pas créé, de même nature que le Père » (Credo de Nicée).
L’Église, fondée par le Christ, professe depuis toujours la foi en un Dieu trinitaire : Père, Fils et Saint-Esprit, un seul Dieu en trois personnes.
Seuls les chrétiens croient en Dieu fait homme pour racheter les péchés du monde. Le Christ a été crucifié pour avoir révélé sa divinité, les apôtres ont été martyrisés pour en avoir témoigné. De nombreux chrétiens ont fait de même.
Les évangiles (Io 8, 58; Mc 14, 61-62; Io 20,31; etc.) rapportent cette révélation de la bouche même du Christ et par les miracles. S. Paul (1 Cor. 8, 16 ; Col 1, 15-16) l’enseigne au milieu du 1er siècle.
En 112, Pline le jeune, gouverneur romain de Bithynie, écrit que les chrétiens interrogés « affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s’était bornée à avoir l’habitude de se réunir à jour fixe avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne pour honorer le Christ comme Dieu… » (L. 10, l. 96).
Bien avant le concile de Nicée, Ignace d’Antioche +117, Justin +165, Irénée +200, Clément d’Alexandrie +215, Tertullien +225, et bien d’autres Pères confessent très explicitement dans leurs écrits la divinité du Christ .
L’Église ne dissimule rien au sujet du Christ, bien au contraire. Elle s’attache à suivre le commandement du Seigneur : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Mat. 28, 19-20). Toute son histoire prouve sa fidélité à répandre la connaissance de l’Évangile, pour faire rayonner l’amour du Christ sur la terre et rendre les hommes heureux et meilleurs.
Que penser de ces « premiers textes chrétiens » (p. 276), que l’Église aurait détruits ou dissimulés en faveur de la divinité de Jésus-Christ ?
Les manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947, ne donnent aucun renseignement sur la vie des chrétiens et leur religion. La bibliothèque gnostique de Nag Hammadi, découverte en 1945, est datée du 4ème siècle. Aucun secret n’y a été découvert. Les apocryphes en question dans le Da Vinci code (Évangile de Philippe et de Marie) sont tardifs et sans rapport réel avec un quelconque apôtre.
Négationnisme au service de la haine
Cette fable gnostique contemporaine n’a rien d’une innocente fiction. C’est une redoutable occasion de donner libre cours à la haine du Christ et de ses disciples. L’Église est soupçonnée d’être un groupement d’intérêts occultes, parasitaire, dissimulateur, conspirateur et donc dangereux. Nul besoin de niaises moqueries, de critiques fondées, d’arguments tangibles, on abandonne les chrétiens au murmure.
À la longue, cette suspicion emporte le jugement et encourage l’élimination de ce qui apparaît comme une sourde menace. Les pamphlets assassins de l’empire néronien n’ont-ils pas appelé trois siècles de persécutions sanglantes ?
Dans ce fatras gnostique, la religion chrétienne est tristement dépréciée en un ramassis de minables petits secrets.
-Abbé Marc Vernoy, fsspx
jeudi 10 novembre 2016
En route vers le noachisme: Les dix points de Seelisberg
Les dix points de Seelisberg est un document élaboré en 1947 en Suisse. 70 personnes se réunirent pour sa rédaction: juifs, protestants et catholiques. Ce fut Jules Isaac qui devint le personnage clef de cette rencontre. Jacques Maritain, n'ayant pu être présent, envoya un chaud message d'encouragement.
Ce document figure parmi les inspirations de la funeste partie du document Nostrae Aetate du concile Vatican II, sur les rapports avec le judaïsme.
Les dix points de Seelisberg, document fondateur du noachisme.
1- Rappeler que c'est le même Dieu Vivant qui nous parle à tous, dans l'ancien comme dans le nouveau
Testament.
2- Rappeler que Jésus est né d'une mère juive, de la race de David et du peuple d'Israël, et que son amour éternel et son pardon embrassent son propre peuple et le monde entier.
3- Rappeler que les premiers disciples, les apôtres et les premiers martyrs étaient juifs.
4- Rappeler que le précepte fondamental du christianisme, celui de l'amour de Dieu et du prochain, promulgué déjà dans l'Ancien Testament et confirmé par Jésus, oblige chrétiens et juifs dans toutes les relations humaines, sans aucune exception.
5- Éviter de rabaisser le judaïsme biblique ou post-biblique dans le but d'exalter le Christianisme.
6 - Éviter d'user le mot « juifs » au sens exclusif de « ennemis de Jésus » ou de la locution « ennemis de Jésus » pour désigner le peuple juif tout entier.
7- Éviter de présenter la Passion de telle manière que l'odieux de la mise à mort de Jésus retombe sur tous les juifs, ou sur les juifs seuls. En effet, ce ne sont pas tous les juifs qui ont réclamé la mort de Jésus. Ce ne sont pas les juifs seuls qui en sont responsables, car la Croix, qui nous sauve tous, révèle que c'est à cause de nos péchés à tous que le Christ est mort.
Ce document figure parmi les inspirations de la funeste partie du document Nostrae Aetate du concile Vatican II, sur les rapports avec le judaïsme.
Les dix points de Seelisberg, document fondateur du noachisme.
1- Rappeler que c'est le même Dieu Vivant qui nous parle à tous, dans l'ancien comme dans le nouveau
Testament.
2- Rappeler que Jésus est né d'une mère juive, de la race de David et du peuple d'Israël, et que son amour éternel et son pardon embrassent son propre peuple et le monde entier.
3- Rappeler que les premiers disciples, les apôtres et les premiers martyrs étaient juifs.
4- Rappeler que le précepte fondamental du christianisme, celui de l'amour de Dieu et du prochain, promulgué déjà dans l'Ancien Testament et confirmé par Jésus, oblige chrétiens et juifs dans toutes les relations humaines, sans aucune exception.
5- Éviter de rabaisser le judaïsme biblique ou post-biblique dans le but d'exalter le Christianisme.
6 - Éviter d'user le mot « juifs » au sens exclusif de « ennemis de Jésus » ou de la locution « ennemis de Jésus » pour désigner le peuple juif tout entier.
7- Éviter de présenter la Passion de telle manière que l'odieux de la mise à mort de Jésus retombe sur tous les juifs, ou sur les juifs seuls. En effet, ce ne sont pas tous les juifs qui ont réclamé la mort de Jésus. Ce ne sont pas les juifs seuls qui en sont responsables, car la Croix, qui nous sauve tous, révèle que c'est à cause de nos péchés à tous que le Christ est mort.
Rappeler à tous les parents et éducateurs chrétiens la grave responsabilité qu'ils encourent du fait de présenter l'Evangile et surtout le récit de la Passion d'une manière simpliste. En effet, ils risquent par là s'inspirer, qu'ils le veuillent ou non, de l'aversion dans la conscience ou le subconscient de leurs enfants ou auditeurs. Psychologiquement parlant, chez des âmes simples, mues par un amour ardent et une vive compassion pour le Sauveur crucifié, l'horreur qu'ils éprouvent tout naturellement envers les persécuteurs de Jésus tournera facilement en haine généralisée des juifs de tous les temps, y compris ceux d'aujourd'hui.
8- Eviter de rapporter les malédictions scripturaires et le cri d'une foule excitée: « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants », sans rappeler que ce cri ne saurait prévaloir contre la prière infiniment plus puissante de Jésus: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. »
9- Eviter d'accréditer l'opinion impie que le peuple juif est réprouvé, maudit, condamné à une destinée de souffrances.
10- Eviter de parler des juifs comme s'ils n'avaient pas été les premiers à être de l'Eglise.




















