mercredi 17 octobre 2018

Forces Occultes - film antimaçonnique

Tradition Québec invite tous et chacun à visionner - si ce n'est pas déjà fait -, le film Forces Occultes, mettant en scène cette synagogue de Satan qu'est la franc-maçonnerie. Un film toujours d'actualité.






mardi 9 octobre 2018

L'après campagne électorale : les lendemains qui chantent

François Legault.
Le 1 octobre dernier, la province de Québec élisait son premier gouvernement caquiste. L'ancienne formation politique de Mario Dumont, l'ADQ (Action démocratique du Québec), devenue la CAQ (Coalition Avenir du Québec), a réussi a sortir de l'opposition, afin de former un gouvernement majoritaire. Ce faisant, le parti libéral de Philippe Couillard, digne successeur du corrompu Taschereau, a mordu la poussière. Mieux encore, seule sa base électorale a voté pour cette formation politique, soit les anglais et les immigrants.

Revenons à la CAQ. Ce parti (il faudrait parfois s'arrêter au sens des mots), sous des allures nationalistes avait promis de réduire l'immigration, de soutenir les familles, défendre le français, etc. etc. En soi ces choses sont louables, c'est hors de tout doute. Toutefois, nous avons été surpris de constater à quelle vitesse les louanges sont venues. Peu s'en est fallu pour que nous puissions lire des qualificatifs ahurissants : reconquête, mouvement national canadien-français (sic), une victoire éclatante pour les patriotes etc. Prudence !

Ahurissant ou navrant ? Ce sont les mêmes gens qui, il y a encore quelques temps, accusaient le chef de la CAQ, François Legault, de trahison, d'être un agent des Desmarais, ainsi qu'un sous-fifre de la haute finance. Fouillez leurs sites respectifs, vous serez surpris de la verve qu'ils utilisaient (jadis) pour attaquer François Legault.

Qu’ils soient persuadés que la question sociale et la science sociale ne sont pas nées d’hier ; que de tous temps l’Église et l’État, heureusement concertés, ont suscité dans ce but des organisations fécondes ; que l’Église, qui n’a jamais trahi le bonheur du peuple par des alliances compromettantes, n’a pas à se dégager du passé et qu’il lui suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires, ni novateurs, mais traditionalistes
Pape saint Pie X - Encyclique E Supremi

Les lendemains qui chantent

C'est en effet dès le lendemain que le nouveau gouvernement annonçait qu'il allait renforcer la laïcité d'état, exigeant la neutralité complète de tous ses employés . Mettant sur le même pied le judaïsme, l'islam, l'hindouisme avec la Religion de nos pères, ils promettent dorénavant de congédier les récalcitrants. Une nouvelle fois, nos cavaliers de la dite dissidence qualifiaient cette attaque contre notre identité de reconquête et de bienfait.

Le terme reconquête est fort. Il veut rappeler la Reconquista espagnole, avec laquelle Ferdinand II d'Aragon et Isabelle la Catholique reprirent la péninsule ibérique aux maures - lesquelles avaient envahi l'Espagne près de 700 ans plus tôt. Pour les maures et juifs restants, le choix qui leur fut offert était fort simple : la conversion au catholicisme ou la valise. En rétablissant le catholicisme dans leur royaume, les souverains espagnols assuraient un réel retour à l'unité.

Toutefois aujourd'hui, qualifier de reconquête une mesure maçonnique est un délire et une faute majeure. N'ont-ils pas compris que nous sommes dans un combat civilisationnel ? Celui-ci oppose la civilisation chrétienne à la civilisation démoniaque des droits de l'homme, laquelle combat avec les armes du naturalisme, du matérialisme et de la gnose. L'imposition d'une loi maçonnique visant l'interdiction de notre foi catholique et nationale est, en réalité, une conquête maçonnique. Nos lecteurs comprendront assez rapidement qu'il s'agit d'une avancée pour la RÉVOLUTION. 

Défendre le fait français, réduire l'immigration, c'est bien, mais ce n'est pas satisfaisant. C'est ce que veut aussi le Front National (pourtant lui aussi, il veut laïciser encore plus). S'il faut miner l'un de nos fondamentaux, c'est inacceptable. Alors, c'est un attrape-nigaud. Qu'est-ce qu'un Canadien-français qui n'est pas catholique ? C'est tout sauf un Canadien-français. À son époque, Thomas Chapais disait que c'est quelque chose de monstrueux (!).

On ne peut combattre en se reniant nous-mêmes - sinon à quoi bon combattre ? Il y a des compromis inamissibles, et ceux là en font parti. Pour conserver un emploi, pourriez-vous vendre votre mère au proxénète le plus offrant ? C'est pourtant ce que nous semblons voir chez certains.

La suite logique


La rappel de notre Rédemption. Représentation exécré par
le démon et ses sbires. Celui dont ils rêvent d'abattre depuis
si longtemps.
Les libéraux sont dépourvus de logique, c'est évident. Ils peuvent se mouvoir dans la contradiction pendant des années, ils peuvent soutenir plusieurs positions contradictoires (droit à l'avortement mais interdiction de la peine de mort... allez comprendre) sans problème. Néanmoins, il y a des choses qu'on peut aisément voir venir. Lorsque vous avalisez un principe luciférien tel que la laïcité la plus complète - soit Jésus-Christ banni, avec les fausses idoles, de la sphère publique -, il sera impossible d'arrêter son mouvement futur : une simple boule de neige dévale la montagne et grossit, pour terminer sa course vingt fois plus grosse qu'initialement.

C'est logique. Si vous enfoncez la porte pour une chose, pourquoi interdire les autres - semblables ou subséquentes -, ainsi que la complète application de ce premier principe destructeur ? Concrètement : pourquoi seulement bannir la Religion vraie de l’accoutrement des employés d'état, lorsqu'une croix préside aux délibérations des assemblées des élus du parlement ? D'ailleurs, c'est déjà chose faite. Nous lisions, il y a quelques temps, un article (écrit par une voix autorisée de l'enfer sur terre) réclamant le retrait du crucifix de l'assemblée nationale. Pis encore, un journal anglophone demandait hier le retrait de la croix du Mont-Royal, de ce souvenir de cet acte héroïque de Maisonneuve.

Remémorez-vous l'adoption du mariage homosexuel en 2005 par le gouvernement fédéral. Peu de temps s'en est fallu pour que tout ce qui était du même acabit commence à réclamer tout (et rien). Regardez où nous en sommes aujourd'hui, 13 ans plus tard : enfants transgenres, enseignement pervers pour les enfants, le règne des minorités visibles/sexuelles, etc.

La laïcité, une entreprise maçonnique ?

Faut-il vraiment détailler ? Rappelons-le. La laïcité entendue comme elle l'est, ne vient pas du catholicisme ou d'un certain esprit catholique. Aucun lien avec « Rendre à César ce qui est à César » (il s'agit de la distinction des deux pouvoirs, et non de leur opposition). La laïcité vient directement des loges maçonniques et de la Révolution dite française. C'est cette secte diabolique, banalisée par les libéraux de l'époque, qui l'ont fait pénétré ici. Rappelez-vous la scandale maçonnique de la Ligue de l'enseignement. Ce complot maçonnique visait, au début du siècle dernier, la création d'un ministère de l'enseignement, puis, de sa complète laïcisation afin d'écraser « l'infâme » (comme disait Voltaire), c'est-à-dire Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le complot fut dénoncé et échoua. Chose étrange, il devait réussir 60 ans plus tard, mais sous une autre apparence.

L'interdiction complète/neutralité de François Legault représente plutôt la pensée du Grand Orient de France, principale obédience maçonnique dans le monde latin. Nos nationaleux y opposent, et en ceci ils ont raison, la pensée de la confusion des religions prônée par Justin Trudeau, émanant de la Grande loge d'Angleterre. On aura compris, il s'agit plutôt d'un semblant de combat entre deux idéologies scabreuses. Au final, les deux iront au même endroit, à l'indifférence et au rejet de la religion. Ils se chamaillent plutôt sur le comment. Au reste, rien ne diffère entre un Legault et un Trudeau à propos des points essentiels de la société. La Révolution tranquille continue. Peut-être plus lentement qu'avec les gens de Québec solidaire, mais elle continue.

Mais quelle mesure adopter ?

Ce faux débat qui passionne tous et chacun est plutôt simple à résoudre. Dans le passé, nous l'avons déjà fait. Comment ? En établissant notre religion, la foi de nos pères, le catholicisme romain en tant que religion d'état. Pour les autres ? Si, pour certains motifs de prudence, il nous est momentanément impossible de les censurer, nous pouvons opter pour une tolérance. Celle-ci leur permettra d'avoir quelques bâtiments, mais sans plus. Les seules processions publiques seront celles du catholicisme. C'est, en résumé, la doctrine de l'Eglise sur cette question. Pour plus de détails, lire cet article qui veut résumer cette doctrine :  Des relations entre l'Eglise et l'Etat et de la tolérance religieuse

Conclusion

Non, cette nouvelle salve contre les fondements mêmes de notre peuple n'est en aucune manière
« Vous serez davantage de votre pays à mesure que vous serez
plus chrétiens. » - Cardinal Pie.
libératrice. On ne guéri pas un cancéreux en phase terminale en demandant au médecin de ré-injecter du poison. C'est ce même poison, et à plus forte raison ce même médecin, qui est responsable de la débandade actuelle. Sortons de ce cercle vicieux.

Augmentez, diminuez ou cessez l'immigration, ce n'est pas là le vrai problème. Le vrai problème est celui de la déchristianisation. Celui-ci créé les autres problèmes. L'abandon des réalités supérieures, au profit de la bassesse du matérialisme, nous donne une population récalcitrante à l'idée même de se régénérer. Elle revendique comme droit (le mot est fort !) l'avortement - c'est-à-dire le droit aux meurtre des innocents - afin de continuer de jouir sans conséquences. Baignant dans le matérialisme, elle va, dans un futur pas si lointain, se terrer dans l'illusion de la réalité virtuelle. Le désabusement de tout cela, ainsi que l'égocentrisme nous donne le vice contre-nature. Celui-ci, mélangé avec toutes sortes d’idéologies loufoques (lesquelles sont étrangères à notre véritable pensée nationale) nourri toute une frange avancée de la Révolution : transgenrisme, féminisme, ainsi que le dernier cru de l’imbécillité, l'anti-spécisme, forme folle du végétarianisme. Nul besoin d'expliciter davantage.

Non, François Legault n'est pas Honoré Mercier (autant libéral qu'il fut). Il est encore moins l'intrépide défenseurs de nos droits comme le fut le grand Maurice Duplessis. Le salut ne viendra pas des urnes.

Si vous désirez vraiment vous opposer à cette destruction programmée de notre gentilé et de notre civilisation, revenez au catholicisme bâtisseur de notre nation. En mettant Dieu, la famille et la patrie dans l'ordre, vous aurez l'antidote nécessaire aux égards de la pensée.

En ces temps de confusion générale, revenir à ses racines est un acte contre-révolutionnaire.



-Etienne Dumas
Tradition Québec



Notes : Nous référons, tous ceux avides de s'informer sur la secte des franc-maçons, aux liens suivants.

Mgr Henri Delassus : La conjuration antichrétienne
Les différents ouvrages de Léon de Poncins



ADDENDUM : Nous apprenons à l'instant que la CAQ s'engage a ne pas retirer le crucifix de l'Assemblée nationale. Gageons que ce n'est que partie remise, lorsque les « esprits » seront mûrs.

samedi 27 janvier 2018

Le bulldozer athée continue d’avancer à Ottawa


En octobre 2015, je signais un article dans les pages de la revue Le Carillon intitulé Les franc-maçons promoteurs du blasphème. J’y dévoilais les manœuvres énergiques d’un regroupement d’associations « humanistes » à Ottawa pour que soit abrogé l’article C296 du Code Criminel canadien concernant la loi contre le « Libelle blasphématoire » encore en vigueur aujourd’hui.

Comme nous l’avions présagé, le travail de ce regroupement a été mené à terme depuis. Le dépôt du projet de loi C-51 (Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur le ministère de la Justice et apportant des modifications corrélatives à une autre loi) au mois de juin 2017 aura aussi pour effet « d’abroger plusieurs infractions criminelles devenues désuètes ou inutiles. » L’article C296 fait bel et bien partie de la liste.

Le travail de sape constitutionnelle n’est toutefois pas terminé, deux articles de loi protégeant encore les fondements de notre civilisation sont toujours dans la ligne de mire de la conjuration antichrétienne :


L’Article 176

Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de deux ans quiconque, selon le cas :

(a) par menaces ou violence, illicitement gêne ou tente de gêner un membre du clergé ou un ministre du culte dans la célébration du service divin ou l’accomplissement d’une autre fonction se rattachant à son état, ou l’empêche ou tente de l’empêcher d’accomplir une telle célébration ou de remplir une telle autre fonction;

(b)
  sachant qu’un membre du clergé ou un ministre du culte est sur le point d’accomplir, ou est en route pour accomplir une fonction mentionnée à l’alinéa a), ou revient de l’accomplir :

(I) ou bien se porte à des voies de fait ou manifeste de la violence contre lui,

(II) ou bien l’arrête sur un acte judiciaire au civil ou sous prétexte d’exécuter un tel acte.


Et la défense (3), b) de l’article 319

(3) Nul ne peut être déclaré coupable d’une infraction prévue au paragraphe (2) (Fomenter volontairement la haine) dans les cas suivants :

a)    il établit que les déclarations communiquées étaient vraies;

b)    il a, de bonne foi, exprimé une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur un texte religieux auquel il croit, ou a tenté d’en établir le bien-fondé par argument;

Pour ce qui est de l’article 319, une pétition a été déposée à la Chambre des Communes en octobre 2017 par le président des Libres penseurs athées, monsieur David Rand. La pétition e-763 demande que l’abrogation de l’alinéa souligné plus haut soit incluse dans le projet de loi C-51.

Les forces antichrétiennes auront donc supprimé tout ce que nos pères avaient jugé bon d’inclure au Code Criminel pour protéger leur foi bimillénaire avant la fin de 2018. De ces vestiges, il ne restera que le célèbre préambule de la Constitution de 1982.

« Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit »


Kenny Piché
Tradition Québec

vendredi 26 janvier 2018

Julius Evola, homme traditionnel ou cabaliste ?

INTRODUCTION
Julius Evola, né Giulio Cesare Andrea Evola.

Une étude très complète est récemment parue sur la pensée de Julius Evola, par Marco Fraquelli (1). L’Auteur condense en trois cent pages, remplies de notes et d’indications bibliographiques, la philosophie évolienne. J’essayerai d’en recueillir les points, à mon avis, les plus importants et de les pré- senter au lecteur, en les intégrant avec d’autres lectures, pour répondre à l’interrogation posée ci-dessus.

LE SUPER-IDEALISME

Evola est décrit communément comme le maître de la “dignité surnaturelle de l’homme”; elle est fondée non sur le don libre et gratuit de Dieu à l’homme, mais sur l’“INDIVIDU ABSOLU” ou sur la conception philosophique qui est appelée “Idéalisme magique”. Evola, en effet, tout en se définissant “homme traditionnel” s’est placé sur des positions idéalistes (filles de l’Immanentisme moderne), même s’il se proposait de porter l’Idéalisme classique jusqu’aux ultimes et plus radicales conclusions pratiques, au moyen de la magie et de l’ésotérisme des pseudo-religions orientales: “Le Moi magique... royal, EN DEVENANT DIEU, accomplit [avec Evola, n.d.a.] ce pas qu’il n’accomplit pas dans l’Idéalisme classique” (2 ). Comme on le verra par la suite, ce principe philosophique influencera et dirigera toutes les options spirituelles et politiques d’Evola; il n’est donc pas permis de séparer l’Evola politique de l’Evola magique pour pouvoir prendre l’un et laisser de côté l’autre. Evola veut REALISER l’Idéalisme (3 ); c’est-à-dire là où Hegel, Fichte, Shelling, se limitaient à disserter et à spéculer sur le Moi qui pose et crée l’objet extra-mental, Evola veut faire en sorte que le Moi crée VRAIMENT la réalité, en recourant, naturellement, à l’“Ars Regia” et à la magie comme pierre philosophale et alchimique par laquelle l’homme voudrait se faire “dieu” et créer le monde. L’ésotérisme représente donc le couronnement et la réalisation du principe philosophique “super-idéaliste” de Julius Evola et le choix immanentiste et “moderne” d’Evola est présent comme fil conducteur dans toute l’œuvre du “philosophe interdit” (4 ). Toute son œuvre sera centrée sur la réalisation du Moi absolu, patron de l’univers! «Evola... grâce surtout à l’apport des doctrines ésotériques et sapientiales, peut procé- der au dépassement de l’“humain”, non seulement au sens gnoséologique mais au sens PRATIQUE” (5 ). “...Du reste, Evola luimême a plusieurs fois confirmé l’impossibilité d’arriver à la définition de l’Individu Absolu à travers l’usage des seules catégories de pensée spéculative de type occidental” (6 ). Nous savons qu’il existe une seule vraie Tradition, que Dieu remit oralement à Adam (7 ), qui nous est parvenue au moyen des Patriarches et des Prophètes, que Jésus a complétée et rendue universelle, et qu’Il a remise à ses Apôtres afin que, par le Magistère de l’Eglise, elle arrivât de jour en jour, jusqu’à la fin du monde, à tout homme. Cette TRADITION VRAIE affirme, en accord avec le bon sens et le réalisme, qu’il y a un Dieu transcendant qui a voulu librement créer le monde, lequel est fini, contingent et dépendant de Dieu et que l’homme possède une intelligence qui pour saisir la vérité doit se conformer à la réalité objective, réalité qui ne dépend pas de lui, mais de Dieu. A cette TRADITION VERITABLE s’est opposée une TRADITION PARASITAIRE, FALSIFIEE qui est appelée communément GNOSE laquelle a pour origine la CABALE JUIVE (8 ) inspirée en dernier ressort par Lucifer; il fut le premier à s’écrier ‘NON SERVIAM’ et à vouloir être la fin ultime de lui-même, sans devoir se confronter et se soumettre à un Dieu transcendant. La Révélation authentique nous enseigne que cette prétention “idéaliste-magique” de Lucifer, conduisit à sa damnation éternelle et que, depuis ce moment, Lucifer ne cesse pas de tenter l’homme afin qu’il l’imite dans son misérable propos. Au Jardin d’Eden Lucifer suggéra à Eve de manger le fruit défendu pour devenir comme Dieu (“Eritis sicut Dii”) (9 ).

LE DADAISME

Otto Weininger.
Evola a été aussi un artiste en plus d’un philosophe, et son activité artistique coïncide avec la rencontre de Tristan Tzara et le mouvement dadaïste. Tzara était un juif roumain et son mouvement peut être défini comme une sorte de “forme limite de la dégénérescence artistique juive” (10) fondée sur l’exaltation du Moi et de la volonté de puissance et d’absolue liberté, qui débouche sur le libertinage. En effet, comme l’admet Evola lui-même, “les dadaïstes proclamaient... l’identité de l’ordre et du désordre, du Moi et du non-Moi” (11). Evola connut Tristan Tzara vers 1918; à cette époque - écrit Fraquelli - Evola fait largement usage des drogues et des hallucinogènes. Un autre auteur dont s’inspire alors Julius Evola fut Otto Weininger (mort suicidé), juif lui aussi; “le système weiningerien se centralise... sur la complète identité entre le Moi et l’homme: tous deux se trouvent devoir s’imposer eux-mêmes l’un contre l’autre” (12). Et le Moi-homme, dans sa nécessité de se poser contre la réalité, doit se libérer évidemment de la morale chrétienne! Un autre auteur auquel se référa Evola à cette époque est Nietzsche, qui poussera encore plus Evola à une opposition radicale contre le Christianisme. En outre il faut savoir que “en plus de l’influence nietzschéenne... les doctrines orientales, qu’Evola étudie précisément durant ces années-là, eurent aussi un rôle très important; par leur... rupture avec la Logique... elles offrirent un vaste matériel pour l’attaque anti-rationaliste de la... philosophie occidentale” (13).

LA GNOSE ORIENTALE EN PLUS ET NON PAS CONTRE L’IDEALISME MAGIQUE

 “Le tournant décisif vers le monde des anciennes traditions spirituelles, des doctrines... ésotériques et initiatiques s’accomplit chez Evola... non comme une césure mais comme un développement naturel de son idéalisme magique. L’Individu Absolu a pris conscience que le monde est sa création (...). Evola se rapproche donc de la Tradition sapientiale orientale... en recherche... de techniques... qui permettent à l’Individu de réaliser son action magique” (14). En 1925 Evola publie “L’uomo come potenza”, essai consacré au Tantrisme. “En ultime synthèse, on peut dire que les Tantras nient tout dualisme homme-Dieu; en effet le monde et l’univers sont des créations de l’homme lequel s’identifie ainsi avec le Principe absolu et divin...” (15). Vers la fin des années vingt, Evola rencontre Arturo Reghini, maçon de rite écossais, qui «non seulement rapproche Evola de la Tradition romaine... mais assume un rôle fondamental pour le définitif tournant traditionnel d’Evola en mettant ce dernier en contact avec René Guénon, le “maître sans égal” dont l’œuvre donne... un véritable centre... à tout le savoir magique et ésotérique qu’Evola avait recueilli jusqu’à ce moment» (16).

EVOLA ET GUENON

René Guénon.
Je m’intéresserai à Guénon, en détail, dans un prochain article; il faut toutefois anticiper ici qu’Evola n’est pas une pure réduction de Guénon, même si entre les deux existent des différences assez grandes, même au sein du monisme (panthéiste chez Guénon et immanentiste chez Evola). L’accord de toute façon entre les deux “grands initiés” est substantiel et plus fort que les divergences qui peuvent être ainsi résumées:

A) Evola donne le primat à l’action, à la lutte, au guerrier. Guénon au contraire le donne à la contemplation, au ‘prêtre’.

B) Evola soutient que l’Occident a sa propre Tradition. Guénon pense que l’Orient est l’unique dépositaire de la Tradition.

C) Evola considère "l’Eglise catholique comme un symbole de dégénérescence de matrice sémitique, qui a concouru à la suppression de la Tradition impériale et gibeline médiévale” (17). Guénon considère l’Eglise comme l’unique pôle EXOTERIQUE (notez bien) autour duquel peut se réveiller une Tradition ésotérique.

D) Evola est pour le primat du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel. Guénon reconnaît le primat à l’action sacerdotale, pontificale (18).

EVOLA ET LA LIGUE DU NORD (19)

On dirait une boutade, mais au fond ça ne l’est pas. En effet, Evola immortalise et idéalise l’esprit héroïque païen et antichrétien inhérent dans la Tradition occidentale, qui ne peut être l’œuvre des peuples néo-latins et catholiques, mais doit être l’œuvre des peuples germaniques. Pour Evola la Tradition occidentale est la tradition nordique précisément du guerrier, contre la fausse Tradition du sud, dominée par l’esprit religieux et sacerdotal. Et c’est pourquoi Evola croyait trouver dans le Fascisme, mais surtout dans le Nazisme, une opportunité pour pouvoir rétablir la Tradition au moyen de la restauration des valeurs nordiques, païennes et gibelines. Dans la Ligue du Nord sont certainement présents aussi des éléments évoliens qui réussissent à concilier Frédéric Barberousse avec... Alberto da Giussano! Il ne faut pas s’étonner, pour l’idéaliste la contradiction est vie.

EVOLA ANTICHRETIEN

Excommunié à plusieurs reprises, Frédéric II est 
l'archétype avant-l'heure du chef d'Etat "libre penseur".
 Complaisant pour l'islam (à la manière de Voltaire 
et de Nietzsche) au point d'en prendre les mœurs, 
il ne cesse de louanger le génie islamique contre la 
chrétienté elle-même.
La vraie Tradition pour Evola est antichrétienne, en effet le Christianisme “représente la cause première de la dégénérescence du monde moderne, c’est la force destructrice par excellence qui a alors que la vraie Tradition est ésotérique, c’est-à-dire réservée aux seuls initiés. Le Christianisme avec ses thèmes d’imploration, d’adoration, de péché, d’indignité, de limites, se réclame de la spiritualité du Sud. Ce n’est pas par hasard que l’Eglise est Mère, et que la Médiatrice de toutes grâces est la Très Sainte Vierge. En pratique, le Christianisme réalise un affaiblissement qui est typique des sociétés lunaires et sacerdotales, c’est une sorte d’“hérésie blanche”...! Contre le Christianisme se dresse l’idéal chevaleresque, gibelin qui culmine en Frédéric II défoncé tout principe traditionnel...” (20). Selon Evola, le Christianisme est le principal responsable de la chute de l’Empire Romain, de plus il est la Religion des faibles, des esclaves. Si pour Guénon le Christianisme est un succédané exotérique de la Tradition primordiale initiatique et ésotérique, avec Evola nous sommes aux antipodes (et c’est peut-être justement ce qui le rend moins dangereux, non moins mauvais, notez bien, dans la mesure où une erreur, véhiculée par une certaine part de vérité et cachée en elle, est plus dangereuse et trompeuse que l’erreur évidente). Le Christianisme pour le philosophe italien est à relier à l’élément prophétique et messianique du sémitisme, qui remplace le caractère héroïque de la Tradition nordique, par un “élan confus et agité vers le surnaturel”. Le Christianisme est en outre une Révélation universelle, c’est-à-dire pour tous les hommes,

UN SATANISTE ITALIEN...

La Revue Internationale des Sociétés Secrètes, de Mgr Ernest Jouin, entre en lice avec la revue Fede e Ragione de Fiesole, contre le paganisme d’Evola. La R.I.S.S. (21) critique lourdement l’article qu’Evola écrivit sur la La Critica fascista de Bottai en 1927: Il Fascismo come volontà d’Impero e il Cristianesimo. La prestigieuse revue française, en reprenant les thèmes développés par la revue fiesolienne, soutient que l’article évolien “n’est qu’un LONG BLASPHEME” (22); il proclame “la nette incompatibilité de la vision impérialiste de la vie avec quelque forme que ce soit de Christianisme”, réclame la restauration de l’Etat comme réalité absolue, intolérante envers une Eglise qui veut s’élever à ses côtés; au contraire l’Etat doit se dresser comme l’unique et véritable Eglise et aussi comme l’unique et vraie Religion. Pour la R.I.S.S., Evola, en partant d’une espèce de syncrétisme “judéiforme”, va encore plus loin dans sa haine contre l’Eglise. Evola est un mage, un Tantra, un super-théosophe; L’uomo come potenza est qualifié comme “œuvre satanique” dans laquelle “J. Evola prétend enseigner à l’homme le moyen de se faire dieu”. La revue décrit la méthode enseignée par Evola et soutient que nous nous trouvons en “PURE DEMONOLOGIE”; le but d’Evola est “l’absolue liberté accordée à l’homme de tout faire, même le mal, pourvu qu’il le fasse avec la persuasion d’être uni à Dieu et pénétré de sa Substance”. Déjà Luther disait: “Pecca fortiter sed fortius crede”! En bref Evola est aussi un adelphos de la dissolution. La R.I.S.S. conclut par ces mots: “[Evola] est un AGENT PROVOCATEUR DE L’ENFER, une arrière-garde de la
Maçonnerie et des sectes qui persécutent le Christ avec une haine implacable”. Tarannes reviendra sur le sujet le 1er février 1929 (22). Résumant une douzaine d’articles de Fede e Ragione (à partir du n° 16 de 1928), il affirme que les “théories d’un étrange sataniste italien [Evola, n.d.a.], sont la manifestation de l’état d’esprit judéo-maçonnique... Evola pourrait très bien être, en réalité, un AGENT DE LA SUPER-MAÇONNERIE CABALISTE” (23) qui reprend le rôle de l’antique Serpent et s’identifie au Tentateur de la Genèse... EN EFFET, D’APRES EVOLA IL FAUT SURTOUT MANGER LE FRUIT DEFENDU, FAIRE L’EXPERIENCE DU PECHE, POUR EN TROUVER L’ANTIDOTE. Quand Satan promet à l’homme de le faire devenir “dieu”, il exige toutefois des arrhes: L’EXPERIENCE DU PECHE. La conditio sine qua non pour devenir des dieux est l’expérience satanique c’est-à-dire le péché érigé en science. Dans ses écrits on trouve “la haine de Dieu, une haine furieuse, écumeuse, vraiment satanique. Haine contre le Père... haine du Verbe incarné; haine surtout de la Croix du Christ” (24). C’est vrai, objecte Tarannes, qu’Evola nie vaillamment être un sataniste; Satan en effet, selon lui, est une fable des prêtres à l’usage des enfants et des vieilles femmes. Non, Evola ne croit pas au diable, “cependant... il parle exactement comme un possédé, peut-être victime inconsciente, mais certaine, de celui dont il nie l’existence” (25). Au fond, reprend Tarannes, l’Impérialisme païen n’est rien d’autre que le Messianisme charnel du Talmud, qu’Evola lui-même critique comme source sémite du Christianisme...! Le plus important des douze articles de Fede e Ragione me paraît sans aucun doute le premier (26). L’auteur y pose les principes dont il tirera les conséquences dans les articles suivants. Il affirme que depuis le péché originel et son camouflage sous forme de serpent, dans le Paradis Terrestre, Satan ne peut plus compter sur aucun nouveau déguisement. “C’est seulement dans l’Eden qu’il pouvait être caché, parfaitement simulé sous les formes du serpent. (...) Puis... Satan devint l’assidu tentateur, mais facilement reconnaissable sous tous les déguisements” (27). L’auteur de Imperialismo pagano est cependant l’un “des plus faibles outils que Satan ait jamais employé au monde; il en donne la preuve dans l’... extrême et souvent absurde virulence” (27) de l’écrit en question. En effet Satan tient caché le blasphème ouvert. Il cache sa queue pour ne pas être vu et pouvoir mordre l’imprudent passant. Au contraire “tenir la queue allongée, (...) est signe chez les reptiles, de peu d’énergie”. Savoir cacher la queue, comme l’a fait Guénon, est un art que seuls les plus élevés parmi les initiés connaissent, et ne semble pas être l’art d’Evola dans l’Imperialismo: en effet ce qui “dans l’Eden était un artifice du séducteur, un subtil venin caché dans les plis d’une proposition, une insinuation maligne aussi bien dissimulée, devait devenir, sous la plume du maladroit auteur du livre, une grossière, vulgaire et ouverte accusation contre Dieu, par conséquent dépourvue de toute efficacité” (28).

LA CONCEPTION POLITIQUE D’EVOLA

Il y a certainement des éléments positifs dans la conception politique évolienne. Par exemple la critique émise au “libéral-libéralisme” comme philosophie économique qui tend à diminuer les idéaux de l’homme en les portant toujours plus vers les valeurs physiques, mécaniques et matérielles et en faisant d’eux une fin quand ils ne sont qu’un moyen (même s’ils ne doivent pas être méprisés, ainsi que l’enseigne l’Eglise). Le Socialisme à son tour, d’après Evola, n’est absolument pas alternatif au Super-capitalisme, puisque tous deux naissent de la même racine culturelle: la PLOUTOMANIE, le culte de l’OR. Même le Super-capitalisme libéral ne peut qu’accélérer le processus socialiste qui a besoin d’exploiteurs et d’exploités pour fomenter la haine et se servir du prolétariat comme force qui déclenche la Révolution permanente et universelle. Par ailleurs tant le Super-capitalisme que le Socialisme réalisèrent le rêve des talmudistes de devenir les uniques patrons du monde; en effet, le Super-capitalisme d’une part, concentre les richesses entre les mains de quelques familles d’ascendance juive ou d’inspiration maçonnique; le Socialisme d’autre part, en expropriant la propriété des goyim et en la confiant aux mains d’un unique propriétaire (l’Etat), qui est gouverné en grande partie par des juifs, rend réellement le talmudiste patron du monde. Evola, à ce propos, a une Mais il faut remarquer qu’avec cette théorie il se réfère à la Guerre Occulte de Léon de Poncins et de Malynski, deux auteurs catholiques contre-révolutionnaires (29). Pour Evola les concepts libéraux de prosperity et de bien-être ne sont ensuite pas très différents des concepts marxistes de l’utopie eschatologique d’un messianisme terrestre, précisément talmudique. Dans les deux cas la valeur économique “sacrifie” la valeur spirituelle, en accroissant et multipliant artificiellement les besoins matériels de l’homme, qui devient ainsi esclave de Mammon et du Veau d’or. L’époque libérale-socialiste est donc caractérisée par le primat de l’action, de la consommation, de l’agitation chaotique par rapport aux besoins de l’esprit. L’erreur évolienne, même dans ce domaine, est le péché d’un excessif élitisme qui méprise la réalité matérielle, gnostiquement, comme quelque chose de mauvais en soi; l’Eglise au contraire enseigne à hiérarchiser, à subordonner ce qui est inférieur, sans jamais le mépriser, ni non plus à s’ériger en demi-dieux intuition brillante et parle de Super-capitalisme libéral (PRIVE) et de Super-capitalisme socialiste (D’ETAT), qui conduisent tous deux à une unique ligne d’arrivée: la massification et la dépersonnalisation.

L’EUROPE DE L’APRES-GUERRE SELON EVOLA

Dans la pensée évolienne l’Europe est devenue, après l’issue désastreuse de la seconde guerre mondiale, d’un sujet de politique mondiale, un objet conditionné par l’Impérialisme de l’URSS et des USA. Selon Evola, pour échapper à la domination soviétique l’Europe a dû choisir l’Alliance Atlantique. Jusqu’à ce que l’Europe se reconstruise, non seulement économiquement mais politiquement et spirituellement, elle devra choisir l’influence américaine comme le moindre mal stratégiquement, pour éviter de tomber victime de la bien plus néfaste influence du monde communiste.

EVOLA ET LE FASCISME

L’auteur voyait dans le Fascisme une déficience de la Tradition aristocratique (ou des élites traditionnelles). Sa participation au mouvement fasciste a une finalité correctrice: le rendre un mouvement qui s’inspire de la conception idéalistico-magique et ésotérique, précisément du “philosophe interdit”, c’est-à-dire une sorte de super-Fascisme. Sa participation se concrétisera en une série d’articles, publiés dans: Vita Nuova, Il Lavoro d’Italia et Critica Fascista, toutes des revues de premier ordre. Ses articles s’attachent tous à démontrer l’incompatibilité entre le Fascisme et le Christianisme. Toutefois ils déchaînèrent une forte réaction de la part du Vatican et Evola fut “renvoyé” par le Parti. Le philosophe chercha donc à se créer une place propre, en publiant en 1928 Imperialismo pagano - Il Fascismo di fronte al pericolo eurocristiano. “Evola déclare, sans moyens termes, l’inconciliabilité de l’éthique fasciste... avec la Religion catholique. En conséquence le Fascisme doit parcourir, avec cohérence, jusqu’au bout, la voie gibeline qui conduit... l’Etat à subordonner à ses biens propres tous les autres intérêts, en particulier ceux de l’Eglise. L’Etat ne doit pas outrepasser les limites d’une tolérance générique à l’égard de l’Eglise Catholique: au contraire il doit assumer la responsabilité de se déclarer païen” (30). Mais l’appel évolien restera lettre morte, 1929 est l’année du Concordat!

RACISME “SPIRITUALISTE” 

Evola écrira quatre traités consacrés au problème de la race: Tre aspetti del problema ebraico (1936); Il mito del sangue (1937) et Sintesi della dottrina della razza publiés ensemble dans Indirizzi per una educazione razziale (1941). D’après Fraquelli «...le racisme “spiritualiste” évolien si déployé se révèle être plus un problème terminologique que non pas de substance... sous le halo spiritualiste il cacherait ce que Di Vona définit comme un “matérialisme transposé”. Le chercheur napolitain souligne en effet comment Evola, même en essayant de distinguer le vrai racisme du racisme biologique, en réalité ne s’éloigne pas beaucoup de ce dernier» (31). Contre ces écrits d’Evola, Giorgio Almirante polémiqua d’un point de vue encore plus biologiquement raciste (32).

CHEVAUCHER LE TIGRE 

En 1961 Evola publie Cavalcare la tigre où il expose pour “l’homme debout parmi les ruines” la défense des valeurs traditionnelles sur le plan intérieur, sans engagement aucun sur le plan... de l’action. Le livre est adressé “à celui qui ne peut ou ne veut se détacher du monde actuel... sans toutefois faiblir intérieurement” (33). Apolitia signifie pour Evola participer à la réalité du monde actuel, sans se laisser entraîner par lui; mais ne signifie absolument pas renoncement à l’activité, même politique. Aussi la tâche du militant est justement celle de “faire précipiter la crise”, de favoriser et non d’arrêter, les forces de la DISSOLUTION (34). Il y a certains aspects politiques, dans le système évolien, qui, pris à part, peuvent apparaître contre-révolutionnaires, et qui ont attiré de nombreux jeunes désireux de réagir contre la dégradation du monde moderne. Mais pris dans l’ensemble et situés dans l’Idéalisme magico-initiatique, ils ne constituent pas une vraie réaction au processus révolutionnaire et gnostique, mais en font partie et même en représentent une des pointes les plus avancées. Comme tant de jeunes de bonne volonté, qui, confondant la cause palestinienne avec l’Islam, se jettent dans ce dernier pour combattre le Judaïsme (alors que l’Islam n’est que le produit de celui-là); ainsi d’autres jeunes avec de bonnes idées pourraient être trompés par les quelques vérités économico-politiques contenues dans l’Evolisme et tomber dans les bras du Cabalisme magique contre qui ils voulaient lutter. L’unique vraie alternative à la Modernité est, d’un point de vue naturel, le réalisme de la philosophie aristotélico-thomiste et d’un point de vue surnaturel, l’enseignement de la Révélation biblique tel qu’il a été constamment expliqué par les Pères et par les Docteurs de l’Eglise et surtout par le Magistère pontifical. Nous avons un phare de lumière, qui est la Rome chrétienne: si nous voulons vraiment restaurer la société traditionnelle, nous ne devons rien faire d’autre que la restaurer nous-mêmes, avec l’aide de la grâce de Dieu. En conséquence, nous pourrons restaurer la famille et donc la société selon les enseignements divins de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui nous sont transmis par le Magistère ecclésiastique, d’époque en époque, jusqu’à la fin du monde (malgré la crise que l’Eglise traverse actuellement, mais de laquelle elle sortira de manière certaine, puisqu’elle est de constitution divine).

OBJECTIONS ET REPONSES

La kabbale juive.
 On pourrait objecter qu’il y a un Evola “politiquement bon et contre-révolutionnaire”, peu connu (35), et qu’il faut lire l’anthologie de ses écrits politiques qui vont de 1933 à 1970 (36). Cependant en lisant ce recueil d’écrits moins connus du penseur romano-sicilien, on est obligé d’y reconnaître des erreurs et des ambiguïtés. Par exemple pour Evola, le mal, l’erreur c’est surtout le “renversement et la perversion d’un ordre supérieur” (37); il cite le cas de l’Illuminisme qui n’est rien d’autre que la perversion de quelque chose qui d’abord était bon. Au commencement il y avait la secte des illuminés, qui avant de se politiser était bien autre chose que le phénomène rationaliste de l’Illuminisme; alors que les illuminés appartiendraient, selon Evola, à la Tradition primordiale, qui se référait à l’“illumination spirituelle” “...un type de connaissance lié, anciennement, à des traditions bien précises de nature toujours aristocratique... rien de commun..., avec ce que Illuminisme (...) signifie maintenant”. Naturellement, poursuit l’Auteur «cela vaut aussi pour la grande partie des symboles des “rites” et de la “dignité” de la Maçonnerie. Ici... il s’agit d’éléments qui renvoient souvent aux antiques Rose-Croix, à l’Ordre des Templiers... c’est-à-dire à un monde qui constitue l’antithèse la plus forte des idéologies propres à la secte maçonnique» (38). En bref, la Maçonnerie actuelle ou spéculative est une dégénérescence de quelque chose qui au commencement était très bon: la Maçonnerie opérative. C’est cette fausse conception qui a trompé beaucoup de personnes qui sont entrées dans la Franc-Maçonnerie pour retrouver et reconstruire son esprit traditionnel, contre la dégénérescence de la Maçonnerie spéculative, mais en se retrouvant de fait, peut-être sans s’en apercevoir, manœuvrées par un marionnettiste qui se réfère certes à une Tradition, mais à la tradition perverse et impure du Serpent, qui s’appelle la Cabale pervertie. Malheureusement chez Evola on trouve beaucoup du cabaliste et très peu de l’homme traditionnel!

Une autre objection est celle qui tend à minimiser l’antichristianisme d’Evola, qui aurait revalorisé l’Eglise catholique (comme Charles Maurras) par rapport au Christianisme des origines. Toutefois si on lit attentivement Rivolta contro il mondo moderno (qui est l’œuvre capitale d’Evola, remontant à 1934 et donc postérieure de six ans à Imperialismo pagano), on remarque que les choses ne restent pas ainsi et que le préjugé antéchristique d’Imperialismo est maintenu, même s’il est exprimé de manière moins virulente. “Le Christianisme des origines. Ceci est le point après lequel advient la descente. (...) A tout ceci devait s’ajouter l’action supplantatrice du Christianisme... La présence de certains éléments traditionnels dans le Christianisme (et ensuite, dans une plus large mesure, dans le Catholicisme) ne peut compromettre la reconnaissance du caractère destructeur propre à ces deux courants” (39). Mais attention, l’Auteur affirme que le Christianisme a des éléments traditionnels, le Catholicisme (qui ensuite est exactement la même chose que le Christianisme) en a certains en plus, mais, tous les deux (Christianisme et Catholicisme) ont un caractère DESTRUCTEUR! Carrément pour Evola la doctrine du Corps Mystique du Christ contient en germe “une influence ultérieure régressive et involutive, que le Catholicisme lui-même, malgré sa romanisation, ne sut et ne voulut JAMAIS entièrement dépasser” (40). Donc le Catholicisme a TOUJOURS été un phénomène involutif et régressif. On arrive directement au BLASPHEME quand Evola écrit: «Celui qui considère les témoignages énigmatiques des symboles, ne peut pas ne pas être touché par la part qui revient à l’âne dans le mythe de Jésus. Non seulement l’âne figure auprès de la naissance de Jésus, mais c’est sur un âne que la Vierge et l’enfant divin fuient et, surtout l’âne est la monture du Christ dans son entrée triomphale à Jérusalem. Or L’ANE est un SYMBOLE TRADITIONNEL D’UNE FORCE “INFERNALE” DE DISSOLUTION» (41). Tout commentaire est superflu! De la même manière en traitant du Moyen Age gibelin, Evola écrit: “Même dans sa forme ATTENUEE ET ROMANISEE CATHOLIQUE, la foi chrétienne représente une obstruction...”. Et encore: «Le Catholicisme présente PARFOIS des traits “traditionnels”, mais qui ne doivent pas induire à l’équivoque: CE QUI DANS LE CATHOLICISME A UN CARACTERE VRAIMENT TRADITIONNEL EST BIEN PEU CHRETIEN ET CE QUI EN LUI EST CHRETIEN EST BIEN PEU TRADITIONNEL... Le Catholicisme manifeste TOUJOURS l’esprit des civilisations lunaires-sacerdotales...» (42). En bref, dirait certain “traditionaliste”, le Catholicisme est... clérical! Donc... faisons les cavaliers. Par ailleurs, le même Evola dans une interview accordée à Gianfranco Di Turris (publiée sur le n° 11 de L’Italiano, novembre 1971), à peine quatre ans avant de mourir, confirmait que le concept de Tradition d’après lui “est, essentiellement, le sens que lui donne René Guénon”. Et par rapport au fait que certains groupes qui se disent traditionnels, et qui ont souvent suivi ses idées se sont ensuite convertis au Catholicisme, Evola affirme sans hésiter: “Je trouve que cela est plutôt DECOURAGEANT... Celui qui se dit traditionnel pour être catholique, n’est pas traditionnel qu’à moitié... Je suis prêt à reconnaître... celui qui est sincèrement catholique et qui au moyen d’un arrangement quelconque personnel a trouvé, ainsi, un sens de la vie et une sécurité. Je me garderai de le troubler, s’il reste dans son domaine et s’il reste tranquille. La chose est différente dans le cas de celui qui a eu l’occasion de connaître de plus vastes horizons, à caractère pas simplement religieux, mais métaphysique. Alors on doit parler sans aucun doute d’une régression ou d’un échec... On serait tenté de remettre les choses à leur place de manière énergique, si elles en valaient la peine” (43).

CONCLUSION

Il me semble donc pouvoir affirmer - sans peur d’exagérer - qu’Evola n’est pas l’homme de la Tradition divine, mais celui de la Cabale impure, et que cette Tradition luciférienne, Evola l’a enseignée et vécue jusqu’à la fin; en effet, en 1953 paraissait Gli uomini e le rovine, dans lequel il rappelait sa position gibeline selon laquelle entre Etat sacral et Religion chrétienne existe une profonde antithèse. Evola arrivera ainsi à affirmer: “Celui qui est traditionnel en étant seulement catholique, au sens courant et orthodoxe, n’est traditionnel qu’à moitié” (44). Le dernier livre d’Evola: Cavalcare la tigre, de 1961, “marque un retour à ses [d’Evola] positions personnelles de départ, c’est-à-dire celles d’un élan profond vers la négation radicale du monde et des valeurs existantes” (45). Le Serpent se mord la queue





-Abbé Curzio Nitoglia. (1996). Julius Evola, homme traditionnel ou cabaliste ? In Sodalitium (n.41), 59-67



Notes 

1) M. FRAQUELLI, Il filosofo proibito, Terziaria, Milano 1994. 
2) Ibidem, p. 21. 
3) Cf. Teoria dell’Individuo assoluto, Bocca, Torino 1927, pp. IV-V. 
4) Cf. Saggi sull’Idealismo magico, Atanòr, Roma 1925. “Fenomenologia dell’Individuo assoluto”, Bocca, Torino 1930. 
5) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 43. 
6) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 48.
7) Cf. Sodalitium n° 32, pp. 27-44. 
8) Cf. P. DRACH, De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue, Paul Mellier, Paris 1844. DON J. MEINVIELLE, Dalla Cabala al progressismo, Roma 1989. 
9) Cf. V. BARBIELLINI AMIDEI, La Tradizione contraffatta, in Adveniat Regnum, année IX, n° 3-4, 1971, p. 7. 
10) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 6. 
11) JULIUS EVOLA, Il cammino del Cinabro, Scheiwiller, Milano 1972, p. 22. 
12) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 10. 
13) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 13. 
14) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 50. 
15) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 51. Voir aussi: M. BLONDET, Gli Adelphi della dissoluzione, Ares, Milano 1994. 
16) M. FRAQUELLI, op. cit., pp. 53-54. Concernant Arturo Reghini on peut lire E. ZOLLA, Uscite dal mondo, Adelphi Milano 1992 et R. DEL PONTE, Evola e il magico ‘Gruppo di UR’, SeaR, Borzano (RE) 1994. On remarque que le psychanalyste freudien et juif Emilio Servadio faisait partie du groupe de UR. 
17) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 56 
18) P. D. VONA, Evola, Guénon, De Giorgio, SeaR, Borzano (RE) 1993. 
19) La Ligue du Nord: parti politique italien qui voudrait séparer le Nord d’Italie de Rome (“Loin de Rome” est sa devise). 
20) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 62. 
21) Cf. A. TARANNES, Un sataniste italien, J. Evola, in Revue Internationale des Sociétés Secrètes, n° 4, 1er avril 1928, pp. 124-129. 
22) Cf. A. TARANNES, Le “fasciste” Evola et la mission transcendante de l’Eglise, in Revue Internationale des Sociétés secrètes, n° 2, 1er février 1929, pp. 43-68. 
23) Ibidem, pp. 44-45. 
24) Ibidem, p. 48. 
25) Ibidem, p. 51. 
26) MINIMUS, risposta a Satana, in Fede e Ragione, 15 avril 1928, n° 16, pp. 121-123. 
27) Ibidem, p. 121. 
28) Ibidem, p. 122. 
29) L. DE PONCINS, E. MALYNSKI, La guerra occulta, ed. AR, Padova 1989. 
30) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 261. 
31) M. FRAQUELLI, op. cit., p. 270. 
32) G. ALMIRANTE, Ché la diritta via era smarrita, in La difesa della razza, V, n° 13, 5 mai 1942, pp. 9-11. 
33) JULIUS EVOLA, Cavalcare la tigre, ed. Scheiwiller, Milano 1961, p. 171. 
34) Cf. M. BLONDET, Gli Adelphi della dissoluzione, Ares, Milano 1994 - P. VASSALLO, Modernità e tradizione nell’opera evoliana, Thule, Palermo 1978. 
35) Cf. J. VAQUIÉ, Léon de Poncins est-il un disciple de R. Guénon et de J. Evola?, in Lecture et Tradition, n° 157-158, mars-avril 1990, pp. 35-42. 
36) J. EVOLA, Fenomenologia della sovversione, SeaR, Borzano (RE) 1993. 
37) J. EVOLA, op. cit., p. 27. 
38) Ibidem, pp. 28-29. 
39) J. EVOLA, Rivolta contro il mondo moderno, ed. Mediterranee, Roma 1969, pp. 339-341. 
40) Ibidem, p. 345. 
41) Ibidem, p. 348. 
42) Ibidem, pp. 350-352. 
43) J. EVOLA, Orientamenti, ed. Il Cinabro, Catania 1981, pp. 30-32. 
44) J. EVOLA, Il cammino del cinabro, Scheiwiller, 67 Milano 1972, p. 174. 
45) R. INCARDONA, L’impegno per una ‘vera Destra’ nella vita e nell’opera di Julius Evola, Palermo 1994, p. 34. Le Serpent se mord la queue...!

mercredi 13 décembre 2017

La franc-maçonnerie et ses agents du Québec

Dans un de nos précédents articles, nous brossions le tableau des forces occultes de la franc-maçonnerie au Québec. À présent, nous allons aller plus dans le détail. Commençons par l'une des coqueluches d'une certaine nouvelle droite. Mais, tout d'abord, disons que nous nous trouvons en face d'une quasi caricature tant ses accointances maçonniques/révolutionnaires/contre-natures sont grosses comme le bras !

Un communiqué du Grand Orient de France, daté de janvier 2017, a plutôt passé inaperçu au Québec. Le Grand Orient de France - une, sinon la plus grande obédience maçonnique du monde -, réaffirmait son soutien à "l'auteure" (on aurait préféré que ce soit plutôt l'Académie française qui lui offre des cours de langue française) algérienne Djemila Benhabib, celle-là même qui réclamait le retrait du crucifix de l'assemblée nationale (2012).

"Après Charlie, laïques de tous les pays, mobilisez-vous !"
Hormis cet "officiel" soutien financier de la maçonnerie française, Mme Benhabib a reçu en 2016 le prix maçonnique Condorcet-Dessaulles du Mouvement laïque québécois, branche active de la maçonnerie québécoiseuse. Tous se souviennent le rôle de la ténébreuse officine qu'a tenu le MLQ dans le dossier de la prière au conseil municipal de Saguenay.

Le prix maçonnique Condorcet-Dessaulles remis en 2016 à
Djemila Benhabib.
En novembre 2016, elle était l'invitée du Comité Laïcité République lors d'un débat-conférence à Paris. L'événement était présidé par le Vénérable frère trois points Patrick Kessel, ancien grand maître du Grand Orient de France et président du Comité Laïcité République. Notons que cet événement avait lieu dans la mairie du troisième arrondissement de Paris (la laïcité est fille de la franc-maçonnerie, laquelle est mère de la République française)


Toujours en novembre 2016, Djemila Benhabib participait au 14e Salon du livre maçonnique de Paris. Elle y reçut le prix Humanisme, qui, dit-on « est décerné à un auteur profane ayant dans un essai défendu des valeurs proches de celles de la franc-maçonnerie. »

À ce salon du livre, elle y présentait son dernier ouvrage : « APRÈS CHARLIE, laïques de tous les pays, mobilisez-vous ! », édité aux éditions H&O. Cette maison d'édition se spécialise dans les collections gaies de tous genre (plus dégoûtante l'une que l'autre), dans le féminisme et les livres traitant de l'athéisme. Bref, il s'agit d'une maison d'édition purement républicaine. Laissons la parole au diable (description venant du site web de la maison d'édition H&O) :

Djemila Benhabib en compagnie des deux patrons de la
maison d'édition H&O, Olivier Tourtois et
d'Henri Dhellemmes, au salon du livre de Paris (2013).
Pour la liberté sexuelle, contre tous les obscurantismes, H&O est une maison d’édition assurément gay, résolument athée et évidemment féministe.
Assurément gay : Avec plus de 200 titres allant de la littérature à la bande dessinée, de la poésie à la photographie, des essais sociologiques à la science-fiction, du polar à l’érotisme, de l’album de luxe aux livres de poche, H&O fête la diversité sexuelle dans une grande sarabande colorée. Résolument athée : H&O est la seule maison d’édition à consacrer une collection entière à la critique des religions et des croyances. Douze titres essentiels pour déconstruire le discours moralisateur des marchands d’illusion. Évidemment féministe : Avec le lancement, le 8 mars 2013, de la collection « H&O AU FÉMININ », nous donnons la parole aux femmes de la Méditerranée en lutte pour leur liberté, qui est aussi la nôtre !
Enfin, pour clore sur cette maison de désordre, M. Daniel Hamiche du site Observatoire de la Christianophobie rapportait quelques informations concernant le financement de la maison d'édition H&O. Cet article est en lien ici.

En décembre 2016, Mme Benhabib exposait ses vues sur la laïcité lors d'une conférence à la loge maçonnique du Grand Orient de France. Étant donné que le caractère "tenue blanche" n'est pas mentionné (un langage maçonnique pour dire que des non-initiés seront présents), on peut franchement se demander si elle ne s'est pas discrètement - ce mot si cher aux maçons - enrégimentée dans cette secte luciférienne qu'est la franc-maçonnerie. De toute façon, à constater sa si fréquente - voire son habituelle - collaboration avec la franc-maçonnerie, rien ne serait surprenant ; au niveau des idées, elle est acquise aux forces antichrétiennes de la Révolution.

De notre côté de l'océan, les frères trois points lui démontrent autant de soutien, tel que rapporté sur le site du Grand Orient du Québec.

Il y en aurait beaucoup plus à écrire ici. Nous espérons seulement que les personnes de bonne volonté lirons ces présentes lignes et seront désormais aguerris à propos de Mme Djemila Benhabib. Les idées de la secte veulent s'infiltrer partout, afin de neutraliser tout ce qui pourrait, éventuellement, s'opposer à la Révolution et à ses œuvres. Non, disons-le, les derniers remparts de la civilisation française d'Amérique ne céderont pas. Devant les sophismes révolutionnaires, opposons la Vérité. La devise de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr (Bretagne) est Ils s'instruisent pour vaincre : qu'elle soit nôtre !


Pour plus d'informations sur l'hydre du Mouvement laïque québécois, consultez notre article sur Le panthéon maçonnique du Québec contemporain, ainsi que l'article de Média-Presse-Info sur Le Mouvement laïque québécois n’est rien d’autre que la franc-maçonnerie.

« Jusqu’à présent les nations ont été tuées par conquête, c’est à dire par voie de pénétration; mais il se présente ici une grande question: Une nation peut-elle mourir sur son propre sol, sans transplantation ni pénétration, uniquement par voie de putréfaction, en laissant parvenir la corruption jusqu’au point central et jusqu’aux principes originaux et constitutifs qui font ce qu’elle est ? »

-Joseph de Maistre (1753-1851)


-Etienne Dumas
Tradition Québec

mercredi 16 août 2017

Le diocèse de Montréal passe en mode homosexuel


L'Eglise Saint-Pierre-apôtre, diocèse de Montréal, vous invite à " L'ar(c)t en ciel ".

Intérieur de l'église...
L'église Saint-Pierre-Apôtre : œcuménisme et homosexualité en folie.

L'Eglise Saint-Pierre-Apôtre n'est pas à son premier événement du genre. Chaque année, lors de la "semaine de la fierté", l'église, anciennement tenue par les Oblats de Marie-Immaculée, se pare de ses plus hideux ornements (photo ci-dessus). La chapelle du Sacré-Cœur, dont la miséricorde du Sacré Cœur de Jésus est travesti (dorénavant la chapelle de l'espoir), est devenue un temple d'ex-votos à saveur homosexuel (photo plus bas).

« Ce qui rend la chapelle de l’Espoir encore plus accueillante, c’est lorsque l’on constate que même si elle est à l’intérieur d’une église catholique, elle embrasse toutes les religions : s’y recueillent donc des gens de toutes confessions religieuses. »
Site web de l'église Saint-Pierre-Apôtre (lien

" Mon beau Martin, merci pour ton amour. Bon voyage. " -Charles
L'Eglise conciliaire, née de Vatican II, est en réelle décadence. Sa mort - vraisemblablement programmée - en Canada français est de plus en plus évidente. Espérons qu'un pareil événement, bafouant si ouvertement les commandements de Dieu, hâtera la fin de tout ceci, ainsi que le retour de la véritable Foi catholique. De Dieu on ne se moque pas impunément.

Rappelons les paroles de saint Paul à propos du péché de l'homosexualité :

« Ne vous y trompez point : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu. »
1re épître de saint Paul au Corinthiens, chapitre VI, versets 9 à 11. 

On compte l'acte de ce péché parmi les péchés qui crient vengeance vers le Ciel (refus de l'ordre de la création).


Le devoir de la Charité

Le premier devoir de la charité, la vraie, est la Vérité. Nous devons la Vérité aux gens : la Vérité qui vous rendra libres (Jn., VIII, 32). Conforter les pécheurs dans leurs "convictions", en les dorlotant, est une abomination. En effet, c'est coopérer à la damnation des gens que de les établir dans le mensonge, d'autant plus qu'en accomplissant cela, on consomme son propre châtiment.

La Vérité de change pas. L'homme n'a pas changé depuis la chute, il doit toujours, siècles après siècles, se sauver. Le péché originel n'a pas été aboli. Il n'y a pas plusieurs voies pour se sauver, mais bien qu'Une seule. Il y a un Ciel et il y a un enfer. Il y a la Vérité et il y a le mensonge.

« Or la doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelque sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. »
Saint Pie X, Notre charge apostolique

Conclusion

Encore une fois, fidèle à son habitude, l'Eglise moderniste de Vatican II s'inscrit parmi ceux qui collaborent à la déchéance de notre patrie. L'hérésie tend à combattre l'Enseignement de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce faisant, en combattant l'ordre surnaturel, elle combat l'ordre naturel des choses. On ne peut séparer ces deux ordres.

Ne vous y trompez pas : le modernisme est contre-nature, donc anti-national. Pour la Religion et le salut de la Patrie, nullam partem (aucun accord) avec ces gens !

vendredi 24 février 2017

Bulle In eminenti apostolatus specula de Clément XII

Nous présentons la bulle In eminenti apostolatus specula de Clément XII, première condamnation de la franc-maçonnerie par l'Eglise catholique. -Mouvement Tradition Québec


CLÉMENT, ÉVÊQUE, SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,

À tous les fidèles de Jésus-Christ, salut et Bénédiction Apostolique.

Le pape Clément XII
Élevé par la divine Providence au plus haut degré de l'apostolat, tout indigne que Nous en sommes, selon le devoir de la surveillance pastorale qui Nous est confiée, Nous avons, constamment secouru par la grâce divine, porté notre attention avec tout le zèle de notre sollicitude, sur ce qui, en fermant l'entrée aux erreurs et aux vices, peut servir à conserver avant tout l'intégrité de la religion orthodoxe, et à bannir du monde catholique, dans ces temps si difficiles, les risques de troubles.

Nous avons appris, par la rumeur publique, qu'il se répand à l'étranger, faisant chaque jour de nouveaux progrès, certaines sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules, appelés communément du nom de Francs-Maçons ou d'autres noms selon la variété des langues, dans lesquels des hommes de toute religion et de toute secte, affectant une apparence d'honnêteté naturelle, se lient entre eux par un pacte aussi étroit qu'impénétrable, d'après des lois et des statuts qu'ils se sont faits, et s'engagent par serment prêté sur la Bible, et sous les peines les plus graves, à couvrir d'un silence inviolable tout ce qu'ils font dans l'obscurité du secret.

Mais comme telle est la nature du crime qu'il se trahit lui-même en poussant des cris qui le font découvrir et le dénoncent, les sociétés ou conventicules susdits ont fait naître de si forts soupçons dans l'esprit des fidèles, que s'enrôler dans ces sociétés c'est, auprès des personnes de probité et de prudence, s'entacher de la marque de perversion et de méchanceté; car s'ils ne faisaient point de mal, ils ne haïraient pas ainsi la lumière; et ce soupçon s'est tellement accru que, dans plusieurs États, ces dites sociétés ont été, depuis longtemps déjà, proscrites et bannies comme contraires à la sûreté des royaumes.

C'est pourquoi, Nous, réfléchissant sur les grands maux qui résultent ordinairement de ces sortes de sociétés ou conventicules, non seulement pour la tranquillité des États temporels, mais encore pour le salut des âmes, et voyant que par là elles ne peuvent nullement s'accorder avec les lois civiles et canoniques; et comme les oracles divins Nous font un devoir de veiller nuit et jour en fidèle et prudent serviteur de la famille du Seigneur pour que ce genre d'hommes, tels des voleurs, ne percent la maison, et tels des renards, ne travaillent à démolir la vigne, ne pervertissent le cœur des simples et ne le transpercent dans le secret de leurs dards envenimés; pour fermer la voie très large qui de là pourrait s'ouvrir aux iniquités qui se commettraient impunément, et pour d'autres causes justes et raisonnables de Nous connues, de l'avis de plusieurs de nos vénérables frères Cardinaux de la Sainte Église Romaine, et de Notre propre mouvement, de science certaine, après mûre délibération et de Notre plein pouvoir apostolique,

Nous avons conclu et décrété de condamner et d'interdire ces dites sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules appelés du nom de Francs-Maçons, ou connus sous toute autre dénomination, comme Nous les condamnons et les défendons par Notre présente constitution, valable à perpétuité. [NDLR: à noter que le nouveau code de droit canonique de 1983 a supprimé la mention de l'excommunication ipso facto pour l'appartenance à la franc-maçonnerie.]

C'est pourquoi Nous défendons sévèrement et en vertu de la sainte obéissance, à tous et à chacun des fidèles de Jésus-Christ, de quelque état, grade, condition, rang, dignité et prééminence qu'ils soient, laïcs ou clercs, séculiers ou réguliers méritant même une mention particulière, d'oser ou de présumer, sous quelque prétexte, sous quelque couleur que ce soit, d'entrer dans les dites sociétés de Francs-Maçons ou autrement appelées, ni de les propager, les entretenir, les recevoir chez soi; ni de leur donner asile ou protection, y être inscrits, affiliés, y assister ni leur donner le pouvoir ou les moyens de s'assembler, leur fournir quelque chose, leur donner conseil, secours ou faveur ouvertement ou secrètement, directement ou indirectement, par soi ou par d'autres, de quelque manière que ce soit, comme aussi d'exhorter les autres, les provoquer, les engager à se faire inscrire à ces sortes de sociétés, à s'en faire membres, à y assister, à les aider et entretenir de quelque manière que ce soit, ou les conseiller: et Nous leur ordonnons absolument de se tenir strictement à l'écart de ces sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules, et cela sous peine d'excommunication à encourir par tous les contrevenants désignés ci-dessus, ipso facto et sans autre déclaration, excommunication de laquelle nul ne peut recevoir le bienfait de l'absolution par nul autre que Nous, ou le Pontife Romain qui nous succédera, si ce n'est à l'article de la mort.

K.R. Ravindran, président de Rotaty International, reçu au Vatican avec 9000 membres du Rotary

Nous voulons de plus et mandons que les Évêques comme les Prélats supérieurs et autres Ordinaires des lieux, que tous les Inquisiteurs de l'hérésie fassent information et procèdent contre les transgresseurs, de quelque état, grade, condition, rang, dignité ou prééminence qu'ils soient, les répriment et les punissent des peines méritées, comme fortement suspects d'hérésie; car Nous leur donnons, et à chacun d'eux, la libre faculté d'instruire et de procéder contre lesdits transgresseurs, de les réprimer et punir des peines qu'ils méritent, en invoquant même à cet effet, s'il le faut, le secours du bras séculier.

Nous voulons aussi qu'on ajoute aux copies des présentes, même imprimées, signées de la main d'un notaire public, et scellées du sceau d'une personne constituée en dignité ecclésiastique, la même foi que l'on ajouterait aux présentes, si elles étaient représentées ou montrées en original.

Qu'il ne soit permis à aucun homme d'enfreindre ou de contrarier, par une entreprise téméraire, cette Bulle de notre déclaration, condamnation, mandement, prohibition et interdiction. Si quelqu'un ose y attenter, qu'il sache qu'il encourra l'indignation du Dieu Tout-Puissant, et des bienheureux apôtres S.Pierre et S.Paul.


Donné à Rome, près Sainte-Marie Majeure, l'an de l'Incarnation de Notre Seigneur MDCCXXXVIII, le IV des Calendes de Mai (28 avril), la VIIIe année de Notre Pontificat. »

mardi 8 novembre 2016

L'observation du dimanche

L'extrait suivant est tiré de l'ex-journal catholique La Croix, disponible dans La Semaine religieuse de Québec, volume XVI 1903-1904.

Un des pièges tendus aux catholiques consiste à les attirer loin de l'église, le dimanche, pour les soustraire à Jésus-Christ, à la famille et à eux-mêmes.

À l'appui de cette affirmation, nous donnes l'instruction communiquée, il y a quarante ans, par le grand conseil de la franc-maçonnerie à toutes les Loges du monde:

« Pour éloigner peu à peu et sûrement les catholiques de la fréquentation des églises, vous aurez soin d'inventer des fêtes, de créer des occasions de plaisir que vous fixerez toujours au dimanche.

Au dimanche également les ventes, foires, concours, qui arracheront les peuples aux foyers de la superstition (c'est-à-dire aux temples du vrai Dieu).

Nous ne pouvons supprimer le jour du repos; déplaçons-le. Au lieu du dimanche, prenons le lundi. Succédant aux juifs, les chrétiens ont substitué au sabbat de leurs prédécesseurs le jour qui le suit, c'est-à-dire le dimanche. Nous, à notre tour, succédant aux chrétiens, nous remplacerons le dimanche par le lundi. Mais, en attendant, laïcisons le dimanche, en l'enlevant à la religion pour le donner à la paresse, au plaisir, à la débauche. »

Voilà bien actuellement le but de la franc-maçonnerie: « laïciser le dimanche », comme elle le dit en son jargon hypocrite. Elle connaît l'influence salutaire des assemblées ecclésiastiques. Elle sait qu'éloigner les hommes de l'église, c'est les éloigner de Dieu, et que la ruine du dimanche entraîne fatalement la ruine de la religion.

(La Croix, 17-18 juillet 1904).


À la lecture de ces lignes, il est impossible ne pas constater que ce plan diabolique semble avoir porté fruit. En effet, regardez les stationnements de centre d'achats le dimanche et vous verrez où vont les gens lors de l'obligation dominicale. Hélas, la faute tombe en grande partie sur ces chiens muets - prêtres modernistes - qui font la messe le samedi soir afin d'éviter aux gens de se déplacer le dimanche! 

Chrétiens fidèles, rassemblez-vous le dimanche pour l'assistance à la sainte messe. Pour connaître l'endroit de la messe la plus près de chez vous, cliquer sur ce lien.