lundi 28 mars 2016

La logique face aux médias de masse

Article signé par M. Kenny Piché dans le dernier numéro de la revue Le Carillon.

Le Carillon - No. 8 - Le Manitoba catholique

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La logique face aux médias de masse


Le problème des journaux

S’il est un sujet qui nous déplaît, c’est certainement celui des « médias de masse », le simple fait d’en parler contribue à leur hégémonie et pourtant nous savons tous dans quelles mains ils sont et à quoi ils servent.
« Pour qui a étudié la secte maçonnique, qui connaît ses visées et les moyens d’action qu’elle s’est donnés, il n’est pas douteux que son influence ne s’exerce parfois dans les journaux réputés les meilleurs. À la manière dont sont traitées certaines questions, on sent le souffle, l’inspiration de la secte. »

Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne

Combien de nos compatriotes se croient « connectés » sur la société, gavés par les médias de masse. Une chronique rejoint parfois leur opinion, comme ce pourrait être le cas, cela est bien possible, pour chacun d’entre nous. Après tout, c’est logique, les médias de masse ont pour objectif de rejoindre le plus d’esprits possible. En tout et pour tout, nous avons affaire à un beau mélange de faits divers, d’opinions et de publicités – mais il y a l’ingrédient secret, le poison qu’on ne sent plus.

Mgr Delassus, dans la citation que nous avons choisie, exprime parfaitement l’esprit qu’il faut adopter quand on se lance dans la lecture (et de préférence dans l’analyse) d’une « nouvelle médiatique ».

« À la manière dont sont traitées certaines questions, on sent le souffle, l’inspiration de la secte. »


On sent le souffle…

Dans un journal populaire, tout est programmé, chaque article est à sa place, prêt à toucher sa cible.

Prenons comme exemple un grand titre qui nous concerne :

« Doc Mailloux croit que les enfants de familles croyantes sont ‘inférieurs’. »

-Marie-Renée Grondin, Journal de Montréal, 23 novembre 2015
L’article en tant que tel n’a rien d’impressionnant, le docteur Mailloux émet une série d’arguments qui se rapprochent plus de sophismes anti-religieux que de véritables réflexions. Ce qui l’a convaincu, la base de son argumentation, c’est une étude faite sur 1170 enfants entre 5 et 12 ans, venant de six pays différents, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens et des musulmans. En résumé, l’expérience consistait à distribuer des cadeaux de manière inégale afin de mesurer le niveau d’altruisme des enfants.

Les enfants issus de familles religieuses seraient moins altruistes que ceux issus de familles athées.

Peut-on logiquement mettre tous les croyants, puis tous les chrétiens dans le même panier? Un enfant élevé dans le catholicisme aura-t-il la même morale qu’un protestant ou qu’un musulman?

Logiquement, non. Nous nageons donc en plein sophisme.


L’inspiration de la secte

Les études comme celle-là sont de bien beaux outils de propagande entre les mains des artisans des médias de masse de la province.

La grande majorité aura lu le grand titre; parmi eux, une bonne partie aura pris connaissance des grandes lignes de l’étude sur laquelle est basé l’article; et, finalement, les plus curieux auront lu les élucubrations du psychologue Pierre Mailloux.

Mais d’où vient réellement l’étude? Qui a intérêt à mettre tous les chrétiens et les musulmans dans le même panier pour conclure que les enfants religieux sont médiocres? Le docteur Mailloux et les journalistes citent la revue scientifique Current Biology. Bien appuyés là-dessus, ils n’ont pas à défendre leur crédibilité.

« Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’étude. Les enfants de familles profondément chrétiennes ou musulmanes sont des enfants inférieurs aux enfants venant de familles athées. »

Le lecteur logique et averti devra chercher plus loin et remonter jusqu’à l’auteur de l’étude pour répondre à ces questions.

L’étude était menée par Jean Decety, du Département de Psychologie de l’Université de Chicago.

Nous ne pouvons pas nier que nous avons affaire à un grand érudit de la science, mais connaissant sa conclusion, essayons de voir s’il a un agenda antichrétien.

Une simple visite de son profil professionnel sur linkedin.com nous lance sur quelques pistes intéressantes.

Jean Decety est membre du Jewish National Fund et il soutient quelques organismes juifs tels que J Street (fondé par George Soros) et l’agence de presse israélienne Haaretz en plus d’appuyer l’American Humanist Association, un organisme d’inspiration maçonnique qui milite principalement contre le christianisme.

En quelques clics, nous comprenons qu’il y a probablement un agenda antichrétien à cette étude qui s’est rapidement propagée chez les mouvements humanistes (libres penseurs, francs-maçons), pour finalement aboutir de manière vulgarisée dans les médias de masse du monde entier, sous un grand titre « prédigéré ». Nous devinons aussi pourquoi aucun enfant de religion juive n’a participé aux tests.

Ni la journaliste, ni le psychologue, ni les lecteurs n’auront cherché aussi loin pour en arriver à une opinion qui finalement ne vaut pas grand-chose.


Un travail de longue haleine

Celui qui voudrait se livrer à l’analyse logique et poussée des médias de masse de la province a du pain sur la planche. Il existe des centaines de journaux qui publient des milliers d’articles chaque jour. Ces faits divers sont disséminés dans des dizaines de textes qui cachent un agenda de suggestion des idées maçonniques.

C’est un véritable bombardement qui paralyse les esprits : la majorité des discussions dans la société, que ce soit à la radio, au travail ou en famille, sont appuyées sur des sophismes qu’on nous présente comme des dogmes de foi intouchables dans les médias de masse.

Vu l’état de santé du journalisme en général et puisque les moyens nous manquent souvent lorsque vient le temps d’analyser un article comme nous venons de le faire, la solution pour se tenir informé se trouve dans les médias alternatifs, dits de « réinformation ».
Par exemple, cette humble chronique.

Il ne faut cependant pas mettre la logique de côté, même lorsqu’on fait confiance à la source d’information.

Kenny Piché

mercredi 23 mars 2016

Le libéralisme en général

1° Le mot et la chose

Le terme « libéral », comme celui de « liberté » d'où il procède, plaît à la foule inattentive; à cause de son imprécision sonore elle-même, en effet, il est facilement entendu et pourtant il permet à chacun de choisir et d'applaudir, parmi les multiples sens qu'il revêt, celui qui répond mieux à ses convictions, à ses sentiments, à ses intérêts. De là aussi les équivoques nombreuses, et, en définitive, funestes, auxquelles il se prête.

Il sert à désigner tantôt ce qui convient à un homme de condition libre, tantôt la qualité d'un cœur ouvert à la piété et généreux : en ce sens Dieu est, dit saint Thomas, « maxime liberalis » (Ia, q. XLIV, a. 4, ad. 1); tantôt enfin l'amour d'une certaine liberté : c'est en ce dernier sens que nous le prenons ici : le libéral, c'est celui qui est et se déclare partisan de la liberté.

Mais, de nouveau, on devra rencontrer bien des façons d'être « libéral », selon les interprétations fort diverses que l'on pourra donner à ce mot « liberté ».

Sous la Restauration, le parti « libéral » comprenait les disciples de Voltaire et de Rousseau, tout imbus des principes de 89, ennemis de la monarchie catholique et de l'Eglise romaine, dévots des « libertés modernes » conçues comme une conquête définitive, comme un idéal intangible dont ils se faisaient les ardents prosélytes.

C'est encore le sens qu'il a gardé jusqu'à ce jour chez nos voisins les Belges. Mais, en France, à partir du jour où, sous l'influence de F. de Lamennais, certains catholiques préconisèrent le ralliement aux « libertés modernes », les fervents de la Déclaration des Droits de l'Homme, les héritiers de la Révolution, prétendirent non sans raison avoir le monopole du « libéralisme intégral » « radical » : c'est ainsi que les « libéraux » de 1820 sont devenus les « radicaux » de la IIIe République; ils ont abandonné aux partisans de l'ordre le qualificatif même du désordre, si bien qu'aujourd'hui le terme « libéral » est souvent appliqué, à titre d'éloge, à tout état d'esprit, à tout système favorable aux libertés légitimes.

Ici, nous l'entendons, au contraire, dans le sens nettement péjoratif, soit d'une affection morbide pour une liberté déréglée, soit du système en lequel cette affection cherche à se traduire, comme pour se justifier au regard de la raison. Il s'agit de mettre à nu cette affection, de préciser ce système et de le définir.

La tâche est des plus malaisées : le libéralisme, en effet, pris dans son ensemble, est quelque chose de vague, d'incertain, d'indéterminé, qui s'étendant à tous les domaines, philosophie, théologie, morale, droit, économie... apparaît partout comme essentiellement variable au gré des personnes et des circonstances. D'où l'extrême difficulté de saisir ce protée qui prend à volonté toutes les formes, tous les visages, y compris le masque de la vérité et de la vertu.

Essayons pourtant de retrouver, sous ses multiples manifestations, sa caractéristique la plus formelle et son sens le plus profond, afin d'en donner une définition a moins approchée.


2° La vraie notion de liberté

Le libéralisme, son nom même l'indique, se présente comme un système de liberté. Mais, qu'est la liberté elle-même? Nouvelle difficulté, car ce mot exprime à son tour des choses fort diverses.

En général, le mot « liberté » suggère l'idée d'affranchissement de la nécessité, du lien, de la contrainte; il signifie une certaine indépendance et maîtrise. Sans entrer dans les nombreuses distinctions qu'un simple rapport ne peut comporter, je noterai seulement trois sens principaux de la Liberté:


  1. La liberté physique externe, liberté d'action ou spontanéité (en latin « libertas a coactione ») : elle signifie l'exemption de la nécessité physique extérieure, ou contrainte, l'absence d'obstacles à l'exercice de l'activité naturelle. Elle est commune à l'homme, à l'animal et même aux êtres inférieurs.
  2. La liberté physique interne ou « libre arbitre » (« libertas a necessitate ») : c'est la liberté de choix qui exempte de la nécessité interne; enracinée dans la spiritualité, elle rend l'être qui en est doué vraiment cause et maître de ses actes, par suite responsable. Cette liberté est donc propre à l'être intelligent et s'oppose au déterminisme.
  3. La liberté morale : c'est la liberté physique interne en tant qu'elle est limitée raisonnablement dans son objet et perfectionnée dans son exercice [1] par la loi procédant de l'autorité légitime et traçant au libre arbitre les limites qu'il ne peut dépasser, les voies qu'il peut ou doit suivre. En ce sens, la liberté est synonyme de droit et se dit surtout au pluriel : les libertés, les franchises, les droits.
Les autres libertés ne sont guère que des émanations ou des déterminations de ces trois sortes de libertés : ainsi la liberté civile sera la faculté d'accomplir sans entraves tous les actes légitimes du citoyen dans la cité; la liberté politique, la participation raisonnable et proportionnelle des citoyens aux affaires d'intérêt général, comportant une certaine autonomie et résultant des franchises locales et professionnelles aussi larges que l'exigent les circonstances...

Ces simples données suffisent pour nous permettre de préciser les concepts catholique et libéral de la liberté, et de voir combien ils diffèrent et s'opposent.

Le catholique affirme et maintient deux principes : la réalité du libre arbitre de l'homme contre les déterministes; sa nécessaire dépendance vis-à-vis de Dieu, de ses lois et des autorités qui procèdent de Lui. L'homme est à la fois libre physiquement parce que doué d'une âme spirituelle, exempte du déterminisme de la matière - et obligé ou nécessité moralement, parce que dépendant de Dieu et de ses lois. Venant de Dieu il retourne à Dieu librement, mais obligatoirement et conformément à ses prescriptions; il doit librement obéir à la nécessité morale, au devoir, à la loi. Ainsi, de même que la logique, en ordonnant les idées selon leurs rapports essentiels, conduit l'esprit, qui se soumet à ses lois, à la vérité scientifique, de même la morale, en réglant les biens selon leur valeur respective rend bonne la volonté libre qui lui obéit et l'achemine vers la possession de sa fin, vers la perfection de l'homme. C'est là ce qu'on appelle l'usage rationnel du libre arbitre : en le limitant, en lui traçant sa voie, la loi le perfectionne et lui permet d'atteindre sa fin. Ainsi l'homme, essentiellement libre par nature et non moins essentiellement dépendant par condition, n'a le droit, la liberté morale de faire qu'une partie de ce qu'il peut faire; par suite, pour synthétiser tous les éléments de la vraie liberté, on peut dire qu'elle consiste en ce que l'activité proprement humaine, déjà dégagée par nature des entraves de la matière, (libre arbitre) réglée ensuite et ordonnée dans ses choix par la loi (liberté morale) ne doit point être empêchée mais aidée dans la poursuite fondamentale de sa fin dernière (liberté d'action). Et si, à cette activité naturelle s'ajoute un jour la grâce, principe de vie supérieure, divine, on aura la liberté chrétienne, dont toute la loi sera la Charité, la fusion intime avec la Volonté toujours droite de Dieu, charité réglée elle-même par la vérité spéculative et pratique qui ne soumet l'homme à Dieu que pour le délivrer de tout ce qui est indigne de Lui; et cette liberté-là a droit à tous les respects, car c'est l'activité de l'Esprit-Saint lui-même dans l'homme. Cette notion de la vraie Liberté fait comprendre qu'elle consiste pour l'homme à ne point être empêché d'accomplir les actes que la Loi lui permet ou lui prescrit de faire. De là les splendides définitions qu'en a données Léon XIII : « La faculté de se mouvoir dans le bien »; « la faculté d'atteindre sa fin sans entraves».

Le libéral, au contraire, commence par brouiller ces notions et, à la faveur des équivoques ainsi rendues possibles, ne manque pas d'ériger en droits absolus ses désirs, ses volontés, ses caprices. Du libre arbitre souvent il n'a cure, il est même volontiers déterministe; mais s'il rejette le libre arbitre, ce n'est que pour étendre davantage la liberté morale en se soustrayant ainsi à toute autorité, à toute responsabilité. Il finit de la sorte par confondre parfaitement liberté et indépendance, si même il n'a déjà commencé par là. Le catholique énonce que le libre arbitre ne doit point être arbitraire, que « l'appétit rationnel » doit agir selon la raison, être réglé par l'autorité et la loi, ordonné à la fin de l'homme; le libéral fait de la liberté même une fin en soi [2], elle est à elle-même sa loi parce que souveraine indépendance et pleine autonomie; la liberté catholique se divinise en se soumettant à Dieu, la liberté libérale se détruit en se faisant Dieu.

Un exemple fera mieux comprendre cette radicale opposition : le libéral comme le catholique prône la liberté de conscience. Mais le catholique entend par là la pleine faculté pour chacun de connaître, d'aimer et de servir Dieu sans entraves, « le droit de pratiquer sa religion et d'obtenir que les lois de son pays la protègent et la soutiennent » (cardinal Andrieu), le droit pour l'Eglise d'accomplir sa mission dans le monde... « ut destructis adversitatibus et erroribus universis, Ecclesia tua secura tibi serviat libertate [3] ». Le libéral, lui, veut affirmer par là, la peine indépendance de tout homme dans l'ordre religieux, la liberté de croire ce qu'il voudra ou même de ne rien croire du tout; c'est le droit à l'erreur et à l'apostasie, c'est le droit d'exiger au surplus que les lois de son pays tiennent compte de son scepticisme, de son incroyance.

Dès lors quand l'Eglise réclame la liberté de conscience (ou mieux des consciences) et que la IIIe République la proclame solennellement, ne doutons point que sous l'identité de formule, ne se cache un malentendu radical : on emploie les mêmes mots, on entend un sens tout opposé.

Ainsi, tandis que la liberté catholique est une force réglée par la raison et la foi, canalisée et dirigée par la loi et l'autorité, la liberté « libérale » devient synonyme d'indépendance plus ou moins absolue à l'égard de la règle, de l’autorité, de la loi... C'est, en face de la liberté ordonnée, une liberté anarchique au premier chef : rien ne nous le fera mieux comprendre que la simple analyse des faits et l'énumération des divers aspects du libéralisme.


3° Les aspects du Libéralisme - Sa définition

Le libéral est fanatique d'indépendance, il la prône jusqu'à l'absurdité, en tout domaine :

  • L'indépendance du vrai et du bien à l'égard de l'être : c'est la philosophie relativiste de la « mobilité » et du « devenir »;
  • L'indépendance de l'intelligence à l'égard de son objet : souveraine, la raison n'a pas à se soumettre à son objet, elle le crée, d'où l'évolution radicale de la vérité, le subjectivisme relativiste;
  • L'indépendance de la volonté à l'égard de l'intelligence : force arbitraire et aveugle, la volonté n'a point à se soucier des jugements et estimations de la raison, elle crée le bien comme la raison fait le vrai;
  • L'indépendance de la conscience à l'égard de la règle objective, de la loi : elle s'érige elle-même en règle suprême de la moralité;
  • L'indépendance des puissances anarchiques du sentiment à l'égard de la raison : c'est un des caractères du Romantisme, ennemi de la présidence de la raison (cf. Rousseau, Michelet...);
  • L'indépendance du corps à l'égard de l'âme, de l'animalité vis-à-vis de la raison : c'est le renversement radical des valeurs humaines;
  • L'indépendance du présent à l'égard du passé : d'où le mépris de la tradition, l'amour morbide du nouveau sous prétexte de progrès;
  • L'indépendance de la raison et de la science à l'égard de la foi : c'est le Rationalisme, pour qui la raison, juge souverain et mesure du vrai, se suffit à elle-même et repousse toute domination étrangère;
  • L'indépendance de l'individu à l'égard de toute société, de l'enfant vis-à-vis de ses parents, de la femme à l'égard du mari, du citoyen à l'égard de l'Etat, du fidèle vis-à-vis de l'Eglise : c'est l'individualisme anarchique, pour qui l'homme, naturellement bon (Rousseau) ou en progrès fatal (Payot, Bayet), doit pouvoir évoluer à sa guise, en toute liberté, vivre intensément sa vie; toute atteinte à cette liberté sacrée est tyrannie, despotisme, crime de lèse-humanité;
  • L'indépendance de l'ouvrier à l'égard du patron : d'où la tendance à substituer à la hiérarchie corporative l'égalité coopérative et, par la participation aux bénéfices et à la gestion, par l'actionnariat ouvrier, la marche au Soviétisme de l'industrie;
  • L'indépendance de l'homme, de la famille, de la profession, de l'Etat surtout, à l'égard de Dieu, de Jésus-Christ, de l'Eglise : c'est selon les points de vue, le naturalisme, le laïcisme, le latitudinarisme... avec pour conséquences, ou pour principes, les « libertés modernes » vénérées comme les divinités de l'avenir;
  • L'indépendance du peuple et de ses représentants à l'égard de Dieu : souveraineté populaire et suffrage universel entendus comme mesure du vrai et du bien, source de tous les droits dans la nation; de là l'apostasie officielle des peuples repoussant la royauté sociale de Jésus-Christ, méconnaissant l'autorité divine de l'Eglise...

Tels sont quelques-uns des principaux aspects du Libéralisme. Celui-ci, chaos d'erreurs, monstre informe, est, comme le protestantisme, le kantisme, la laïcisme, le modernisme, le rendez-vous de toutes les hérésies. Que dis-je, par son éclectisme universel, il est l'hérésie-type, radicale : il contient toutes les autres comme leur principe et leur source.

Cette description du Libéralisme permet d'en saisir la nature profonde et nous conduit à sa définition : c'est avant tout le renversement des valeurs, la contradictoire de la loi et de l'ordre. En ce sens très général, le Libéralisme peut se définir, comme l'a fait le P. de Pascal : « Dans toutes les sphères le dérèglement de la liberté » ou plus complètement : le système qui prétend justifier le dérèglement pratique de la liberté par le renversement théorique des valeurs. La liberté vraie, avons-nous dit, n'est autre que la « faculté de choisir les moyens, en observant leur ordre à la fin » : donc pas de liberté légitime qui ne soit ordonnée, conforme à la loi qui détermine moyens et fins; si elle n'est pas encadrée dans cet ordre, la liberté devient licence. Or le Libéralisme est justement la négation de l'ordre, de la règle et de l'autorité qui l'impose.

Mais le Libéralisme est encore moins une doctrine cohérente, un système formulé, qu'une maladie de l'esprit, une perversion du sentiment à base d'orgueil, une orientation plutôt qu'une école, un état d'esprit avant d'être une secte. Le Libéralisme apparaît alors comme l'affection déréglée de l'homme pour la liberté-indépendance qui le rend impatient de la limite et du lien, du joug et de la discipline, de la loi et de l'autorité. C'est la perversité radicale opposée à la sagesse et c'est la parodie de l'ordre. La sagesse voit tout dans une juste perspective, parce qu'elle considère tout du point de vue le plus élevé; du point de vue même de Dieu et, par suite, saisit et respecte l'ordre partout. Le Libéralisme voit tout du point de vue humain et souvent même du côté de ce qu'il y a de moins noble en l'homme, et il dispose tout par rapport à cette vue défectueuse; puis la corruption de l'intelligence engendre le dérèglement des affections, finalement le désordre dans l'action. A ce degré, le Libéralisme est une passion, un fanatisme, une religion... une maladie presque incurable.

Tel est le sens général du Libéralisme, envisagé soit comme système, soit comme état d'esprit. Nous avons tenu à nous y arrêter, car, le connaissant ainsi plus à fond, nous pourrons plus facilement suivre son développement historique, formuler sa synthèse, et après l'avoir démasqué, indiquer les remèdes mieux appropriés.



-Abbé Augustin Roussel, Libéralisme et catholicisme.



[1] Du moment que « la vraie perfection de tout être c'est de poursuivre et d'atteindre sa fin », que la liberté est « la faculté de choisir les moyens qui conduisent à un but déterminé » (libre arbitre) - que la loi n'est que l'ordre authentique des moyens à la fin, on en conclut que la liberté trouve sa perfection dans la soumission à la loi même et devient « faculté de se mouvoir dans le bien » (liberté morale). En Dieu elle est parfaite parce que identique à la loi éternelle.

[2] A la fois principe et terme de l'autorité : c'est la Liberté-principe.

[3] La seule vraie liberté de conscience, d'après Léon XIII, la seule qu'il faille défendre comme un droit inviolable, consiste précisément à n'être pas entravé dans l'accomplissement de ses devoirs envers Dieu et à mépriser, fût-ce au prix de la vie, tout ordre attentatoire à cette franchise sacrée (Encyclique Libertas).

vendredi 18 mars 2016

La panique maçonnique pré-électorale de Février 2014





Après 9 ans d’existence, le 27 février 2014 plus exactement, la revue en ligne de la Grande Loge du Québec disparaissait subitement du cyberespace.


Roughashlar.com (pierrebrute.com  - en version française), avait laissé traîner un texte datant de 2006 qui pouvait éventuellement nuire à la réputation du futur premier ministre.

Après quelques références sur les médias alternatifs et  avant même qu’un « vrai journaliste » ait le temps de préserver des sources sérieuses sur les allégations - la page du webzine était effacée, rendant la tâche difficile à quiconque voulait vérifier les faits.

Quelques semaines après ces événements, le 7 avril 2014, le candidat concerné remportait l'élection provinciale, devenant ainsi le 31ème premier ministre de la province de Québec.

Nous avons retrouvé, avec l’aide de l’outil de recherche archive.org, la totalité des informations supprimées par la Grande Loge du Québec. Cet événement maçonnique réunissait les grands noms de la corruption et l'actuel premier ministre de la province.

Nous vous présentons l’intégralité du discours bilingue du Très Vénérable Frère John A. Prosnick lors de la soirée Hommage au Dr. Arthur Porter du 25 novembre 2006.

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W.M. Applebaum (Father & Son), Bro. Dr. Porter (Father & Son), Monsieur le ministre Couillard, distinguished guests, ladies, and brethren:

Je vous souhaite la bienvenue au Temple Maçonnique de la Grande Loge du Québec, de Maçons Anciens, Francs et Acceptés.

La Franc-maçonnerie est la plus ancienne et la meilleure institution au monde, dédié à la fraternité des hommes, sous la paternité du Grand Architecte de l'Univers.

Sa mission consiste à accueillir des hommes bons et à les rendre encore meilleurs. Elle est accessible aux hommes qui ont atteint la maturité, qui croient en un Être Suprême, sans distinction d'origine ou de croyance.

Because the human soul is akin to God, and is endowed with powers to which no one may set a limit, it is and ought to be free. Thus, by the logic of its philosophy, not less than the inspiration of its faith, Freemasonry has historically made demands for the liberty of conscience, for the freedom of the intellect, and for the right of all men to stand erect, unfettered and unafraid, equal before God and the law, each respecting the rights of his fellows.

Some day, when the cloud of prejudice has been dispelled by the searchlight of truth, the world will honour Masonry for its service to the freedom of thought and the liberty of faith. No part of its history has been more noble, no principle of its teaching has been more precious than its age-long demand for the right and duty of every soul to seek that light by which no man was ever injured, and that truth which makes men free. 


Discours du Très Vénérable Frère John A. Prosnick

 Tribute to Dr. A. Porter

 25 novembre 2006

jeudi 17 mars 2016

La manière de traiter les animaux - Catéchisme de Spirago



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La manière de traiter les animaux.

Dieu a créé les animaux pour sa gloire et notre service.

Par leur variété, leurs aptitudes, leur utilité, les animaux proclament la toute-puissance et la sagesse du Créateur. Ils nous servent, en nous procurant ce qui est nécessaire à notre entretien : la nourriture, le vêtement, des remèdes, en nous aidant dans nos travaux, en nous réjouissant par leur gentillesse, leur chant, leurs couleurs, etc.; d’autres nous servent d’exemple pour le bien : les abeilles et les fourmis nous exhortent au travail, les cigognes à l’amour de nos enfants, la brebis à la patience, le coq à la vigilance, etc.

La Providence de Dieu s’étend aux animaux.

Dieu a admirablement organisé le règne animal. La structure corporelle de chaque bête répond au rôle qu’elle a à remplir; telle la taupe, le hérisson, le chameau, etc. À chacune d’elles Dieu a donné certaines aptitudes naturelles qui servent à leur conservation; chacune sait trouver sa nourriture, construire son nid, soigner ses petits, attaquer la partie faible de ses ennemis, etc.; chacune est pourvue des armes nécessaires à sa défense : le boeuf est armé de cornes, le cheval de son sabot, l’éléphant de sa trompe, le chien de son odorat, le hérisson de ses pointes, le lièvre de son ouïe et de sa vitesse. Certains animaux comme le lièvre, la perdrix, l’alouette sont protégés, parce qu’ils ont la couleur du sol; les pigeons-voyageurs et les oiseaux migrateurs retrouvent avec une facilité merveilleuse la direction qu’ils ont à prendre et leur nid souvent éloigné de plusieurs centaines de lieues. Beaucoup de mammifères se revêtent en hiver d’un pelage plus chaud, plus approprié au climat. Ces soins de la Providence ont fait dire à Jésus : "Aucun passereau ne tombe à terre sans la volonté du Père dans les cieux." (S. Matth. X, 29). Donc l’homme comme le roi de la création doit avoir soin des animaux et ne pas abuser de sa supériorité sur eux.

L’homme est tenu de soigner ses animaux, de s’abstenir de toute cruauté, de ne tuer aucun animal utile sans raison, mais aussi de ne pas avoir pour eux de tendresse exagérée.

Nous sommes tenus d’avoir soin des animaux. "Le juste, disent les Proverbes (XII, 20), a soin de ses bêtes, mais le coeur de l’impie est cruel." Celui qui a des animaux doit leur donner la nourriture convenable, les tenir propres, et éviter tout ce qui pourrait leur être nuisible. (En été, ne pas les abreuver à contre-temps, en hiver, ne pas les laisser sans raison stationner sur les routes, devant les auberges par exemple). Il est d’un coeur noble de penser aux petits oiseaux en hiver et de leur jeter de la nourriture, de leur préparer pour l’été de petites boîtes aux arbres pour y nicher. Cette sensibilité vis-à-vis des bêtes ennoblit le coeur de l’homme, comme l’expérience l’a démontré pour des enfants cruels et des prisonniers. — Il n’est pas permis de tourmenter les animaux et de les traiter comme des êtres qui ne sentent pas la douleur. C’est ainsi qu’on voit souvent des paysans et des voituriers charger outre mesure, puis se mettre en colère et frapper leurs bêtes d’une façon insensée; d’autres ne leur donnent pas une nourriture suffisante ou les tiennent dans des écuries malpropres. — Certains cochers tourmentent leurs bêtes en les faisant courir trop rapidement, sans même leur donner, selon la loi de Moïse (Ex. XX 8-11) un jour de repos par semaine.

Les bouchers et les savants sont coupables quand dans l’exercice de leur profession, dans leurs expériences (vivisection) ils prolongent ou augmentent inutilement la douleur des bêtes; les enfants quand ils dénichent les oiseaux ou épinglent des insectes sans les avoir d’abord tués ; les chasseurs dans certaines chasses à courre, dans le tir aux pigeons tel qu’il est pratiqué dans quelques villes d’eaux; les cavaliers dans les soi-disant raids forcés.

Ne tourmentons jamais une bête, elle est aussi sensible que nous. — Il est interdit de tuer sans motif les animaux utiles, car ce sont pour l’homme des travailleurs gratuits : un seul couple d’oiseaux avec ses petits dévore annuellement des milliers d’insectes que jamais on n’arriverait à détruire de main d’homme. Et dire que dans le Tyrol méridional et en Italie on tue en masse les hirondelles et d’autres oiseaux voyageurs avec des procédés d’une cruauté inouïe. Il y a des oiseleurs qui tuent par jour plusieurs centaines de kilogrammes d’oiseaux chanteurs, pour les vendre aux fabricants de chapeaux de dames, qui en emploient des millions : 25 millions pour l’Angleterre seule. On dit même qu’on pousse la cruauté jusqu’à écorcher vifs les colibris pour mieux conserver l’éclat de leurs couleurs.

Aussi les insectes nuisibles à l’agriculture, aux vignobles, aux forêts, prennent-ils le dessus. Sans doute il est permis de détruire les animaux malfaisants, mais il est toujours défendu de les torturer ou même de les tuer quand ils sont la propriété d’autrui.

D’un autre côté il ne faut pas avoir pour les animaux un excès de tendresse qui les fait préférer aux hommes, considérer comme des espèces d’idoles auxquelles on consacre toutes ses pensées, tous ses soins, à l’exemple des Egyptiens qui adoraient des chats, des boeufs, etc. Ah ! disait un jour un religieux à une dame qui raffolait ainsi des bêtes, combien il vous serait plus utile d’aimer votre Dieu de la même affection que vous aimez les bêtes!

Ceux qui sont cruels ou trop tendres pour les bêtes deviennent facilement durs et cruels pour leurs semblables.

Les enfants qui tourmentent les bêtes sont très disposés à tourmenter les hommes; la plupart des tyrans ont été dans leur jeunesse des bourreaux d’animaux. — Un criminel sur le point d’être exécuté s’adressa encore au peuple et lui dit : "Daus ma jeunesse j’ai pris plaisir à torturer les bêtes, et plus tard je me suis attaqué aux hommes, c’est pour cela que je meurs sur l'échafaud." — Une dame se promenait un jour avec son enfant et son petit chien; arrivée à un pont elle prit le chien sur ses bras et laissa l’enfant à lui-même : "Femme sans cœur! lui dit quelqu’un qui la rencontra, n’avez-vous pas honte de laisser courir votre enfant et de porter votre bête, quand il faudrait faire le contraire !"

Gardons-nous bien d’un excès de tendresse pour les animaux : elle nous rendrait cruels.

La cruauté et l’excès de tendresse envers les animaux sont habituellement punis par Dieu.

Torturer les animaux, c’est détruire le plan de la création, c’est abuser du pouvoir qui nous a été confié, donc une offense du Créateur. Dieu considère ces hommes cruels comme des bourreaux auxquels il appliquera la peine du talion. Un paysan avait l’habitude de donner à ses chevaux des coups de cravache dans les pieds; lui-même eut plus tard la goutte, fut paralysé des jambes et souffrit d’atroces douleurs : sur son lit de mort il avoua et pleura sa faute. Un fils de paysan prenait plaisir à prendre des oiseaux et à les écorcher vifs, puis à leur arracher les pattes; plus tard il tomba dans la chaudière bouillante d’une brasserie, en fut tiré tout échaudé et dut subir l’amputation des jambes : il vécut encore quelques années comme estropié, resta toute sa vie un exemple terrible de la vengeance de Dieu, et ne cessa d’exhorter les autres à la douceur envers les bêtes.

 L’Aréopage d’Athènes condamna à mort un enfant qui avait crevé les yeux à des cailles, puis les avait laissé s’envoler; ce tiibunal pensait qu’un enfant animé d’instincts si mauvais ne pourrait devenir qu’un homme pervers. (Quintilien: Institutions V, 9). — La presse rapporte souvent que telle personne est morte d’un empoisonnement du sang pour avoir baisé des chiens, ou que ce même désordre a introduit dans l’organisme des parasites mortels.

mardi 15 mars 2016

Pauvre Québec!

Article signé par M. Léo Laberge dans le dernier numéro de la revue Le Carillon.

Le Carillon - No. 7 - Haut les cœurs!

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Guerre ouverte au christianisme

Lévesque, Lesage et Guérin-Lajoie lors de la victoire de 1962
Notre province de Québec qui, jusqu’en 1960, s’enorgueillissait du titre de la catholique province aux milliers de clochers, dont le peuple vertueux répondant à l’appel de son clergé emplissait à craquer, aux heures des offices religieux, les églises innombrables parsemées sur son immense territoire; le Canada français dont l’expansion courageuse sut beaucoup mieux que par des lois cyniques répondre au danger d’assimilation qui le menaçait, ce qui nous permit de bénéficier de cet héritage culturel, religieux et linguistique d’un prix inestimable et développa chez nous une pépinière de missionnaires des plus féconds qui, tel un fleuve sacré aux sources intarissables, versèrent l’eau baptismale et répandirent la parole de Dieu aux quatre coins de l’univers; cette terre bénie, îlot de spiritualisme, est en voie de devenir une terre stérile, triste conséquence de cette Révolution qui éclata en 1960, et dont la franc-maçonnerie fut une des causes premières.

L’arrivée au pouvoir des libéraux et du triumvirat Lesage-Lévesque-Gérin-Lajoie, qui sous le nom de l’Équipe du « tonnerre » amorça la Révolution Tranquille au Québec, ne signifia certes pas que notre province allait enfin retrouver son climat de sérénité. Au contraire, car l’atmosphère anarchique vécue depuis 1960, grave conséquence de cette Révolution qui ne fut jamais tranquille, ne fit que s’accentuer.

Qui ne se souvient des enlèvements et des bombes qui firent tant de morts et de blessés, parmi lesquels d'ailleurs plusieurs des jeunes auteurs de ces forfaits, plus victimes que coupables, influencés qu’ils furent par les écrits et les discours révolutionnaires des Trudeau, Lévesque, Bourgault, Chartrand, Vallière, Gagnon, Rioux et autres ? D'autres payèrent le tribut en moisissant en prison ou en goûtant à l’exil.


Un système d’enseignement bafoué

Qui ne déplore le désordre indescriptible à tous les niveaux dans lequel se trouve depuis plus d’un demi-siècle notre système d’enseignement, dont les réformes appliquées ne le furent que dans le but avoué de le soustraire à l’influence de l’Église, de renier les chartes papales dont jouissaient nos universités et de déformer, de ridiculiser et même d’abolir l’enseignement de notre glorieuse Histoire?

Aujourd’hui, une très forte majorité de cette jeune génération sortie de nos écoles et universités réformées ou plutôt déformées a en mains les destinées de notre peuple, qui a subi un lavage de cerveau par toute une kyrielle de professeurs athées, freudiens et marxistes. Elle a abandonné la pratique religieuse et rejeté toute croyance en l’Au-delà. Elle ne connaît rien de ses origines historiques, écrit un français bien primitif, s’exprime dans un langage qui scandalise la plus élémentaire décence et dont le vocabulaire limité et boiteux l’oblige à « fleurir » son répertoire linguistique de jurons et de blasphèmes à en faire rougir les moins scrupuleux.


Le journaliste Olivar Asselin
Devant les perspectives d’un avenir sombre et incertain, cette jeunesse désemparée cherche dans la drogue et le sexe une voie, une évasion du bourbier dans lequel un système éducationnel corrompu et en faillite l’a enlisée. À la génération de son temps, le journaliste Olivar Asselin a proposé une épitaphe convenant selon lui au peuple canadien-français : « Ci-gît un peuple mort de bêtise ». - Mais il est encore possible, si nous revenons à la foi de nos ancêtres, de se débarrasser de ces « politicailleurs » qui ne veulent préserver que leurs privilèges mesquins. Une autre génération répondra positivement à l’appel de la race afin de délivrer notre pays de ses démons qui l’ont mené dans les cinquante dernières années à un génocide national : divorce, avortements massifs, stérilisation, suicide, mariage gay, euthanasie, déchristianisation accélérée.


Le nationalisme est de droite

Depuis l’instauration de la Confédération, jusqu’aux portes de la Révolution Tranquille, la droite intellectuelle a presque unanimement embrassé le nationalisme. Des évêques Bourget et Laflèche à l’Union nationale fondée par Maurice Duplessis en 1936, il y a une filiation. Elle englobe par exemple l’ultramontain Jules-Paul Tardivel et l’érudit Adrien Arcand, les nationalistes du début du XXe siècle comme Henri Bourassa, Omer Héroux, Armand Lavergne, l’abbé Pierre Gravel, l’Action française de Montréal, plus tard Jeune Canada, La Nation, Le Patriote, et l’Illustration Nouvelle; enfin les groulxistes tels François-Albert Angers et Esdras Minville ou encore les têtes dirigeantes de l’Ordre de Jacques-Cartier, le juge Ferland, Gérald Martineau et Fortunat Bleau.
En revanche, la « gogauche » intellectuelle dans son ensemble, celle des francs-maçons Honoré Beaugrand, T. Damien Bouchard, Godfroy Langlois, Jean-Charles Harvey ou Cité Libre, n’a que mépris pour le nationalisme, vu comme un tribalisme réactionnaire.

Duplessis
L'abbé Pierre Gravel
Au Québec durant le règne de l’Union nationale, jamais au cours du siècle dernier le Trône et l’Autel ne furent si près l’un de l’autre. En effet, c’était l’entente absolue entre le chef incontestable de l’Union nationale Maurice Duplessis et les évêques du Québec, ce qui lui attira la haine féroce et l’aversion des Loges maçonniques. Ce célibataire endurci, portant la canne et le faux col, n’en finissait plus de s’accrocher au firmament politique du Québec. Cela faisait plus de trente-deux ans qu’il était député de Trois-Rivières, où il avait été élu pour la première fois le 16 mai 1927.


Très intelligent, l’esprit vif et la répartie cinglante, le nouveau député s’était affirmé rapidement sur le parquet de l’assemblée. Le premier ministre libéral de l’époque, Louis-Alexandre Taschereau, aurait dit à ses intimes : « Surveillez bien ce jeune homme, il ira loin ». Les premières années du régime Duplessis furent marquées, il faut bien le reconnaître, d’un véritable dynamisme : électrification rurale, établissement du crédit agricole, renouvellement de la législation ouvrière, - construction d’équipements hospitaliers et scolaires, aménagements d’infrastructures et exploitation des richesses naturelles du Nouveau-Québec, etc. Champion de l’autonomie provinciale, sa réplique à Ottawa avec son célèbre « Rendez-nous notre butin » fit fortune. Formé dans les cercles ultramontains des amis de Monseigneur Laflèche (son père avait été conseiller juridique et confident de l’évêque de Trois-Rivières), grand ami du Frère André et de l’abbé Pierre Gravel de Boischatel, il était farouchement conservateur, dans le vrai sens du mot. Lors de sa dernière victoire comme chef de l’Union nationale, le 20 juin 1956, il eut facilement raison d’une curieuse opposition de circonstance, coalition invraisemblable des libéraux de Georges-Émile Lapalme et des créditistes de la « prêtresse » Gilberte Côté-Mercier.

Victoire impressionnante : 72 députés sur 93 et 52% des voix. Rassuré par ses succès électoraux, Duplessis se souciait peu des critiques. En fait, il était d’une autre époque. Invariablement, Duplessis se rabattait sur les thèmes qui l’avaient si bien servi en d’autres temps : la lutte contre communisme, l’enseignement catholique, l’entreprise privée, la vocation agricole, la guerre aux journaux gauchistes et aux syndicats subversifs. À ceux qui le pressaient de réformer les institutions scolaires, il répondait inlassablement avec son humour cinglant :

« Nous avons le meilleur système d’enseignement au monde avec des professeurs qualifiés autant religieux que laïcs et des collèges classiques qui font l’envie des autres provinces. »

L’avenir allait lui donner entièrement raison.

Duplessis lors de sa victoire en 1956
Lors de l’arrivée des libéraux en 1960, leur néfaste mandat a abouti à la Révolution Tranquille et surtout à la réforme scolaire. La confessionnalité scolaire constituait l’un des thèmes majeurs de la droite intellectuelle durant les années 1936 à 1970. L’école confessionnelle était vue comme le rempart culturel du Canadien français. C’est une question sacrée, et Léopold Richer du journal Le Temps en prévient les parties et la population, à la veille des élections de 1960. À l’époque, la Faculté des Sciences Sociales de l’Université Laval, sous l’égide du dominicain Georges-Henri Lévesque o. p., formait une profusion de diplômés, qui s’illustreront dans la politique libérale, le journalisme ou la recherche. Le libéral est un homme qui révère Dieu, mais qui respecte le diable. Il aspire à l’ordre et il flatte l’anarchie. C’est l’acceptation d’une moyenne entre le meilleur et le pire, entre l’excellent et l’exécrable, entre le vrai et le faux, entre le raisonnable et l’absurde. Il y a là, à la fois, l’indice d’une faiblesse mentale et le signe d’un tempérament craintif. Le Ministère de l’Éducation entre en activité en mai 1964, et Paul Gérin-Lajoie en devient le premier titulaire et le franc-maçon et admirateur du dominicain G.-H. Lévesque, Arthur Tremblay, le sous-ministre.


Les débuts de la Révolution Tranquille

C’est en 1935 que, pour la première fois peut-être, une voix autorisée va faire entendre dans l’Église du Québec des propos bouleversant l’ordre établi. Leur auteur : le Père Georges-Henri Lévesque dominicain. À trente-trois ans, il fondera l’École puis la Faculté des Sciences Sociales et Politiques de l’Université Laval. Depuis, ces propos n’ont fait que se répandre, surtout après que le cardinal Léger les a fait siens en 1958, au retour d’un séjour à Milan auprès de Monseigneur Montini, le futur Paul VI.

Le père Georges-Henri Lévesque
Quels furent les maîtres de ce dominicain troublé? Le « culte de la liberté », il l’a reçu de Lacordaire et de Lamennais. Avec eux, il se sent « une parenté d’âme et de coeur à travers leur idéal social, leur amour du peuple et leur esprit de liberté » selon Lévesque. - Le Père Lévesque doit ses premières orientations sociales aux romanciers : Mauriac, Balzac, Duhamel, Bloy, Giono. Et l’une de ses dernières phrases de ses Mémoires publiées en 1983, aux Éditions La Presse Ltée : « Je vais jusqu’à soutenir, ce dont je suis toujours convaincu, que la liberté vient de Dieu, avant même l’autorité, comme cadeau à la personne humaine, qui précède la société ». Quelques années après avoir dissocié le combat pour la foi et le nationalisme par le ralliement aux idées démocrates chrétiennes, le Père Lévesque ouvrait cette fois la société québécoise à toutes les influences étrangères à sa tradition, à sa culture catholique et française. Les oppositions à son action et les batailles qu’il dut mener ne vinrent qu’après 1945, face à un Maurice Duplessis qui campait le rôle de gardien de la foi et de la langue. Parmi les rejetons les plus répugnants et tonitruants de cette époque, ce fut sans contredit le comédien Pierre Bourgault. Il fut surtout comme Lévesque un instrument, l’exécuteur du programme de la Maçonnerie. Le nom de ce pleutre malfaisant n’évoque que des visions sinistres.


La vraie réaction nationale

Il n’y aura pas de réaction nationale sans l’Église revenue de son modernisme et de sa démocratie libérale. Car elle seule aura le pouvoir de dénoncer le crime de ces fausses philosophies et d’y opposer la vraie doctrine, tout en donnant la grâce qui disposera les coeurs aux efforts nécessaires pour le redressement national. Elle ne pourra se faire qu’au nom de la seule doctrine de fraternité qui nous était traditionnelle et familière : la religion catholique et romaine.


Léo Laberge

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vendredi 11 mars 2016

Comment il faut recevoir le Sacrement de l'Eucharistie



Extrait de :
Le combat spirituel du père Laurent Scupoli
Disponible ici en format MP3 et PDF

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On peut s'approcher de ce divin Sacrement par plusieurs motifs. De-là vient que pour en recueillir le fruit, il y a plusieurs choses à observer en trois divers temps : avant que de communier, lorsqu'on est sur le point de communier, et après la communion.

Avant que de communier, quel que puisse être notre motif, nous devons toujours purifier notre âme par le Sacrement de la Pénitence, si nous nous sentons coupables de quelque péché mortel.

Nous devons ensuite nous offrir de tout notre coeur et sans réserve à Jésus-Christ et lui consacrer tout notre âme avec ses puissances; puisque dans le Sacrement il se donne toute entier à nous, son sang, sa chair, sa divinité avec le trésor infini de ses mérites. Et comme ce que nous lui offrons est peu de chose ou presque rien en comparaison de ce qu'il nous donne, il faut que nous souhaitions d'avoir tout ce que les créatures et du Ciel et de la terre ont jamais pu lui offrir, afin que nous en fassions tout d'un coup une oblation agréable à sa divine Majesté.

Que si nous voulons communier dans le dessein de remporter quelque victoire sur nos ennemis, nous commencerons dès le soir du jour précédent, ou le plus tôt que nous pourrons, à considérer combien le Sauveur désire d'entrer par ce Sacrement dans notre coeur, afin de s'unir à nous, et nous aider à vaincre nos appétits déréglés. Ce désir est si ardent, qu'il n'y a point d'esprit humain capable de le comprendre.

Pour nous en former quelque idée, tâchons de bien concevoir deux choses.

L'une est le plaisir extrême que la sagesse incarnée prend à demeurer avec nous, puisqu'elle en fait ses délices. (Prov. 8. 31.)

L'autre est la haine infinie qu'elle porte au péché mortel, tant parce que c'est un obstacle à l'union intime qu'elle veut avoir avec nous, que parce qu'il est directement opposé à ses divines perfections : car Dieu étant un bien souverain, une lumière toute pure, une beauté sans aucune tache, pourrait-il ne pas haïr le péché, qui n'est que malice, que ténèbres, qu'horreur et que corruption ? Il le hait jusqu'à un tel point, que tout ce qu'il a jamais fait, soit dans l'ancien Testament, soit dans le nouveau, et tout ce que son Fils a souffert durant tout le cours de sa Passion ne tendait qu'à le détruire. Les Saints, même les plus éclairés, assurent qu'il consentirait que ce Fils qui lui est si cher souffrît encore mille morts, s'il était besoin, pour l'expiation de nos moindres fautes.

Ayant reconnu par ces deux considérations, quoique assez imparfaitement, combien le Sauveur désire d'entrer dans nos coeurs, afin d'en exterminer pour jamais nos ennemis et les siens, nous désirerons aussi de le recevoir, et nous lui témoignerons pour cela une ardeur et une impatience extrêmes.

L'espérance de sa venue relèvera notre courage, nous déclarerons de nouveau la guerre à cette passion dominante que nous voulons vaincre, et nous ferons le plus d'actes que nous pourrons de la vertu qui lui est contraire. Ce sera là notre principale occupation, et le soir et le matin, avant que de nous approcher de la sainte Table.

Quand nous serons près de recevoir le corps du Sauveur, nous nous remettrons un moment devant les yeux toutes les fautes commises depuis la dernière Communion jusqu'à celle-ci, et afin d'en concevoir de la douleur, nous songerons que nous les avons commises avec autant de liberté, que si Dieu n’était point mort sur une croix pour notre salut; nous nous remplirons de confusion et de crainte, voyant que nous avons préféré un petit plaisir, une légère satisfaction de notre propre volonté, à l'obéissance que nous devons à notre souverain Maître; nous reconnaîtrons notre aveuglement et détesterons notre ingratitude : mais venant ensuite à considérer que quelque ingrats et infidèles que nous soyons, ce Dieu plein de charité veut bien se donner à nous, qu'il nous invite à le recevoir, nous irons à lui avec confiance, nous lui ouvrirons notre coeur, afin qu'il y entre et qu'il s'en rende le maître, et après cela nous le fermerons de crainte qu'il ne s'y glisse quelque affection impure.

Dès que nous aurons communié, nous nous recueillerons en nous-mêmes; nous adorerons humblement notre Seigneur, et nous lui dirons : Vous voyez, ô Dieu de mon âme, l'inclination violente que j'ai au péché; vous voyez l'empire que cette passion a sur moi; et que de moi-même je n'ai pas la force d'y résister. C'est donc à vous principalement à la combattre, et s'il faut que j'aie quelque part au combat, c'est de vous seul que je dois attendre la victoire; puis nous adressant au Père éternel, nous lui offrirons ce cher Fils qu'il lui a donné et que nous aurons alors au-dedans de nous; nous le lui offrirons en action de grâces de ses bienfaits, et pour obtenir avec son secours quelque grande victoire sur nous-mêmes. Nous prendrons enfin la résolution de combattre courageusement contre l'ennemi qui nous fait le plus de peine; et nous espérerons de le vaincre, parce que faisant de notre côté ce que nous pourrons, Dieu ne manquera pas tôt ou tard de nous secourir.

mardi 8 mars 2016

Tout, fors l'honneur.


En 1760, le vainqueur de la bataille de Sainte-Foye, le chevalier de Lévis, ayant été forcé d'abandonner le siège de Québec, venait d'atteindre Montréal avec le reste de ses troupes. Le surlendemain de son arrivée, trois corps de l'armée anglaise opéraient leur jonction autour de Montréal. Devant la supériorité de ces forces, plus de vingt mille hommes, M. de Vaudreuil réunit un conseil de guerre et après une longue délibération on résolut de capituler.

Les termes de la capitulation furent acceptés; moins un pourtant : les honneurs de la guerre pour les troupes françaises.

Au refus, le chevalier de Lévis, saisi d'une noble indignation, ne voulut rien entendre, et, suivi de ses braves compagnons, se retira sur l'île Sainte-Hélène disposé à faire payer cher au vainqueur ses exigences.

Les conseils de son chef, M. de Vaudreuil, réussirent à la fin et le décidèrent à une obéissance qui, dans les circonstances, devenait une malheureuse mais fatale nécessité. La reddition des armes devant s'opérer le lendemain, le chevalier de Lévis convoqua ses troupes pour une heure assez avancée par une nuit humide et froide de la fin de septembre.

Bientôt les régiments défilent par compagnie, et les épées nues des chefs dont la lame brille sous un rayon de lune. Le dernier peloton vient de se former à la gauche de l'armée. Les troupes sont rangées en ordre de bataille. En avant de leur front, un vaste brasier où flambent des troncs d'arbres éclaire les mâles figures d'un groupe d'officiers, au milieu desquelles se détache pâle et crispé le visage du chevalier de Lévis.

Au mouvement décrit par l'épée du commandant en chef, les tambours de toutes les compagnies éclatent à la fois, comme un coup de tonnerre; puis les roulements diminuent, s'affaiblissent pour moduler ces gémissements lugubres et sourds au milieu desquels les fifres jettent, semblables à des cris plaintifs, des notes entrecoupées et stridentes.

A ce moment, trois hommes sortent des profondeurs des rangs et se dirigent vers le brasier : ce sont les porte-étendards de chacun des régiments. Tous trois tiennent, d'une main ferme, mais le front incliné, la hampe du drapeau dont les plus, déchiquetés par la mitraille, retombent en lambeaux.

A un second signal de l'épée du chevalier de Lévis, les officiers abaissent vers le feu, qui fait son oeuvre, l'image de la France militaire.

Pendant que s'accomplit cet holocauste de l'honneur, les tambours battent aux champs, les troupes présentent les armes, les officiers saluent de l'épée : on dirait l'éclat d'une parade à Saint-Germain, sous les regards du roi. Puis, lorsque la dernière fleur de lys eut crépité, lançant vers le ciel, sous forme de larmes de feu, une suprême protestation, un cri seul, formidable rumeur, jaillit à la fois de toutes les poitrines : Vive la France! Et les échos du rivage voisin répétèrent : Vive la France!

Le chevalier de Lévis venait de brûler ses drapeaux plutôt que de les rendre à l'ennemi.

Tout était perdu pour la France au Canada, tout, fors l'honneur, comme l'avait écrit jadis de Pavie le plus chevaleresque des Valois.



-Edouard-Zotique Massicotte, Anecdotes canadiennes illustrées, Montréal, Librairie Beauchemin Limitée. 1928, p. 25.

jeudi 3 mars 2016

Le Québec catholique - 09 - Les saints patrons de la Côte-Nord

La toponymie des villes et villages de notre province est clairement trempée dans la Foi catholique.

Ce ne sont pas les saints patrons qui manquent à nos bons habitants canadiens-français.

Nous dressons pour vous la liste des saints patrons de la province, classés par régions administratives - cette semaine; la Côte-Nord.
 

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Municipalités locales de la Côte-Nord 09

 
 

Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent : Le large territoire de la Côte-Nord municipalisé en 1963 sous le nom de Municipalité de Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent, qui correspond à peu près à ce que l'on appelle la Basse-Côte-Nord, s'étendait sur la rive gauche du Saint-Laurent, à l'est de Natashquan jusqu'à Blanc-Sablon. Saint-Laurent en référence au Fleuve.
Saint Laurent : Diacre, martyr, mort vers l’an 258. Il y a 23 Saints et bienheureux Laurent qui sont évêques, religieux ou martyrs. Saint Laurent est fêté le 10 août.

Havre-Saint-Pierre : Les registres de cette paroisse s'ouvrent le 18 juin 1860. Le premier acte est signé par M. l'abbé F.X. Plamondon, qui s'intitule curé. La paroisse fut fondée par un groupe de familles acadiennes au printemps de 1857. Après la messe il fit ériger une croix sur une pointe non loin du fleuve, puis il mit la mission sous le patronage de saint Pierre, apôtre. La municipalité fut nommée, à l'origine, Pointe-aux-Esquimaux, mais son nom fut modifié pour Havre-Saint-Pierre en 1927, en l'honneur du Saint Pierre patron des pêcheurs.
Saint Pierre : Saint Pierre l’apôtre est connu pour être l’un des disciples de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est répertorié parmi les apôtres au sein desquels il a tenu une position privilégiée du vivant de Jésus avant de devenir, après la mort de ce dernier, le dirigeant majeur des premières communautés ([...] tu es Pierre, et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise). Saint Pierre est honoré le 29 juin. Il y a plus de 170 saints et bienheureux Pierre qui sont au calendrier de l’Église.

Rivière-Saint-Jean : Cette mission, érigée en 1905, et desservie par les Pères Eudistes, est située dans la terre ferme de Mingan, à l'est de Magpie. Les registres de cette mission s'ouvrent en 1876. La municipalité doit son nom à la rivière Saint-Jean sur les bords de laquelle il est construit.
Saint Jean : Saint Jean, apôtre du 1er siècle. La tradition attribue à l'apôtre Jean l'Évangile de Jean. Fils de Zébédée, patron de pêche à Bethsaïde, jean était le jeune pêcheur de Galilée. Saint Jean est honoré le 27 décembre. Il y a 300 saints et bienheureux Jean qui sont inscrit au martyrologe.

Saint-Augustin : Bien que faisant référence à Saint Augustin d'Hippone, docteur de l'Église et père de l'Occident, l'endroit tire son nom d'Augustin Le Gardeur de Courtemanche  de 1663 à 1717, premier concessionnaire d'une longue bande de terre.
Saint Augustin : Saint Augustin, évêque d’Hippone, docteur de l’Église, il a vécu de l’an 354 à 430. Il avait une intelligence extrêmement brillante, des plus hautes de l’humanité. Saint Augustin est fêté le 28 août. Il y a 16 saints Augustin qui sont religieux et martyrs.

Sources :
Dictionnaire des Saints, L De Cary, Librairie générale française, 1963
Originis :
www.originis.ca
Wikipedia : www.wikipedia.org
Gouvernement du Québec : www.toponymie.gouv.qc.ca