jeudi 10 décembre 2015

Les confessions d'un franc-maçon


Nous reproduisons ici les confessions du franc-maçon Solutore Zola qui se convertissait au catholicisme en 1896, après 30 ans de travail au sein des loges.

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"Moi, soussigné, jadis Grand Maître du siège, et aussi ancien grand prêtre (Hiérophante) et Souverain suprême ainsi que « Super Comthur » (détenteur d'un ordre de classe supérieure, ou commandeur), fondateur d'un ordre maçonnique en Égypte et de ses Loges, je déclare par la présente que j’ai été pendant trente ans membre de la secte des francs-maçons, pendant douze ans Souverain suprême de l’Ordre et avoir eu pendant tout ce temps de connaître minutieusement et à fond et d'apprendre le projet et les visées que l’Ordre poursuit.

Il se donne pour une institution purement philanthropique, philosophique et libérale, qui aspire à la vérité et à l’avancement de la moralité et dont l’objet serait aussi la science, l’art et la bienfaisance. Il donne l’assurance de se comporter avec une égale tolérance à l’égard des diverses confessions de foi, que les questions de la religion et de la politique ne sont absolument pas discutées dans les réunions de l’Ordre. Et, de plus, l’Ordre prétend que la franc-maçonnerie n’est pas une secte religieuse, mais un Temple de la Justice, de la Miséricorde et de l’Amour du prochain.

À l’encontre de cela, je déclare que la franc-maçonnerie n’est aucunement ce pour quoi elle se donne. Tout le bien qu'on prétend trouver dans ses lois, ses rituels, ce n’est pas vrai. C’est le plus éhonté des mensonges et rien de plus ; tout ce bavardage sur ces vertus hypocritement professées, à savoir : la justice, la miséricorde, la bienfaisance et l’amour, elles sont introuvables soit dans les loges, soit dans les cœurs des francs-maçons, vu que ces vertus leur sont tout à fait étrangères – à peu d'exceptions près – et ne sont pas du tout exercées par eux. La vérité n’a pas de place dans la franc-maçonnerie et elle est complètement étrangère aux frères des loges. Dans l’Ordre franc-maçon prévaut un mensonge qui ne recule devant rien et y règne sous le couvert hypocrite de la vérité, tromperie et mauvaise foi qui enchaînent dans les liens de l’erreur le peuple frivole.

J’affirme que la franc-maçonnerie est une secte religieuse dont le but est de détruire toutes les religions existantes et de s’installer à leur place et de ramener ainsi le monde à l’antique culte des idoles. À présent que je suis totalement convaincu d'avoir été pendant trente ans dans l’erreur, que j’ai reconnu sur quoi est basé tout le système franc-maçon, et après avoir répandu cette doctrine et avoir amené d'autres à la répandre, de sorte qu'une grande masse de gens m'a suivi dans l’erreur, je m'en repens sincèrement.

Éclairé maintenant là-dessus par Dieu, je me rends compte de tout le mal que j’ai commis par là, en raison de quoi je rejette la franc-maçonnerie et m'en désolidarise, en avouant avec repentir mes erreurs devant l’Église. Je demande pardon à Dieu de tout le mal dont j’ai donné l’exemple pendant le temps de mon appartenance à l’Ordre de la franc-maçonnerie, et j’implore de notre Souverain Pasteur, Sa Sainteté le Pape Léon XIII le pardon, comme aussi de quiconque que j’ai attiré de quelque manière que ce soit dans l’erreur.

Le 18 avril 1896"

mercredi 9 décembre 2015

Le maçonnisme dans tous les domaines


« Par l’organisme qu’elle s’est donnée, la franc-maçonnerie a trouvé le moyen de se procurer, dans toutes les classes de la société, d’innombrables complices qui, alors même qu’ils la déteste, travaillent avec elle et pour elle. Et cela, par la propagande des idées qu’elle a intérêt à répandre »

Mgr Henri Delassus,
La Conjuration antichrétienne


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L'esprit maçonnique

 
On appel maçonnisme l’esprit que la secte répand au travers le monde par la suggestion de ses idées.

L’espagnol Don Sarda y Salvany dresse un portrait assez complet des idées que la maçonnerie propose pour tous les domaines de la société dans son ouvrage Le Mal social, ses causes, ses remèdes.
 

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1- La religion.
 
Nous avons entendu la maçonnerie dire dans ses loges que le but auquel doivent tendre tous ses efforts est d'anéantir la religion, et même toute idée religieuse. En public, elle se contente, généralement parlant, de mettre dans les esprits cette persuasion, que la religion est affaire purement individuelle dont chacun décide dans son for intérieur : l'homme est libre de servir et d'adorer Dieu de la manière qui lui paraît la meilleure. Par là elle accrédite, elle propage l'indifférentisme religieux qui devient bientôt l'absence de toute religion ; elle proclame la liberté de conscience, la liberté des cultes et le droit de les discréditer. Beaucoup de conservateurs se laissent séduire au point d'appeler ce maçonnisme un progrès.

2- L'Etat.

L'erreur relative à l'Etat qu'adopte le maçonnisme est celle-ci : l'Etat est souverain, d'une souveraineté absolue. C'est en lui-même, et non en Dieu, qu'il trouve la source de son autorité. Il n'a à reconnaître d'autre sujétion que celle que lui imposent ses propres lois. Il est l'auteur du droit, non seulement dans son domaine, mais dans celui de la famille, de la propriété, de l'enseignement. Il fait les lois, et ces lois qui disposent ainsi de toutes choses ne peuvent émaner d'une autre autorité que de 1a sienne. Ce que la majorité des suffrages déclare bon est bon, ce qu'elle déclare vrai est vrai. Devant ses arrêts, il n'y a qu'à courber la tête, alors même que les droits de la conscience chrétienne sont outragés. Cela est maintenant admis par la multitude. Pour elle, dès que le mot « loi » est prononcé, tout est dit.

3- La famille.

Le maçonnisme approuve l'institution du mariage civil et tout ce qui en résulte, c'est-à-dire qu'il accepte que l'Etat s'attribue le droit de sanctionner l'union de l'homme et de la femme, d'en déterminer et d'en prescrire les conditions, de dissoudre le lien conjugal comme il l'a formé, il admet que l'Etat se substitue à Dieu qui a institué le mariage à l'origine des choses, à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui l'a élevé à la dignité de sacrement, à l'Eglise, le fondé de pouvoirs de Dieu et du Christ, pour le réglementer, le reconnaître et le bénir.

4- La puissance paternelle.

 Le maçonnisme considère l'exercice de l'autorité paternelle comme n'appartenant aux parents qu'en vertu d'une concession supposée de la loi civile qui peut le restreindre ou l'étendre à son gré. Il reconnaît comme légitimes les droits que l'Etat s'arroge sur l'éducation des enfants et la répartition des héritages.

5- L'éducation.

En fait d'éducation et dans la direction qu'il lui donne, le maçonnisme part du principe de la perfection originelle. L'enfant, selon lui, est naturellement porté au bien et n'a qu'à suivre ses inspirations pour être bon et vertueux. Cela est contredit, comme l'observe M. Le Play, par la plus grossière des nourrices, comme par la plus perspicace des mères. Elles constatent à chaque instant que la propension au mal est prédominante chez le jeune enfant. N'importe, le maçonnisme ne s'appuie pas moins sur ce faux dogme pour faire consister toute l'éducation dans l'instruction, pour interdire la correction, pour écarter renseignement religieux, pour développer le sentiment de l'orgueil, et stimuler l'ambition.

Dans l'enseignement, le maçonnisme n'admet pas que la science soit subordonnée au dogme, la vérité présumée et hypothétique à la vérité fixe et absolue. Il n'admet pas que celle-ci serve de pierre de touche pour vérifier celle-là.
 
Le maçonnisme trouve bon que l'enseignement soit obligatoire et neutre, c'est-à-dire que l'Etat fasse passer toutes les âmes sous le laminoir de son enseignement pour les maçonniser toutes; et s'il proteste contre le monopole absolu de l'enseignement, s'il veut que soit conservée une certaine liberté permettant d'échapper à l'enseignement de l'Etat, il trouve juste que celui qui veut en user, non seulement se le procure à ses frais, mais soit tenu de contribuer à l'enseignement neutre; il trouve bon que l'Etat ait le monopole des examens, qu'il ait le contrôle des livres de l'enseignement libre, qu'il ait son Index et que par là il s'ingère très avant dans l'enseignement prétendu libre.

Que l'Eglise enseigne ses dogmes à celui qui est baptisé et exige de lui l'adhésion de la Foi, le maçonnisme appelle cela oppression despotique, servitude de la pensée, mais si l'Etat impose l'athéisme, c'est à ses yeux, chose libérale.

6- La propriété.

Le maçonnisme reconnaît à l'Etat le pouvoir de déclarer nul le droit vie propriété, lorsqu'il a pour objet les biens ecclésiastiques, la plus sacrée de toutes les propriétés. Il lui reconnaît le droit de faire des lois pour la transmission et la jouissance de la propriété privée, et par là il achemine les esprits et les institutions vers le socialisme d'Etat.

7- La bienfaisance.

Le maçonnisme détourne l'attention et le coeur de l'homme des besoins principaux du pauvre, de ceux de son âme. Il ne voit en lui que le corps, et parmi les oeuvres de miséricorde, il n'admet que celles qui ont le corps pour objet. Il veut que le pain donné pour apaiser la faim, le vêtement destiné à couvrir la nudité, la visite faite à l'indigent nu à l'infirme, le remède offert au malade, n'aient d'autre fin que le soulagement corporel; il ne veut pas qu'au-dessus de cette fin immédiate, il y en ait une autre : édifier l'âme, la perfectionner, l'aider à obtenir les biens qui lui sont propres, la vérité, la grâce de Dieu, le bonheur éternel. Et c'est pourquoi, s'il trouve mauvaise la laïcisation des hôpitaux, des hospices, des orphelinats, c'est uniquement parce qu'il constate expérimentalement que les soins des laïques ne valent pas ceux des religieux.

Il ne regrette point l'absence des secours spirituels, il ne les reconnaît point comme bienfaisants. Le maçonnisme tarit la vraie source de la bienfaisance en dédaignant le vrai, le principal motif qui doit la déterminer : l'amour de Dieu. Il veut que l'on aime l'homme pour l'homme; il appelle cela de la philanthropie, il l'oppose à la charité divine.

Pour obtenir le concours à ses oeuvres de philanthropie, le maçonnisme, ignorant ou dédaignant les motifs d'ordre supérieur, a recours à divers moyens, tous aussi misérables les uns que les autres. Il s'efforce de stimuler la sensibilité naturelle, mais l'égoïsme lui répond en faits, sinon en paroles, qu'il est moins désagréable de voir souffrir son prochain que de s'imposer à soi-même des sacrifices. Il ouvre des souscriptions publiques, et il se sert du respect humain pour y faire contribuer par la crainte du ridicule et de la censure. Il organise des fêtes de bienfaisance, marchés publics de sensualité, où l'on prend occasion du malheur des autres pour se procurer du plaisir.

8- L'art.

L’art n'est pas plus que le reste hors des atteintes du maçonnisme. L'art qu'il patronne, qu'il exalte est celui qui exprime et qui surexcite les concupiscences qui animalisent l'homme, au détriment de celui qui exprime les sentiments qui ennoblissent l'âme humaine, qui relèvent sa dignité. Le maçonnisme est, à l'heure actuelle, tout à fait dominant dans l'art. La poésie et le chant, la peinture et la sculpture s'attachent de nos jours à flatter les sens, à amener les hommes à chercher leurs joies dans ce qui les avilit et les souille, au lieu de les élever aux joies de l'intelligence et de l'àme.

Immense est l'influence du maçonnisme artistique et littéraire. Il atteint toutes les classes de la société, même les plus infimes, par le feuilleton, l'affiche, les statues officielles, et les amusements publics qui ne sont plus autre chose qu'une grande entreprise de corruption générale.


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mardi 8 décembre 2015

La fête de l'Immaculée Conception en Nouvelle-France

 
 
Le 8 décembre, l'Eglise catholique célèbre la fête de l'Immaculée Conception de la Très-Sainte Vierge Marie. Établie en tant que fête pour l'Eglise universelle par le pape Pie IX au 19eme siècle, l'Immaculée Conception de Marie est fêtée depuis des siècles par les chrétiens. Plus près de nous, voyons, par un extrait du quotidien de nos fondateurs, quelle fût l'importance de celle-ci aux premiers jours de la Nouvelle-France

L'extrait suivant est tiré de La mission du Canada avant Mgr de Laval, par l'abbé A. Gosselin, pp. 57-58:

« Après la prise du pays par les Anglais, en 1629, Champlain avait fait vœu de bâtir à Québec une église sous le vocable de Notre-Dame de Recouvrance, si les Français rentraient en possession du Canada. Grâce à la générosité de la Compagnie des Cent-Associés, qui fit les frais de la construction, il put accomplir son vœu l'année même de son retour au Canada.

[...]

Ils mirent leur église l'année suivante (1636) sous la protection de l'Immaculée Conception de Marie, et ce fut l'occasion de grandes fêtes religieuses et civiles:

"Aux premières vêpres, dit le P. Le Jeune, on planta le drapeau sur un bastion du fort, au bruit du canon, et dès le matin, au point du jour, l'artillerie réveilla notre joie. Les habitants même, témoignant leur dévotion envers la Sainte Vierge et la créance qu'ils ont de sa pureté dès le moment de sa Conception, firent une saluade de mousquets, et plusieurs s'approchèrent de la sainte table en son honneur."

Deux ans auparavant, le 8 décembre 1634, les Jésuites avaient fait vœu d'honorer d'une manière spéciale le privilège de l'Immaculée Conception de Marie: ils promettaient, entre autres choses, de jeûner la veille de cette fête; et ce vœu fut renouvelé dans la suite d'année en année. Le but des missionnaires, en faisant cette promesse, était d'obtenir de Dieu, par l'intercession de Marie, la conversion des sauvages. »

Que ce pieux souvenir nous serve à tous d'exemple de conduite en cette sainte fête de l'Immaculée Conception!

Le chrétien éprouvé par la souffrance - Catéchisme de Spirago


 
Téléchargez le Catéchisme catholique populaire de François Spirago  (PDF)
 
Toutes les souffrances viennent de Dieu (Amos III, 6) et sont une marque de sa faveur.

Dieu, sans doute, n’est pas la cause directe des souffrances; il les permet, elles ne sont donc pas contraires à sa volonté. L’histoire de Tobie et de Job nous montrent que plus certains hommes sont justes, plus Dieu leur envoie d’épreuves, et celles-ci apparaissent comme la récompense de la piété. Dieu, disait S. Louis de Gonzague, récompense par la tribulation les services de ceux qui l’aiment. Et Dieu offre cette récompense, parce que les souffrances sont un bien précieux pour l’éternité.

« N’est-ce pas déjà une récompense très grande de pouvoir souffrir pour son Dieu? Celui qui aime Dieu me comprend, disait S. Jean de la Croix. » Les souffrances sont un don du Père céleste. (S. Thér.), et beaucoup plus grand que le pouvoir de ressusciter les morts (S. Jean de la Croix). — Les parents châtient leurs enfants pour les corriger de certains défauts: ils laissent ces défauts impunis chez d’autres enfants, parce que comme étrangers ils n’ont aucune affection pour eux. Il en est ainsi de Dieu, il châtie ses enfants, parce qu’il les aime. (Alb. Stoltz).  « Parce que tu étais agréable à Dieu, disait Raphael à Tobie, il a fallu que la tentation t’éprouvât. » (Tobie XII, 14). S. Paul dit de même: « Le Seigneur châtie celui qu’il aime; il frappe les enfants qu’il accueille. » (Héb. XII, 6).

L’or et l’argent sont essayés au feu, les favoris de Dieu sont éprouvés dans la fournaise des humiliations. (Eccl. II, 5). Tous les saints de l’Eglise ont eu à souffrir, et en proportion même de leur sainteté.

Marie, la mère de Dieu, a souffert plus que tous les autres saints, aussi est-elle la reine des martyrs. Les Apôtres ne furent pas mieux partagés; Pierre et Paul passèrent presque toute leur vie en prison. « Une vie pieuse, abreuvée de souffrances et de tribulations est le signe le plus certain de la prédestination » (S. Louis de Gonz.).

Plaignons celui qui n’a rien à souffrir; il n’y a pas de plus grand malheur, d’après S. Augustin, que le bonheur des pécheurs ; il n’y a pas de plus lourde croix que de n’en avoir pas. Une prospérité continuelle est un malheur, car ce qu’on ne souffre pas maintenant, on le souffrira plus tard.

Dieu d’ailleurs ne nous envoie aucune souffrance au-delà de nos forces. Dieu, dit S. Paul, est fidèle; il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. (I Cor. X, 13). Est-ce que Dieu serait moins sage et moins bon que l’homme le moins cultivé, qui connaît les forces d’un animal et ne le charge pas plus lourdement qu’il ne faut? Le potier ne laisse pas ses vases au feu trop longtemps, de peur qu’ils n’éclatent. (S. Ephr.)

Le musicien sage ne tend ses cordes ni trop, pour qu’elles ne se cassent point, ni trop peu pour qu’elles rendent un son harmonieux; Dieu de même ne laisse pas les hommes sans aucune douleur, ni ne leur en impose de trop lourdes. (S. J. Chr.)

Le médecin prudent n'ordonne pas à ses malades des remèdes assez violents pour les tuer, et le céleste médecin sait encore mieux mesurer la dose de la tribulation qui convient aux justes. (Louis de Gr.).  Bien des gens ne souffrent pas qui se plaignent néanmoins, parce qu’ils trouvent lourd ce qui est très léger. (B. Henri Suso.) Se plaindre à l’excès, dans la souffrance, est un signe de lâcheté.

Dieu fait souffrir le pécheur pour le corriger et le sauver de la mort étemelle.

L'enfant prodigue se convertit dans la misère ; Jonas, dans le ventre du poisson; Manassès, dans les cachots de Babylone (2 Par. XXXIH); S. François Borgias, en présence du cadavre de sa protectrice, la reine Isabelle. — Dieu ressemble à un père qui rappelle un enfant à l’obéissance la verge à la main (S. Bas.), à un médecin qui taille, qui cautérise pour guérir et sauver de la mort. (S. Aug.) On bat les vêtements pour en faire sortir la poussière, et c’est ainsi que Dieu frappe les hommes souillés par le péché. (S. Thomas de Villeneuve).

Les souffrances ont pour premier effet de dégoûter le pêcheur des choses terrestres; elles donnent aux plaisirs du monde l’amertume du fiel. Elles nous détachent de la terre. Dieu éprouva les israélites en Egypte si sévèrement, pour qu’ils eussent un désir plus vif de la Terre promise, de même Dieu nous visite par la souffrance et la tribulation afin que nous nous détachions de cette vallée de larmes pour rechercher avec plus de zèle la patrie céleste. (Drexelius).

Le pécheur dans la souffrance remarque aussi sa faiblesse, son isolement, et cherche un secours dans la prière. Le besoin apprend à prier. « Les souffrances qui nous accablent nous forcent à nous rapprocher de Dieu. »  (S. Grég. Gr.). — Les coups qui nous frappent du dehors nous font rentrer en nous-mêmes et éveillent en nous le remords (id.).

La tribulation est comme l’hiver, après lequel les arbres produisent des fleurs et des fruits (S. Bonav.). La souffrance, si pénible qu’elle soit, est donc la voie qui mène le plus sûrement à Dieu. (S. Thér.).

 

Catéchisme catholique populaire
François Spirago
Édition canadienne
Année sainte MCML