samedi 23 avril 2016

Développement & Paix - La subversion continue

Carolyn Egan, de Steelworkers Humanity Fund. Cet organisme syndical canadien est financé par D&P.

En 2011, suite à un scandale de collaboration financière à des organismes communautaires mexicains pro-avortement, la  Conférence des Évêques Catholiques du Canada (CECC) mettait l’organisme Développement & Paix sous tutelle. Ils prétendent aujourd’hui avoir réglé le problème des financements douteux chez cet organisme d’aide internationale - qu’ils parrainent toujours. (source)

De la poudre aux yeux…

Des organismes canadiens, faisant la promotion de l’avortement au Canada et au Québec, sont actuellement financés par Développement et Paix année après année, sous le nez des évêques.

Encore en 2015, selon le rapport annuel de l’organisme à l’Agence de Revenu du Canada, ces organismes ont reçu leur don annuel. (source)



1-      L’Organisme Steelworkers Humanity fund, un organe philanthropique du syndicat des METALLOS basé à Toronto, est présent depuis au moins 2011 dans les rapports fiscaux de D&P. Il recevait la somme de 5000$ en 2015.

La présidente du local torontois du syndicat United Steel Workers est Carolyn Egan (source), elle est également vice présidente du Steelworkers Humanity Fund. (source)

Carolyn Egan  est la directrice et porte-parole d’un autre organisme nommé Ontario Coalition of Abortion Clinics (coalition ontarienne des cliniques d’avortement) (source) (autre source) et porte-parole de Abortion Rights Coalition of Canada (coalition pour le droit à l’avortement au Canada). (source)

Elle est également présidente du chapitre canadien de l’Internationale Socialiste. (source)

Outre l’activisme de la vice-présidente mentionné plus haut, on peut également constater que le susdit syndicat fait la promotion de la théorie du genre. (source)  


2-      Un autre organisme qui reçoit un financement de D&P de manière assidue se nomme Entraide Missionnaire.

L’organisme - qui recevait un don de 36 000$ en 2015 -, présentait en septembre de la même année un congrès intitulé Droits des femmes : des luttes toujours actuelles. Voici quelques extraits qui nous permettent de comprendre rapidement l’orientation du congrès et la promotion de l’avortement qu’on a pu y faire :

« La première conférencière, Michèle Asselin, trace magnifiquement le parcours du mouvement féministe pour les droits des femmes au long des cinq dernières décennies. Elle mentionne les leviers qui ont contribué à l’émancipation des femmes au Québec : l’accès à la contraception, à l’éducation, à l’emploi donnant aux femmes la liberté, les clés du savoir et l’autonomie économique. » (source)

« Il faut une révolution au niveau des Églises », a lancé Julienne Lusenge ; c’était aussi l’idée sous-jacente à l’exposé de Marie-Andrée Roy. [...] Marie-Andrée Roy a souligné le fait qu’on retrouve certains traits communs chez les fondamentalistes concernant la question des femmes. On y exalte leurs qualités spécifiques, y évoquant la complémentarité des sexes plutôt que leur égalité. Le corps des femmes y est sous haute surveillance avec des règles érigées pour elles, que ce soit pour l’usage de la contraception ou pour l’accès à l’avortement... » (source)

3-      Le Centre Justice et Foi, le bras laïc des jésuites canadiens, recevait lui aussi un don de 20 000$ en 2015.

La directrice de l’organisme, Elisabeth Garant, est bien connue pour avoir contesté les positions antiavortement du cardinal Ouellet dans une lettre ouverte aux médias en 2010.

« Autrement dit, l'expérience et la parole des femmes concernées par une décision aussi cruciale que celle de poursuivre ou non une grossesse non désirée doivent être entendues, respectées et prises en compte dans l'élaboration du discernement moral. Malheureusement, dans l'Église catholique, c'est encore une hiérarchie constituée uniquement de clercs masculins et célibataires, excluant systématiquement les femmes, qui définit le discours officiel – particulièrement sur les questions d'éthique sexuelle. » (source)

4-      L’Église Unie du Canada reçoit année après année, pour sa part, quelques dizaines de milliers de dollars de Développement & Paix.

Pour 2015, elle recevait 50 000$, dont 20 000$ servaient à des fins politiques.

Outre le fait que nous pouvons sérieusement nous questionner sur la pertinence d’un si gros financement à un organisme protestant de la part d’un organisme catholique, il ne faut pas oublier l’agenda pro-avortement de l’Église Unie.

En 2010, l’Église Unie du Canada se joignait au mouvement d’opposition aux politiques pro-vie du Parti Conservateur.

La position officielle de l’Église Unie est exprimée dans une lettre au premier ministre de l’époque, Stephen Harper, intitulée: Access to Abortion for Women in Developing Nations. (source)

En voici un extrait significatif:

« We are glad to learn that your emphasis on maternal health will likely cover sexual and reproductive health-care services, including family planning. Hundreds of thousands of women lose their lives every year due to causes related to childbirth and pregnancy. Therefore, we encourage you to include access to safe and legal abortions as part of that care . »

La lettre, complètement disparue sur leur  site officiel, a été retrouvée avec l’aide de l’outil de recherche Archive.org. (source)

Au moins, la Conférence des Évêques Catholiques du Canada n’a pas à se sentir délaissée par l’organisme complètement désorienté qu’elle parraine. Elle figure finalement en tête des dons annuels avec une offrande de 159 985$ pour l’année fiscale 2015. (source)

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Si la CECC remarquait la paille dans l’œil des militants sociaux catholiques du Mexique en 2011, ils n’ont visiblement jamais remarqué la poutre qui leur crève les paupières ici même au Canada, encore en 2016.

Nous l’affirmons sans aucun doute:

Contribuer financièrement aux activités de l’organisme Développement & Paix -  que ce soit par un don personnel ou via une quête diocésaine -  comporte un risque grave de financer involontairement la propagande de certains mouvements antichrétiens.