samedi 4 juin 2022
mardi 15 février 2022
Abbé Georges Thuot - Notre-Dame du Canada
Abbé Georges Thuot - Notre-Dame du Canada
Notre-Dame est présente dans l’histoire du Canada depuis ses premiers jours. Jacques Cartier promettant un pèlerinage à Notre-Dame de Rocamadour, Samuel de Champlain faisant de Notre-Dame son successeur à la tête de la Nouvelle-France, les exemples surabondent. Le Canada doit tant à la très Sainte Vierge qu’on se désole que l’histoire et les bienfaits de cette dévotion soient quasiment perdus, voire oubliés. Nous espérons que la réédition de ce court et précieux ouvrage saura inspirer une plus grande confiance en Notre-Dame.
Notre-Dame du Canada : notes historiques sur la dévotion mariale au Canada. Abbé Georges Thuot. Reprend intégralement l'édition de 1934, publié aux éditions Service marial. Editions de la Vérité. 2022. 104 pages. Format de poche. ISBN 978-2-925232-00-1.
En vente ici :
samedi 12 février 2022
Présentation des Editions de la Vérité
mercredi 29 septembre 2021
Georges Goyau - Les origines religieuses du Canada
« Le missionnaire marchait à côté du défricheur pour l’encourager et le consoler ; il suivait l’explorateur et le traitant dans leurs courses périlleuses, il s’installait parmi les tribus les plus reculées afin d’y annoncer la parole de Dieu. Maintes fois on le vit tomber héroïquement sous la hache des sauvages qui avaient déclaré une guerre mortelle à ses doctrines. Son dévouement, surtout aux heures critiques de la colonie, était sans bornes. »
En cette heure où notre histoire est attaquée de toute part, il convenait de rééditer ce précieux ouvrage. Nous n’avons pas à rougir de notre histoire ou à exprimer un quelconque regret pour de prétendues fautes passées. Les débuts de la Nouvelle-France furent teintés d’une foi à déplacer les montagnes. De l’héroïsme le plus pur. De Maisonneuve à Saint Jean de Brébeuf, le courage ne manqua point.
Cette période charnière de notre histoire a marqué d’un sceau catholique notre caractère national et a forgé notre destinée en tant que peuple d’Amérique du Nord. Laissons Georges Goyau nous narrer cette époque de grande bravoure.
Les origines religieuses du Canada de Georges Goyau. Reprend intégralement l'édition de 1951 paru aux Editions Fides. Editions de la Vérité. 2021. 214 pages. Format 5.5 x 8.5 po. Reliure Allemande. Rabats 2 po. ISBN 978-2-9818489-7-0.
samedi 26 juin 2021
Le Chevalier des mers
vendredi 2 avril 2021
jeudi 25 février 2021
jeudi 5 novembre 2020
L'illusion libérale
L'illusion libérale par Louis Veuillot.
Sentant l’hérésie… J’ai compris, il y a quelques jours, la vérité et la profondeur de cette expression, en écoutant longuement causer un homme, le plus honnête que l’on puisse imaginer, dévot, occupé de bonnes œuvres, érudit, ardent, plein de belles illusions ; plein aussi, hélas ! de lui-même, et, tout à l’heure, plein de mauvaise foi. Il s’était proclamé catholique obéissant, mais surtout catholique « libéral ».
Notre siècle est celui du libéralisme. L'homme se dit libre de tout. Deux forces s'entrechoquent : la Révélation et la Révolution. Armé de sa redoutable plume, Louis Veuillot décortique le libéralisme doctrinal ainsi que ses erreurs. Le libéralisme est l'écho du cri « Non serviam » de Lucifer. Ayant la prétention d'abolir le concept même de vérité, le libéralisme engloutira le monde entier s'il n'est point combattu.
Un classique maintenant réédité par les Editions de la Vérité.
L'illusion libérale de LOUIS VEUILLOT. Réédition 2020 par les Editions de la Vérité. 84 pages. Format demi-lettre. ISBN 978-2-9818489-6-3.
En vente ici.
jeudi 2 juillet 2020
La Révolution expliquée aux jeunes gens
mercredi 17 juin 2020
À paraître aux Editions de la Vérité
Le mal du monde moderne, celui auquel nous faisons face constamment depuis plus de 200 ans, se nomme Révolution. Nous n'entendons pas le mot Révolution comme un événement passager, sporadique, mais comme suit : « Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble. Je suis la proclamation des droits de l’homme sans souci des droits de Dieu. Je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu. Je suis Dieu détrôné et l’homme à sa place (l’homme devenant à lui-même sa fin). Voilà pourquoi je m’appelle Révolution, c’est-à-dire renversement… »
Cette Révolution, qui a débuté sa carrière à la Renaissance, s'est manifestée au monde avec le moine apostat Luther, et puis s'est définitivement incarnée par la Révolution française de 1789. Elle est le socialisme, la Commune, le marxisme, le communisme... Son principe est permanent et menace d'engloutir le monde entier.
La Révolution expliquée aux jeunes gens de MGR LOUIS-GASTON DE SÉGUR. Réédition 2020, agrémenté d'une nouvelle préface, par les Editions de la Vérité. 110 pages. Format demi-lettre.
ISBN 978-2-9818489-2-5.
19,99$ livraison comprise (Canada).
mardi 21 avril 2020
Les socialistes dominent le réseau gauchiste
Les socialistes dominent le réseau gauchiste, la suite de L'infiltration gauchiste au Canada français et de La tactique des gauchistes démasquée, par Robert Rumilly.
À l'aube de la Révolution tranquille, Robert Rumilly dresse le bilan des forces subversives et signe ici son opus magnum. Aucun acteur de la secte dite progressiste n'est oublié. Un ouvrage essentiel pour tous les militants qui désirent approfondir le « comment en sommes-nous arrivés là. »
jeudi 16 avril 2020
À paraître aux Editions de la Vérité
Dernier livre de la trilogie de Robert Rumilly, ayant débuté avec L'infiltration gauchiste au Canada français. À l'aube de la Révolution tranquille, Robert Rumilly dresse le bilan des forces subversives et signe ici son opus magnum. Aucun acteur de la secte dite progressiste n'est oublié. Un ouvrage essentiel pour tous les militants.
Les socialistes dominent le réseau gauchiste de Robert Rumilly. Réédition de 2020 de l'original (1959), aux Editions de la Vérité.
Nouvelle postface. 172 pages. Format de poche.
samedi 14 mars 2020
Duplessis contre la laïcisation du système scolaire et son étatisation
Duplessis a décidé d'aborder deux thèmes : l'autonomie et l'enseignement.
L'Association des Diplômés de l'Université de Montréal et la Chambre de commerce des Jeunes de Montréal ont relancé le débat sur les subventions aux universités. L'Association des Diplômés suggère la formation d'une fédération des associations de diplômés, sorte de pendant de l'Association des Universités canadiennes, qui distribuerait les subventions fédérales. La Chambre de commerce des Jeunes suggère la formation d'une commission provinciale des universités et des collèges, qui répartirait les subventions fédérales et provinciales. La réforme de l'enseignement est aussi à l'ordre du jour. On en discute dans les associations d'instituteurs. De jeunes ministres comme Yves Prévost et Jean-Jacques Bertrand pensent qu'il serait temps de faire évoluer l'enseignement dans la province - ou d'accélérer son évolution. Si l'on entend par là, une orientation vers le commerce et vers les sciences, Duplessis en est, sans hésiter. Mais les anticléricaux ont depuis toujours pris la réforme de l'enseignement comme cheval de bataille. Une série d'incidents laisse prévoir, de leur part, une nouvelle offensive. Aux États-Unis se mène une campagne pour substituer l'hymne national à la prière, au commencement des classes. Le Toronto Star a publié, en deux éditoriaux, une longue entrevue avec un rabbin, qui souhaite l'abolition de l'enseignement religieux dans les écoles. À Montréal, Jean-Louis Gagnon exprime ou paraît exprimer le même souhait. Et le principal de l'Université McGill, rentrant d'un voyage en Russie, vante l'enseignement - athée - dispensé dans ce pays. Serait-ce un concert orchestré ? Les instituteurs et à plus forte raison les jeunes ministres qui souhaitent une évolution de l'enseignement n'ont pas d'arrière-pensées. Mais Duplessis croit déceler l'action des mangeurs de curés derrière les réformateurs de bonne foi. Le discours de Bersimis est une· défense de l'autonomie - ou une attaque contre les centralisateurs - et une défense de la confessionnalité scolaire - ou une attaque contre les réformateurs « aux idées plus que nuancées ».
Les subventions offertes aux universités et aux collèges préparent un assaut fédéral à tout le domaine de l'enseignement, primaire compris. « La province de Québec doit conserver ses droits en matière d'éducation. Le gouvernement fédéral - celui d'aujourd'hui comme celui d'hier - a tendance à pénétrer dans le domaine éducationnel. Ses octrois sont puisés à même l'argent qui nous a été enlevé ... Nos écoles dans la province de Québec sont basés sur le système confessionnel. Il n'y a pas d'éducation possible si elle n'est pas basée sur la religion ... Nous avons dans là province de Québec un système scolaire qui rend justice à toutes les minorités, et nous ne mettrons pas cette tradition de côté... Dans la province de Québec, tant que celui qui vous parle sera premier ministre, l'enseignement sera confessionnel... »
Duplessis a le visage fatigué. Au début, l’œil est moins clair, les mouvements sont moins nets ; mais l'orateur s'anime, une fois son discours entamé. La voix est alors bien timbrée, le débit bien assuré. Duplessis parle sans notes. Il exprime la profonde conviction que son père lui a transmise et que presque tous ses compatriotes ont reçu, comme lui, dans leur héritage. Il fait appel à tous :
C'est un coup de clairon que je sonne aujourd'hui, non pas comme chef de l'Union nationale, mais comme premier ministre de la province de Québec, ayant une expérience assez considérable et pouvant déclarer en toute franchise, sans arrière-pensée, que si bien du monde aime leur province autant que je l'aime, personne n'aime la province de Québec plus que celui qui vous parle ; et c'est pour cela que je vous dis, citoyens de Hauterive, du comté du Saguenay, qu'il faut de toute nécessité s'unir ; s'unir dans la revendication de nos droits ; s'unir contre les tentatives de neutralité scolaire ; s'unir contre les accaparements ... L'union de toutes les bonnes volontés est nécessaire pour que nos écoles continuent à se multiplier, pour que l'enseignement continue à s'inspirer de la lumière éternelle, qui ne s'éteint jamais et qui ne s'éteindra jamais, et pour que la province de Québec poursuive sa marche vers un progrès constant, de plus en plus considérable, dans le respect des droits de tout le monde, mais dans la ferme décision de sauvegarder les siens et de résister à tous les assauts, peu importe la couleur de ceux qui les font.
C'est à Bersimis, le 1er juin 1959. Le biographe pourra plus tard trouver à ce discours, aux aspects de profession de foi, une résonance pathétique de testament. Pour l'heure, journalistes et hommes politiques pensent que Duplessis a lancé, dans son « coup de clairon », le double thème de la prochaine campagne électorale. Jean Lesage vient à Baie-Comeau la semaine suivante, Il reproche au premier ministre de s'élever contre une menace inexistante à l'enseignement confessionnel : « M. Duplessis et sa clique ont décidé qu'il fallait frapper un grand coup pour faire croire au peuple de Québec qu'il existait un complot visant à l'abolition de l'enseignement de la religion dans les écoles de la province de Québec ... » Jean Drapeau tient une assemblée à Saint-Georges de Beauce. Il s'en prend au « régime Duplessis », chargé de toutes les tares et de tous les péchés : « Mensonge, hypocrisie, concussion ... » Il préconise la nationalisation « de tout ce qui prend un aspect d'important service public » et l'intervention de l'État « dans plusieurs secteurs de l'économie ».
-Robert Rumilly, Maurice Duplessis et son temps, tome II. Editions Fides. Montréal. 1973. p.693-695
[NDLR] : Pour compléter cet article, voici un extrait de son discours à Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1959. Visiblement, Maurice Duplessis avait assez de raisons pour croire que certains conspiraient pour abattre le système d'éducation confessionnel, qu'il en a fait allusion dans au moins 2 de ses derniers discours. 60 ans plus tard, les faits lui donnent raison.
jeudi 5 mars 2020
L'union de l'Eglise et de l'Etat
La société religieuse et la société civile jouissent toutes deux, dans la sphère qui leur est propre, d'une réelle souveraineté. Sans doute, l'Eglise, à l'instar de ces cimes grandioses qui dominent toute une contrée, l'emporte essentiellement sur l'Etat : elle lui est supérieure et par sa nature et par sa fin ; elle étend jusque sur lui la majesté de son sceptre : non pas, toutefois, pour lui ravir ses attributions ordinaires et l'absorber comme une partie d'elle-même. En face de l'Eglise ou, pour parler plus exactement, au-dessous d'elle, l'Etat garde son être distinct, ses droits et ses pouvoirs.Cette question, de suprême importance à toutes les époques, emprunte aux derniers événements de France un caractère singulièrement actuel. Au lendemain de la crise où, pour la première fois depuis le baptême de Clovis et la naissance de la fille aînée de l'Eglise, les chefs d'Etat français, rompant avec une tradition plusieurs fois séculaire, ont préconisé en théorie et décrété en pratique la dissolution du lien social qui, d'abord par alliance spontanée, puis par entente concordataire, avait fortement uni Rome et la France, il est opportun de se demander si c'est là l'unique solution désirable du plus grave de tous les problèmes politico-religieux; si, en se séparant de l'Eglise, la France a vraiment fait un pas dans la voie du progrès ; si elle s'est acheminée vers un idéal qu'il faille désormais proposer aux aspirations inquiètes et aux suprêmes visées des nations.
Pour répondre à ces questions, il importe en premier lieu de bien définir les termes de la thèse que nous avons en vue. Que faut-il entendre par union de l'Eglise et de l'Etat ?—Union, évidemment, ne veut dire ici ni mélange, ni fusion ou absorption. Quand la puissance civile et la puissance religieuse se donnent amicalement la main, ce n'est ni pour placer leurs institutions sur un même pied, ni pour unifier leur législation dans un même moule, ni pour soumettre leurs sujets au joug d'un même empire. C'est pour se concerter, c'est pour s'entendre, c'est pour établir entre l'une et l'autre partie un accord sérieux et durable, basé sur la reconnaissance mutuelle des droits et l'accomplissement fidèle des devoirs inhérents aux deux sociétés.
Reconnaissance des droits de l'Eglise par l'Etat et des droits de l'Etat par l'Eglise ; accomplissement des devoirs qui les obligent mutuellement, l'Eglise à l'égard de l'Etat, l'Etat à l'égard de l'Eglise : telles nous semblent être les deux conditions essentielles, les deux éléments nécessaires et constitutifs de cette union d'où résulte, dans l'équité et la justice, la tranquillité publique et l'harmonie sociale.
Au reste, l'union de l'Eglise et de l'Etat comporte divers degrés. Elle peut être plus ou moins étroite, selon que les deux pouvoirs harmonisent plus parfaitement, plus universellement leur législation et se prêtent un plus franc et plus énergique appui. Tous ces degrés, néanmoins, peuvent se ramener à deux chefs principaux: l'union ou l'alliance proprement dite, et le système spécial des concordats.
" Dans le régime de l'union proprement dite, les deux pouvoirs s'appuient étroitement l'un sur l'autre.—Pour arriver plus facilement à leur fin respective, chacun apporte à l'autre le concours de sa force et de ses moyens d'action. D'une part, pour le bonheur et la sécurité du gouvernement et du peuple, l'Eglise met au service de l'Etat ses prières, son enseignement, son droit de justice afflictive et, au besoin, jusqu'à ses ressources matérielles. D'autre part, la nation, reconnaissant la mission divine de l'Eglise et la supériorité de son pouvoir, accepte la religion comme religion d'Etat, la prend pour règle de la société civile et de son gouvernement, de la même manière à peu près que les particuliers la prennent pour règle de leur conduite privée. Tout en restant maître sur son domaine, l'Etat approprie et coordonne sa législation à celle de l'Eglise, en adoptant ses principes de morale et en assurant l'exécution de ses ordonnances. En un mot, toute la législation civile est mise en parfaite harmonie avec les lois ecclésiastiques : les droits et les immunités des ministres sacrés et des choses de la religion sont reconnus et respectés ; l'Etat accorde à l'Eglise l'appui de son autorité, protège sa doctrine, exécute ses lois et ses jugements, réprime tout acte d'hostilité contre elle, usant de plus ou moins d'intolérance, suivant les circonstances, envers les dissidents hérétiques, schismatiques, apostats.
L'union qui vient d'être décrite élève donc la religion du Christ au rang de religion d'Etat.
-Mgr Louis-Adolphe Paquet, Droit public de l'Eglise - principes généraux. Imprimerie de l'Action Sociale. Québec. 1908. P. 224-226.
jeudi 23 janvier 2020
Le droit des catholiques de se défendre ou la guerre d'après la morale chrétienne
« Il importe donc d’enseigner les règles immuables que la droite raison prescrit relativement à la guerre, de vulgariser la saine doctrine, d’étendre la connaissance de la vérité, d’expliquer les droits et les devoirs de chacun au milieu du conflit, afin que les causes justes trouvent seules adhésion et appui ; qu’une fois la guerre reconnue inévitable, ses ravages soient diminués dans la mesure du possible, et que les procédés qu’on y emploie s’accordent avec les lois de la religion et les sentiments d’humanité. »
vendredi 10 janvier 2020
ECR : la confusion des religions

Lundi le 10 janvier 2020, le ministre caquiste Roberge annonce l'abolition du cours d'Éthique et culture religieuse (ECR). L'abolition de ce cours, où l'on invitait les jeunes en guise d'examen à s'inventer une religion, n'est ni bonne ni mauvaise, car celui-ci sera remplacé par pire. Pour rappel, ce cours venait remplacer les cours de catéchèse et de morale. Instauré par le gouvernement Charest, ECR venait apprendre le syncrétisme religieux, ainsi que le relativisme le plus total aux jeunes étudiants malléables - car à cet âge, qui peut vraiment affirmer « moi je pense que... » ? Bref, un cours dans la lignée idéologique de la Révolution tranquille.
Tout fut accompli par étapes, comme en France et ailleurs (autres pays maçonnisés)
1 : instruction obligatoire. 2 : étatisation de l'éducation. 3 : laïcisation. Nous sommes présentement à la dernière étape.
Rappelons qu'en 1997, le supposé gouvernement « indépendantiste », dit souverainiste du Parti Québécois, par l'entremise de Pauline Marois, suppliait Ottawa d'autoriser le retrait de la province de Québec de l'article 93 de la Constitution canadienne. Cet article, inséré par nos pères pour la protection de notre identité, se lit comme suit :
Législation au sujet de l’éducation
(1) Rien dans ces lois ne devra préjudicier à aucun droit ou privilège conféré, lors de l’union, par la loi à aucune classe particulière de personnes dans la province, relativement aux écoles séparées (denominational);
(2) Tous les pouvoirs, privilèges et devoirs conférés et imposés par la loi dans le Haut-Canada, lors de l’union, aux écoles séparées et aux syndics d’écoles des sujets catholiques romains de Sa Majesté, seront et sont par la présente étendus aux écoles dissidentes des sujets protestants et catholiques romains de la Reine dans la province de Québec;
(4) Dans le cas où il ne serait pas décrété telle loi provinciale que, de temps à autre, le gouverneur-général en conseil jugera nécessaire pour donner suite et exécution aux dispositions du présent article, — ou dans le cas où quelque décision du gouverneur-général en conseil, sur appel interjeté en vertu du présent article, ne serait pas mise à exécution par l’autorité provinciale compétente — alors et en tout tel cas, et en tant seulement que les circonstances de chaque cas l’exigeront, le parlement du Canada pourra décréter des lois propres à y remédier pour donner suite et exécution aux dispositions du présent article, ainsi qu’à toute décision rendue par le gouverneur-général en conseil sous l’autorité de ce même article. (50)
La porte s'est alors ouverte pour saborder une des parties les plus importantes de notre identité : notre religion. On instaura alors des commissions scolaires simplement basées sur la langue (française et anglaise). Les ennemis historiques des Canadiens-français ne pouvaient demander mieux. « On n'est jamais mieux trahi que par les siens » dit le dicton.
« On l’abolit pour le remplacer par quelque chose de neuf. Mais comme il va y avoir des éléments du cours actuel qui vont rester, comme l’éthique, la pratique du dialogue, le respect de soi et des autres, la lutte contre les stéréotypes. On appelle ça une réforme en profondeur. »
Concernant la place de la religion : « Il faudra un espace beaucoup plus petit que celui que l’on a actuellement, mais un espace quand même. »
Le ministre de l’Éducation a déjà déterminé huit thèmes qui guideront l’élaboration du cours devant remplacer le programme d’éthique et culture religieuse au primaire et au secondaire. Il s’agit de la participation citoyenne et la démocratie, de l’éducation juridique, de l’écocitoyenneté, de l’éducation à la sexualité, du développement de soi et des relations interpersonnelles, de l’éthique, de la citoyenneté numérique et de la culture des sociétés.
Concernant la place de la religion : « Il faudra un espace beaucoup plus petit que celui que l’on a actuellement, mais un espace quand même. »
Les Canadiens-français bernés par le gouvernement de François Legault devront, tôt ou tard, se réveiller. Il s'agit du gouvernement du pays québécoiseux de la Révolution tranquille, et non de celui de la province de Québec. Que restera-t-il à la fin du mandat de François Legault? Plus rien de l'ancien régime (mort en 1959 avec Duplessis, les restes étant à l'état de rigor mortis) catholique et seulement le nouveau régime révolutionnaire tranquille. Le titre du magnum opus de Mgr Delassus décrit parfaitement la situation : La conjuration antichrétienne - Le Temple Maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l'Église Catholique.
Chers parents, le meilleur gage pour vos enfants se trouve actuellement soit dans l'école maison, soit dans la découverte d'une école intégralement catholique - denrée plus que rare aujourd'hui.
Rachetez le temps, parce que les jours sont mauvais (Eph 5:16).
En lien avec cet article :
http://www.tradition-quebec.ca/2018/10/lapres-campagne-electorale-les.html
http://www.tradition-quebec.ca/2019/07/requiem-pour-le-canada-francais.html
mardi 31 décembre 2019
Sainte année 2020
Commencez l'année avec ce chant traditionnel bien d'ici :
mardi 17 décembre 2019
Nouvelle parution aux Editions de la Vérité
EN VENTE DÈS AUJOURD'HUI
Nouvelle parution aux Editions de la Vérité! Le juste milieu de la pénitence, de dom Léonce Crenier, s'ajoute à notre catalogue. Extrait du livre
![]() |
| Dom Léonce Crenier. |
« Il y a dans la spiritualité de nombreux catholiques d'aujourd'hui quelques grandes lacunes, et l'oubli de la pénitence en est une. La Sainte Vierge nous l'a redit en vain.
Nous voudrions, dans ces quelques pages, rappeler l'enseignement de la tradition catholique sur la nécessité de la pénitence et les normes d'après lesquelles doit se régler la pratique de cette vertu, qui étant d'ordre moral, consiste en un milieu, placé entre un excès et un défaut.
Trop de mortification, c'est le rigorisme.
Trop peu de mortification, c'est le laxisme.
Au milieu, entre cet excès et ce défaut, se place la vertu chrétienne de pénitence. Là est tracée la voie étroite qui est le seul chemin pour aller au ciel. » -Dom Léonce Crenier, Le juste milieu de la pénitence.
Le juste milieu de la pénitence, de DOM LÉONCE CRENIER. Réédition 2019 de l'original (1944), aux Editions de la Vérité. 104 pages. Format de poche. ISBN 978-2-9818489-1-8. 14,99$
LIVRAISON GRATUITE POUR LE CANADA.
En vente ici
jeudi 12 décembre 2019
Peut-il y avoir des guerres justes?
Les hérétiques manichéens condamnaient toutes les guerres sans restrictions, et ils allaient jusqu’à blâmer Moïse pour celles qu’il fît par ordre de Dieu même. Voilà les excellents maîtres de ceux qui de nos jours réprouvent toute guerre, juste ou injuste. Quelqu’un nous disait un jour, ne pas vouloir d’un roi qui, pour monter sur le trône, ferait couler une seule goutte de sang. Ce mot est celui d’un honnête homme. Mais aucun concile n’a décidé qu’un homme de bien dût être incapable de dire une sottise. Nous fûmes obligés de lui répondre qu’il était plus charitable que Dieu. Nous ajoutâmes que le sang et la vie ne sont pas ce que nous avons de plus précieux, et que, d’après l’enseignement de la droite raison et du sens commun, les biens de moindre importance doivent toujours être sacrifiés aux biens d’un ordre supérieur.Dans l’Ancien Testament, Dieu a ordonné et même approuvé des guerres, non seulement extérieures, mais encore civiles, non seulement défensives, mais encore offensives ; pour le savoir, il suffit de consulter les saintes Écritures. David chantait les louanges de Dieu, en disant : « Béni soit le Seigneur mon Dieu, qui forme mes mains aux combats et qui prépare mes doigts à la guerre. » Dans le Nouveau Testament, il est dit que plusieurs soldats se présentant un jour dans le désert au grand prédicateur de la pénitence lui demandèrent : « Et nous, que devrons-nous faire? » S. Jean- Baptiste leur répondit : « N’usez de violence ni de fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde », mais il ne leur dit pas d’abandonner les armes. Jésus, même de sa bouche divine, a loué la foi du centurion ; mais, comme dit S. Augustin, à qui nous empruntons cette doctrine, il ne lui a pas ordonné d’abandonner sa profession militaire.
Cependant, dira peut-être quelque ami exagéré de la paix, Jésus est tellement loin de permettre la guerre qu’il nous ordonne, si l’on nous frappe sur une joue, de tendre l’autre. Certes la parole divine mérite un grand respect et on ne doit ni l’exagérer ni en défigurer le sens ; mais si c’était là un précepte, il impliquerait l’obligation de donner votre manteau à qui voudrait vous arracher votre habit, de porter à deux mille pas un fardeau qu’un rustre vous aurait imposé pour une longueur de mille. Ceux qui s’entendent en ces matières affirment qu’il n’y a pas là de précepte, mais un conseil s’appliquant, non pas au fait matériel de la guerre, mais à la disposition morale de ceux qui la font ; c’est ainsi que sont loués ces vrais Israélites qui marchaient à la guerre, sans haine dans le cœur, sans ambition, sans cruauté, sans désir de mal faire, mais seulement avec la volonté de défendre le bien. Tout au moins, ajouteront certaines gens doucereux, soit que l’étranger ait envahi injustement notre territoire, soit que les méchants usurpent le pouvoir suprême et tyrannisent les bons, c’est toujours un châtiment de Dieu qui nous visite dans nos iniquités, et que nous devons souffrir avec résignation, sans nous opposer jamais à la volonté divine, au moyen des armes. — Ceux qui s’expriment ainsi ne savent pas qu’ils se font tout simplement l’écho du frère Martin Luther. Car, cet énergumène, qui s’enrouait à crier que tous eussent à prendre les armes contre le pape comme contre un chien enragé, s’appuyait sur cette argumentation mystique pour condamner la guerre contre le Turc. Mais un savant de ces temps-là lui répliquait : « D’après cette doctrine, il ne serait pas permis non plus de se prémunir contre la faim ni de prendre des médicaments contre les maladies, ni des préservatifs contre la peste, puisqu’il est bien admis que par tous ces malheurs Dieu nous visite dans nos iniquités. »
Il ne manque pas enfin d’hommes disant que le bon chrétien n’a qu’un devoir, celui de prier le Seigneur de nous délivrer des maux qui nous accablent, et de nous accorder, quand et comme il lui plaira, les biens qui nous manquent. Disons en passant que ceux qui tiennent ce langage ne sont pas assurément les plus empressés à prier. Les personnes adonnées à la prière, quand elles ont réchauffé leur volonté à ce foyer des bons sentiments, se mettent à faire ce qui est en leur pouvoir ; elles ne prétendent pas que le Ciel fasse continuellement des miracles. Que Dieu nous garde de déprécier et de diminuer l’efficacité de la prière ; elle est la clef du ciel, le moyen le plus assuré d’attirer sur le monde la pluie bienfaisante des miséricordes divines. Nous accordons également que, pour beaucoup de personnes, le devoir sera de prier, cela est clair : il y en a qui ne peuvent faire autre chose. Mais qu’on ne prétende pas faire de cette exception une règle, et dire en général que le bon chrétien n’a qu’un devoir, celui de prier. La prière sans action est bonne ; mais était-elle mauvaise celle de Moïse levant les bras sur le champ de bataille, celle du Machabée tenant les yeux fixés au ciel en même temps qu’il frappait de son épée la tête de ses ennemis ? La prière pacifique est bonne ; mais était-elle mauvaise celle que faisaient S. Louis et S. Ferdinand en conduisant leurs armées au combat ? Dans les circonstances dont nous parlons, le devoir d’un bon chrétien ne se réduit pas à prier, il faut encore agir : demander à Dieu sa lumière, sans laquelle tout talent n’est qu’obscurité, son secours, sans lequel tout pouvoir n’est qu’une fumée, c’est bien. Mais il faut en outre employer le bras, la bourse, la parole, la plume et tous les autres moyens qui sont en notre pouvoir.
Enfin, à celui qui comprend si mal la prière je demanderais : qu’allez-vous solliciter de Dieu? Qu’il sauve votre patrie? — Bien! Mais par quels moyens? — Oh! Dieu le sait. — Sans doute ; mais vous n’ignorez pas non plus que ces moyens doivent être ou surnaturels ou naturels? Voulez-vous que Dieu emploie les premiers, qu’il fasse des miracles, qu’il envoie des légions d’anges ? Cela n’est pas prier, c’est tenter Dieu. — Demandez-vous que Dieu se serve des moyens naturels et ordinaires, qu’il emploie les hommes ? Mais alors, pourquoi ne vous offrez-vous pas à être l’un de ces instruments de Dieu? Comment osez-vous vous agenouiller pour dire : Seigneur, je ne veux rien faire, mais je vous demande que vous fassiez tout vous-même ou que d’autres le fassent ? Quand vous demandez une chose à Dieu, vous témoignez qu’elle est bonne et que vous en avez besoin ; si elle est bonne et nécessaire, pourquoi n’y coopérez-vous pas?
Reconnaissez-vous maintenant combien est erronée la maxime que le bon chrétien n’a qu’un devoir, celui de prier? Comprenez-vous que les guerres justes et nécessaires ne peuvent être condamnées au nom de la prière?
C’est ainsi que l’Église, par ses pontifes et ses conciles, a approuvé et béni beaucoup de guerres justes de toute espèce ; que les docteurs chrétiens dans leurs livres en expliquent la légitimité, que sur les autels on voit un certain nombre de guerriers, et que, dans l’office de l’un d’eux qui était roi, les guerres qu’il a faites sont qualifiées de pieuses : bella gesturus pia pia Ferdinandus.
Comment pourrait-on enseigner autre chose, quand tous les philosophes affirment que la guerre juste est de droit naturel ? De même qu’un juge peut punir un coupable, que tout individu a naturellement le droit de défendre sa vie et ses biens injustement attaqués, et d’exiger réparation des injures et préjudices qu’on lui a causés, en faisant appel à la force, de même peut agir l’État, qui n’est autre chose qu’une réunion d’hommes, et n’ayant pas de tribunal supérieur à qui demander justice, il ne lui reste d’autre moyen que de se la rendre à lui-même par la force. Cette raison fondamentale est également applicable aux guerres civiles comme aux guerres étrangères.
En effet, de quel moyen autre que les armes dispose donc le parti national qui représente et possède la légitimité, le droit et le drapeau du bien, pour l’emporter sur les rebelles qui d’en bas conspirent pour le renverser, ou bien d’en haut soutiennent l’usurpation et le mal par l’oppression et la tyrannie? À quel autre tribunal pourra-t-il en appeler pour demander justice ? Sera-t-on obligé par hasard, pour ne pas verser le sang, de livrer le pouvoir avec toute son immense influence à une faction quelconque de criminels en armes qui le réclament tumultueusement pour le mettre au service de la perversité? Et si ces mêmes criminels, par surprise, par violence, par fraudes et trahisons, sont parvenus à s’appeler gouvernement et emploient les forces nationales à ruiner la nation, et l’argent des bons à les exterminer et à corrompre leurs fils, on n’aura pas le droit de défendre le bien contre ceux qui par un abus de la force ont fait régner le mal ? Autant vaudrait dire que nous ne pouvons exiger d’un voleur de nous rendre notre argent, dès l’instant qu’il l’a mis dans sa poche.
Ceux qui affirment si aveuglément et si inconsidérément l’illégalité de toutes les guerres pensent assurément que leur doctrine de paix va diminuer l’intensité du grand fléau des nations. C’est une grave erreur! Cette théorie, une fois acceptée, rendrait impossibles les guerres justes et inspirées par l’amour du droit, et multiplierait les guerres iniques provoquées par l’aveugle ambition, la sordide cupidité et la soif du pouvoir ; elle désarmerait les honnêtes gens, et enhardirait par là même, en leur laissant le champ libre, les impies et les malfaiteurs. Le mieux sera de dire toujours la vérité, et la vérité est qu’il peut y avoir des guerres licites et justes.
-Chanoine Joaquín Torres Asensio, Le droit des catholiques de se défendre. Editions de la Vérité. 2020. P. 6-10.
lundi 18 novembre 2019
Qu'est-ce que le libéralisme?
Qu'est-ce que le libéralisme ?
Dans l'ordre des idées, c'est un ensemble d'idées fausses, et, dans l'ordre des faits, c'est un ensemble de faits criminels, conséquences pratiques de ces idées.
Dans l'ordre des idées, le libéralisme est l'ensemble de ce que l'on appelle principes libéraux, avec les conséquences qui en découlent logiquement. Les principes libéraux sont : la souveraineté absolue de l'individu, dans une entière indépendance de Dieu et de Son autorité ; la souveraineté absolue de la société, dans une entière indépendance de ce qui ne procède pas d'elle-même ; la souveraineté nationale, c'est-à-dire le droit reconnu au peuple de faire des lois et de se gouverner, dans l'indépendance absolue de tout autre critérium que celui de sa propre volonté exprimée d'abord par le suffrage et ensuite par la majorité parlementaire ; la liberté de penser sans aucun frein, ni en politique, ni en morale, ni en religion ; la liberté de la presse, absolue ou insuffisamment limitée, et la liberté d'association tout aussi étendue.
Tels sont les principes libéraux dans leur radicalisme le plus cru.
Leur fond commun est le rationalisme individuel, le rationalisme politique et le rationalisme social, d'où découlent et dérivent : la liberté des cultes, plus ou moins restreinte ; la suprématie de l'Etat dans ses rapports avec l'Église ; l'enseignement laïque ou indépendant, n'ayant aucun lien avec la religion ; le mariage légitimé et sanctionné par l'intervention unique de l'Etat. Son dernier mot, celui qui en est le résumé et la synthèse, c'est la sécularisation, c'est-à-dire la non- intervention de la religion dans les actes de la vie publique, quels qu'ils soient, véritable athéisme social qui est la dernière conséquence du libéralisme.
Dans l'ordre des faits le libéralisme est la réunion d'œuvres inspirées et réglées par ces principes ; telles que les lois de désamortisation, l'expulsion des ordres religieux, les attentats de toute nature officiels et extra-officiels contre la liberté de l'Eglise ; la corruption et l'erreur publiquement autorisées, soit à la tribune, soit dans la presse, soit dans les divertissements et dans les mœurs ; la guerre systématique au catholicisme et à tout ce qui est taxé de cléricalisme, de théocratie, d'ultramontanisme, etc.
Il est impossible d'énumérer et de classer les faits qui constituent l'action pratique libérale, car il faudrait y comprendre depuis les actes du ministre et du diplomate qui intriguent et légifèrent, jusqu'à ceux du démagogue, qui pérore dans un club ou assassine dans la rue ; depuis le traité international ou la guerre inique qui dépouille le pape de sa royauté temporelle, jusqu'à la main cupide qui vole la dot de la religieuse ou s'empare de la lampe du sanctuaire ; depuis le livre soi-disant très profond et très érudit du prétendu savant imposé à l'enseignement par l'Université, jusqu'à la vile caricature qui réjouit les polissons dans une taverne. Le libéralisme pratique est un monde complet : il a ses maximes, ses modes, ses arts, sa littérature, sa diplomatie, ses lois, ses machinations et ses guets-apens. C'est le monde de Lucifer, déguisé de nos jours sous le nom de Libéralisme, en opposition radicale et en guerre ouverte avec la société des enfants de Dieu qui est l'Église de Jésus-Christ.
Tel est le libéralisme au point de vue de la doctrine et de la pratique.
-Don Félix Sarda y Salvany, Le libéralisme est un péché. Editions de la nouvelle aurore. Paris. 1975. P. 5-7.














